Périmètres irrigués villageois en Afrique sahélienne. (CTA, 1990, 234 p.)
close this bookPérimètres irrigués villageois en Afrique sahélienne. (CTA, 1990, 234 p.)
close this folder5 - Le périmètre irrigué villageois de Toya
View the document(introduction...)
View the documentUne région isolée
View the documentLes activités traditionnelles: Riz et sorgho
View the documentLe programme FENU
View the documentLa conception
View the documentLes cultures
View the documentRôle de la communauté villageoise
View the documentLes réalisations - l'aménagement
View the documentL'intensification
View the documentL'organisation paysanne
View the documentLa gestion financière
View the documentRedevance - Commercialisation - Revenus
View the documentValorisation des terres improductives
View the documentDes techniques simples
View the documentUne rapide adaptation
View the documentL'autogestion

L'aménagement sur le plan technique

A la simplicité technique correspondent toujours des coût réduits, ce qui est évidemment un sérieux avantage; un autre étant la maîtrise des moyens par les opérateurs. Par contre, cette simplicité limite les possibilités d'une gestion fine de l'eau; elle nécessite aussi une collaboration étroite et une bonne entente entre les attributaires, conditions très réalisables à l'échelle de petites communautés villageoises.

Par ailleurs, les emplacements choisis pour les aménagements du programme FENU, sans micro-relief accentué, ont permis de réaliser les réseaux avec beaucoup de facilités matérielles.

Le mode d'apport d'eau, lui-même, est assez original. Plusieurs périmètres contigus possédant chacun leur propre canal d'amenée (photo 5.1) nécessitent un volume de remblai/déblai plus important que dans le cas d'un canal unique. Cependant, celui-ci aurait dû être d'un gabarit difficilement réalisable à la main par les paysans. Il aurait également nécessité la pose de partiteurs et de prises modulées en tête d'arroseurs, donc d'ouvrages plus coûteux et occasionnant des pertes de charge difficiles à compenser sur une topographie très plane comme celle de Toya par exemple.

La conception de Toya, faite d'unités successives de 20 ha, permet d'ajouter presque à volonté des unités selon la demande et sans modifier les infrastructures existantes.

Enfin, le revêtement des canaux n'est pas apparu indispensable compte tenu de la faible perméabilité des terres.

Le problème de la maintenance, qui est très réel et découle notamment du grand nombre de motopompes utilisées, est assez bien résolu sur les périmètres du FENU grâce à la présence de l'atelier et des équipes de l'Ile de Paix de Tombouctou. Ce soutien ne sera pas éternel et l'on évolue déjà vers la mise en place d'équipes de mécaniciens privés; une équipe de deux personnes peut prendre en charge la maintenance d'une vingtaine de groupes motopompes.

Pour que le coût de cette maintenance puisse être totalement assumé par les utilisateurs eux-mêmes, il doit rester dans des limites variant de 25 à 50 000 F CFA/ha, selon le nombre de GMP et leur degré d'utilisation.