Périmètres irrigués villageois en Afrique sahélienne. (CTA, 1990, 234 p.)
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close this folder5 - Le périmètre irrigué villageois de Toya
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II est difficile toutefois, pour des paysans qui, deux ans auparavant ne connaissaient que leurs pratiques traditionnelles, de gérer trois comptes en banque tout en appliquant des nouvelles techniques culturales. L'apprentissage à la gestion est une œuvre de longue haleine; elle se poursuivra bien au-delà de la phase d'initiation purement technique.

Si la culture irriguée est un moyen sûr d'assurer la production, elle impose des cotisations collectives qui n'existaient pas dans la coutume. Là aussi, les paysans ont vite assimilé la nécessité de payer les intrants; par contre, la notion d'amortissement du groupe motopompe leur est plus étrangère et difficilement acceptée.

Le problème provient surtout du manque de circulation monétaire que connaît toute la région. Comme on l'a vu dans les paragraphes précédents, les paysans et les groupements n'arrivent pas à monétariser une partie suffisante de leur production pour régler certains problèmes financiers.