Périmètres irrigués villageois en Afrique sahélienne. (CTA, 1990, 234 p.)
close this bookPérimètres irrigués villageois en Afrique sahélienne. (CTA, 1990, 234 p.)
close this folder5 - Le périmètre irrigué villageois de Toya
View the document(introduction...)
View the documentUne région isolée
View the documentLes activités traditionnelles: Riz et sorgho
View the documentLe programme FENU
View the documentLa conception
View the documentLes cultures
View the documentRôle de la communauté villageoise
View the documentLes réalisations - l'aménagement
View the documentL'intensification
View the documentL'organisation paysanne
View the documentLa gestion financière
View the documentRedevance - Commercialisation - Revenus
View the documentValorisation des terres improductives
View the documentDes techniques simples
View the documentUne rapide adaptation
View the documentL'autogestion

Les Songhai sont surtout cultivateurs. Le riz flottant constitue la culture traditionnelle de base dans les plaines inondables du lit majeur du fleuve. Le riz, semé dès la mi-juillet, lève avec les premières pluies et poursuit son cycle en août; la crue prend le relais dès septembre.

Les variétés utilisées peuvent supporter les lames d'eau importantes, atteignant parfois trois mètres. Elles étalent leur cycle végétatif sur 145 à 180 jours. Leur rendement en semis direct dépasse rarement les 500 kg/ha, les principales contraintes restant toujours l'irrégularité de la pluviométrie et la faiblesse des crues.

Une autre culture importante peut être le sorgho de décrue chevauchant la saison sèche et l'hivernage. La culture débute au retrait des eaux et profite de l'humidité rémanente du sol en attendant les premières pluies d'hivernage pour terminer le cycle. Les rendements moyens sont inférieurs à une tonne à l'hectare. Cette culture s'effectue sur des terres suffisamment basses pour bénéficier d'une submersion prolongée préalable mais suffisamment hautes pour qu'elles émergent en fin de cycle. D'où des contraintes importantes en superficies et en calendrier.

Le déficit pluviométrique, la mauvaise répartition des pluies et l'insuffisance des crues ont fortement réduit le potentiel de ces cultures traditionnelles, notamment les céréalières.

L'installation par les Iles de Paix, en 1979, à Korioumé, d'un périmètre de riziculture intensive a considérablement modifié les pratiques culturales et les mentalités rurales de la région et certainement sauvé les populations de la famine.