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close this bookL'Approche Epidémiologique et son Application au Problème des Carences Spécifiques (Hypovitaminose A) (Centre for Research on the Epidemiology of Disasters, 23 p.)
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View the document1. IMPORTANCE DU PROBLEME
View the document2. EPIDEMIOLOGIE
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View the document4. DIAGNOSTIC EPIDEMIOLOGIQUE DE L'HYPOVITAMINOSE A
View the document5. DOSAGES DU RETINOL
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View the document7. CONCLUSIONS

6. DISCUSSION

Les valeurs de rnol plasmatique qui ont observ confirmant l'existence d'une hypovitaminose A, d'importance variable selon les groupes de population di L'importance du risque oculaire ne peut e cependant estimde fa prse en l’absence d’enqus. L'observation de xphtalmie chez un nombre non nigeable d'enfants (Stabile) souligne toutefois l'existence du probl sur le plan de la santublique. Des mesures de prntion s'imposent.

Par ailleurs, les enfants choisis pour la drmination du rnol plasmatique avalent dss' auquel l'incidence de lons oculaires suite ne hypovitaminose A est le plus vOn peut dlors craindre que cette enqu ne masque une ritlus grave.

L'observation chez les enfants nomades de taux plasmatiques situentre 20 et 30 µg/100 ml, rlatrice d'une hypovitaminose mineure, contraste avec les valeurs plus faibles relev chez les enfants sntaires. Ceci tend onfirmer la qualite l'assistance nutritionnelle fournie aux populations ouv. En effet, par suite de l'absence de vitamine A dans la farine de poisson distribudans les camps, et de l'absence habituelle d'enrichissement par la vitamine A du lait fourni par l'aide internationale, la dsion a prise d'adjoindre systtiquement de l'huile de palme au rme, par ailleurs ilibru point de vue proto-calorique.

Des dosages pratiqu dans le cadre de l'enqu (Prof. R. BouchUniversite Louvain) ont permis de contr la teneur en carots de cette huile sur une se d'antillons conservdans les conditions existant sur le terrain. On a pu lement montrer que la prration de la bouillie de mil n'entrait pas de drioration des carots.

L'observation de taux insuffisants de rnol chez les enfants sntaires ne peut toutefois e formellement attribune carence alimentaire en vitamine A, en l'absence de donn concernant l'apport en protes chez ceux-ci.

L'absence d'vation du taux de rnol plasmatique a suite de l'administration de 200.000 U.I. de vitamine A par voie buccale laisse perplexe. Chez les 48 enfants di la moyenne des taux ne prnte pas de diffnces avant et aprla prise de vitamine.

La qualite la vitamine A administrne peut e mise en cause. Les gles sont dos a 200.000 U.I. Un contrde qualitratiquans le cadre de l'enqu (Prof. R. Boucha rlne teneur moyenne de 205.000 U.I. par gle.

On pourrait soupner que l'administration de vitamine n'a pas effectivement eu lieu. Ceci parapeu probable, l'administration ayant en lieu sous supervision directe du personnel.

Une explication possible consisterait en une rction de l'absorption de la vitamine A au niveau du tractus digestif. On a signalu'avec des doses massives, la moitieulement de la quantitdministrest rrb Par ailleurs, la prnce d'infections, et particuliment d'infections intestinales, rit de mani notable l'absorption, jusqu'0% dans des des rntes ayant fait appel 'ingestion de rnol marquSi l'on ne peut exclure la possibilit'une prlence vde troubles intestinaux chez les enfants di il paracependant douteux que ceci suffise xpliquer les valeurs observ.

D'autre part, une carence en protes peut, par insuffisance de synth de la prote porteuse (RBP), e responsable de taux faibles de vitamine. Les taux de protes sques ont dichez ces enfants; les rltats ne sont pas encore disponibles. Une hypoprote paratoutefois improbable, car ces enfants ient soumis ne alimentation proteino-calorique adate depuis plusieurs mois. Par ailleurs, aucun signe de carence protique n'a relev

D'autres facteurs interviennent dans la rrption, le transport et l'utilisation de la vitamine A, dont la concentration du sm en zinc, liau maintien de concentrations adates de rnol, et l'addition de vitamine E (les gles de vitamine A contenaient lement 40 U.I. d'alpha-tocophl). Il paracependant hasardeux d'invoquer des facteurs dont le rest mal connu et concernant lesquels, en tout t de cause, nous ne possns aucune information.

Par ailleurs, l'entreposage et le transport du rnol font intervenir une se de compartiments biologiques. On peut dlors s'attendre e que l'lution des taux plasmatiques soit sous la dndance de plusieurs parames, dont la dose administr l'elonnement de cette dose, la durde la carence, et la situation du rrvoir htique. D'autres des ont signalue, si des valeurs faibles de vitamine A dans le sm reflnt un apport insuffisant de langue durdans l'alimentation, les taux sques ne montrent par ailleurs pas de correspondance directe avec un apport massif rnt.

Tant que les facteurs qui rssent ces ilibres ne sont pas mieux connus, les taux de rnol plasmatique ne paraissent pas pouvoir e utilispour luer, du moins ourt terme, l'effet d'une prise massive rnte de vitamine A.

Pour luer l'efficacites mesures de prntion, il faudra surveiller l'apparition de lons oculaires spfiques dans la population. Une rction de l'incidence de la xphtalmie constituera dans las conditions actuelles l'indicateur le plus sensible d'une prntion efficace.