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close this bookL'Approche Epidémiologique et son Application au Problème des Carences Spécifiques (Hypovitaminose A) (Centre for Research on the Epidemiology of Disasters, 23 p.)
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2. EPIDEMIOLOGIE

Conside de fa schtique, l'hypovitaminose A fait intervenir trois facteurs (fig. 1):

1. l'apport alimentaire en composvitaminiques A, rnol ou carots prrseurs,

2. la rrve de rnol dans le foie.

3. la mobilisation du rnol au niveau du foie.

Nourri au sein, le nourrisson obtient du lait maternel la vitamine A qui lui est nssaire. La teneur en rnol du lait est en moyenne de 49 µg/litre. Il est donc nssaire que la m reve un apport supplntaire en rnol au moins l a quantite dans le lait, l'apport recommandn cours d'allaitement nt de 1200 µg par jour. Un rme insuffisant en composvitaminiques A chez la m allaitante peut donc entrar une hypovitaminose A chez le nourrisson.

Aprle sevrage, l'enfant trouve sa vitamine A dans l'alimentation courante. Le b-carot, prrseur de la vitamine A, est prnt en abondance dans l'huile de palme et dans de nombreux lmes, carottes et nards par exemple. Ing, il est transformar l'organisme en rnol ou vitamine A pure. La viande contient par contre des quantitv de rnol, en particulier le foie, de m que le beurre et les oeufs.

Un rme insuffisant en composvitaminiques A chez l'enfant ne signifie cependant pas que celui-ci, ourt terme, souffrira d'hypovitaminose A. En effet, le foie du foetus accumule la vitamine A au cours de la grossesse. Cette rrve htique sera d'autant plus importante que l'alimentation de la m sera riche en vitamine A.

L'existence d'une rrve htique explique donc deux phms d'importance majeure et qui semblent remi vue paradoxaux. D'abord, un enfant ayant entreposes quantitv de vitamine A pendant la vie foetale pourra faire appel a ces rrves en cas de carence alimentaire aprla naissance. Il semble que dans certains cas le rrvoir htique puisse couvrir les besoins pendant plusieurs mois, avant que n'apparaissent une chute des taux plasmatiques en rnol et des troubles carentiels.

Par ailleurs, des manifestations d'hypovitaminose sre peuvent apparae alors que l'apport alimentaire n'est pas gravement dcient, soit que la rrve htique ait faible au drt, soit qu'elle ait progressivement ispar un rme gravement carencu cours des mois prdents. On peut alors voir apparae une hypovitaminose aigut brutale avec lution fatale.

Ces remarques ont une portpratique immate. En effet, le lait en poudre est pour ainsi dire totalement durvu de composvitaminiques A. Des enfants soumis e rme, par exemple dans une situation de desse, peuvent en fait vivre sur leur rrve htique, en t pourrait-on dire de carence virtuelle. Une hypovitaminose peut tout oup apparae, produisant des lons oculaires graves, sans sympt prnitoires notables, ceci peut survenir chez des enfants, peu aprle drt des camps, lorsqu'ils sent retourna vie coutumi. De tels incidents risquent alors de passer inaper, tout au moins durant un certain temps.

Un apport alimentaire satisfaisant en composvitaminiques A et des rrves htiques v ne suffisent pas rnir une avitaminose A. On a observepuis longtemps que le kwashiorkor it souvent accompagne xphtalmie et de ktomalacie. Les taux de rnol dans le sm sont faibles en cas de malnutrition protue, et l'administration de rnol reste chez de tels enfants sans effet. Il y a plus. Dans certains cas, les manifestations oculaires ressent et les taux plasmatiques de rnol remontent par la simple administration d'un rme riche en protes sans addition de vitamine A. L'explication en est que le rnol m emmagasinans le foie et disponible, n'est transporters les tissus que li un complexe protue, et en particulier ne prote porteuse, la RBP (rnol-binding-protein). Un apport alimentaire insuffisant en protes limite la synth dette molle, empant ainsi la mobilisation du rnol. On arrive donc e rltat paradoxal qu'une avitaminose A peut survenir malgrn apport amplement suffisant de vitamine A, et requr pour sa correction l'administration de protes (Fig. 2).

Ainsi reprntla situation est fortement simplifi La rrption, l'entreposage, la mobilisation, le transport et l'utilisation de la vitamine A exigent encore d'autres facteurs, mis en dence par des des cliniques, biologiques ou expmentales, tels d'autres protes (prbumine, thyroxine-binding-protein), du zinc, et un apport en vitamine E.

Les infections jouent lement un rimportant, en particulier les infections intestinales, en diminuant la rrption.