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close this bookOrganisation d'un Camp de Refugies - Guide Opérationnel pour la Phase d'Urgence - Module: 1 - Approche Générale de l'Organisation d'un Camp (Centre for Research on the Epidemiology of Disasters - Médecins Sans Frontières, 1988, 141 p.)
close this folderPARTIE 3: PREMIERE EVALUATION SANITAIRE DANS UN CAMP
View the documentI. INTRODUCTION
View the documentII. RECOMMANDATIONS PREALABLES
View the documentIII. QUELS SONT LES PROBLEMES QUI DOIVENT ETRE ABORDES?
View the documentIV. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A RECUEILLIR?
View the documentV. LISTE DES PROBLEMES MEDICAUX CLASSIQUEMENT EVALUES
View the documentVI. PLACE DU LABORATOIRE
View the documentVII. RESUME DES PROBLEMES PRIORITAIRES EN PHASE D'URGENCE
View the documentANNEXE 1/4: Exemple de formulaire d'évaluation concernant les activités d'assainissement

V. LISTE DES PROBLEMES MEDICAUX CLASSIQUEMENT EVALUES

1. LES CONDITIONS ALIMENTAIRES ET L'AT NUTRITIONNEL

- Quantitt qualites rations alimentaires distribu.

- Etat nutritionnel.

- Qualites programmes nutritionnels en cours (pour l'alimentation de supplnt.

- Avitaminose A et C.

2. LA MORTALIT/B>

Cette donnest un indicateur de choix pour apprer la gravit'une situation, elle permet lement de pouvoir dnir si l't sanitaire d'une population s'amore dans le temps.

L'indicateur de gravite dnit par le fait qu'il y ait plus de 2 morts pour 10.000 habitants par jour.

3. LES AFFECTIONS MICALES

D'aprles possibilitd'luation (moyens et temps disponibles, compnce des luateurs), on choisira d'luer d'abord les affections ayant (ou pouvant avoir) un impact important sur la sante la population.

L'luation abordera les points suivants:

- Quels sont les facteurs susceptibles de favoriser la transmission des principales maladies infectieuses?.

- Quelle pourrait e l'lution de ces maladies si aucune mesure n'est prise?

- Quelles sont les possibilitd'apparition d'une maladie apparemment encore inexistante?

- S'agit-t-il de maladies "import" par les personnes dac ou acquises dans la zone d'accueil?

Exemple: on a dctuelques cas d'onchocercose. S'agit-il de cas import (maladie acquise avant l'arrivdans le camp)? Ou alors s'agit-t-il de personnes ayant contracta maladie dans la zone d'accueil? S'il en est ainsi, le vecteur qui transmet cette maladie (la simulie) existe-t-il dans la zone d'accueil?

- D'aprles sources d'informations disponibles et les rltats d'enqus, quel est l'impact de ces maladies sur la santn termes de:

· mortalitB>: nombre de ds dcette maladie (rrtition par et par sexe),

· morbiditB>: nombre de personnes atteintes par cette maladie (rrtition par et sexe des maladies), influence sur l't nutritionnel,

· invaliditB>: exemple, la dracunculose qui peut emper de nombreuses personnes de travailler.

Les probls mcaux les plus couramment rencontr sont les suivants:

3.1. Rougeole

Elle est responsable d'des meurtris (surtout si l't nutritionnel de la population est drior

Le risque d'de est trv/B>dans les camps de personnes dac. C'est pourquoi la vaccination contre la rougeole reprnte une prioritajeure lors de l'ouverture d'un camp. (cfr. module 4).

- Quand doit-on vacciner contre la rougeole?

Dans tous les cas lorsque l'on n'a pas la certitude qu'au moins 80 % des enfants entre 9 mois et 5 ans ont correctement vaccinanteurement.

- Quelles sont les tranches d' acciner?

· classiquement: les enfants de 9 mois ans,
· si le taux de malnutrition est von conseille de vacciner jusqu'5 ans.

3.2. Paludisme

Probl frent qui peut e abordle dt de deux manis:

Premi mani d'luer le probl:

En discutant avec les responsables mcaux locaux et en examinant les premis donn dologiques disponibles pour mettre en dence les ments suivants:

- La diffnce entre l'logie palustre des zones de drt et d'arriv

- L'lution de l'ende palustre au cours de l'ann

- Le type de plasmodium le plus frent.

- Le degre rptivite la population: l'apparition de cas adultes atteints d'accpernicieux (. falciparum) doit faire penser ne population non ou peu prnie. Dans ce cas, si le vecteur (anoph) est prnt dans la zone d'accueil, le risque d'apparition d'une de de paludisme est vVoir quelles sont les conditions logiques locales susceptibles de faire varier l'abondance de vecteurs.

- La possibilit'une rstance a chloroquine: Des rstances importantes sont dites en Asie du Sud-Est, des foyers existent en Amque Centrale, Moyen-Orient, Afrique Centrale, Afrique de l'Est, ainsi que dans la partie ouest de l'Inde.

L'luation correcte de la rstance a chloroquine exige des moyens spaux (faire appel n spaliste).

Lors d'une luation rapide, si on signale des cas de rstance a chloroquine on cherchera tout d'abord xaminer si le traitement est bien administrdosage) et si les diagnostics de paludisme sont correctement pos

Seconde mani d'luer le probl:

En faisant une enqu dologique auprde la population, combinant a fois un examen clinique (recherche des hypertrophies de la rate) et un examen de laboratoire (goutte isse pour la recherche d'un indice plasmodique). Ce type d'enqu permet d'apprer le niveau d'ende palustre. Idement, elle devrait e risen fin de saison des pluies. Des protocoles d'enqus standardisexistent et ils sont souvent disponibles auprdes services nationaux chargdu contrdu paludisme. (Bien se type d'enqu exige du temps, du matel et du personnel compnt).

Les rltats de l'luation devront permettre d'apprer la nssitt la faisabilites actions suivantes:

- Programme de chimioprophylaxie systtique des personnes pour lesquelles le paludisme reprnte un risque majeur, par exemple:

· les femmes enceintes,
· les enfants malnutris,
· les malades souffrant d'ane ou de maladies chroniques dlitantes.

- Programme de lutte contre les vecteurs.

- Mise au point d'une strate thpeutique. Va-t-on graliser l'administration systtique de chloroquine oute personne prntant de la fie (zones hyperendques), ou alors instaurer une confirmation prable du diagnostic par un laboratoire avant d'entreprendre le traitement (zone de faible ende et laboratoire fiable disponible)?

3.3. Les infections respiratoires aigu/B>

Elles sont favoris par les mauvaises conditions climatiques, une densite population v Elles sont plus sres chez les enfants malnutris et les personnes es. On examinera les conditions d'habitat (protection contre les intempes), la protection contre le froid (vments adats, couvertures).

3.4. Diarrh et dysenteries

En situation d'urgence, lorsque les conditions d'hygi sont fortement dad, on peut affirmer que les diarrh sont toujours un probl essentiel.

On se posera les questions suivantes:

- Quelles sont les conditions grales d'hygi (eau, latrines)?

- Existe-t-il des habitudes nstes, telles que l'usage des biberons?

- Existe-t-il des programmes spfiques pour la prise en charge de la rougeole et de la malnutrition (il existe des liens oits entre ces pathologies et la diarrh?

- Existe-t-il un programme de prise en charge des cas de diarrhpar les agents de sant

- La population connaelle la rdratation orale?

- Y-a-t-il une possibilit'apparition de chol (cfr. module 4)?

- Existe-t-il des cas de dysenterie bacillaire? (diarrh avec sang et fie, ex.: la shigellose). Dans ce cas, on enverra si possible des prvements de selles n laboratoire de rrence afin de confirmer le diagnostic et de drminer les antibiotiques actifs.

3.5. Parasitoses intestinales

L'logie de la zone et les informations recueillies localement peuvent renseigner sur les parasitoses intestinales existantes dans la zone d'accueil.

Si aucune information valable n'est disponible, il est utile de procr n examen de selles sur un antillonnage d'enfants afin d'identifier les parasites existants et leur frence.

Ceci aidera a mise au point d'une approche standardispour la prise en charge des parasitoses intestinales.

Exemples:

- Si l'ankylostomiase est fortement prlente, on pourra traiter systtiquement contre cette parasitose, tous les malades prntant de l'ane.

- Si l'ascaridiose est fortement prlente, on pourra traiter systtiquement tous les enfants malnutris (une fois tous les trois mois par exemple).

3.6. Infections des yeux (conjonctivites banales, trachome, conjonctivite natale)

La prlence des conjonctivites banales et du trachome a tendance ugmenter dans des populations soumises e mauvaises conditions d'hygi. Les mouches, la surpopulation sont d'autres facteurs favorisant la transmission de ces infections. Les sodes de conjonctivite banale ont tendance ggraver les lons typiques du trachome.

Lors d'une enqu rapide auprde la population, il est aise recenser le nombre d'enfants de moins de 10 ans prntant une conjonctivite ou des lons trachomateuses (lors d'une enqu nutritionnelle par exemple).

Un crit souvent utilisst la proportion de lons trachomateuses parmi les enfants de moins de 10 ans: si celle-ci dsse 5 %, on peut considr le trachome comme un probl important (oter que des prlences de 20 0% ont d rapport).

Les mesures de lutte onsidr sont:

- Les mesures d'hygi (contrdes mouches, quantit'eau, hygi corporelle).

- Le traitement systtique des conjonctivites banales: rdes agents de sant

- Le traitement systtique des lons trachomateuses. Si la prlence de lons trachomateuses dsse 5 % parmi les enfants de moins de 10 ans, on peut envisager de faire un traitement systtique de masse (ex. pommade tacycline oculaire 1 %, deux fois par jour, aison d'une semaine par mois, pendant 6 mois, ous les enfants de moins de 10 ans).

La conjonctivite natale pose un probl particulier. Il est recommande prnir cette affection par l'instillation systtique de pommade tacycline 1 % dans les yeux des nouveaux-n

3.7. Tnos Natal

Ce sont principalement les donn de surveillance dologiques (cfr. module 4) qui apporteront des renseignements sur l'importance de cette affection (oter que l'O.M.S. - Programme Elargi de Vaccination (PEV) a bli un protocole d'enqu pour le tnos natal).

Les mauvaises conditions d'hygi et l'absence d'un minimum de matel adat au moment de l'accouchement peuvent favoriser la prnce du tnos natal.

On examinera la nssite mettre en oeuvre les mesures suivantes:

- Amoration des conditions d'accouchement: formation des accoucheuses, distribution du matel adat (ciseaux, plastique, dnfectant, tel qu'il est fourni dans les valises Unicef).

- Vaccination des femmes enceintes contre le tnos.

- Ouverture d'une petite maternit/BLOCKQUOTE>

3.8. Infections banales de la peau et les parasites (poux, gale)

Lors d'une enqu rapide auprde la population, il est ais'apprer l'importance de ce probl par simple examen clinique ou par questionnaire. Ces maladies parasitaires de la peau sont souvent trcontagieuses (par contacts directs, ou indirects: vments, couvertures) surtout lorsqu'il y a une densite population v Les poux peuvent lement e des vecteurs potentiels de typhus et de fie rrente.

On examinera la nssite mettre en oeuvre les mesures suivantes:

- Approche standardisde prise en charge des infestations par la gale et les poux (traitement des familles touch, drasitage systtique de tous les individus).

- Approche standardispour le traitement des infections cutan.

3.9. Anes

Les anes reprntent souvent un probl majeur. Les enfants et les femmes enceintes sont les plus touchpar cette affection. Les principales causes d'ane sont: un apport insuffisant en fer ou en acide folique (souvent associ la malnutrition chez les enfants), l'infestation par les ankylostomes, ou le paludisme.

Les personnes anques sont vulnbles aux infections. L'ane des femmes enceintes reprnte un facteur de risque majeur pour la grossesse et l'accouchement.

Une luation correcte de l'ane reste un probl difficile. Un simple examen clinique basur la couleur des conjonctives n'est pas suffisamment prs car il ne met le plus souvent en dence que les cas d'anes graves.

Pour obtenir une luation correcte de l'ane dans une population, il faudra faire des examens de laboratoire (dosage de l'hglobine), auprdes enfants de moins de cinq ans et les femmes entre 13 et 40 ans.

On envisagera toutefois une chimioprophylaxie des personnes isque si l't nutritionnel de la population est mauvais, si les rations alimentaires de base distribu sont insuffisantes (qualitquantit ou si l'on se trouve dans des zones endques de maladies parasitaires, telles que le paludisme ou l'ankylostomiase.

La mise en oeuvre d'un tel programme nssite cependant des structures sanitaires d optionnelles. Il sera donc rarement possible d'aborder ce probl dla phase d'urgence.

3.10 Tuberculose

Il est difficile d'apprer l'importance de ce probl par des enqus. (Les enqus bas sur des examens de crachats ou des tests a tuberculine sont lourdes, coes et demandent une grande compnce).

Les cas de tuberculose ne pourront gralement pas e pris en charge dla phase d'urgence. En effet, le suivi de cette pathologie est dcat, il exige des structures de santien blies et du personnel compnt. De ce fait, la tuberculose ne sera gralement pas conside lors d'une premi luation rapide.

3.11 Mngite ngocoque

La promiscuitt la surpopulation favorisent l'apparition de cette maladie. Elle peut prendre rapidement une forme dque, surtout dans les zones orte densite population. Ces des de mngites sont frentes dans les zones sahennes d'Afrique.

L'luation s'attachera aux ments suivants:

- Aptitude du syst de sant dcter les cas de mngite (dction et rrence par les agents de sant

- Possibilitde diagnostic par laboratoire pour dnir le type de mngite.

- Possibilitocale d'organiser une vaccination de masse si nssaire (mngocoques A ou C).

3.12 Onchocercose et Trypanosomiase

L'installation d'un camp dans une zone endque pour l'une de ces maladies peut avoir des consences graves sur la sante la population.

- Le lieu d'installation du camp est-il une zone endque pour l'une de ces maladies? (si oui, penser hanger d'emplacement).

- A-t-on dctes malades atteints de l'une ou de l'autre de ces maladies? A-t-on confirme diagnostic? S'agit-il de cas importou de maladies acquises sur place? Les vecteurs responsables de leur transmission existent-ils dans la zone?

3.13 Les probls obsticaux

Ils sont difficiles valuer lors d'une premi enqu. Cependant si l't sanitaire de la population, laisse rer, on peut s'attendre e que les femmes enceintes constituent un groupe isque.

- Existe-t-il un hal de rrence capable de prendre en charge les grossesses ou accouchements isque?

- Par qui sont faits les accouchements, dans quelles conditions d'hygi se font-ils, existe-t-il des sages-femmes traditionnelles, possnt-elles un matel correct pour riser un accouchement, quel est leur niveau de compnce?

Envisager la nssite mettre en oeuvre les mesures suivantes:

- Prophylaxie antipaludique (si le paludisme est endque).

- Dstage systtique de l'ankylostomiase (si cette parasitose est endque).

- Distribution de fer et d'acide folique (si la population est anque ou malnutrie).

- Distribution de rations alimentaires supplntaires.

- Vaccination contre le tnos (prntion du tnos natal).

- Amoration des conditions d'accouchement dans le camp (fournir du matel adat aux accoucheuses, construction d'une petite maternit

- Formation des sages-femmes traditionnelles.