
| 2° PARTIE. REALISATIONS ET BESOINS EN MATIERE DE REDUCTION DES RISQUES ET DES CONSEQUENCES DES CATASTROPHES NATURELLES |
![]() | I. BILAN DES ACTIONS ENGAGEES DANS LA REGION DANS LE DOMAINE DE LA RECHERCHE |
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Les dix dernis ann ont permis une grande avancen mati didentification et danalyse de lal
A lelle de la ron Amque Centrale/Caras, les phms naturels grateurs de dommages sont connus dans leurs grandes lignes. Ce point de vue est cependant uancer, notamment en mati de smes. Si la sismicite la cPacifique est bien didans son ensemble, ce nest pas encore le cas du ccara (sauf dans quelques secteurs: secteur frans notamment) onexiste pas encore de synth sismotectonique, ni dluation globale de lalsismique, ce qui renforce linadaptation frente des nonnes de construction parasismiques dans la ron.
Dans le domaine des risques volcaniques, une meilleure connaissance du dynamisme ptif des volcans ronaux est souhaitable. A lheure actuelle, il ny a pas de carte de risque, ni de scrios exploitables dans le cadre de laide a dsion, pour la gestion des crises. A Montserrat, limprovisation a domina gestion de la crise lia rtivation de la Soufri Hills en 1995. Pour sa part, la carte de lalvolcanique qui a servi n exercice dcuation te-Lucie (TradeWinds 93) it un document trsommaire.
Dans le domaine hydro-morologique, les connaissances scientifiques sont gralement plus pouss mais se rlent encore insuffisantes pour amorer non seulement la prsion de la trajectoire des phms cycloniques, mais encore lannonce des crues.
A lelle nationale, les diffnces sont assez sensibles selon les pays. Le Costa Rica, la Jamae et Cuba sont vraisemblablement les plus avancen la mati alors que des pays comme Ha ou Antigua affichent un retard assez considble. Les autres pays occupent une situation intermaire.
Plusieurs programmes ponctuels ont permis des avanc certaines dans la connaissance et linterprtion des phms naturels grateurs de menaces dans les s caras. Ces recherches sont men par des institutions locales comme lUniversites West-Indies (Drtement de Gogie, Campus de Mona, Jamae) ou le Seismic Research Unit (St- Augustin, Trinidad), des centres de recherche exteurs (NHC-Miami, IPG-Paris, Oxford Center for Disaster Studies, etc.) ou des consultants exteurs mandatpar des organismes internationaux comme OEA.
Pour sa part, Cuba dispose dun grand nombre dinstituts de recherche (morologie, hydrologie, sismologie, ge et cartographie, gogie, graphie, etc.) dndants de lAcade des Sciences et oeuvrant, du moins partiellement pour la connaissance des al naturels.
Du ccentramcain, le Costa Rica se distingue par une structure sophistiqudinstitutions, dlopp surtout dans les ann 80, uvrant dans les divers domaines des sciences de la Terre: gogie, ghysique et volcanologie (UCR, ICE, OVSICORI), climatologie et morologie (IMN), ge structural (FacultIngeurs de lUCR).
Le Guatemala constitue un bon exemple de pays de type intermaire. LINSIVUMEH concentre une grande partie de la recherche en Sciences de la Terre du pays, mais ses possibilitsont limit par dimportantes difficultfinancis et, en raison de bas salaires, par le drt dans le secteur privu anger, de chercheurs et techniciens parmi les mieux qualifi
Lactivite ces instituts de recherche, variable en quantitt en qualitelon les pays se traduit par une production cartographique inle des al et des zones isques. Cela va de pays comme le Costa Rica otiquement toutes les zones isque correspondant aux diffnts phmsmenats sont cartographi (Atlas cantonal au 1/50 000) et int dans un SIG a disposition du Comitational dUrgence, es pays ote cartographie est pratiquement inexistante (Ha), en passant par ceux oe est trponctuelle, partielle et en dloppement (comme au Guatemala, au Nicaragua, ou Saint-Vincent o initiatives intssantes sont en cours en ce qui concerne la cartographie du risque volcanique et de mouvements de terrain).
Lun des probls communs, l ocartographie est dlopp est lelle de risation. Les cartes sont souvent trop grales, etite elle. Les cartes rande elle, plus directement optionnelles, es fins damgement, font gralement dut.
Ceci dit, les principaux al sont identifi relativement bien localisetite elle, et souvent classpar ordre dimportance. Ce classement est gralement fondur lexpence, la frence de lnement (cas des mouvements de terrain et surtout des inondations qui apparaissent souvent comme nt les phms les plus raindre, car les plus frents, les plus quotidiens, m si les effets ne sont pas considbles haque fois), davantage que sur des effets potentiels. Par exemple dans les s caras et m en Amque Centrale, les smes sont souvent consids comme des risques secondaires en raison dune probabilitoccurrence jugfaible et en dt de graves consences potentielles comme lattestent les grandes catastrophes du passCette mani de classer les risques, est le reflet de la perception de ces risques et a bien ss consences en mati de prntion et de prration.
Une lacune importante dans le domaine de la connaissance et de la localisation des al naturels, est labsence quasi-grale danalyses et de cartographies multi-al. Les al sont habituellement consids indndamment les uns des autres, et cela m lorsque les limites de zones isque de phms diffnts sont reportsur une m carte (superposition mais non intation). Il est pourtant fondamental de disposer dune vision globale des al, de leurs associations, dans des pays partiellement et parfois entiment confronteux, voire plusieurs phms naturels potentiellement destructeurs (le cas du Nicaragua est particuliment significatif, mais ce nest pas le seul). Labsence dune vision multi-alsatisfaisante a, lncore, des consences en terme de prration et de prntion (par exemple construire paracyclonique en oubliant le risque sismique lorsque celui-ci est lement prnt) car cela duche ou peut ducher sur des situations impres lors dune catastrophe. Quelques initiatives destin ire cette lacune verraient le jour, notamment a Jamae dans le cadre dun programme du CDMP.