
| PARTIE 3: PREMIERE EVALUATION SANITAIRE DANS UN CAMP |
1. LES INDICATEURS RELATIFS LA POPULATION
1.1. Historique du dacement
- quelles sont les causes de dacement de la population (guerre, catastrophes naturelles, famine).
1.2. Organisation du camp (cfr. partie 4)
- quel est le contexte politique?- qui est en charge du camp? Y a-t-il des organismes internationaux en charge de certains programmes? Existe-t-il une coordination?
- quelles sont les qualifications des responsables du camp?
- quelle est l'organisation administrative du camp? (chef de quartier, recensement, carte de distribution des denr, nombre de quartiers par rapport a population...).
1.3. Dgraphie (cfr.: annexes 1/2 et 1/3)Les donn suivantes sont nssaires pour estimer les moyens ettre en oeuvre:
- Nombre de personnes dac, densite la population dans le camp.- Rrtition par tranches d' et par sexe, homogite la population.
- Rrtition des personnes dans la zone d'accueil.
2. LES INDICATEURS RELATIFS AUX CONDITIONS D'ENVIRONNEMENT
2.1. Environnement graphique (cfr. annexe 1/1)
- le climat: au moment de l'luation et ses variations au cours de l'ann- la vtation: disponibilitn combustible, mataux de construction,
- la faune: existence de vecteurs (moustiques, mouches),
- les voies de communication: accessibilitu camp (t des routes, prnce ou non d'une piste d'atterrissage).
2.2. Ressources en eau (cfr. module 2)
- quantiteau de surface, nombre de puits,- qualit/BLOCKQUOTE>
2.3. Habitat (cfr. partie 5)- nombre de logements par rapport au nombre de familles,- qualitl'habitat est-il adaptux conditions climatiques?
2.4. Hygi (cfr. module 2)- cuation des excrnts: pmes fux ou latrines,- cuation des dets. S'il existe un hal, dispose-t-il d'un syst propre d'cuation des dets?
- hygi corporelle (vments, savon).
3. LES INDICATEURS RELATIFS AUX PROGRAMMES DE SANTDEN COURS
3.1. Fonctionnement des services de santB>- combien y a-t-il de structures de santpar rapport a population? Comment sont-elles rrties graphiquement? (distance arcourir, accessibilit- existe-t-il un hal de rrence?, ombien de kilomes? Est-il facilement accessible? De quels services dispose-t-il? Quelle collaboration peut e blie?
- la santans le camp est-elle prise en charge par du personnel qualifiCe personnel est-il suffisant?
- y-a-t-il une liste standard de mcaments?
- y-a-t-il une drche standardispour les diagnostics-traitements?
- existe-t-il des crits de rrence standardiset bien assimilpar le personnel?
- existe-t-il un syst de recueil de donn permettant de faire une luation continue?
- par qui sont prises en charge les pathologies courantes, et comment?
- y-a-t-il suffisamment de matel? Est-il en bon t?
- existe-t-il un responsable des programmes de sant
- l'ensemble des programmes de santaraissent-ils e adaptaux besoins de la population? Sont-ils bien organis.
3.2. Fonctionnement des programmes nutritionnels (cfr. module 2).3.3 Fonctionnement des programmes de prntion
- y-a-t-il eu une campagne de vaccination de masse contre la rougeole?- existe-t-il un programme rgi de vaccination?
- existe-t-il des centres de protection maternelle et infantile?
- existe-t-il un programme de prophylaxie de masse (contre l'avitaminose A)?
- l'ensemble de ces programmes de santaraissent-ils e adaptaux besoins de la population? Sont-ils bien organis
- existe-t-il un syst de recueil de donn permettant de faire une luation continue?
4. LES INDICATEURS DE SANT/B>
Lorsque l'on rise une premi luation rapide, les donn concernant la sante la population sont souvent rares. On aura donc recours lusieurs modes pour obtenir une vue d'ensemble des probls existants. Nous citons ci-dessous les diffnts types de donn qu'il est utile de rechercher.
4.1. Les donn d existantes- donn provenant d'enqus ris anteurement (s'assurer de leur qualit- donn provenant d'un dt de syst de surveillance dologique (cahier de consultation, suivi dologique),
- donn provenant de sources exteures au camp.
Exemple: visite de l'hal de la ron, discussion avec les mcins locaux.Ces sources sont trimportantes car elles permettent d'apprer directement les probls mcaux les plus fremment rencontrdans la zone, ce qui permettra d'identifier rapidement certains risques tels que par exemple: le niveau d'ende palustre et son lution au cours de l'ann l'existence de la dracunculose, ou une de anteure de chol.
4.2. Les donn concernant les conditions sanitaires du lieu d'origine des personnes dac
Ces donn sont souvent difficiles btenir mais cependant preuses. Elles permettent d'apprer deux ments importants:
- Les facteurs de morbiditB>: les maladies qui peuvent e import par les rgidans la ron d'accueil alors que celle-ci it jusqu'alors indemne.
Exemple: la schistosomiase ou le chol.- Les facteurs logiques et nomiques: une rupture brutale avec le milieu logique ou nomique habituel peut avoir des rrcussions sur la santes individus.
Exemples:· Les personnes dac descendant de zones montagneuses, non impalud, vers les plaines risquent de contracter le paludisme.· Le changement de ron ou de condition de vie peut lement contraindre la population ne modification de ses habitudes alimentaires susceptible d'entrar des troubles nutritionnels. (exemple: des nomades qui consomment principalement des produits d'origine animale, donc riche en protes, et qui brutalement ne revent plus que des cales).
Lors de l'luation, il faudra garder 'esprit que plus les conditions sanitaires sont diffntes entre le lieu d'origine des rgiet la zone d'accueil, plus on devra s'attendre 'apparition de probls sanitaires importants.4.3. Les donn recueillies en risant des enqus auprde la populationLe but d'une enqu est d'obtenir auprd'un antillon de la population, des informations valables, qu'il n'est pas possible d'obtenir autrement. Elle doit faire appel es modes simples, peu coes, et doit viser ecueillir des informations pouvant ducher sur des actions concrs.
Les informations gralement relev au cours d'une enqu portent sur:
- L't nutritionnel.- Certains probls mcaux (cfr. chapitre V).
- La composition des familles, le lieu d'origine des personnes, le matel dont disposent les familles, leurs conditions de vie dans le camp (habitat, accessibilitux soins de santetc.).
On essaiera dans la mesure du possible de profiter d'enqus en cours, nutritionnelles ou dgraphiques, pour recueillir en m temps d'autres informations.Remarques:
Il est important avant d'entreprendre une enqu mcale de se mettre d'accord avec les diffnts enquurs sur ce qu'on appelle "la dnition d'un cas", c'est-ire, donner une dnition de la maladie pour laquelle on enqu. Cet ment est indispensable pour la fiabilitt l'interprtion des rltats de l'luation.
Prenons des exemples:
- Qu'appelle-t-on diarrh
Ex: l'ssion de plus de 3 selles par jour depuis au moins 2 jours sera conside comme une diarrh- A partir de quand un enfant sera-t-il consid comme malnutri?
Ex: tout enfant ayant un rapport Poids/Taille infeur 0 % sera consid comme malnutri.Lors de la rction du rapport d'luation, ces dnitions devront apparae. C'est ainsi qu'il sera possible de comparer les rltats d'enqus diffntes.
Il est utile de rappeler que ces enqus par antillonnage (dites "transversales") connaissent des limites. En voici les principales:
Le probl de fiabilitB>
L'examen clinique ou l'interrogatoire ne sont pas fiables pour tous les probls mcaux que l'on dre luer.
Exemple: l'examen des conjonctives oculaires est peu fiable pour apprer correctement l'importance de l'ane dans une population.
La taille des antillons
Un antillon peut e de taille trop faible (donc non reprntatif) pour l'luation d'un probl spfique (consulter un dologiste le cas t).
L'intervalle de confiance
Les rltats d'une enqu par antillonnage sont des "estimations" et non des rltats "exacts". Les rltats se situent dans les limites d'un "intervalle de confiance" (cfr. module 3, partie 2 pour son calcul et son interprtion).
L'approche "transversale" des probls
"Approche transversale" signifie que l'enqu est risn moment donnans le temps. Elle permet donc d'apprer uniquement les probls existant au moment de l'enqu. Or, certains probls ne pourront e correctement apprque gr ne surveillance dologique continue (ex: suivi des variations saisonnis de certaines maladies, comme le paludisme).