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close this bookDiagnostic Prealable aux Plans d'Action en Amérique Centrale et dans les Caraïbes (Centre for Research on the Epidemiology of Disasters - International Center for Training Exchanges in the Geosciences, 1997, 190 p.)
close this folder2° PARTIE. REALISATIONS ET BESOINS EN MATIERE DE REDUCTION DES RISQUES ET DES CONSEQUENCES DES CATASTROPHES NATURELLES
close this folderIV. BILAN DES ACTIONS ENGAGEES DANS LA REGION DANS LE DOMAINE DE L’INFORMATION ET DE LA FORMATION
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Open this folder and view contents1. Production et divulgation de l’information à l’échelle régionale et nationale
View the document2. Information/formation destinée aux communautés locales
View the document3. Information/formation destinée à des publics ciblés
View the document4. Conclusions: bilan des actions engagées dans la région dans le domaine de l’information/formation

3. Information/formation destinée à des publics ciblés

A cdes actions d’information/formation destin aux communautlocales, et parfois en parall avec celles-ci, les actions destin es publics cibl(compte tenu de leurs fonctions, oitement associ, ou susceptibles de l’e avec la question des catastrophes naturelles) se sont lement fortement dlopp ces dernis ann.

L’un des organismes les plus actifs de la ron est OPS/OMS qui a organise nombreux cours et ateliers dans la ron visant rnir et atter l’impact des catastrophes, et rganiser les secours au niveau national, institutionnel ou communautaire. Ces cours sont trouverts: mitigation des catastrophes dans les blissements sanitaires, mcine des urgences et des catastrophes, formation a mise en application de SUMA, etc. us concernent plus particuliment le milieu de la santmais OPS/OMS s’efforce d’rgir son champ d’action ’autres interlocuteurs comme les universit ingeurs, architectes, responsables de protection civile, diplomates, personnels de minists, etc. Mais beaucoup reste encore aire dans ce domaine.

Dans la Cara, le CDERA, en tant qu’agence du CARICOM, dloppe des programmes de formation, de sensibilisation, et de soutien logistique ’attention des pays membres afin de prrer une rnse adate oute situation d’urgence dans les pays de son ressort. Ses actions visent essentiellement la formation des Coordinateurs Nationaux des Dstres (NDC) a mise en place de plans d’cuation et de procres d’urgence.

L’OAS/CDMP, ravers ses diffnts bureaux ronaux rise des actions de sensibilisation et de formation a gestion de secours. Par exemple, le bureau de la Rblique Dominicaine rise des sessions de formation de formateurs sur les questions de rction des catastrophes, sessions auxquelles participent des responsables Haens de gestion des dstres. L’OAS finance lement des dacements pour la participation de NDC es stages de formation aux Etats-Unis, en Amque Centrale ou dans la Cara. En Ha, le CDMP dloppe un programme d’assistance et de renforcement institutionnel auprdes comitdrtementaux des dstres (drtements de Grande-Anse, du Sud, du Sud-Est, et de l’Ouest), en complnt des actions de l’OPDES (Organisation Prstre et de Secours).

A noter enfin, l’intense travail de sape (formel ou informel, mais toujours efficace), risar le Bureau Ronal de l’IDNDR ainsi que CEPREDENAC dont l’un des r principaux est de promouvoir le th de la rction des catastrophes naturelles en Amque Latine et dans les Caras pour le premier, en Amque Centrale, pour le second.

Ceci dit, et en dt des apparences, beaucoup reste aire en mati d’information/formation de publics cibl Les quelques initiatives mtoires prnt ci-dessus sont rntes, donc fragiles, et le public effectivement atteint est encore peu nombreux, m dans les secteurs privil comme celui de la santr PS/OMS. Il s’agit donc de renforcer l’existant, en dloppant notamment la formation de formateurs dans les diffnts domaines afin de pouvoir amplifier les efforts entrepris, notamment pour une meilleure couverture spatiale.

De plus, il parafondamental de priviler toute action visant une meilleure sensibilisation de publics encore trpeu touchet pourtant dont le rest dsif en terme de prntion, de prration et, de mani grale, dans le cadre du dloppement d’une vtable culture du risque.

Il s’agit notamment:

- du milieu catif: insertion de la question des risques et de leur prntion dans les programmes scolaire;

- du milieu professionnel: dl’Universitu autres centres de formation avec des enseignements spfiques (quelques rares initiatives sont oter notamment a faculte droit du Salvador oth de la gestion humanitaire est inclus dans les cours de droit international; autres initiatives dans les universitdu Costa Rica, mais cela ne concerne que le “post-grado”). De mani grale, les disciplines-cldoivent e concern (santublique, architecture, ge civil...);

- des mas: il s’agit d’une courroie de transmission de l’information trniget, sauf de mani ponctuelle, il n’existe que trpeu de contact entre les mas et les gestionnaires du risque, si ce n’est a suite des catastrophes!;

- du milieu politique.

Le milieu politique mte une mention particuli.

Une partie du processus qui vise a rction des risques et des consences des catastrophes peut a limite se dlopper sans un engagement excessif des hommes politiques, surtout si l’aide internationale est importante: il s’agit notamment de la recherche (al, vulnbilitrisque) et de tout ce qui touche a gestion de l’urgence (y compris, dans une certaine mesure, la prration). C’est d’ailleurs plus ou moins le reflet de la situation actuelle dans de nombreux pays de la ron.

Il n’en va pas de m avec la prntion stricto sensu ordu politique est dsif. L’engagement est alors vtablement important car le co la prntion (bien que faible par rapport au cos catastrophes) est plus vue celui de la prration. De plus, les s savent qu’ils peuvent compter sur une large mobilisation internationale en cas de dstre. Dans ce contexte, la prntion constitue un investissement oyen et long terme que la plupart des hommes politiques htent nvisager dans la mesure or horizon temporel (le court terme) implique des actions entabilitmmate, ettre eur crt.

Ce point de vue est en partie li la difficultvoire l’incapacitdes techniciens du risque de prnter aux hommes politiques, l’intt r de la prntion, en des termes nomiques, sociaux et politiques convaincants et suivant des modes persuasives. Les duts observen mati d’analyse des consences des catastrophes sont rlateurs. L’absence ou la quasi absence d’analyses cofices mettant en relation le co la prntion et celui des consences des catastrophes est fiante.

De plus, une vtable prntion des catastrophes naturelles ne peut s’extraire d’un processus global qui est celui du dloppement. Or si un homme politique peut accepter de contribuer au dloppement de l’uniterritoriale qu’il doit gr, il a souvent bien du mal n inter toutes les dimensions, notamment la dimension “risques et catastrophes”. Cela suppose donc une sensibilisation, voire une formation allant dans ce sens.

Toutes les initiatives permettant de rire ces deux points de faiblesse, et de mani grale facilitant l’insertion du milieu politique dans le processus de prntion, sont, otre sens, prioritaires. Rares sont ces initiatives ’heure actuelle.

Parmi les quelques rares programmes visant ensibiliser directement le milieu politique, signalons le programme “GEMITIS Villes Caras” coordonnar le Comitrans de la DIPCN, dont l’objet est de favoriser la crion de raux ronaux de villes dispos ’unir pour la prntion des catastrophes et la planification durable du dloppement urbain (pour l’instant. La Havane, Santo Domingo, Managua, San JosBogota, Manizales et Pointe-itre). L’assemblconstituante du rau a organisen novembre 1996 anizales (Colombie) en prnce non seulement de techniciens, mais lement des maires des villes du rau ou de leurs reprntants.

Au deles rares cas concrets, les premiers signes d’une certaine prise de conscience, linotamment a diffusion des concepts de dloppement durable, sont visibles et transparaissent ravers les darations des principales sphs politiques comme le CARIFORUM, l’OECS ou le SICA (en particulier avec sa rlution concernant l’“Alianza Centroamcana para el Desarrollo Sostenible”: ALIDES). Ils ne se traduisent pas encore par de vtables applications de terrain, mais le contexte semble favorable, notamment si l’on associe le processus de pacification et de renouveau engagans plusieurs pays d’Amque Centrale. Il serait regrettable de ne pas mettre rofit cette opportunit