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close this bookOrganisation d'un Camp de Refugies - Guide Opérationnel pour la Phase d'Urgence - Module: 1 - Approche Générale de l'Organisation d'un Camp (Centre for Research on the Epidemiology of Disasters - Médecins Sans Frontières, 1988, 141 p.)
close this folderPARTIE 3: PREMIERE EVALUATION SANITAIRE DANS UN CAMP
View the documentI. INTRODUCTION
View the documentII. RECOMMANDATIONS PREALABLES
View the documentIII. QUELS SONT LES PROBLEMES QUI DOIVENT ETRE ABORDES?
View the documentIV. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A RECUEILLIR?
View the documentV. LISTE DES PROBLEMES MEDICAUX CLASSIQUEMENT EVALUES
View the documentVI. PLACE DU LABORATOIRE
View the documentVII. RESUME DES PROBLEMES PRIORITAIRES EN PHASE D'URGENCE
View the documentANNEXE 1/4: Exemple de formulaire d'évaluation concernant les activités d'assainissement

I. INTRODUCTION

Une luation sanitaire doit e envisagrapidement dl'ouverture d'un camp. Elle permettra de mettre en dence les probls sanitaires existants ou susceptibles de survenir. Il sera ainsi possible de faire la distinction entre les probls auxquels on doit et on peut rndre rapidement et ceux qui devront e aborden second lieu (urgence et moyen terme). C'est par consent gr ette luation que l'on pourra dnir des prioritd'actions.

Les personnes dac ont quitteur milieu habituel; elles ont donc rompu avec leur contexte logique, social et culturel (environnement, habitat, alimentation...), autant de facteurs qui peuvent avoir une rrcussion directe sur la sante la population et peuvent constituer des facteurs de risque.

Le sch de la page suivante rme les principaux facteurs de risque qui doivent e pris en compte lors d'une premi luation, de m que les liens existant entre ces diffnts facteurs.


Figure

Parmi l'ensemble des actions ener, l'luation doit nous aider ixer les priorit Trois grands types d'actions sont nvisager:

1. Les actions visant blir un environnement sanitaire adat (mesures d'assainissement).

2. Les actions visant a prntion directe de certaines affections importantes (ex: vaccination, apport alimentaire adat et programme d'alimentation supplntaire).

3. Les actions visant ndre directement aux probls mcaux (mise en place de structures de soins curatifs, rbilitation nutritionnelle).

Les interventions possibles sont dlors nombreuses et vari. Toutes les situations nt diffntes, il faudra blir des priorit

II. RECOMMANDATIONS PREALABLES

1. La premi luation doit e rapide. Il faut mener des investigations simples, et souvent faire appel davantage au bon sens qu'es modes sophistiqu.

Dans un premier temps, il est prrable d'obtenir une vision grale en discutant avec les responsables locaux, en parcourant les lieux, et en effectuant une enqu simple auprde la population. Ces modes peuvent parae subjectives mais elles sont efficaces. Elles permettent de dcter les probls immats.

2. Il est dent qu'une luation rapide a ses limites. Elle ne permettra pas d'obtenir des informations exactes et compls sur tous les probls, mais elle suffira ettre en dence certains points spfiques pour lesquels on pourra juger nssaire de mettre en oeuvre une enqu plus poussavant de dder d'une action ntuelle. Il pourra dans ce cas e nssaire de faire appel es spalistes. Ce type d'enqu nt co, il faudra en luer la nssiturtout en phase d'urgence.

3. Une premi luation doit toujours e comple rapidement par la mise en route d'un syst de surveillance dologique (cfr. module 4). Ceci permettra de suivre l'lution de la situation sanitaire lus long terme.

4. Lors de toute luation, on devra toujours s'interroger sur la qualitt la fiabilites donn disponibles. Dans les rapports, il faudra mentionner:

- Comment ont recueillies les donn?
- Par qui?
- Quel degre fiabilitn peut leur attribuer?

Exemples: pour les donn dgraphiques:

- A-t-on fait un recensement complet, ou une simple estimation, et dans ce cas, comment?

- Quelle est la date du dernier recensement ou de la derni estimation?

- Quelles sont les sources de ces donn?

III. QUELS SONT LES PROBLEMES QUI DOIVENT ETRE ABORDES?

1. L'ensemble des facteurs susceptibles d'avoir un impact sur la sante la population *.

* D'aprBibliographie, rrence n°1.

- Les facteurs favorisant la transmission des maladies (ex: insectes, mauvaise condition d'hygi, promiscuit.).

- Les facteurs favorisant la rptivitB> de la population aux affections mcales (ex: malnutrition, hygi corporelle dciente, manque d'eau, mauvaise condition d'habitat...).

- Les facteurs favorisant l'apparition de nouvelles maladies (ex: une alimentation mal ilibrou insuffisante peut entrar des pathologies tels que le scorbut, l'avitaminose A, le kwashiorkor, le marasme...).

2. La sante la population (cfr. chapitre V).

- Les conditions alimentaires et l't nutritionnel.

- La mortalit

- Les probls de santour lesquels il est possible et urgent de mener une action curative ou prntive.

3. Les programmes de santventuellement d en cours (cfr. chapitre IV).

- Sont-ils adaptaux besoins de la population?

4. Les facteurs susceptibles de favoriser l'apparition d'une pathologie qui n'existe pas au moment de l'luation, mais pour lesquels il est possible de mener des actions prntives.

Exemples:

- Le camp est dans une zone d'ende de chol, ou bien les personnes dac proviennent d'une ron endque pour le chol. Il faudra alors se prrer et mettre en oeuvre un plan d'action pour lutter contre une de ntuelle (cfr. module 4).

- L'luation a lieu en saison se et l'incidence du paludisme est faible lors de l'luation, mais qu'en sera-t-il durant la saison des pluies et quelle sera l'approche nvisager?

5. Les habitudes culturelles en mati d'hygi. (cfr. module 2)

Quelles sont les habitudes culturelles de la population concernant l'hygi fle, l'hygi corporelle, l'usage du savon, l'utilisation de l'eau...?

La connaissance de ces habitudes est essentielle pour apprer l'acceptabilites mesures qui devront e propos.

6. L'ensemble des ressources humaines et matelles existantes

6.1. Personnel:

- parmi les personnes dac existe-t-il du personnel mcal compnt, ou faudra-t-il recruter et assurer la formation du personnel?

- les personnes dac sont-elles en majoritllettr?

- les hommes adultes sont-ils absents?

- existe-t-il une mcine traditionnelle? En quoi pourra-t-elle se rler utile?

- existe-t-il des organismes internationaux, quels sont leurs r? Qui est responsable de l'ensemble de l'organisation du camp? Existe-t-il une coordination entre les diffnts organismes d'une part, et les responsables nationaux du pays d'accueil d'autre part?

6.2. Matel:

- quels sont les moyens logistiques? Etat des routes (saison se et saison des pluies). Y a-t-il une piste d'atterrissage (transport en avion)?

- existe-t-il localement du matel de construction, ou faudra-t-il l'acheminer?

- existe-t-il du combustible pour la cuisson des aliments?

- quels sont les moyens de transport prs? Qui sera chargu transport de mcaments et de matel?

- faudra-t-il assurer un ravitaillement d'eau par camions citernes?

6.3. Finances:

- quelles sont les diffntes sources de financement?

- quel est le cos actions propos?

- quelles sont les prioritd'action en fonction des ressources financis disponibles?

Lorsque l'luation est termin il faut s'assurer que les mesures propos sont acceptables pour l'ensemble des responsables du camp (expatriet nationaux) et pour la population.

IV. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A RECUEILLIR?

1. LES INDICATEURS RELATIFS LA POPULATION

1.1. Historique du dacement

- quelles sont les causes de dacement de la population (guerre, catastrophes naturelles, famine).

1.2. Organisation du camp (cfr. partie 4)

- quel est le contexte politique?

- qui est en charge du camp? Y a-t-il des organismes internationaux en charge de certains programmes? Existe-t-il une coordination?

- quelles sont les qualifications des responsables du camp?

- quelle est l'organisation administrative du camp? (chef de quartier, recensement, carte de distribution des denr, nombre de quartiers par rapport a population...).

1.3. Dgraphie (cfr.: annexes 1/2 et 1/3)

Les donn suivantes sont nssaires pour estimer les moyens ettre en oeuvre:

- Nombre de personnes dac, densite la population dans le camp.

- Rrtition par tranches d' et par sexe, homogite la population.

- Rrtition des personnes dans la zone d'accueil.

2. LES INDICATEURS RELATIFS AUX CONDITIONS D'ENVIRONNEMENT

2.1. Environnement graphique (cfr. annexe 1/1)

- le climat: au moment de l'luation et ses variations au cours de l'ann

- la vtation: disponibilitn combustible, mataux de construction,

- la faune: existence de vecteurs (moustiques, mouches),

- les voies de communication: accessibilitu camp (t des routes, prnce ou non d'une piste d'atterrissage).

2.2. Ressources en eau (cfr. module 2)

- quantiteau de surface, nombre de puits,

- qualit/BLOCKQUOTE>

2.3. Habitat (cfr. partie 5)

- nombre de logements par rapport au nombre de familles,

- qualitl'habitat est-il adaptux conditions climatiques?

2.4. Hygi (cfr. module 2)

- cuation des excrnts: pmes fux ou latrines,

- cuation des dets. S'il existe un hal, dispose-t-il d'un syst propre d'cuation des dets?

- hygi corporelle (vments, savon).

3. LES INDICATEURS RELATIFS AUX PROGRAMMES DE SANTDEN COURS

3.1. Fonctionnement des services de santB>

- combien y a-t-il de structures de santpar rapport a population? Comment sont-elles rrties graphiquement? (distance arcourir, accessibilit

- existe-t-il un hal de rrence?, ombien de kilomes? Est-il facilement accessible? De quels services dispose-t-il? Quelle collaboration peut e blie?

- la santans le camp est-elle prise en charge par du personnel qualifiCe personnel est-il suffisant?

- y-a-t-il une liste standard de mcaments?

- y-a-t-il une drche standardispour les diagnostics-traitements?

- existe-t-il des crits de rrence standardiset bien assimilpar le personnel?

- existe-t-il un syst de recueil de donn permettant de faire une luation continue?

- par qui sont prises en charge les pathologies courantes, et comment?

- y-a-t-il suffisamment de matel? Est-il en bon t?

- existe-t-il un responsable des programmes de sant

- l'ensemble des programmes de santaraissent-ils e adaptaux besoins de la population? Sont-ils bien organis.

3.2. Fonctionnement des programmes nutritionnels (cfr. module 2).

3.3 Fonctionnement des programmes de prntion

- y-a-t-il eu une campagne de vaccination de masse contre la rougeole?

- existe-t-il un programme rgi de vaccination?

- existe-t-il des centres de protection maternelle et infantile?

- existe-t-il un programme de prophylaxie de masse (contre l'avitaminose A)?

- l'ensemble de ces programmes de santaraissent-ils e adaptaux besoins de la population? Sont-ils bien organis

- existe-t-il un syst de recueil de donn permettant de faire une luation continue?

4. LES INDICATEURS DE SANT/B>

Lorsque l'on rise une premi luation rapide, les donn concernant la sante la population sont souvent rares. On aura donc recours lusieurs modes pour obtenir une vue d'ensemble des probls existants. Nous citons ci-dessous les diffnts types de donn qu'il est utile de rechercher.

4.1. Les donn d existantes

- donn provenant d'enqus ris anteurement (s'assurer de leur qualit

- donn provenant d'un dt de syst de surveillance dologique (cahier de consultation, suivi dologique),

- donn provenant de sources exteures au camp.

Exemple: visite de l'hal de la ron, discussion avec les mcins locaux.

Ces sources sont trimportantes car elles permettent d'apprer directement les probls mcaux les plus fremment rencontrdans la zone, ce qui permettra d'identifier rapidement certains risques tels que par exemple: le niveau d'ende palustre et son lution au cours de l'ann l'existence de la dracunculose, ou une de anteure de chol.

4.2. Les donn concernant les conditions sanitaires du lieu d'origine des personnes dac

Ces donn sont souvent difficiles btenir mais cependant preuses. Elles permettent d'apprer deux ments importants:

- Les facteurs de morbiditB>: les maladies qui peuvent e import par les rgidans la ron d'accueil alors que celle-ci it jusqu'alors indemne.
Exemple: la schistosomiase ou le chol.

- Les facteurs logiques et nomiques: une rupture brutale avec le milieu logique ou nomique habituel peut avoir des rrcussions sur la santes individus.

Exemples:

· Les personnes dac descendant de zones montagneuses, non impalud, vers les plaines risquent de contracter le paludisme.

· Le changement de ron ou de condition de vie peut lement contraindre la population ne modification de ses habitudes alimentaires susceptible d'entrar des troubles nutritionnels. (exemple: des nomades qui consomment principalement des produits d'origine animale, donc riche en protes, et qui brutalement ne revent plus que des cales).



Lors de l'luation, il faudra garder 'esprit que plus les conditions sanitaires sont diffntes entre le lieu d'origine des rgiet la zone d'accueil, plus on devra s'attendre 'apparition de probls sanitaires importants.

4.3. Les donn recueillies en risant des enqus auprde la population

Le but d'une enqu est d'obtenir auprd'un antillon de la population, des informations valables, qu'il n'est pas possible d'obtenir autrement. Elle doit faire appel es modes simples, peu coes, et doit viser ecueillir des informations pouvant ducher sur des actions concrs.

Les informations gralement relev au cours d'une enqu portent sur:

- L't nutritionnel.

- Certains probls mcaux (cfr. chapitre V).

- La composition des familles, le lieu d'origine des personnes, le matel dont disposent les familles, leurs conditions de vie dans le camp (habitat, accessibilitux soins de santetc.).

On essaiera dans la mesure du possible de profiter d'enqus en cours, nutritionnelles ou dgraphiques, pour recueillir en m temps d'autres informations.

Remarques:

Il est important avant d'entreprendre une enqu mcale de se mettre d'accord avec les diffnts enquurs sur ce qu'on appelle "la dnition d'un cas", c'est-ire, donner une dnition de la maladie pour laquelle on enqu. Cet ment est indispensable pour la fiabilitt l'interprtion des rltats de l'luation.

Prenons des exemples:

- Qu'appelle-t-on diarrh
Ex: l'ssion de plus de 3 selles par jour depuis au moins 2 jours sera conside comme une diarrh

- A partir de quand un enfant sera-t-il consid comme malnutri?
Ex: tout enfant ayant un rapport Poids/Taille infeur 0 % sera consid comme malnutri.

Lors de la rction du rapport d'luation, ces dnitions devront apparae. C'est ainsi qu'il sera possible de comparer les rltats d'enqus diffntes.

Il est utile de rappeler que ces enqus par antillonnage (dites "transversales") connaissent des limites. En voici les principales:

Le probl de fiabilitB>

L'examen clinique ou l'interrogatoire ne sont pas fiables pour tous les probls mcaux que l'on dre luer.

Exemple: l'examen des conjonctives oculaires est peu fiable pour apprer correctement l'importance de l'ane dans une population.

La taille des antillons

Un antillon peut e de taille trop faible (donc non reprntatif) pour l'luation d'un probl spfique (consulter un dologiste le cas t).

L'intervalle de confiance

Les rltats d'une enqu par antillonnage sont des "estimations" et non des rltats "exacts". Les rltats se situent dans les limites d'un "intervalle de confiance" (cfr. module 3, partie 2 pour son calcul et son interprtion).

L'approche "transversale" des probls

"Approche transversale" signifie que l'enqu est risn moment donnans le temps. Elle permet donc d'apprer uniquement les probls existant au moment de l'enqu. Or, certains probls ne pourront e correctement apprque gr ne surveillance dologique continue (ex: suivi des variations saisonnis de certaines maladies, comme le paludisme).

V. LISTE DES PROBLEMES MEDICAUX CLASSIQUEMENT EVALUES

1. LES CONDITIONS ALIMENTAIRES ET L'AT NUTRITIONNEL

- Quantitt qualites rations alimentaires distribu.

- Etat nutritionnel.

- Qualites programmes nutritionnels en cours (pour l'alimentation de supplnt.

- Avitaminose A et C.

2. LA MORTALIT/B>

Cette donnest un indicateur de choix pour apprer la gravit'une situation, elle permet lement de pouvoir dnir si l't sanitaire d'une population s'amore dans le temps.

L'indicateur de gravite dnit par le fait qu'il y ait plus de 2 morts pour 10.000 habitants par jour.

3. LES AFFECTIONS MICALES

D'aprles possibilitd'luation (moyens et temps disponibles, compnce des luateurs), on choisira d'luer d'abord les affections ayant (ou pouvant avoir) un impact important sur la sante la population.

L'luation abordera les points suivants:

- Quels sont les facteurs susceptibles de favoriser la transmission des principales maladies infectieuses?.

- Quelle pourrait e l'lution de ces maladies si aucune mesure n'est prise?

- Quelles sont les possibilitd'apparition d'une maladie apparemment encore inexistante?

- S'agit-t-il de maladies "import" par les personnes dac ou acquises dans la zone d'accueil?

Exemple: on a dctuelques cas d'onchocercose. S'agit-il de cas import (maladie acquise avant l'arrivdans le camp)? Ou alors s'agit-t-il de personnes ayant contracta maladie dans la zone d'accueil? S'il en est ainsi, le vecteur qui transmet cette maladie (la simulie) existe-t-il dans la zone d'accueil?

- D'aprles sources d'informations disponibles et les rltats d'enqus, quel est l'impact de ces maladies sur la santn termes de:

· mortalitB>: nombre de ds dcette maladie (rrtition par et par sexe),

· morbiditB>: nombre de personnes atteintes par cette maladie (rrtition par et sexe des maladies), influence sur l't nutritionnel,

· invaliditB>: exemple, la dracunculose qui peut emper de nombreuses personnes de travailler.

Les probls mcaux les plus couramment rencontr sont les suivants:

3.1. Rougeole

Elle est responsable d'des meurtris (surtout si l't nutritionnel de la population est drior

Le risque d'de est trv/B>dans les camps de personnes dac. C'est pourquoi la vaccination contre la rougeole reprnte une prioritajeure lors de l'ouverture d'un camp. (cfr. module 4).

- Quand doit-on vacciner contre la rougeole?

Dans tous les cas lorsque l'on n'a pas la certitude qu'au moins 80 % des enfants entre 9 mois et 5 ans ont correctement vaccinanteurement.

- Quelles sont les tranches d' acciner?

· classiquement: les enfants de 9 mois ans,
· si le taux de malnutrition est von conseille de vacciner jusqu'5 ans.

3.2. Paludisme

Probl frent qui peut e abordle dt de deux manis:

Premi mani d'luer le probl:

En discutant avec les responsables mcaux locaux et en examinant les premis donn dologiques disponibles pour mettre en dence les ments suivants:

- La diffnce entre l'logie palustre des zones de drt et d'arriv

- L'lution de l'ende palustre au cours de l'ann

- Le type de plasmodium le plus frent.

- Le degre rptivite la population: l'apparition de cas adultes atteints d'accpernicieux (. falciparum) doit faire penser ne population non ou peu prnie. Dans ce cas, si le vecteur (anoph) est prnt dans la zone d'accueil, le risque d'apparition d'une de de paludisme est vVoir quelles sont les conditions logiques locales susceptibles de faire varier l'abondance de vecteurs.

- La possibilit'une rstance a chloroquine: Des rstances importantes sont dites en Asie du Sud-Est, des foyers existent en Amque Centrale, Moyen-Orient, Afrique Centrale, Afrique de l'Est, ainsi que dans la partie ouest de l'Inde.

L'luation correcte de la rstance a chloroquine exige des moyens spaux (faire appel n spaliste).

Lors d'une luation rapide, si on signale des cas de rstance a chloroquine on cherchera tout d'abord xaminer si le traitement est bien administrdosage) et si les diagnostics de paludisme sont correctement pos

Seconde mani d'luer le probl:

En faisant une enqu dologique auprde la population, combinant a fois un examen clinique (recherche des hypertrophies de la rate) et un examen de laboratoire (goutte isse pour la recherche d'un indice plasmodique). Ce type d'enqu permet d'apprer le niveau d'ende palustre. Idement, elle devrait e risen fin de saison des pluies. Des protocoles d'enqus standardisexistent et ils sont souvent disponibles auprdes services nationaux chargdu contrdu paludisme. (Bien se type d'enqu exige du temps, du matel et du personnel compnt).

Les rltats de l'luation devront permettre d'apprer la nssitt la faisabilites actions suivantes:

- Programme de chimioprophylaxie systtique des personnes pour lesquelles le paludisme reprnte un risque majeur, par exemple:

· les femmes enceintes,
· les enfants malnutris,
· les malades souffrant d'ane ou de maladies chroniques dlitantes.

- Programme de lutte contre les vecteurs.

- Mise au point d'une strate thpeutique. Va-t-on graliser l'administration systtique de chloroquine oute personne prntant de la fie (zones hyperendques), ou alors instaurer une confirmation prable du diagnostic par un laboratoire avant d'entreprendre le traitement (zone de faible ende et laboratoire fiable disponible)?

3.3. Les infections respiratoires aigu/B>

Elles sont favoris par les mauvaises conditions climatiques, une densite population v Elles sont plus sres chez les enfants malnutris et les personnes es. On examinera les conditions d'habitat (protection contre les intempes), la protection contre le froid (vments adats, couvertures).

3.4. Diarrh et dysenteries

En situation d'urgence, lorsque les conditions d'hygi sont fortement dad, on peut affirmer que les diarrh sont toujours un probl essentiel.

On se posera les questions suivantes:

- Quelles sont les conditions grales d'hygi (eau, latrines)?

- Existe-t-il des habitudes nstes, telles que l'usage des biberons?

- Existe-t-il des programmes spfiques pour la prise en charge de la rougeole et de la malnutrition (il existe des liens oits entre ces pathologies et la diarrh?

- Existe-t-il un programme de prise en charge des cas de diarrhpar les agents de sant

- La population connaelle la rdratation orale?

- Y-a-t-il une possibilit'apparition de chol (cfr. module 4)?

- Existe-t-il des cas de dysenterie bacillaire? (diarrh avec sang et fie, ex.: la shigellose). Dans ce cas, on enverra si possible des prvements de selles n laboratoire de rrence afin de confirmer le diagnostic et de drminer les antibiotiques actifs.

3.5. Parasitoses intestinales

L'logie de la zone et les informations recueillies localement peuvent renseigner sur les parasitoses intestinales existantes dans la zone d'accueil.

Si aucune information valable n'est disponible, il est utile de procr n examen de selles sur un antillonnage d'enfants afin d'identifier les parasites existants et leur frence.

Ceci aidera a mise au point d'une approche standardispour la prise en charge des parasitoses intestinales.

Exemples:

- Si l'ankylostomiase est fortement prlente, on pourra traiter systtiquement contre cette parasitose, tous les malades prntant de l'ane.

- Si l'ascaridiose est fortement prlente, on pourra traiter systtiquement tous les enfants malnutris (une fois tous les trois mois par exemple).

3.6. Infections des yeux (conjonctivites banales, trachome, conjonctivite natale)

La prlence des conjonctivites banales et du trachome a tendance ugmenter dans des populations soumises e mauvaises conditions d'hygi. Les mouches, la surpopulation sont d'autres facteurs favorisant la transmission de ces infections. Les sodes de conjonctivite banale ont tendance ggraver les lons typiques du trachome.

Lors d'une enqu rapide auprde la population, il est aise recenser le nombre d'enfants de moins de 10 ans prntant une conjonctivite ou des lons trachomateuses (lors d'une enqu nutritionnelle par exemple).

Un crit souvent utilisst la proportion de lons trachomateuses parmi les enfants de moins de 10 ans: si celle-ci dsse 5 %, on peut considr le trachome comme un probl important (oter que des prlences de 20 0% ont d rapport).

Les mesures de lutte onsidr sont:

- Les mesures d'hygi (contrdes mouches, quantit'eau, hygi corporelle).

- Le traitement systtique des conjonctivites banales: rdes agents de sant

- Le traitement systtique des lons trachomateuses. Si la prlence de lons trachomateuses dsse 5 % parmi les enfants de moins de 10 ans, on peut envisager de faire un traitement systtique de masse (ex. pommade tacycline oculaire 1 %, deux fois par jour, aison d'une semaine par mois, pendant 6 mois, ous les enfants de moins de 10 ans).

La conjonctivite natale pose un probl particulier. Il est recommande prnir cette affection par l'instillation systtique de pommade tacycline 1 % dans les yeux des nouveaux-n

3.7. Tnos Natal

Ce sont principalement les donn de surveillance dologiques (cfr. module 4) qui apporteront des renseignements sur l'importance de cette affection (oter que l'O.M.S. - Programme Elargi de Vaccination (PEV) a bli un protocole d'enqu pour le tnos natal).

Les mauvaises conditions d'hygi et l'absence d'un minimum de matel adat au moment de l'accouchement peuvent favoriser la prnce du tnos natal.

On examinera la nssite mettre en oeuvre les mesures suivantes:

- Amoration des conditions d'accouchement: formation des accoucheuses, distribution du matel adat (ciseaux, plastique, dnfectant, tel qu'il est fourni dans les valises Unicef).

- Vaccination des femmes enceintes contre le tnos.

- Ouverture d'une petite maternit/BLOCKQUOTE>

3.8. Infections banales de la peau et les parasites (poux, gale)

Lors d'une enqu rapide auprde la population, il est ais'apprer l'importance de ce probl par simple examen clinique ou par questionnaire. Ces maladies parasitaires de la peau sont souvent trcontagieuses (par contacts directs, ou indirects: vments, couvertures) surtout lorsqu'il y a une densite population v Les poux peuvent lement e des vecteurs potentiels de typhus et de fie rrente.

On examinera la nssite mettre en oeuvre les mesures suivantes:

- Approche standardisde prise en charge des infestations par la gale et les poux (traitement des familles touch, drasitage systtique de tous les individus).

- Approche standardispour le traitement des infections cutan.

3.9. Anes

Les anes reprntent souvent un probl majeur. Les enfants et les femmes enceintes sont les plus touchpar cette affection. Les principales causes d'ane sont: un apport insuffisant en fer ou en acide folique (souvent associ la malnutrition chez les enfants), l'infestation par les ankylostomes, ou le paludisme.

Les personnes anques sont vulnbles aux infections. L'ane des femmes enceintes reprnte un facteur de risque majeur pour la grossesse et l'accouchement.

Une luation correcte de l'ane reste un probl difficile. Un simple examen clinique basur la couleur des conjonctives n'est pas suffisamment prs car il ne met le plus souvent en dence que les cas d'anes graves.

Pour obtenir une luation correcte de l'ane dans une population, il faudra faire des examens de laboratoire (dosage de l'hglobine), auprdes enfants de moins de cinq ans et les femmes entre 13 et 40 ans.

On envisagera toutefois une chimioprophylaxie des personnes isque si l't nutritionnel de la population est mauvais, si les rations alimentaires de base distribu sont insuffisantes (qualitquantit ou si l'on se trouve dans des zones endques de maladies parasitaires, telles que le paludisme ou l'ankylostomiase.

La mise en oeuvre d'un tel programme nssite cependant des structures sanitaires d optionnelles. Il sera donc rarement possible d'aborder ce probl dla phase d'urgence.

3.10 Tuberculose

Il est difficile d'apprer l'importance de ce probl par des enqus. (Les enqus bas sur des examens de crachats ou des tests a tuberculine sont lourdes, coes et demandent une grande compnce).

Les cas de tuberculose ne pourront gralement pas e pris en charge dla phase d'urgence. En effet, le suivi de cette pathologie est dcat, il exige des structures de santien blies et du personnel compnt. De ce fait, la tuberculose ne sera gralement pas conside lors d'une premi luation rapide.

3.11 Mngite ngocoque

La promiscuitt la surpopulation favorisent l'apparition de cette maladie. Elle peut prendre rapidement une forme dque, surtout dans les zones orte densite population. Ces des de mngites sont frentes dans les zones sahennes d'Afrique.

L'luation s'attachera aux ments suivants:

- Aptitude du syst de sant dcter les cas de mngite (dction et rrence par les agents de sant

- Possibilitde diagnostic par laboratoire pour dnir le type de mngite.

- Possibilitocale d'organiser une vaccination de masse si nssaire (mngocoques A ou C).

3.12 Onchocercose et Trypanosomiase

L'installation d'un camp dans une zone endque pour l'une de ces maladies peut avoir des consences graves sur la sante la population.

- Le lieu d'installation du camp est-il une zone endque pour l'une de ces maladies? (si oui, penser hanger d'emplacement).

- A-t-on dctes malades atteints de l'une ou de l'autre de ces maladies? A-t-on confirme diagnostic? S'agit-il de cas importou de maladies acquises sur place? Les vecteurs responsables de leur transmission existent-ils dans la zone?

3.13 Les probls obsticaux

Ils sont difficiles valuer lors d'une premi enqu. Cependant si l't sanitaire de la population, laisse rer, on peut s'attendre e que les femmes enceintes constituent un groupe isque.

- Existe-t-il un hal de rrence capable de prendre en charge les grossesses ou accouchements isque?

- Par qui sont faits les accouchements, dans quelles conditions d'hygi se font-ils, existe-t-il des sages-femmes traditionnelles, possnt-elles un matel correct pour riser un accouchement, quel est leur niveau de compnce?

Envisager la nssite mettre en oeuvre les mesures suivantes:

- Prophylaxie antipaludique (si le paludisme est endque).

- Dstage systtique de l'ankylostomiase (si cette parasitose est endque).

- Distribution de fer et d'acide folique (si la population est anque ou malnutrie).

- Distribution de rations alimentaires supplntaires.

- Vaccination contre le tnos (prntion du tnos natal).

- Amoration des conditions d'accouchement dans le camp (fournir du matel adat aux accoucheuses, construction d'une petite maternit

- Formation des sages-femmes traditionnelles.

VI. PLACE DU LABORATOIRE

Lors d'une premi luation, certaines techniques simples de laboratoire peuvent s'avr utiles pour identifier et apprer l'importance de certains probls de sant

Exemples:

- Type de parasites intestinaux existants.

- Etude de l'ende palustre par goutte isse et frottis de sang (type de Plasmodium existant).

- Mise en dence de filarioses.

- Etude de l'ane.

Ces examens demandent du matel ainsi que du personnel compnt. Lorsque certains probls spfiques sont suspect(exemple chol ou dysenterie bacillaire), il est utile de connae un laboratoire de rrence proche qui puisse confirmer le diagnostic. Dans ce cas, il est conseille se renseigner sur les modalitde transport des antillons.

VII. RESUME DES PROBLEMES PRIORITAIRES EN PHASE D'URGENCE

Ce chapitre rme les principaux probls sanitaires ou nutritionnels, qui doivent e lurapidement. Dl'ouverture d'un camp, les probls suivants existent ou risquent d'apparae. Leur impact sur la sante la population est souvent trimportant et la prnce d'un de ces probls produit la plupart du temps des rtions en cha; exemple: il existe des interactions entre malnutrition et infections, hygi et maladies transmissibles.

1. LES APPORTS ALIMENTAIRES AUX FAMILLES

Quantitqualitorganisation du syst de distribution.

2. LA MALNUTRITION

Rltats des enqus nutritionnelles, apports alimentaires de base des familles, programme d'alimentation de supplnt, prise en charge et prntion des maladies infectieuses car elles favorisent la malnutrition (principalement, la rougeole, la diarrh les infections respiratoires), prntion des anes et des carences en vitamines.

3. LA ROUGEOLE

Envisager rapidement une vaccination si la population souffre de malnutrition et/ou, qu'elle n'est pas immunis

4. L'AVITAMINOSE A

Envisager une prophylaxie si la population souffre de malnutrition et/ou si la ration alimentaire de base ne couvre pas les besoins en vitamine A.

5. LA DIARRHEE

Toujours un probl important. Former les agents de sant la dction des ddratations et a rdratation orale. Surveillance du chol (hygi, eau, zone d'ende).

6. L'EAU

Quantitqualitsi nssaire faire appel es spalistes.

7. L'HYGIENE ET LE CONTRE DES VECTEURS

Pmes fux, constructions de latrines, distribution de savon. Si nssaire, faire appel es spalistes pour la lutte contre les de vecteurs.

8. L'HABITAT

Protection contre le froid, la pluie, organisation administrative du camp, densite population.

9. LA DETECTION DES MALADES DANS LE CAMP

Rdes agents de sante quartier.

Les cinq principaux probls de santublique dans le camp sont le plus souvent:

- la malnutrition
- la rougeole
- les diarrh
- les infections respiratoires aigu/B>
- le paludisme

ANNEXE 1/4: Exemple de formulaire d'évaluation concernant les activités d'assainissement

Camp de:

Rapport n°:

Pays:

Date:

Province:

Nom du responsable:



Population totale du camp:

Nombre d'abris:

Nombre de familles:

Nombre de quartiers:

1. Eau

1.1. Quelles sont les habitudes culturelles concernant l'utilisation de l'eau?

1.2. Nombre de litres d'eau par personne par jour:

1.3. Qualite l'eau:

· aspect de l'eau
et/ou
· rltats d'analyses bactologiques.

1.4. Points d'eau (dire)

- existence de puits:

· nombre
· sont-ils prots, comment?

- existence de source:

· nombre
· sont-elles amg, comment?

- existence d'un fleuve:

· est-il amgBR>· est-il ec en saison se?

- camions citernes:

· s'agit-il d'un approvisionnement journalier, comment se fait-il?

- autres:

1.5. Transports de l'eau dans le camp:

· homme
· animaux

1.6. L'eau est-elle filtr (dire)

1.7. L'eau est-elle chlor: oui - non

Si oui, orise la chloration?
Comment se fait le contrdu taux de chlore?

2. Evacuation des excrnts

- Existence de pmes fux:

· nombre
· sont-ils dmit
· sont-ils utilis

- Existence de latrines:

· nombre de latrines fonctionnelles
· nombre de latrines oul
· mode de construction
· sont-elles recouvertes?
· sont-elles propres?
· sont-elles utilis?
· les distances entre l'habitat et les points d'eau sont-elles respect?

3. Evacuation des dets

Dire le syst d'cuation et d'incintion des dets pr:

- Pour la population
- Pour les structures de santR>- Pour les animaux
- Autres

4. Habitat

4.1. Dire l't d'avancement des constructions publiques. Quels sont les bments en dur? Sont-ils approvisionnen eau?

- Centre de santR>- Poste de santR>- Ecole
- Centre d'alimentation de supplnt
- Centre administratif
- Autre...

4.2. Dire le type d'habitation des personnes dac:

- Tentes
- Abris
- Autres

4.3. L'habitat prot-t-il contre les intempes?

4.4. Dire les conditions climatiques (donner les temptures)

4.5. Si le climat est froid, les personnes disposent-elles de suffisamment de vments ou de couvertures?

4.6. Lorsqu'il pleut, le camp est-il inond

4.7. Quelle est la densite population dans le camp? Combien de personnes vivent en moyenne par abri?

5. Vecteurs, insectes et parasites

- Y a-t-il beaucoup d'insectes?
- Sont-ils nuisibles? Lesquels?
- Existe-t-il un programme de lutte contre les vecteurs?

6. Evacuation des cadavres

- Comment sont cules cadavres?
- S'il y a des cimetis, uelle distance des lieux d'habitation sont-ils?
- Sont-ils surv

7. Combustible

- Quel est le combustible utilisEst-il suffisant?

- Evolution des for environnantes (disement, combien de temps doit-on marcher pour trouver du bois?)

- Quel est le principe de cuisson des aliments?

· foyer amorR>· feu ouvert
· autres

8. Logistique

Dire les difficultrencontr pour l'achat ou le transport ou le stockage des mataux nssaires aux programmes d'assainissement.

9. Propositions

Quelles sont les amorations pporter aux programmes actuels?