
| Nouveaux principes de législation phytosanitaire. (FAO Étude législative - 62) (1997) |
Les principes classiques régissant la police phytosanitaire viennent dêtre profondément bouleversés par ladoption de lActe final reprenant les résultats des négociations commerciales multilatérales dUruguay. Ce dernier incorpore en effet, en sus de lAccord de Marrakech instituant lOrganisation mondiale du commerce, divers instruments juridiques internationaux qui, de par leur caractère contraignant, auront des conséquences immédiates sur la quarantaine et sur les mouvements des végétaux. Il sagit de lAccord sur lapplication des mesures sanitaires et phytosanitaires et, dans une moindre mesure, de lAccord sur les obstacles techniques au commerce.
Voulant répondre à ces nouvelles exigences, la FAO sest engagée pour sa part dans la révision de la Convention internationale pour la protection des végétaux qui permettra dorénavant ladoption régulière de normes techniques sur lesquelles lOMC fondera ses décisions en cas de différends survenant en la matière.
Il est ainsi apparu utile au Service droit et développement dengager une réflexion sur les conséquences que cette évolution ne manquera pas davoir sur les législations nationales de la protection des végétaux, ou encore sur les règles pertinentes adoptées régionalement. Dautant plus que les usages commerciaux qui en découleront auront quant à eux des effets directs sur les volumes de production et donc sur la sécurité alimentaire.
Le présent ouvrage se veut une contribution à létude de la délicate interaction entre, dune part, les impératifs de la protection de la santé auxquels les pouvoirs publics doivent satisfaire au titre de la souveraineté nationale, et dautre part les exigences du libre-échange qui simpose globalement. Il expose les principes de la quarantaine sous la forme quils viennent de prendre et aborde quelques exemples descriptifs des systèmes législatifs ou diplomatiques au travers desquels lesdits principes sont mis en application. Bien que sagissant pas dun traité exhaustif, le lecteur y trouvera néanmoins le moyen de mieux appréhender les nouveaux principes régissant le cadre juridique de la protection des végétaux.
Lawrence C. Christy
Chef
Service droit et
développement
Bureau
juridique