Cover Image
close this bookUtilisation des fourrages grossiers en régions chaudes. (Étude FAO Production et santé animales - 135) (1997)
close this folderVIII. Considérations socio-économiques sur le développement des techniques de valorisation des fourrages pauvres
View the document8.1. Introduction
Open this folder and view contents8.2. Aspects économiques
View the document8.3. Considérations sur la pratique du développement des techniques de valorisation
Open this folder and view contents8.4. Impact des techniques sur les systèmes agraires
View the document8.5. Conclusion

8.1. Introduction

II existe tout un ensemble de moyens permettant à l’éleveur ou au paysan de valoriser leurs fourrages pauvres et leurs résidus de culture. Ils vont de la complémentation minimale (blocs multinutritionnels) au traitement, relativement délicat comme le traitement à l’ammoniac anhydre, en passant par le traitement à l’urée, facile à proposer au petit exploitant.

L’objet de ce chapitre est de faire rapidement le tour des facteurs socio-économiques à prendre en compte lors de tout programme de vulgarisation de ces techniques afin de mettre en évidence les freins, à contourner, et les atouts, à favoriser, permettant d’assurer leur développement en insistant plus particulièrement sur le traitement.

La justification de l’utilisation des techniques de traitement et/ou de complémentation se trouve au croisement, d’une part des besoins nutritionnels, dépendant eux mêmes de la nature et du fonctionnement du système de production animale et, d’autre part, de la disponibilité géographique et saisonnière des ressources fourragères et de leur qualité. Il est donc important de distinguer les systèmes de production selon la disponibilité et la place que fourrages et résidus de cultures y représentent en tant que ressources fourragères (BOUTONNET, 1994).

La question est en outre souvent posée de savoir s’il est plus avantageux de traiter les fourrages pauvres ou de les complémenter. Sur le plan strictement technique la réponse est sans ambigüité: on peut faire produire autant à l’animal avec une paille traitée qu’avec une paille en l’état complémentée, aux restrictions nutritionnelles près permettant d’optimiser la fraction fibreuse de la ration, évoquées au chap. 6. Sur le plan socio-économique, cette réponse est beaucoup moins nette et nécessite une analyse plus approfondie du contexte local devant prendre en compte, d’une part, les marchés des intrants et des produits et, d’autre part, la nature et le fonctionnement des systèmes de production.