Cover Image
close this bookIngénierie économique appliquée aux industries de la pêche (1999)
close this folder8. APPROCHE ECONOMIQUE DE LA QUALITE ET DE LA SECURITE ALIMENTAIRES
close this folder8.5 Le modèle de coût de qualité PED (Prévention-Evaluation-Défaillance)
View the document(introduction...)
View the document8.5.1 Coûts de prévention
View the document8.5.2 Coûts d’évaluation
Open this folder and view contents8.5.3 Coûts de défaillance
View the document8.5.4 Relations entre les coûts PED
View the document8.5.5 Indices de coût de qualité
View the document8.5.6 Limites du modèle PED

(introduction...)

Feigenbaum (1974) a proposé un modèle pour l’analyse des coûts de qualité qui est à peu près universellement accepté (Plunkett et Dale, 1987; Porter et Reyner, 1992). Ce modèle suppose que les coûts de production résultant de modifications de la qualité peuvent être divisés en trois catégories: coûts de prévention, coûts d’évaluation et coûts de défaillance, qui peuvent être définis de la façon suivante (British Standard Institution, 198l):

Coûts de prévention. Les coûts des actions entreprises en vue d’étudier, de prévenir ou de diminuer les défauts et défaillances.

Coûts d’évaluation. Les coûts d’analyses et autres moyens d’évaluation ainsi que l’enregistrement des résultats de qualité.

Coûts de défaillance. Les coûts résultant de la non-obtention du niveau de qualité spécifié. Ces coûts peuvent eux-mêmes être divisés en coûts internes et coûts externes, suivant qu’ils sont apparus dans l’unité de production ou après le transfert de propriété à l’acquéreur.

Le modèle suppose que les coûts PED peuvent être identifiés, mesurés et en particulier contrôlés, ce qui veut dire qu’ils peuvent être modifiés par des décisions de la direction. Par conséquent seuls les coûts variables sont pris en compte parmi les coûts de production. Les coûts fixes (par exemple amortissements) ne sont pas pris en considération. Cette catégorie de coûts de qualité se limite à l’analyse des coûts de conformité et coûts de non-conformité.

Cette analyse technico-économique peut être faite par exemple suivant les instructions générales de normes pour la détermination et l’utilisation des coûts liés à la qualité, telles que BS 6143:1981 (British Standard Institution, 1981), les normes australiennes AS 2561-SAA, 1982; ou les procédures conseillées par l’American Society for Quality Control (Hagan, 1986; Moore, 1977). Il faut noter que ces normes sont générales et qu’elles ne sont pas spécifiques à l’industrie de la pêche.

Les coûts relatifs à la qualité ne se déterminent pas facilement à partir des rapports ou des écritures comptables ordinaires. Ils doivent d’abord être discriminés et faire l’objet de rapports ou de mémoires comptables séparés.

Les coûts de qualité sont en général analysés suivant le principe de Pareto: un nombre restreint de facteurs est responsable de la majeure partie des coûts. Ces facteurs sont souvent désignés comme “les quelques essentiels”, alors que les autres sont les “nombreux accessoires ou secondaires”. Le principe de Pareto peut être un outil intéressant dans l’analyse des coûts de qualité. Il permet d’expliquer une proportion importante des coûts au prix d’un effort relativement faible (Sandholm, 1987).