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close this bookL' education nutrionnelle du public. (Étude FAO Alimentation et nutrition - 59) (1996)
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Open this folder and view contentsChapitre 1: Introduction
Open this folder and view contentsChapitre 2: Expériences passées et besoins en éducation nutritionnelle: résumés et conclusions de neuf études de cas
Open this folder and view contentsChapitre 3: Un canevas pour des programmes d’éducation nutritionnelle
View the documentChapitre 4: Stratégies d’éducation nutritionnelle et de communication pour différents groupes et différentes localisations
View the documentChapitre 5: Besoins en formation pour l’éducation nutritionnelle: directives pour la formation en cours d’emploi des éducateurs en nutrition
View the documentChapitre 6: Evaluation des programmes d’éducation nutritionnelle: implications pour ceux qui planifient et ceux qui évaluent les programmes
View the documentChapitre 7: Nouveaux développements dans les technologies utilisant l’ordinateur pour l’éducation nutritionnelle
Open this folder and view contentsChapitre 8: Conclusions et recommandations
View the documentAnnexe 1: Programme
View the documentAnnexe 2: Liste des participants
View the documentAnnexe 3: Liste des documents
View the documentAnnexe 4: Cadre pour la planification de programmes de promotion et d’éducation nutritionnelle (d’après Galbally, 1992).
View the documentAnnexe 5: L’approche decision-developpement-dissemination: Un cadre generique pour l’education nutritionnelle du public
View the documentAnnexe 6: Référencés spécifiques à l’éducation nutritionnelle dans le plan d’action pour la nutrition (CIN, 1992)
View the documentCahiers techniques de la FAO

Chapitre 7: Nouveaux développements dans les technologies utilisant l’ordinateur pour l’éducation nutritionnelle

La consultation a examiné le document de travail no. 6 présenté par son auteur, Mme K. Kolasa. Beaucoup de programmes d’éducation nutritionnelle ont montré que des efforts accrus en matière de communication pouvaient améliorer la santé et le bien-être des populations. Tout récemment, les technologies utilisant les ordinateurs sont apparues comme des moyens valables à la fois de recueillir et de disséminer l’information, bien qu’elles n’aient pas été jusqu’ici beaucoup utilisées dans le domaine de l’éducation nutritionnelle.

Ces technologies informatiques peuvent être regroupées sous deux rubriques, les applications autonomes et les applications en ligne (en réseau).

Les applications autonomes

II s’agit de programmes informatiques utilisés sans connections extérieures, téléphoniques, par satellite ou par d’autres moyens électroniques. Ces applications sont celles qui ont été le plus utilisées à ce jour en éducation nutritionnelle. Ces programmes ont été développés pour fournir l’information et la formation en éducation nutritionnelle au public, aux para-professionnels et aux professionnels. Ils sont disponibles sous forme de disquettes, de disques CD-ROM et laser. Ils sont accessibles au poste de travail d’un ordinateur ou dans un kiosque pour le public.

Les principaux types de programmes comprennent des analyses nutritionnelles, la gestion de services d’alimentation et de recettes, la planification de menus, la nutrition clinique, les interactions médicaments/aliments, l’évaluation des risques pour la santé et des prescriptions pour des modes de vie sains, l’éducation et des jeux dans le domaine de l’alimentation et de la nutrition. En plus des programmes développés spécialement pour l’éducation nutritionnelle et alimentaire, il y a d’autres programmes plus généraux comme les programmes graphiques, la photo informatique et les collections d’art, ainsi que les présentations par ordinateur qui permettent aux éducateurs en nutrition de mettre mieux et plus en valeur les résultats de leur travaux.

L’enseignement assisté par ordinateur (EAO) est une approche dans la formation à distance (télé-enseignement). Les programmes qui fournissent une rétroinformation sur les performances et qui assurent un suivi ont fait la preuve de leur efficacité dans l’enseignement à distance et dans d’autres conditions de formation. Les programmes qui comportent des compétences en modélisation sont aussi très appréciés. Cette utilisation peut permettre, à partir d’études de cas informatiques, de développer des compétences dans le domaine de l’évaluation nutritionnelle et des expériences simulées permettant aux utilisateurs d’acquérir une pratique.

On peut accéder à beaucoup de ces programmes à partir de kiosques placés dans les structures de santé, les cliniques communautaires, les centres commerciaux, les bibliothèques ou tout autre endroit accessible. Ces kiosques interactifs peuvent distribuer des informations, des recettes ou des coupons-rabais. Les écrans de ces kiosques ont été utilisés pour fournir par simple contact des informations sur la grossesse, la nutrition infantile, les vaccinations, la sécurité des enfants ainsi que des informations sur la salubrité et la qualité des aliments.

Les applications en ligne (connections et réseaux)

Les applications en ligne, ou connectées, qui fonctionnent à travers le courrier électronique, le réseau Internet et le world-wide-web (WWB) commencent à émerger dans le domaine de l’éducation nutritionnelle. De telles applications nécessitent d’avoir un ordinateur capable de communiquer avec d’autres ordinateurs, au moyen de lignes téléphoniques, de communications par satellite ou de réseaux câblés.

Un exemple du partage de l’information que permet cette technologie est donné par le réseau Population, Santé et Nutrition de la Banque Mondiale qui est un réseau électronique qui réunit les spécialistes de la santé et de la nutrition dans le monde. De même, les rapports sur les interventions dans le domaine des micronutriments, fournis électroniquement par OMNI (Opportunities for Micronutrient Interventions), en sont un autre exemple.

On a remarqué que de nombreux pays n’ont pas d’accès direct à l’Internet et/ou n’ont pas les lignes téléphoniques adéquates. Il est important que de telles capacités soient développées de manière à prévenir une aggravation des difficultés d’accès de ces pays aux sources d’information. Il y a cependant, des systèmes élaborés pour fonctionner de manière économique et sûre, même dans des zones où les infrastructures des télécommunications sont pauvres ou même inexistantes, par exemple, le Réseau Santé.

Les éducateurs doivent se familiariser avec les technologies informatiques de manière à pouvoir identifier celles qui peuvent améliorer les effets de leurs interventions pour l’éducation nutritionnelle du public. Là ou les éducateurs n’ont pas d’accès direct à ces technologies toutes les possibilités doivent être saisies pour les mettre en contact avec ceux qui y ont accès.

Il y a un certain nombre de questions auxquelles on peut avoir à répondre. La première a trait à l’accès aux technologies. La seconde consiste à savoir si ces technologies vont faire la preuve de leur efficacité à induire des changements positifs dans les connaissances, les pratiques et les attitudes du public. Troisièmement, il est nécessaire d’avoir des ressources (compétences humaines et matérielles) pour utiliser ces technologies dans l’intention d’améliorer l’état nutritionnel du public.

Discussion:

Le document ainsi que la présentation multimédia qui l’a accompagné ont permis aux experts de se faire une idée plus précise des programmes et des instruments disponibles qui utilisent les technologies informatiques pour l’éducation nutritionnelle.

Plutôt que de considérer un produit ou un groupe de produits particuliers, la discussion a porté sur les questions telles que les avantages et les inconvénients de cette technologie, les possibilités qu’elle offre et la possibilité de l’appliquer dans divers endroits. Les participants ont indiqué que l’usage des ordinateurs se répandra très largement, indépendamment du fait que les éducateurs y soient impliqués ou simplement favorables. A la lumière de ceci, on a approuvé le fait que la communauté des nutritionnistes devait se familiariser avec les technologies informatiques et, si possible, les utiliser.

Il a aussi été reconnu que les faibles coûts de distribution des matériels informatiques favorisaient leur utilisation dans le monde, les prix des équipements (hardware) imposaient des limites à beaucoup de pays. On a été préoccupé par le fait que la concentration de ces technologies dans les centres urbains des pays en développement allait élargir le fossé dans l’accès à l’information entre les régions rurales et urbaines et entre les riches et les pauvres.

Les experts ont noté que le développement des logiciels informatiques (software) demandait beaucoup de temps et d’argent. Les coûts élevés et le manque de compétences dans la production sont des obstacles à une production locale de matériels pertinents pour beaucoup de pays en développement. Bien plus, à cause de ces coûts élevés beaucoup de matériels sont fabriqués pour de gros marchés. On a noté enfin que l’industrie finançait la production de la plupart des logiciels actuellement disponibles.

Il semble qu’il y ait eu peu d’évaluations des logiciels d’éducation nutritionnelle. Cependant, les principes et les techniques d’évaluation sont les mêmes que pour les approches traditionnelles.

On a noté aussi que la question du copyright des logiciels est complexe et demeure largement sans réponse.

On a suggéré que les agences des Nations Unies qui sont concernées par l’éducation nutritionnelle fournissent des renseignements sur les logiciels disponibles, facilitent leur distribution et aident les pays à les adapter aux besoins locaux en termes d’acceptabilité culturelle du contenu et de la langue.

Dans un futur immédiat, l’enseignement à distance pour la formation semble avoir le plus grand potentiel de succès dans les pays en développement. Cependant, on a recommandé que des programmes interactifs et/ou des contacts directs entre les formateurs et les étudiants soient utilisés. Les experts ont noté que l’adaptation aux conditions locales des matériels imprimés et des illustrations est d’un intérêt immédiat, particulièrement dans les pays en développement. La consultation a aussi envisagé la fabrication d’une trousse de logiciels, c’est-à-dire, traitement de texte et graphiques, qui permettrait le développement et les modifications, à faible coût, de matériels d’éducation nutritionnelle et qui serait d’un bénéfice immédiat pour les pays en développement. L’élaboration sur mesure de matériels d’impression, de traitement de texte, de graphiques et d’écriture, à usage local, présente un potentiel d’utilisation immédiate.

On a reconnu que dans beaucoup de pays en développement l’utilisation de plus en plus large d’ordinateurs pour éduquer et informer le public ne serait pas faisable avant un certain temps. Le souci a été exprimé de voir les programmes d’éducation nutritionnelle informatisés remplacer un jour les éducateurs en nutrition. On a cependant précisé que les ordinateurs ne fournissent que de l’information. On aura toujours besoin d’éducateurs pour aider à la compréhension, à la synthèse et à la mise en oeuvre. La technologie informatique doit être considérée comme un moyen de renforcer le travail des éducateurs.

Plusieurs experts ont souligné qu’il y avait encore des efforts à faire pour assurer aux hommes et aux femmes un accès égal à cette technologie. Ils s’accordent pour dire qu’avant d’adopter les programmes informatisés disponibles pour les éducateurs en nutrition, ces programmes devaient être évalués en termes de conformité avec les contextes locaux et modifiés en conséquence. Les participants ont pensé qu’il faudrait faire un plus grand usage de l’Internet pour partager l’information, par exemple, les résultats de la recherche, les documents et les rapports des conférences.