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close this bookUtilisation des fourrages grossiers en régions chaudes. (Étude FAO Production et santé animales - 135) (1997)
close this folderVII. Résultats zootechniques de l’utilisation des fourrages pauvres par l’animal et témoignages concrets
View the document7.1. Rappel du contexte général
Open this folder and view contents7.2. Fourrages pauvres non traités complémentés par des blocs multinutritionnels
Open this folder and view contents7.3. Utilisation des fourrages traités par l’animal
View the document7.4. Blocs multinutritionnels ou fourrages traités à l’urée?
View the document7.5. Conclusion

7.1. Rappel du contexte général

Les objectifs et les systèmes de production de la majorité des pays tropicaux en voie de développement diffèrent beaucoup de ceux des pays tempérés ou à économie développée. En outre, l’alimentation des ruminants dépend généralement de pâturages pauvres et de résidus de culture de qualité médiocre dont, par surcroît, les disponibilités ne sont souvent que saisonnières. La productivité des animaux qui en résulte est donc faible ou modérée. Envisager des niveaux de production très élevés impliquerait le recours à des quantités importantes de compléments à base de céréales et de tourteaux qui sont souvent importés et coûteux. De tels systèmes sont irréalistes. Les objectifs primordiaux de la majorité de ces pays sont plutôt de:

· maintenir le poids ou même la survie des animaux pendant la saison sèche,

· disposer d’animaux en état au début des travaux de labour et de trait,

· accroître la production laitière de chaque vache dans des limites réalistes modestes (un à deux litres en plus par animal et par jour),

· obtenir des bovins en croissance à l’embouche des gains de poids de l’ordre de 300 à 600 g/j.

L’objet de ce chapitre est de montrer comment les techniques de valorisation des fourrages pauvres peuvent contribuer à réaliser ces objectifs.

Nous examinerons également les cas particuliers des systèmes de production animale plus intensifs (Maghreb, Proche Orient, Chine,... dont l’élevage est bien intégré à la céréaliculture) où ces techniques peuvent présenter un intérêt pour certaines catégories d’animaux.

Les améliorations permises par ces techniques devront toujours être raisonnées afin de rester nutritionnellement réalistes et économiques.