
| DEUXIEME PARTIE: LES JEUX D'ACTEURS ET LEURS REGLES |
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Il est apparu au groupe de réflexion que la contextualisation de la situation des groupes les plus vulnérables est un préalable à la clarification de la notion de participation de ces groupes ainsi d'ailleurs qu'à celles de pauvreté et de vulnérabilité censées les définir. La connaissance du contexte permet de situer les principaux déterminants structurels et constitue une première étape dans la compréhension des processus d'appropriation des innovations proposées ou appuyées par les agences de développement participatifs. La seconde étape consiste en la connaissance des processus d'interaction entre ces déterminants structurels et les capacités d'initiative et d'action (agency) des différents groupes d'acteurs.
On peut ainsi mieux comprendre que la participation des groupes les plus vulnérables dans les projets ne recouvre pas les mêmes significations pour les différents groupes d'acteurs (dont les agents de développement). Le groupe de réflexion estime très important de considérer que les catégories sémantiques ne vont pas de soi, qu'elles sont des constructions d'acteurs en situation (y compris pour les opérateurs de développement) et que, par conséquent, elles ne sont pas neutres. Le décalage sémantique, ou la superposition de significations différentes, suscitent immanquablement des tactiques et des stratégies de la part des acteurs villageois, tant à l'égard des projets qu'à l'égard d'autres objectifs relevant de l'arène villageoise, notamment d'ordre politique (chapitre 6). A partir de ce constat, on a tenté de formaliser une grille d'analyse générale qui puisse servir d'outil de description opératoire des arènes de confrontation que sont les projets (chapitre 7). Cette grille a été appliquée à quatre études de cas que l'on trouvera en annexe de ce document.