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close this bookCivil Society, NGDOs and Social Development: Changing the Rules of the Game (UNRISD, 2000, 86 p.)
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Résumé

L'auteur proc ici ne de grale du rjouar les organisations non gouvernementales de dloppement (ONGD) dans la promotion du dloppement social avant et depuis le Sommet mondial pour le dloppement social (1995) et de leurs prestations dans ce domaine. Il propose deux types d'analyse et de recommandations. Le premier concerne les pratiques des ONGD et leurs relations avec d'autres "partenaires du dloppement"; le second a trait aux pathologies profondes du syst d'aide qui conditionnent la forme et l'efficacite nombreuses initiatives de dloppement nant non seulement d'ONGD mais aussi du vaste ensemble d'entitregroup sous l'expression d'organisations de la soci civile (OSC). L'auteur conclut que, s'il n'est pas rrmn profondeur, le syst de l'aide continuera reiner la mobilisation de la soci civile aux c des ONGD, alors qu'ensemble elles pourraient susciter un vrai dloppement dans le tiers monde.

La notion de soci civile a modifia rexion et la pratique du dloppement dans les principaux pays donateurs. Cependant, l'image occidentale de la soci civile qu'emploient les donateurs ne s'applique pas nssairement aux socis civiles d'ailleurs, ce qui a de seuses consences sur les efforts visant obiliser les organisations de la soci civile dans les pays en dloppement. Dans la pratique, les donateurs ont besoin d'avoir une connaissance beaucoup plus approfondie de la configuration et des capacitde la soci civile 'endroit prs o ont l'intention d'intervenir. Ils doivent aussi savoir que les efforts des ONGD sont utiles, certes, mais limitet qu'elles ne peuvent pas se substituer a soci civile dans son ensemble.

Les tes que se fixent les ONGD et les attentes de leurs bailleurs de fonds sont complexes et (probablement) excessives. Elles recouvrent la plupart des aspects du dloppement social : rction de la pauvrett de l'exclusion, meilleur accaux services de base, prntion des conflits, accration du processus de dcratisation, influence sur les politiques publiques, etc. Les ONGD fonctionnent aussi es niveaux multiples, depuis celui des individus jusqu'elui des relations, conventions et obligations internationales en passant par les mges et les blissements intermaires. Ce faisant, elles peuvent toucher environ 20 pour cent des pauvres de la plan. Cependant, les des montrent que leur contribution au changement social n'est pas aussi substantielle ni durable qu'on pourrait l'imaginer.

Les ONGD aimeraient faire. Cependant, leur capacite le faire est limitpar le fait que le cadre institutionnel de l'aide dans lequel elles travaillent est injuste, les donateurs n'nt motivque par leurs propres intts, et avec pour caractstique un dquilibre du pouvoir. En m temps, les ONGD restent essentiellement tributaires de l'aide et vulnbles, ce qui peut e 'origine de motivations et d'un comportement contestables de leur part. Afin que le rdes ONGD de mobiliser en faveur du dloppement soit plus efficace, elles doivent intensifier leurs travaux afin :

· de comprendre et de surmonter ce qui entrave leurs efforts;

· de travailler diffmment avec les communautpour veiller e que le changement soit durable;

· de renforcer leur capacite gr l'impuissance relative qu'elles ouvent 'inteur des "partenariats" qui est caractspar un syst d'aide inchang

· de coopr avec d'autres ONGD et travailler en collaboration avec toutes sortes d'ONGD au sein de coalitions ou de raux;

· d'rgir et de structurer leurs interactions avec la soci civile dans son ensemble;

· d'ndre leurs relations avec les pouvoirs publics nationaux et locaux;

· d'adopter sur la sc internationale un mode de fonctionnement qui permette de rendre des comptes aux partenaires nationaux et locaux ainsi qu'aux bficiaires.


Les ONGD du Nord en particulier devraient concentrer leur rgie non pas vers des activitoptionnelles dans le Sud mais rienter leurs efforts vers l'cation et faire en sorte de sensibiliser leurs propres composantes nationales aux questions de dloppement.

Cependant, les structures propres au syst de l'aide internationale limitent ce que les ONGD peuvent faire pour s'amorer. Selon les res en usage, les bficiaires de l'aide sont, pour la plupart, relativement impuissants et maintenus dans cet t d'impuissance. Le terme de "partenariat", employ tort et ravers, est un exemple d'actualitui montre en quoi le discours sert asquer l'inlites rapports de force et la survivance de la dndance. Ce dquilibre des forces a aussi des effets pervers sur les bficiaires de l'aide, en les empant de s'investir dans les changements nssaires. Six rrmes sont propos pour atter ou miner les dysfonctionnements institutionnels de l'aide et amorer les possibilitrles de cooption des ONGD avec des OSC de natures diverses.

Premiment, mettre plus d'itt de partage des responsabilitdans le processus de l'aide qui doit faire l'objet d'une appropriation. On a souvent proposa crion de fonds d'affectation spale ou de mnismes similaires; il serait temps de passer au stade de la risation. Ces structures devraient mettre une bonne distance entre le donateur et le bficiaire de l'aide, en leur permettant une cooption dans le cadre d'une gouvernance transparente.

Deuximent, accepter des relations autres que celles du "partenariat". Les milieux de l'aide ont besoin de toute une panoplie de relations qu'ils puissent appeler par leur nom et qui soient chacune cons pour servir un but particulier. Dans chaque type de relation, les droits et obligations des parties en cause doivent e ouvertement nci

Troisiment, mettre en place des "intermaires honns" calqusur le mod du mateur, comme envisagent de le faire aujourd'hui des institutions travaillant dans le domaine des options humanitaires et des interventions d'urgence.

Quatriment, emper que naisse une "monoculture du dloppement" et, dans ce but, encourager les ONGD aire ce qu'elles font le mieux : travailler au changement avec des agents locaux pour comprendre et faire adopter des approches du dloppement tenant compte de la notion d'intation mais aussi intersectorielles, participatives et novatrices, taill pour s'adapter es situations prses. Cela va 'encontre de la tendance actuelle orcer les ONGD e conformer aux normes et modes officielles, qui vont souvent dans le sens technique et sectoriel privilar le donateur.

Cinquiment, amorer la pratique du dloppement social en concevant des interventions qui tignent d'une comprnsion plus profonde des rapports entre l'lution de la participation civique, le ret les compnces que les OSC auraient besoin de renforcer ainsi que les processus de changement nomique et social.

Enfin, dlopper les relations avec la soci civile sur la base du dialogue et des liens nouentre acteurs divers e multiples niveaux. En blissant la cartographie des institutions, il est possible de repr oes sont accessibles e genre d'engagement.

Le syst de l'aide n'a pas dntron aptitude evoir ses principes fondamentaux et ses structures. Si cela devait continuer, la crbilites ONGD auprdes OSC serait encore plus compromise. Les rrmes nssaires sautent aux yeux. Le probl vient d'une prsposition des donateurs aire passer leurs propres intts nationaux avant ceux des "bficiaires", qui restent au second plan. Cela peut satisfaire le contribuable qui a besoin de savoir dans quelle mesure il bficie lui-m de l'aide. Nmoins, ces ms contribuables sont aussi intsspar ce qui est rlement accompli sur le terrain. Il veut a fois des avantages pour son pays et des rltats 'anger. De pies prestations risquent donc de se solder en dnitive par une perte de crbilitux deux extrtde la cha de l'aide. Il ne faut pas en arriver lLes pauvres et les laisspour-compte au nom desquels le syst fonctionne ont fondamentalement droit n syst d'aide plus efficace.

Alan Fowler est un consultant indndant bas Addis Abeba et dont les travaux de recherche sont centrsur les ONGD, le rrme du syst de l'aide et le dloppement de la soci civile.