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close this bookManuel sur l'Environnement Volume III: Catalogue des Normes Antipollution (GTZ/BMZ, 1996, 663 pages)
close this folder3. Normes pour les interventions sur l'environnement
close this folder3.1 Effluents
View the document3.1.1 Généralités
View the document3.1.2 Activités de projet

3.1.2 Activités de projet

1. Agriculture

Les activités agricoles, et plus particulièrement celles concernant la production d'aliments du bétail, de viande et de lait, sont génératrices d'effluents spécifiques, dont les principaux sont les suivants :

- Purin et lisier
- Eaux d'infiltration des silos
- Petit lait
- Déjections animales
- Eaux usées émanant de l'irrigation.

2. Transport

La principale source d'effluents de cette catégorie d'agents pollueurs est constituée par les déversements directs émanant d'activités de construction et de fonctionnement ainsi que par les substances polluantes charriées par les eaux de pluie.

3. Assainissement municipal

On désigne par eaux usées urbaines les effluents des zones d'habitat, des communes urbaines et rurales, collectées dans un système collectif de caniveaux et de canalisations. Ces effluents émanent pour l'essentiel

- des ménages,

- des collectivités telles que foyers d'hébergement, hôtels, hôpitaux, administrations,

- des usines d'incinération des ordures ménagères,

- de la petite industrie,

- des eaux de ruissellement,

- des décharges publiques, et peuvent être déversés directement ou après traitement dans l'émissaire.

Les eaux usées urbaines sont très hétérogènes en ce qui concerne les substances dont elles sont composées (eaux de lessive, de bain, de rinçage et eaux fécales), les quantités déversées et les périodes de décharge. Les effluents d'origine ménagère sont pollués par des particules et boues en suspension, des colloïdes et des matières diluées telles qu'urines, sels et détergents. Ces substances contiennent des éléments consommateurs d'oxygène qui se dégradent assez facilement et qui entrent donc aisément en putréfaction dès qu'il y a manque d'oxygène.

L'élimination des effluents domestiques peut s'effectuer par le procédé séparatif ou selon le système du tout-à-l'égout. Dans le premier cas, eaux usées et eaux pluviales s'écoulent dans des canalisations différentes, alors que dans le tout-à-l'égout, les eaux usées et pluviales empruntent des canalisations communes. Selon la fréquence, la durée et l'intensité des débits d'orage, une partie des précipitations peut se déverser directement dans les cours d'eau sans passer par la station d'épuration. Les substances qui se sont déposées dans les canalisations par temps sec sont alors charriées à nouveau par la force d'entraînenement des eaux en crue, et peuvent atteindre une concentration plusieurs fois supérieure à celle d'une décharge primaire. Concernant le procédé séparatif, des charges de pollution considérables parviennent également dans l'émissaire avec les eaux pluviales.

A la lumière de normes nationales, il s'avère que la décharge directe d'effluents domestiques dans les eaux de surface est, dans de nombreux pays, soumise à autorisation préalable ou purement et simplement interdite. Des normes qualitatives de cet ordre existent, dans la grande majorité des cas, dans les pays ayant adopté une législation particulière pour la protection des eaux. Il y a lieu de penser que les directives de la CE en la matière jouent un rôle déterminant dans l'élaboration de ces législations nationales.

4. Distribution d'énergie

Parmi les effluents émanant du secteur de la production d'énergie, il convient surtout de mentionner les eaux de service (généralement eaux de refroidissement) polluées par des agents biocides. Ceux-ci sont utilisés afin d'épurer l'eau et d'en éliminer les algues, et de protéger ainsi le système de refroidissement. Parmi ces substances figurent notamment le chlore et les composés chloriques (v. fichier des substances).

5. Secteur productif/Industrie

Parmi les effluents industriels figurent les eaux usées ayant servi entre autres à titre de matière première, de solvant ou de véhicule à des fins de nettoyage ou d'hygiène.

Les eaux industrielles

- ont souvent une composition peu complexe avec prédominance de groupes de substances chimiques déterminés,

- contiennent des substances inhibitrices, difficilement dégradables et toxiques,

- présentent de fortes fluctuations au niveau de la composition et des concentrations,

- contiennent des substances malodorantes pouvant, de façon directe ou indirecte, être à l'origine de sérieuses nuisances olfactives (p.ex. par transformation bactérielle).

Compte tenu des propriétés susmentionnées, les effluents industriels sont souvent différenciés selon qu'il s'agit

- d'eaux usées pouvant être déversées en intégralité ou sans prétraitement dans les canalisations ou dans les eaux de surface,

- d'eaux usées pouvant uniquement être déversées après réduction des quantités et traitement préalable, et

- d'eaux usées dont la décharge dans les eaux de surface est interdite.

Les valeurs limites concernant les décharges d'effluents sont indiquées directement ou doivent être calculées sur la base de réglementations générales, sectorielles ou locales.

6. Mines/Extraction de matières premières

Parmi les principaux effluents émanant de ce type d'activité, il convient de mentionner les eaux de mine et les eaux usées provenant de l'extraction ou du traitement de matières premières (la transformation proprement dite relève plutôt de l'industrie productrice). L'effet polluant de ces effluents est généralement le résultat de fortes concentrations de substances déterminées (p.ex. arsenic, plomb, zinc, mercure).