Cover Image
close this bookManuel sur l'Environnement Volume III: Catalogue des Normes Antipollution (GTZ/BMZ, 1996, 663 pages)
close this folder4. Normes de qualité de l'environnement
close this folder4.3 Situation en matière de bruit
View the document4.3.1 Généralités
View the document4.3.2 Aspects spécifiques relatifs aux récepteurs

4.3.2 Aspects spécifiques relatifs aux récepteurs

1. Santé humaine

Les effets du bruit sur le récepteur qu'est l'être humain se manifestent sous les formes suivantes :

- déficiences auditives,
- problèmes de communication acoustique,
- activation du système nerveux central et végétatif,
- altération de la qualité du travail et de la performance,
- nuisances.

Cependant, l'ampleur des nuisances ne dépend pas uniquement du niveau sonore, mais aussi de toute une série d'autres facteurs (v. plus haut). De manière générale, on peut dire que les seuils admissibles sont atteints à partir de niveaux sonores moyens de 55 dB(A) la nuit et 65 dB(A) le jour. Pour les zones résidentielles, il existe en Allemagne des valeurs indicatives (norme allemande DIN 18005) qu'il est souhaitable de ne pas dépasser, à savoir 40 dB(A) la nuit et 50 dB(A) le jour. En dessous d'un niveau sonore moyen de 35 dB(A), il n'y a plus lieu de redouter des troubles du sommeil liés au bruit (seuil recommandé dans les Instructions techniques relatives à la protection contre le bruit - "TA-Lärm"- pour les zones strictement résidentielles soumises à des nuisances sonores d'origine industrielle : 35 dB(A)). Sur des postes de travail à plein temps, des déficiences auditives sont à craindre à partir de 85 dB(A). La définition de valeurs limites et indicatives tient compte aussi bien de facteurs objectifs de nuisances et de dommages que de critères de faisabilité financière et technique.

2. Protection de la flore et de la faune

Les principaux effets du bruit sur la faune sont les suivants :

- en cas de source sonore linéaire : perturbation de la communication acoutisque entraînant des anomalies de comportement au niveau de l'accouplement, de la recherche de nourriture, de l'alerte en cas de danger et de la couvaison, la conséquence étant une altération des biocénoses naturelles dans la zone concernée ;

- en cas de source sonore ponctuelle s'accompagnant dans certains cas de signaux optiques : réactions de frayeur qui, à certaines périodes comme celle de la recherche d'un lieu de nidification ou de la couvaison, peuvent entraîner à échéance l'abandon des habitats et compromettre ainsi la reproduction.

L'évaluation des effets d'immissions sonores peut être réalisée moyennant la prise en compte des facteurs suivants :

- espèce animale,
- nuisances sonores antérieures (adaptabilité),
- nature du bruit (régulier, sporadique, etc.),
- éventuelles anomalies visibles du comportement,
- proximité du biotope par rapport à la source sonore.