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close this bookManuel sur l'Environnement Volume III: Catalogue des Normes Antipollution (GTZ/BMZ, 1996, 663 pages)
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Malathion

APPELLATIONS

Numéro du CAS: 121-75-5

Nom dans le registre: Malathion

Nom de la substance: S-[1,2-bis-(éthoxy-carbonyl)éthyl]-O,O-diméthyl-dithiophosphate

Synonymes, noms commerciaux: O,O-diméthyl-S-[1,2-bis(éthoxy-carbonyl)éthyl] dithiophosphate, Aphisan , Carbophos , Mercaptothion et de nombreux autres

Nom(s) anglais: Malathion

Nom(s) allemand(s): Malathion

Description générale: Liquide clair de couleur jaunâtre (huile); le produit technique (95%) est brun.

PROPRIETES PHYSICO-CHIMIQUES

Formule brute: C10H19O6PS2

Masse atomique relative: 330,36 g

Masse volumique: 1,23 g/cm3 à 25°C

Densité de gaz: 11,4

Point d'ébullition: 156-157°C à 1hPa

Point de fusion: 2,8-3,7°C

Tension de vapeur: 16,6 x 10-3 Pa

Solubilité: Dans l'eau: 145 mg/l à 25°C; soluble dans les solvants organiques, faiblement soluble dans l'éther, le pétrole et certains types d'huiles minérales.

Facteurs de conversion: 1 ppm = 13,7 mg/m3

1 mg/m3 = 0,07 ppm

ORIGINE ET UTILISATIONS

Utilisations:

Le malathion est principalement utilisé dans l'agriculture comme produit antiparasitaire (insecticide et acaricide), et surtout dans la lutte contre les insectes suceurs.

Origine/fabrication:

Réaction de 0,0-diméthyl-hydrogène-phosphordithioate avec le maléate diéthylénique en présence de triéthylamine comme catalyseur et d'hydroquinone afin de prévenir la polymérisation du maléate.

Chiffres de production:

USA

1978

14 000 t

(OMS, 1983)

Inde

1980/81

1 264 t

(OMS, 1983)

Autres pays producteurs: Danemark, France, Italie, Espagne, République fédérale d'Allemagne, Japon, Brésil, Mexique et Taiwan.

Consommation:

Mexique

1982

1 800 t

(OMS, 1986)

USA

1982

1 500 t

(OMS, 1986)

Inde

1982

800 t

(OMS, 1986)

Italie

1981

552 t

(OMS, 1986)

Jordanie

1982

450 t

(OMS, 1986)

Hongrie

1982

313 t

(OMS, 1986)

Argentine

1982

235 t

(OMS, 1986)

Egypte

1981

208 t

(OMS, 1986)

Pologne

1982

104 t

(OMS, 1986)

Niger

1981

69 t

(OMS, 1986)

Pakistan

1982

68 t

(OMS, 1986)

Turquie

1982

58 t

(OMS, 1986)

TOXICITE

Mammifères:



Souris

DL50 1 260 mg/kg, v. orale

sel. OMS, 1983

Souris

DL50 193 mg/kg, v. intraveineuse

sel. OMS, 1983

Rat

DL50 1 375 mg/kg, v. orale

sel. PERKOW, 1993

Rat

DL50 4 400 mg/kg, v. dermale

sel. OMS, 1983

Chien

DL50 1 600 mg/kg, v. intraveineuse

sel. OMS, 1983

Cobaye

DL50 500 mg/kg, v. intraveineuse

sel. OMS, 1983

Organismes aquatiques:



Vairon d'Amérique

CL50 12,5 mg/l (96 h)

sel. ATRI, 1985

Truite arc-en-ciel

CL50 0,1 mg/l (24 h)

sel. ATRI, 1985

Grande perche soleil

CL50 0,12 mg/l (24 h)

sel. ATRI, 1985

Daphnie

CL50 0,0009 mg/l (24-25h)

sel. ATRI, 1985

Remarques:

Dans ATRI (1985) sont fournies de nombreuses autres données de toxicité pour les poissons, les organismes aquatiques en général et les plantes aquatiques.

Pathologie/toxicologie

Homme/mammifères:

Le malathion est une neurotoxine agissant sur le système nerveux central (inhibition de l'enzyme de l'acétylcholinestérase). L'intoxication aiguë se manifeste par les symptômes suivants: transpirations abondantes, hypersalivation, diarrhées, bronchite, infarctus du myocarde et coma. La mort survient par apnée ou arrêt respiratoire.

On manque encore d'informations sur la tératogénicité et sur les atteintes à la fertilité. De la même façon, le potentiel cancérogène et mutagène du malathion n'est pas encore établi avec certitude (OMS, 1983).

Organismes aquatiques:

Il existe de nombreuses valeurs de toxicité pour différentes espèces de poissons. Ainsi a-t-on observé, au bout de plusieurs mois d'exposition, des atrophies sur la grande perche soleil ainsi qu'une inhibition de la lactico-déshydrogénase dans le foie parmi des alevins de carpes. Dans la plupart des cas, les doses étaient létales à partir de 0,1-5 ppm. La croissance des algues est inhibée par le malathion.

COMPORTEMENT DANS L'ENVIRONNEMENT

Atmosphère:

Le malathion parvient dans l'atmosphère au travers des applications dans l'agriculture (pulvérisations 0,03-0,08%, vapeurs 4% et aérosols 2,5-5%, OMS 1983). Après application, on trouve des concentrations de 0,1 ng/m3 env. dans l'air se trouvant au dessus des surfaces traitées (OMS, 1983).

Demi-vie:

Dans l'organisme animal, cette substance se dégrade en 24 heures et est éliminée par les urines (démontré par des expériences sur des poules et des poussins, OMS 1983).

La demi-vie pour la dégradation chimique dans l'eau (pH = 7,4, à 20°C) est d'environ 11 jours et est fonction du pH (hydrolyse lente pour un pH < 7 et rapide pour un pH > 7 (ATRI, 1985).

Dégradation, produits de décomposition:

Dans l'organisme des insectes, le malathion est oxydé et forme du malaoxon. En outre, des dérivés de l'acide succinique et d'autres acides carboxyliques, de l'acide O,O-diméthylthiophosphorique et de l'acide phosphorique sont obtenus par hydrolyse [selon PERKOW, 1994].

Le malathion est rapidement dégradé in vitro par des bactéries de marais salants et y est transformé en acide monocarboxylique de malathion, en acide dicarboxylique de malathion et en différents phosphothionates. En outre, l'activité de la phosphatase produit du malathion desméthylique, des phospho-mono et dithionates, des acides dicarboxyliques 4-carbone et les éthylesters correspondants [sel. VERSCHUEREN, 1983].

Chaîne alimentaire:

Le malathion s'introduit dans l'organisme par inhalation et par voie cutanée et est résorbé dans l'intestin. On ne connaît pas à ce jour de cas de contamination de la nappe phréatique et de l'eau potable par le malathion (ATRI, 1985). On trouve des résidus de cette substance dans des produits alimentaires tels que céréales, légumineuses et légumes ayant été traités au malathion. Cette voie de contamination est loin d'être négligeable, raison pour laquelle l'OMS, la FAO et la CEE ont établi des valeurs indicatives pour les doses maximales tolérables.

VALEURS LIMITES DE POLLUTION

Milieu

Secteur

Pays/ organ.

Statut

Valeur

Cat.

Remarques

Source

Air:

Amb.prof.

B

(L)

10 mg/m3



sel. OMS, 1983


Amb.prof.

BG

(L)

0,06 mg/m3


Val. max.

sel. OMS, 1983


Amb.prof.

CH

(L)

10 mg/m3


Val.l.durée

sel. OMS, 1983


Amb.prof.

D

(L)

15 mg/m3

MAK


DFG, 1989


Amb.prof.

I

(L)

10 mg/m3


Val.l.durée

sel. OMS, 1983


Amb.prof.

NL

(L)

10 mg/m3



sel. OMS, 1983


Amb.prof.

PL

(L)

15 mg/m3



sel. OMS, 1983


Amb.prof.

RO

(L)

10 mg/m3


Val.l.durée

sel. OMS, 1983


Amb.prof.

RO

(L)

15 mg/m3


Max.

sel. OMS, 1983


Amb.prof.

SF

(L)

10 mg/m3



sel. OMS, 1983


Amb.prof.

SU

(L)

0,5 mg/m3

PDK


sel. SORBE, 1985


Amb.prof.

USA

(L)

10 mg/m3

TWA

Peau

ACGIH, 1986


Amb.prof.

YU

(L)

0,5 mg/m3



sel. OMS, 1983

Eau :

Eau pot.

D

L

0,1 mg/l


Subst. indiv.

sel. LAU BW, 1989


Eau pot.

D

L

0,5 mg/l


Ts pest. conf.

sel. LAU BW, 1989


Eau pot.

CE

L

0,1 mg/l


Subst. indiv.

sel. LAU BW, 1989


Eau pot.

CE

L

0,5 mg/l


Ts pest. conf.

sel. LAU BW, 1989


Eaux superf.

CE

L

1 mg/l


Ts pest. conf.

sel. LAU BW, 1989


Eaux superf.

CE

L

2,5 mg/l


Ts pest. conf.

sel. LAU BW, 1989


Eaux superf.

CE

L

5 mg/l


Ts pest. conf.

sel. LAU BW, 1989

Aliments:








Céréales


D

L

3 mg/kg



sel. PERKOW, 1994

Légumes


D

L

3 mg/kg



sel. PERKOW, 1994

Fruits


D

L

0,5 mg/kg



sel. PERKOW, 1994

Normes de qualité des eaux de surface servant à l'obtention d'eau potable:

traitement physique simple
traitement physico-chimique normal
traitement physique et traitement chimique sophistiqués

VALEURS COMPARATIVES/DE REFERENCE

Milieu/origine

Pays

Valeur

Source

Eau :




Rhin (Lobith, 1972)

D

0,01 mg/m3

sel. ATRI, 1985

Eau de citerne

USA

0,01 ppb (1970)

sel. ATRI, 1985

Aliments:




Fruits

D

0,5 ppm (max.)

sel. ATRI, 1985

Céréales

D

3 ppm (max.)

sel. ATRI, 1985

EVALUATION ET REMARQUES

Le malathion fait partie des pesticides agricoles qui sont surtout utilisés dans les pays en développement. Cette substance étant hautement toxique pour l'homme et pour les organismes aquatiques, des dispositions particulières doivent être prises au niveau de sa manipulation. Une attention particulière doit être accordée aux résidus dans les produits alimentaires.

Source(s) spéc.: ATRI (1985)