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close this bookManuel sur l'Environnement Volume III: Catalogue des Normes Antipollution (GTZ/BMZ, 1996, 663 pages)
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Plomb et ses composes inorganiques

APPELLATIONS

Numéro du CAS: 7439-92-1

Nom dans le registre: Plomb

Nom de la substance: Plomb

Synonymes, noms commerciaux: Plumbum

Nom(s) anglais: Lead

Nom(s) allemand(s): Blei

Description générale: Métal gris, brillant et de couleur gris bleuâtre sur les surfaces fraîchement entaillées.

PROPRIETES PHYSICO-CHIMIQUES

Formule brute: Pb

Masse atomique relative: 207,21 g

Masse volumique: 11,34 g/cm3

Point d'ébullition: 1 740°C

Point de fusion: 327,4°C

Tension de vapeur: 0 hPa

Solubilité: Dans l'eau: à l'exception de Pb(NO3)2 et Pb(CH3-COO)2; les composés inorganiques du plomb sont quasi insolubles dans l'eau.

PROPRIETES DE CERTAINS COMPOSES

Numéro du CAS:

1317-36-8

7758-95-4

Nom de la substance:

Oxyde de plomb (II)

Chlorure de plomb (II)

Synonymes, noms commerciaux:

Monoxyde de plomb , litharge

Chlorure de plomb

Nom(s) anglais:

Lead (II)-oxide

Lead(II)-chloride

Nom(s) allemand(s):

Blei(II)-oxid

Blei(II)-chlorid

Description générale:

Poudre cristalline de couleur rouge

Cristallin solide de couleur blanche (aiguilles)

Formule brute:

PbO

PbCl2

Masse atomique relative:

223,21 g

278,11 g

Masse volumique:

9,53 g/cm3

5,85 g/cm3

Point d'ébullition:

1472°C

950°C

Point de fusion:

888°C

501°C

Solubilité:

Insoluble dans l'eau; soluble dans l'acide acétique et dans l'acide nitrique dilué.

Dans l'eau: 9,9 g/l; insoluble dans l'éthanol; légèrement soluble dans HCl dilué.

ORIGINE ET UTILISATIONS

Utilisations:

En 1987, environ 60% du plomb produit étaient utilisés pour la fabrication d'accumulateurs (ULLMANN, 1990). Parmi les autres utilisations, il y a lieu de citer la fabrication de tuyauteries, d'alliages, de câbles, de colorants et d'antidétonants dans l'essence. En moyenne, 25 - 40% de la consommation mondiale de plomb sont satisfaits par recyclage de ferraille et de déchets de plomb (MERIAN, 1984).

Principaux dérivés du plomb:

Oxydes

PbO

verrerie et cristallerie;

Pb3O4

enduit antirouille pour le fer;


PbO2

oxydant;


Stéarates

Pb(C17H35COO)2

stabilisateur dans les PVC;

Oléates et naphthénates


additif permettant d'accélérer le

séchage des peintures à huile;



Tétra-acétates

Pb(CH3COO)4:

oxydant;

Tétra-alcoyles

Pb(CH3)4

antidétonant dans l'essence;

Pb(C2H5)4

((r) composés organiques du plomb).


Origine/fabrication:

L'écorce terrestre renferme environ 0,002% de plomb . Les principaux composés minéraux sont les suivants: galène (PbS), cérusite (PbCO3), crocoïse (PbCrO4) et pyromorphite (Pb5(PO4)3Cl).

Chiffres de production:

Principaux pays producteurs et consommateurs de plomb en 1987:

Pays

Production minière

Production raffinée

Cons. de plomb marchand


(teneur en Pb), 103 t

(primaire et secondaire), 103 t

103 t

Union soviétique

510,0

780,0

775,0

Autres pays de l'Est

503,7

623,9

665,5

Australie, Océanie

486,2

220,7

65,0

Canada

413,4

225,8

102,9

Etats-Unis

318,3

1027,9

1202,8

Pérou

192,0

70,8

21,9

Mexique

177,1

185,1

99,6

Prod. mondiale totale

3389,3

5631,4

5622,5

(Chiffres extraits de ULLMANN, 1990)

TOXICITE

Mammifères:



Rat

DL 11.000 mg/kg, v. orale (acétate de Pb)

sel. DVGW, 1985


DL50 100-825 mg/kg, v. orale (arséniate de Pb)

sel. DVGW, 1985

Lapin

DL50 125 mg/kg, v. orale (arséniate de Pb)

sel. DVGW, 1985

Poulet

DL50 450 mg/kg, v. orale (arséniate de Pb)

sel. DVGW, 1985

Chien

DL 2.000-3.000 mg/kg, v. orale (sulfate de Pb)

sel. DVGW, 1985

Organismes aquatiques:



Vairon d'Amérique

CL50 6,7-10,5 mg/l (24h) (chlorure de Pb)

sel. OMS, 1989


CL50 4,3-8,7 mg/l (48h) (chlorure de Pb)

sel. OMS, 1989


CL50 3,9-7,9 mg/l (96h) chlorure de Pb)

sel. OMS, 1989


CL50 10,7-63,9 mg/l (24h) (acétate de Pb)

sel. OMS, 1989


CL50 7,2-16,7 mg/l (48h) (acétate de Pb)

sel. OMS, 1989


CL50 4,9-11,8 mg/l (96h) (acétate de Pb)

sel. OMS, 1989

Grande perche soleil

CL50 22,5-30,4 mg/l (24h) (chlorure de Pb)

sel. OMS, 1989


CL50 20,9-29,1 mg/l (48h) (chlorure de Pb)

sel. OMS, 1989


CL50 20,0-28,4 mg/l (96h) (chlorure de Pb)

sel. OMS, 1989


CL50 6,3 mg/l (24h) (nitrate de Pb)

sel. OMS, 1989


CL50 6,3 mg/l (48h) (nitrate de Pb)

sel. OMS, 1989

Truite arc-en-ciel:

CL50 1,17 mg/l (96h) (nitrate de Pb)

sel. OMS, 1989

Coque

CL50 > 500 mg/l (48h) (nitrate de Pb)

sel. OMS, 1989

Mye des sables

CL50 > 50 mg/l (48h) (nitrate de Pb)

sel. OMS, 1989

Daphnie

CL50 0,45 mg/l (48h) (chlorure de Pb)

sel. OMS, 1989


CL50 0,24-0,38 mg/l (21d) (chlorure de Pb)

sel. OMS, 1989


CL50 4,19 - 5,89 mg/l (24h) (acétate de Pb)

sel. OMS, 1989

Pathologie/toxicologie

Homme/mammifères: Le plomb peut s'introduire dans l'organisme humain par inhalation de poussières de plomb ou par ingestion d'aliments contenant du plomb, et - dans les organismes végétaux - par l'intermédiaire de sels de plomb solubles contenus dans les sols. Alors que l'inhalation constitue la principale voie d'absorption pour les personnes exposées en milieu professionnel, l'ingestion et la résorption dans l'appareil digestif prédominent parmi la population générale. On sait depuis peu que du plomb migre en grandes quantités dans l'organisme humain au travers de l'eau potable (canalisations en plomb).

Le plomb inhibe les différentes enzymes du métabolisme de l'hémoglobine, ce qui a pour effet de réduire le bilan d'oxygène et le volume respiratoire. Le plomb réduit l'activité de la déshydrogénase de l'acide amino-lévulique d dans les érythrocytes. Des lésions se produisent en cas d'absorption prolongée de moins de 1 mg/jour. Les symptômes de l'intoxication chronique sont des dépôts de plomb sur la gencive au niveau de la racine des dents ("liséré de Burton"), des coliques et convulsions. Des signes d'apathie, d'irritabilité, d'insomnie et, dans certains cas, des troubles du comportement chez l'enfant indiquent une lésion du système nerveux. Le plomb traverse la barrière placentaire et s'accumule dans le foetus. En Allemagne, le plomb figure dans la catégorie de risque B pour les grossesses (risque présumé de lésion du foetus).

La valeur limite du taux sanguin de plomb (plombémie) n'ayant pas encore d'effet nocif sur la santé est établie à 35 mg Pb/100 ml de sang pour les adultes et 30 mg Pb/100 ml pour les enfants et les femmes enceintes. L'OMS a fixé une valeur limite de 100 mg/100 ml de sang, valeur très supérieure aux normes imposées dans la plupart des pays.

Les dérivés inorganiques du plomb sont résorbés dans le tube gastro-intestinal, alors que les dérivés organiques le sont par la peau. Les enfants résorbent mieux le plomb que les adultes (DVGW, 1985). Env. 90% du plomb résorbé se fixent sur les érythrocytes et se répartissent ainsi dans l'ensemble de l'organisme. Le plomb se dépose surtout dans les os.

Env. 90% du plomb absorbé par voie orale sont ensuite éliminés, dont 75 à 80% par le système rénal (MERIAN, 1984). Une petite partie se dépose dans les cheveux et les ongles, est éliminée par transpiration ou accumulée dans le lait maternel.

Végétaux : Les plantes absorbent principalement le plomb contenu dans le sol et, dans de moindres proportions, du plomb provenant de l'atmosphère. Le plomb est toxique au niveau de la croissance; celle-ci est certes stimulée au début d'une application mais, à partir de 5 ppm, on observe un fort retard de croissance, des altérations de couleur ainsi que des anomalies morphologiques (UBA, 1976). Le plomb a pour effet de perturber la photosynthèse, la respiration ainsi que d'autres cycles du métabolisme. Enfin, le plomb fait entrave à l'absorption des éléments nutritifs essentiels en provenance du sol. Pb++ a peu d'effet sur la croissance des plantes supérieures. De manière générale, il nuit plus à la qualité des plantes qu'aux rendements. Par comparaison avec sa toxicité pour l'être humain, le plomb n'est que faiblement toxique pour les plantes.

COMPORTEMENT DANS L'ENVIRONNEMENT

Milieu aquatique:

Les eaux de surface constituent des bassins d'accumulation pour les dérivés du plomb. Les dérivés de plomb insolubles s'accumulent au fond de l'eau, se fixant sur les sédiments ou sur des matières en suspension (surtout sur la fraction argileuse). Les plantes aquatiques accumulent également le plomb. L'oxydation biochimique de substances organiques est freinée à partir de concentrations de plomb dépassant 0,1 mg/l. A partir de 0,2 mg/l, la faune aquatique s'appauvrit, et à partir de 0,3 mg/l, les premières espèces de poissons commencent à dépérir (truite et carpe) [DVGW, 1985].

Le plomb présente un risque pour les eaux souterraines en cas de contamination par des dérivés solubles dans l'eau (p.ex. chlorure et nitrate de plomb). Cependant, il est notoire que l'eau potable présente de fortes concentrations de Pb lorsqu'elle est transportée dans des conduites en plomb (en fonction du chimisme des eaux souterraines). Le plomb n'est pas attaqué par l'eau lorsque celle-ci est exempte d'air. Dans les tuyaux en plomb, l'eau riche en carbonates entraîne la formation de carbonate de plomb qui se dépose sur les parois.

Atmosphère:

De grandes quantités de plomb parviennent dans l'atmosphère à la suite de processus de combustion. On observe à ce niveau un clivage sensible entre zones urbaines et zones rurales. En fonction de la vitesse et de la direction des vents, de l'importance des précipitations et de l'humidité de l'air, les dérivés du plomb peuvent être transportés sur de longues distances. Cependant, la plus grande partie du plomb présent dans l'atmosphère se dépose directement ou est lessivée par les précipitations. Le plomb se fixe sur les petites particules de poussière en suspension dans l'air, lesquelles se déposent sur la végétation et sur le sol. Le plomb émanant des gaz d'échappement des véhicules s'accumule aux abords immédiats des axes routiers.

Sols:

Le taux d'absorption est fonction des propriétés du sol. Ainsi, le plomb présente une grande affinité pour les substances humiques. Le pH, en particulier, joue un rôle important dans la disponibilité de plomb à partir de dérivés. Plus le pH est faible, plus le degré de désorption dans la solution du sol est fort. Cependant, le plomb étant très immobile - plus que le cadmium par exemple -, il demeure dans les horizons supérieurs et n'est pas absorbé dans les mêmes proportions par les plantes. Ainsi, les sols constituent un milieu d'accumulation important pour les dérivés du plomb. Une contamination complémentaire se produit à la suite de l'épandage de boues d'épuration plombifères sur les terres agricoles. Un danger pour les eaux souterraines n'existe que si les taux de contamination sont très élevés.

Demi-vie:

La durée de séjour du plomb dans l'atmosphère est de 7 à 30 jours environ (FATHI & LORENZ, 1980). La demi-vie biologique dans le sang est de 20 à 40 jours, et peut atteindre plusieurs années dans le système osseux (OMS, 1987).

Chaîne alimentaire:

En raison de sa propagation ubiquitaire, le plomb est présent dans tous les produits alimentaires et fourragers. En général, les aliments d'origine végétale contiennent plus de plomb que ceux d'origine animale. Ceci s'explique par le fait qu'ils sont particulièrement exposés. Les sédiments de poussières contaminés par du plomb se fixent à la surface des plantes et sont consommés en même temps que les aliments. Dans les organismes supérieurs, les concentrations maximales sont observées dans les organes internes tels que le foie et les reins. Dans les milieux aquatiques, la concentration augmente comme suit: eau < plancton < poissons < sédiments (DVGW, 1985).

La plupart des êtres humains absorbent du plomb par le biais des aliments (chaque jour environ 441-551 mg) et au travers de l'eau potable (à raison de 20 mg par jour)(DFG, 1982). Sur les sites de production ou d'usinage du plomb, la pollution atmosphérique est un problème supplémentaire. Environ 30-50% du plomb se fixent dans les poumons (OMS, 1987), le reste se dépose pour l'essentiel dans le système osseux.

VALEURS LIMITES DE POLLUTION

Milieu

Secteur

Pays/ organ.

Statut

Valeur

Cat.

Remarques

Source

Eau :

Eau pot.

AUS

(L)

0,05 mg/l


1973

sel. MERIAN, 1984


Eau pot.

CDN

L

0,05 mg/l


1978

sel. DVGW, 1985


Eau pot.

CH

(L)

0,05 mg/l



sel. MERIAN, 1984


Eau pot.

D

L

0,04 mg/l

TVO


sel. ROTH, 1989


Eau pot.

CE

L

0,05 mg/l


1)

sel. DVGW, 1985


Eau pot.

J

(L)

0,10 mg/l


1968

sel. MERIAN, 1984


Eau pot.

SU

(L)

0,10 mg/l


1970

sel. MERIAN, 1984


Eau pot.

USA

L

0,05 mg/l

MCL


sel. SCHROEDER, 1985


Eau pot.

ZA

(L)

0,05 mg/l



sel. MERIAN, 1984


Eau surf.

CDN


0,05 mg/l


Traitement simple

sel. DVGW, 1985


Eau surf.

CDN


0,25 mg/l


Traitement affiné

sel. DVGW, 1985


Eau surf.

D

L

0,003 mg/l


1) 11)

sel. DVGW, 1985


Eau surf.

D

L

0,005 mg/l


2) 11)

sel. DVGW, 1985


Eau surf.

CE

L

0,05 mg/l


3) 11)

sel. DVGW, 1985


Eau sout.

NL

R

15 mg/l


Référence12)

sel. TERRA TECH 6/94


Eau sout.

NL

L

75 mg/l


Intervention12)

sel. TERRA TECH 6/94


Eau abreuv.

D

R

0,04 mg/l



sel. DVGW, 1985


Eau abreuv.

GB


0,10 mg/l



sel. DVGW, 1985


Eau abreuv.

USA


0,05 mg/l


1968

sel. DVGW, 1985


Irrigation

D

R

0,5 mg/l


Culture pl. champ

sel. DVGW, 1985


Irrigation

D

R

0,05 mg/l


Culture ss. verre

sel. DVGW, 1985


Irrigation

GB


2 mg/l



sel. DVGW, 1985


Irrigation

USA


5 mg/l


1968

sel. DVGW, 1985

Sols:

Sol

CH

R

50 mg/kg

VSBo

Extr.HNO35)

sel. BUB, 1987


Sol

CH

R

1 mg/kg

VSBo

Extr.NaNO35)

sel. BUB, 1987


Sol

GB

R

550 mg/kg


Jard. dom./ potager

sel. SAUERBECK, 1986


Sol

GB

R

1 500 mg/kg


Plantat. com

sel. SAUERBECK, 1986


Sol

GB

R

2 000 mg/kg


Terrains comm.

sel. SAUERBECK, 1986


Sol

NL

R

85 mg/kg RS


Référence

sel. TERRA TECH 6/94


Sol

NL

L

530 mg/kg RS


Intervention

sel. TERRA TECH 6/94










Boues épur.

D

R

100 mg/kg


6)

sel. KLOKE, 1988


Boues épur.

D

L

2.000 g/(ha·/a)


7)

sel. KLOKE, 1988










Engrais

D

L

200 g/ha/a


7)

sel. KLOKE, 1988









Air:


D

L

0,002 mg/m3

IW1

13)

sel. TA-Luft, 1986



D

L

0,25 mg/(m2/j)

IW1

14)

sel. TA-Luft, 1986



DDR

L

0,0003 mg/m3


Val.l.durée

sel. HORN, 1989



E

R

0,05 mg/m3


Val.c.durée

sel. STERN, 1986



CE

R

0,002 mg/m3


12 m

sel. STERN, 1986



H

R

0,0007 mg/m3


30 mn

sel. STERN, 1986



IL

R

0,005 mg/m3


24 h

sel. STERN, 1986



PO

R

0,0005 mg/m3


24 h

sel. STERN, 1986



RC

R

0,007 mg/m3


24 h

sel. STERN, 1986



OMS

R

0,0005-0,001 mg/m3


1 h

xxx



D

L

0,003 mg/m3

MIK

24 h

xxx



D

L

0,0015 mg/m3

MIK

1 h

xxx



CH

L

0,001 mg/m3

MIK

1 h

xxx



YV

R

0,005 mg/m3


12 m

sel. STERN, 1986


Amb.prof.

AUS

(L)

0,15 mg/m3



sel. MERIAN, 1984


Amb.prof.

BG

(L)

0,15 mg/m3



sel. MERIAN, 1984


Amb.prof.

CH

(L)

0,15 mg/m3



sel. MERIAN, 1984


Amb.prof.

CS

(L)

0,05 mg/m3


Val.l.durée

sel. MERIAN, 1984


Amb.prof.

CS

(L)

0,2 mg/m3


Val.c.durée

sel. MERIAN, 1984


Amb.prof.

D

L

0,1 mg/m3

MAK

8)

DFG, 1989


Amb.prof.

DDR

(L)

0,01 mg/m3


Val.c.durée

sel. HORN, 1989


Amb.prof.

DDR

(L)

0,005 mg/m3


Val.l.durée

sel. HORN, 1989


Amb.prof.

H

(L)

0,02 mg/m3



sel. MERIAN, 1984


Amb.prof.

I

(L)

0,15 mg/m3



sel. MERIAN, 1984


Amb.prof.

J

(L)

0,15 mg/m3



sel. MERIAN, 1984


Amb.prof.

NL

(L)

0,15 mg/m3



sel. MERIAN, 1984


Amb.prof.

PL

(L)

0,05 mg/m3



sel. MERIAN, 1984


Amb.prof.

RO

(L)

0,1 mg/m3


Val.l.durée

sel. MERIAN, 1984


Amb.prof.

RO

(L)

0,2 mg/m3


Val.c.durée

sel. MERIAN, 1984


Amb.prof.

S

(L)

0,1 mg/m3



sel. MERIAN, 1984


Amb.prof.

SF

(L)

0,15 mg/m3



sel. MERIAN, 1984


Amb.prof.

SU

(L)

0,01 mg/m3

PDK


sel. SORBE, 1989


Amb.prof.

USA

(L)

0,15 mg/m3

TWA


ACGIH, 1986


Amb.prof.

OMS

(L)

0,03 - 0,06 mg/m3



sel. MERIAN, 1984


Amb.prof.

YU

(L)

0,15 mg/m3



sel. MERIAN, 1984



D

L

70 mg/dl

BAT

Sang pur9)

DFG, 1989



D

L

30 mg/dl

BAT

Sang fe<45 y.9)

DFG, 1989



D

L

15 mg/l

BAT

Urine10)

DFG, 1989



D

L

6 mg/l

BAT

Urine, fe<45 y.10)

DFG, 1989

Aliments:


OMS/FAO

R

430 mg/(pers./j)


Adultes

sel. DFG, 1982



USA

R

300 mg/ (pers./j)


Nourrissons

sel. DFG, 1982

Jus de fruits/légumes

CH

L

0,3 mg/l



sel. MERIAN, 1984

Lait


CH

L

0,05 mg/l



sel. MERIAN, 1984

Lait


D

R

0,03 mg/kg



sel. GROßKLAUS, 1989

Fromage


D

R

0,25 mg/kg


Sauf pâte dure

sel. GROßKLAUS, 1989

Viande


D

R

0,25 mg/kg


Ttes. esp. conf.

sel. GROßKLAUS, 1989

Viande


D

R

0,8 mg/kg


Foie, rognons

sel. GROßKLAUS, 1989

Poisson


D

R

0,5 mg/kg


Sauf conserves

sel. GROßKLAUS, 1989

Poisson


D

R

1 mg/kg


Conserves

sel. GROßKLAUS, 1989

Eau minérale


D

L

< 0,05 mg/l



sel. DVGW, 1985

Remarques:

1) Dans un échantillon d'eau prélevé après écoulement dans les tuyauteries en plomb, le taux de plomb ne doit pas dépasser 0,05 mg/l. Lorsque des prélèvements sont effectués juste après écoulement, et que le taux de plomb dépasse souvent ou sensiblement 0,1 mg/l, des mesures doivent être prises afin de réduire les risques de contamination des usagers de l'eau.

2) Valeur limite pour traitement naturel.

3) Valeur limite pour traitement physico-chimique.

4) Valeur imposée pour traitement et désinfection par des procédés physiques et chimiques simples et normaux, et par des procédés chimiques sophistiqués

5) Interdiction d'épandre des boues d'épuration sur les surfaces à vocation agricole ou horticole (taux de pollution dans des sols minéraux séchés à l'air).

6) Taux global tolérable dans les sols cultivés.

7) Taux annuel légal de contamination complémentaire des sols en plomb.

8) En cas d'exposition de femmes enceintes, des effets nocifs sur le foetus ne peuvent être exclus même si les valeurs MAK et BAT sont respectées.

9) Paramètre Plomb.

10) Paramètre acide amino-lévulique delta

11) Valeurs douteuses car trop basses, à prendre avec précaution

12) Valeurs douteuses car trop élevées, à prendre avec précaution

13) Le plomb et ses composés inorganiques comme poussière en suspension sont designés sous Pb

14) Le plomb et ses composés inorganiques dans les dépôts de poussière sont designés sous Pb

- Afin de réduire les émissions provoquées par le trafic routier, de nombreux pays limitent le taux de plomb dans l'essence. En République fédérale d'Allemagne et en Suisse, le taux maximal a été fixé à 0,15 mg/l d'essence. De plus en plus de pays de la CE et certains Etats fédéraux des USA tendent à rendre obligatoire l'utilisation d'essence sans plomb, déjà conseillée depuis longtemps.

- Les émissions industrielles de plomb sont aussi en partie limitées par la législation. En République fédérale d'Allemagne par exemple, l'Instruction Technique 'TA-Luft'(1986) limite à 2,0 m /m3 les émissions de plomb sous forme de particules de poussières en suspension à titre de prévention des risques sanitaires, et à 0,25 mg (m2j) au titre de la protection contre des préjudices ou nuisances importants. En outre, la quantité de plomb inorganique sous forme pulvérulente est limitée à 5 mg/m3 pour un flux massique de 25 g/h. Au niveau de la fabrication d'accumulateurs au plomb, les émissions pulvérulentes ne doivent pas dépasser 0,5 mg/m3 pour un flux massique de 5 g/h ou plus.

- En République fédérale d'Allemagne, aux termes d'une loi de 1974 sur le plomb et le zinc ('Blei-Zink-Gesetz'), la vaisselle en plomb ne doit pas donner lieu à des émanations de plomb au bout d'une demi-heure de cuisson avec 4% d'acide acétique.

- Aux termes de la loi de 1977 sur les laques et peintures ("Farben-Gesetz"), l'utilisation de plomb dans les peintures, produits alimentaires, stimulants et produits de consommation courante est interdite en République fédérale d'Allemagne.

- Le décret d'application de 1988 relatif aux produits phytosanitaires interdit totalement l'utilisation de dérivés du plomb dans la protection des végétaux en République fédérale d'Allemagne. Un décret de 1985 interdit l'usage du plomb dans les produits cosmétiques en République fédérale d'Allemagne ("Kosmetik-Verordnung").

VALEURS COMPARATIVES/DE REFERENCE

Milieu/origine

Pays

Valeur

Source

Eaux superficielles:




Lac de Constance (1982)

D

0,2 mg/l

sel. DVGW, 1985

Neckar, Berg (1982)

D

4 mg/l

sel. DVGW, 1985

Rhin , Cologne (1983)

D

1,5-14 mg/l

sel. DVGW, 1985

Rhin , Duisburg (1983)

D

0,1-90,1 mg/l

sel. DVGW, 1985

Ruhr, Witten (1983)

D

2-9 mg/l

sel. DVGW, 1985

Eau potable:




Le Hayue (1976)

NL

2 mg/l

sel. DVGW, 1985

Karlsruhe (1975)

D

4 mg/l

sel. DVGW, 1985

Eau potable

D

1-22,5 mg/l (n=80)

sel. DFG, 1982

Sédiments:




Rhin , Bâle (1975-77)

D

90 mg/kg

sel. DVGW, 1985

Rhin , Mannheim (1975 77)

D

370 mg/kg

sel. DVGW, 1985

Rhin , Emmerich (1975-77)

D

600 mg/kg

sel. DVGW, 1985

Ruhr (1975-77)

D

1.200 mg/kg

sel. DVGW, 1985

Danube, Leipheim (1975-77)

D

120 mg/kg

sel. DVGW, 1985

Air:




Zones urbaines


0,5-10 mg/m3

sel. MERIAN, 1986

Zones rurales


0,1-1 mg/m3

sel. MERIAN, 1986

Villes des E.U. (moy. an.)


0,1-5 mg/m3

sel. MERIAN, 1986

Végétaux :




"Teneur naturelle en Pbt"


< 3 ppm (mat. sèche)

sel. MERIAN, 1986

Aliments:




Lait

D

0,001-0,084 ppm (n=339)

sel. MERIAN, 1986

Foie boeuf/veau

D

0,01-3,31 ppm (n=1452)

sel. MERIAN, 1986

Vin

D

0,0005-3,08 ppm (n=471)

sel. MERIAN, 1986

EVALUATION ET REMARQUES

Le plomb n'est pas un élément essentiel au plan physiologique. L'absorption de plomb se fait le plus souvent au travers de l'alimentation et de l'exposition en ambiance professionnelle. La forte persistance du plomb et de ses dérivés explique sa présence ubiquitaire. Une accumulation par les chaînes alimentaires ne peut donc pratiquement pas être évitée, mais elle peut dans une large mesure être maintenue à faible niveau par des limitations locales des émissions. Les études concernant la toxicité pour l'homme devraient s'orienter à la plombémie (taux sanguin de plomb) des enfants et des femmes enceintes.