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close this bookManuel sur l'Environnement Volume III: Catalogue des Normes Antipollution (GTZ/BMZ, 1996, 663 pages)
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Pyridine

APPELLATIONS

Numéro du CAS:

110-86-1

Nom dans le registre:

Pyridine

Nom de la substance:

Pyridine

Synonymes, noms commerciaux:

Pyridinum , Azine

Nom(s) anglais:

Pyridine, Pyridinum

Nom(s) allemand(s):

Pyridin, Pyridinum

Description générale:

Liquide incolore d'odeur nauséabonde.

PROPRIETES PHYSICO-CHIMIQUES

Formule brute:

C5H5N

Masse atomique relative:

79,10 g

Masse volumique:

0,9819 g/cm3

Densité de gaz:

2,73

Point d'ébullition:

115,5°C

Point de fusion:

-41,8°C

Tension de vapeur:

20,5 hPa à 20°C

Point d'éclair:

17°C

Température d'ignition:

550°C

Limites d'explosivité:

1,7-10.6 vol% (56-350 g/m3)

Seuil olfactif:

0,02 ppm (dans l'air)

Solubilité:

Entièrement soluble dans l'eau. Bonne solubilité dans les alcools, les éthers, les huiles et l'essence.

Facteurs de conversion:

1 mg/m3 = 0,304 ppm


1 ppm = 3,288 mg/m3

ORIGINE ET UTILISATIONS

Utilisations:

Le produit technique est mélangé avec des picholines et d'autres substances. La pyridine sert de dénaturant pour l'éthanol, comme solvant en laboratoire et dans la production de sels organiques et de produits chimiques. On l'utilise enfin pour la synthèse d'un grand nombre de médicaments, d'alcaloïdes, de colorants, de désinfectants, d'herbicides et d'insecticides.

Origine/fabrication:

On trouve cette substance dans le goudron de charbon d'os, le goudron de houille et le goudron à distillation lente, dans les huiles pyrogénées d'origines diverses, les huiles des schistes bitumineux ainsi que dans l'huile de café. La synthèse de la pyridine s'opère par lavage de goudron de houille au moyen d'acide sulfurique dilué, la séparation étant ensuite effectuée à l'aide d'alcalis.

Chiffres de production:

Production mondiale 1989 = 26.000 t/a (ULLMANN, 1993)

TOXICITE

Homme:

DL 15 g


Mammifères:



Souris

DL50 891 mg/kg

sel. UBA, 1986

Rat

DL50 866 mg/kg

sel. UBA, 1986

Rat

CL50 4.000 ppm, 4 h, inhalation

sel. UBA, 1986

Organismes aquatiques:



Poissons

CL 15 mg/l

sel. HOMMEL, 1993

Daphnie

CL0 70 mg/l

sel. HOMMEL, 1993

Daphnie

CL 50 240 mg/l

sel. HOMMEL, 1993

Daphnie

CL 100 910 mg/l

sel. HOMMEL, 1993

Pathologie/toxicologie

Homme/mammifères: La pyridine est une neurotoxine et un irritant local, en particulier pour les yeux et les muqueuses; Les symptômes d'intoxication suivants sont typiques: vertiges, maux de tête, torpeurs, vomissements, rougeurs cutanées et paralysie des nerfs crâniens. Des effets spécifiques sont observés chez les mammifères soumis à une exposition prolongée, notamment une inhibition du métabolisme de l'ammoniac dans le cerveau, le foie et les reins.

COMPORTEMENT DANS L'ENVIRONNEMENT

Milieu aquatique:

Cette substance est entièrement soluble dans l'eau, mais continue à former des mélanges toxiques même lorsqu'elle est fortement diluée. Dans des climats chauds, des mélanges explosifs avec l'air peuvent se former à la surface du liquide. Des immissions continues de pyridine dans le milieu aquatique peuvent se traduire par une métabolisation accrue de la microflore. Des concentrations de 0,5 mg/l sont suffisantes pour inhiber les processus de nitrification et d'ammonification. Les processus d'oxydation se réduisent sensiblement à partir d'une concentration de 5 mg/l. Dans les systèmes aquatiques, ce composé est relativement stable car il ne se produit pas d'hydrolyse.

Atmosphère:

Liquide toxique et inflammable qui s'évapore rapidement; les vapeurs s'enflamment aisément et sont plus lourdes que l'air.

Sols:

La pyridine se caractérise par une grande mobilité dans les sols. Les applications combinées de pyridine et de phénol augmentent la stabilité de la pyridine dans les sols. On observe d'abord un effet bactériostatique, puis des phénomènes d'adaptation aussi bien dans les sols que dans les systèmes aquatiques. Des concentrations de 750 mg/kg dans le sol disparaissent au bout de 4 mois.

Dégradation, produits de décomposition, demi-vie ;

Après résorption, la pyridine se répartit assez rapidement dans le corps humain. La dégradation métabolique s'effectue surtout par méthylation ou par oxydation sur la paire d'électrons libres de l'atome d'azote. Parmi les métabolites identifiés figure notamment la N-oxyméthylpyridine. L'élimination de cette substance est, en outre, relativement rapide. Des concentrations de 0,4 g/kg de poids corporel sont entièrement éliminées au bout de 3 jours.

VALEURS LIMITES DE POLLUTION

Milieu

Secteur

Pays/ organ.

Statut

Valeur

Cat.

Remarques

Source

Eau:

Eau pot.

SU

R

0,2 mg/l



sel. KOCH, 1989


Eau sout.

D(HH)

R

0,01 mg/l


Etude

sel. LAU-BW, 1989


Eau sout.

D(HH)

R

0,03 mg/l


Assainissement

sel. LAU-BW, 1989


Eau sout.

NL

R

0,005 mg/l


Référence

sel. TERRA TECH, 6/94


Eau sout.

NL

L

0,03 mg/l


Intervention

sel. TERRA TECH, 6/94


Effluents

SU

R

1 mg/l



sel. KOCH, 1989


Pisciculture

SU

R

0,01 mg/l



sel. KOCH, 1989

Sols:


NL

R

0,1 mg/kg SSA


Référence

sel. TERRA TECH, 6/94



NL

L

1 mg/kg SSA


Intervention

sel. TERRA TECH, 6/94

Air:

Amb.prof.

D

L

5 ml/m3

MAK

Lim. max. II, 1

DFG, 1989


Amb.prof.

D

L

15 mg/m3

MAK


DFG, 1989


Amb.prof.

D

L

0,2 ml/m3

MIK

1) A

sel. BAUM, 1988


Amb.prof.

D

L

0,7 mg/m3

MIK

1) A

sel. BAUM, 1988


Amb.prof.

D

L

0,6 mg/m3

MIK

2) B

sel. BAUM, 1988


Amb.prof.

D

L

2,1 mg/m3

MIK

2) B

sel. BAUM, 1988


Amb.prof.

USA

(L)

15 mg/m3

TWA


sel. SORBE, 1986


Amb.prof.

USA

(L)

5 ml/m3

TWA


sel. SORBE, 1986


Amb.prof.

USA

(L)

30 mg/m3

STEL


sel. SORBE, 1986


Amb.prof.

USA

(L)

10 ml/m3

STEL


sel. SORBE, 1986


Amb.prof.

SU

(L)

1,5 ml/m3

PDK


sel. SORBE, 1986


Amb.prof.

SU

(L)

5 mg/m3

PDK


sel. SORBE, 1986


Emission

D

L

20 mg/m3


flux massique ³ 0,1 kg/h

sel. TA-Luft, 1986

Remarques:

1) Pour le traitement de l'eau potable: A = désigne les seuils de pollution en dessous desquels de l'eau potable peut être produite par des procédés naturels

2) Pour le traitement de l'eau potable: B = désigne les seuils de pollution en dessous desquels de l'eau potable peut être produite par des procédés physico-chimiques connus et éprouvés

EVALUATION ET REMARQUES

En raison de l'hydrosolubilité et de la volatilité de la pyridine jointes à une faible bio- et géo-accumulation, cette substance possède une mobilité et une dispersivité assez élevées dans l'hydrosphère, la pédosphère et l'atmosphère ainsi qu'entre ces divers compartiments de l'environnement. La pyridine ne peut être stockée en décharge. Les résidus peuvent être éliminés dans des usines d'incinération pour déchets spéciaux. Les rejets de pyridine dans le milieu aquatique doivent en tout cas être évités.