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close this bookManuel sur l'Environnement Volume II: Agriculture, Secteur Minier et Énergie, Industrie et Artisanat (GTZ/BMZ, 1996, 751 pages)
close this folderAgriculture
close this folder32. Pêche et aquaculture
View the document1. Description du domaine d'intervention
Open this folder and view contents2. Effets sur l'environnement et mesures de protection
View the document3. Aspects à inclure dans l'analyse et l'évaluation des effets sur l'environnement
View the document4. Interactions avec d'autres domaines d'intervention
View the document5. Appréciation récapitulative de l'impact sur l'environnement
View the document6. Bibliographie

5. Appréciation récapitulative de l'impact sur l'environnement

La pêche et l'aquaculture ont besoin d'un environnement intact ou, du moins, non perturbé durablement, mais peuvent, de leur côté, porter atteinte à l'environnement et aux ressources naturelles. Tributaire d'un renouvellement naturel continu des ressources halieutiques, la pêche de capture doit ménager les ressources et leurs écosystèmes.

De même, les ressources et leurs écosystèmes doivent être si possible réhabilités là où il y a surexploitation et altération par suite de changements écologiques. A partir d'une certaine intensité de pêche, seule une meilleure valorisation des prises permet des hausses de production. A cet effet, il serait surtout souhaitable à l'avenir que les espèces halieutiques encore inintéressantes sur le plan commercial et entièrement transformées en farine de poisson soient, de plus en plus, rendues propres à la consommation et que les quantités de poissons perdues par altération soient diminuées.

L'aquaculture, en tant que secteur de production piscicole relativement récent, a besoin pour son développement futur de stratégies propres, qui devront surtout tenir compte du fait que la plupart des ressources naturelles qu'elle exploite (eau, terres, aliments ainsi qu'alevins pour la majorité des espèces d'élevage) sont déjà utilisées par ailleurs et peuvent ainsi devenir des sources de conflits. C'est pourquoi les stratégies d'exploitation doivent inclure la volonté d'éviter de tels conflits ou de les résoudre de façon à minimiser les inconvénients écologiques, économiques ou sociaux. Cela implique notamment que

- l'aquaculture doit tout d'abord être comparée, du point de vue de ses effets, à d'autres options (par exemple lutte contre l'érosion côtière grâce aux mangroves, tourisme) et être conduite si possible en complément de l'aménagement des ressources en eau,

- les sous-produits ou les déchets doivent, dans toute la mesure du possible, être utilisés pour l'alimentation des organismes d'élevage ou pour la fertilisation des eaux lorsqu'une autre forme d'utilisation de ces déchets et sous-produits serait moins profitable. Les charges éventuelles (par les pesticides par exemple) doivent cependant être exclues.

Il est possible d'encourager le respect de ces principes d'exploitation par des exemples réussis, apportant la preuve des avantages obtenus à long terme, et par la création de conditions politiques et écologiques d'ensemble adéquates, fournissant des incitatifs et imposant des restrictions dans des proportions équilibrées.

Pour peu qu'elles soient associées comme il se doit à la stratégie de développement et qu'elles reçoivent une formation adéquate, les femmes peuvent exercer une influence déterminante pour que les altérations de l'environnement et les effets dommageables à la santé soient évités, réduits ou éliminés. Un travail d'information adapté au contexte religieux et culturel joue un rôle éminent à cet égard.