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close this bookManuel sur l'Environnement Volume II: Agriculture, Secteur Minier et Énergie, Industrie et Artisanat (GTZ/BMZ, 1996, 751 pages)
close this folderSecteur minier et énergie
close this folder41. Centrales thermiques
close this folder7. Annexe
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View the documentAnnexe A-1
View the documentAnnexe A-2
View the documentAnnexe A-3
View the documentAnnexe A-4
View the documentAnnexe A-5 Lois et prescriptions allemandes sur la limitation des émissions de centrales thermiques
View the documentAnnexe A-6
View the documentAnnexe A-7 Exigences minimales selon art. 7a de la loi sur la gestion de l'eau WHG Annexe 47: lavage des fumées d'installations de combustion, 08-09-1989

Annexe A-4

Valeurs limites d'émission selon les Instructions Techniques sur le maintien de la pureté de l'air ("TA-Luft")


Valeurs limites à court terme IW1

Valeurs limites à long terme IW2

- Poussières en suspension mg/m³

0,15

0,30

- Plomb et composés inorganiques dans les poussières en suspension en tant que Pb mg/m³

2,0


- Cadmium et composés de cadmium inorganiques dans les poussières en suspension en tant que Cd mg/m³

0,04


- Acide chlorhydrique en tant que Cl mg/m³

0,10

0,20

- Monoxyde de carbone mg/m³

10,0

30,0

- Anhydride de soufre mg/m³

0,14

0,40

- Oxyde d'azote mg/m³

0,08

0,20

Le tableau ci-dessus présente les seuils d'émission énoncés dans les Instructions Techniques sur le maintien de la pureté de l'air ("TA-Luft") pour la protection contre les effets nocifs des polluants sur la santé. Les valeurs IW1 et IW2 sont les valeurs limites indiquées respectivement pour les émissions de longue durée et de courte durée. Pour l'évaluation de l'impact sur l'environnement de centrales thermiques, le fonctionnement permanent constitue le facteur déterminant, si bien qu'on devra se référer à la valeur IW2, pour laquelle les Instructions Techniques sur le maintien de la pureté de l'air ("TA-Luft") se basent sur une période d'observation s'étalant sur une année.

Pour la protection contre les effets nocifs et les nuisances imputables aux immissions de poussières, les Instructions Techniques sur le maintien de la pureté de l'air ("TA-Luft") énoncent également des seuils d'émission qui ont été repris dans le tableau ci-dessous:



Valeurs limites à court terme IW1

Valeurs limites à long terme

Retombées de poussières

g(m2d)

0,35

0,65

Plomb

mg/(m2d)

0,25

-

Cadmium

m g/(m2d)

5,0

-

Thallium

m g/(m2d)

10,0

-

Fluor

m g/(m2d)

1,0

3,0

Ici, on devra tenir compte des composés inorganiques entrant dans la composition des poussières, dans le cas du fluor désignés par HF, et les composés fluorés inorganiques apparaissant sous forme gazeuse, désignés par F.

On dispose de relativement peu d'informations sur la combinaison des effets des différents polluants, appelés effets synergiques, ainsi que sur les interactions des substances polluantes dans l'atmosphère:

Les effets toxicologiques des différentes substances ont été présentés dans le Catalogue des normes antipollution.

Ci-après, on trouvera une brève description des effets des différentes substances polluantes:

- Le plomb a un effet inhibiteur sur les enzymes du métabolisme de l'hémoglobine chez l'homme et chez les mammifères, ce qui se traduit par une réduction du bilan d'oxygène et du volume respiratoire. Des troubles apparaissent à partir d'une absorption persistante de moins de 1 mg Pb/jour. Pour les plantes qui absorbent le plomb à partir du sol, moins qu'à partir de l'air, le plomb est faiblement toxique. On constate plutôt une réduction de la qualité des plantes qu'une diminution des rendements.

- Le cadmium se dissout facilement. Chez l'homme et chez les mammifères, il est absorbé par les organes du tube digestif et s'accumule dans le foie et les reins. Le métal pur, comme ses composés, présente des propriétés carcinogènes. En Asie, des concentrations de cadmium dans le riz provoquent des maladies appelées itai-itai et aua-aua. Chez les plantes, de faibles concentrations de cadmium dans le sol entraînent déjà des dégâts importants. Le métal n'est pas seulement absorbé par les racines, mais aussi par les pousses et les feuilles. Outre les pertes de rendement, il faut surtout craindre la contamination des plantes utiles, le cadmium pouvant s'accumuler tout au long de la chaîne alimentaire.

- Le monoxyde de carbone est toxique pour l'homme comme pour les animaux en raison de sa grande affinité pour l'hémoglobine du sang, qui est responsable du transport de l'oxygène. L'absorption s'effectue uniquement par inhalation. Le monoxyde de carbone est incolore, inodore, sans saveur et totalement imperceptible. Pour les plantes, il est absolument inoffensif, car il s'oxyde rapidement en CO2, substance utilisée par les végétaux pour la photosynthèse.

- L'anhydride sulfureux entraîne chez l'homme et chez les mammifères une opacification de la cornée, des dyspnées, des inflammations des voies respiratoires, des irritations de l'oeil, des syncopes et des oedèmes pulmonaires, des bronchites, des troubles cardio-vasculaires.

Chez les plantes, on note des dégradations visibles des parties aériennes par action directe, ainsi que des dégâts indirects dues surtout à l'acidification du sol.

- Les oxydes d'azote sont issus de la réaction de l'oxygène et de l'azote de l'air lors des combustions à haute température. La plupart du temps, ils se présentent sous forme de monoxyde d'azote NO ou de dioxyde d'azote NO2. On les regroupe sous la dénomination gaz nitreux.

Les gaz nitreux sont la plupart du temps inhalés par l'homme et par les animaux et pénètrent ainsi dans les poumons, où ils irritent les muqueuses. Alors que le NO2 conduit à des oedèmes pulmonaires, le NO agit sur le système nerveux central.

- En présence de smog photochimique, les oxydes d'azote et les hydrocarbures s'associent pour former des composés nitreux qui provoquent des irritations des yeux et des muqueuses.

Tous les gaz nitreux provoquent chez les plantes l'apparition de taches et de lisières brun foncé en bordure des feuilles. A la fin du processus, les membranes touchées sont complètement desséchées.

Si l'on compare le monoxyde (NO) et le dioxyde d'azote (NO2), on constate que le NO2 est nettement plus toxique. Mais le NO2 est beaucoup moins nuisible aux animaux et aux plantes qu'à l'homme. Par un phénomène d'oxydation, le monoxyde d'azote se transforme dans l'atmosphère en dioxyde d'azote, si bien que le NO prédomine à proximité d'une installation de combustion alors que le NO2 prévaut lorsqu'on s'en éloigne.

"Lois et prescriptions allemandes sur la limitation"