
| Deuxième Congrès International sur l'Enseignement Technique et Professionnel - Séoul 1999 - 3 - DOCUMENTS DE REFERENCE (UNEVOC - UNESCO, 1999, 111 p.) |
LInstitut Coréen de Recherche pour
lEnseignement Technique et la Formation Professionnelle
(KRIVET)
155, Kaepo-dong, Kangnam-gu
Séoul, République de
Corée
On a beaucoup parlé de la puissante efficacité manifestée au cours des trente dernières années par léconomie de la République de Corée. Le système denseignement technique et de formation professionnelle a joué un rôle axial dans son processus dindustrialisation rapide. Les pouvoirs publics ont su opérer une restructuration de ce système répondant à lévolution des demandes de lindustrie. Mais le pays fait face aujourdhui à de nouveaux défis issus de la mutation de la scène économique mondiale. Et pour conserver sa compétitivité la République de Corée doit entreprendre de vigoureuses réformes de ses programmes denseignement technique et de formation professionnelle.
Le présent document examine la restructuration de lenseignement technique et de la formation professionnelle qui a été effectuée en République de Corée pour fournir de la main-doeuvre à lindustrie au cours du processus de développement économique. On verra dabord comment fonctionne lactuel système denseignement technique et de formation professionnelle; puis, comment le système a été restructuré en fonction des demandes exprimées par lindustrie; enfin, on énumèrera les défis que la République de Corée aura à relever au XXIe siècle et certaines recommandations seront formulées concernant des politiques envisageables pour relever les défis qui sannoncent.
LACTUEL SYSTÈME DENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET DE FORMATION PROFESSIONNELLE
En République de Corée, les programmes denseignement technique et de formation professionnelle dans le cadre du système éducatif formel sont enseignés tant dans des établissements du second cycle de lenseignement secondaire que dans des établissements postsecondaires (collèges universitaires). Des formations professionnelles extrascolaires sont dispensées à titre déducation non formelle.
Les établissements denseignement secondaire professionnel du second cycle enseignent un programme de trois ans, précédé de six années denseignement primaire et de trois ans denseignement secondaire du premier cycle. Le programme se subdivise en six catégories denseignement: agricole, technique, commercial, marine et pêche, professionnel et complet. La durée de la formation pratique est variable: elle va de un à six mois dans les écoles dagriculture et de commerce, de un à douze mois dans les écoles techniques et de trois à douze mois dans les écoles de pêche et de marine. Les établissements denseignement professionnel secondaire du second cycle sont les principaux centres de formation dartisans et de techniciens qualifiés en République de Corée. En 1997, il y avait 771 établissements secondaires du second cycle dispensant un enseignement technique et professionnel à un effectif total de 960.037 élèves, qui représentait environ 40% de la totalité de leffectif inscrit dans le second cycle de lenseignement secondaire.
Les établissements denseignement professionnel postsecondaire ont un programme de deux ans, à lexception des écoles de marine et de pêche et des écoles dinfirmières, dont les programmes durent respectivement deux ans et demi et trois ans. Lenseignement donné dans ces établissements vise à former des techniciens de niveau intermédiaire dotés dune solide bagage de connaissances théoriques et de compétences pratiques leur permettant de répondre à la demande croissante de personnel technique qua suscitée une industrialisation rapide. Les programmes spécialisés portent sur les domaines suivants: enseignement technique, enseignement agricole, études dinfirmière, santé, commerce et administration des affaires, enseignement ménager, etc. En 1997, il y avait 155 établissements denseignement postsecondaire rassemblant un effectif de 724.741 étudiants, soit à peu près 28% de leffectif total de lenseignement supérieur.
La formation professionnelle non formelle comprend la formation publique et la formation privée. La formation professionnelle publique est assurée par lAgence coréenne de la main-doeuvre (KOMA) sous la houlette du Ministère du travail et des gouvernements locaux. Elle forme des travailleurs semi-qualifiés et qualifiés suivant des programmes dune durée de trois mois à deux ans. La KOMA gère des établissements qui préparent à un large éventail de professions, tandis que les gouvernements locaux soccupent essentiellement de formation à des activités commerciales destinées à améliorer les revenus des ménages dagriculteurs.
La formation professionnelle privée est dispensée par des entreprises et de grandes sociétés commerciales. Les entreprises sont tenues de payer des cotisations dassurance-emploi, dont le montant est fonction du nombre de leurs employés. Les cotisations versées par les entreprises sont regroupées dans un fonds central, appelé fonds dassurance-emploi, qui sert à financer des programmes de perfectionnement des compétences professionnelles. Le régime de perfectionnement des compétences professionnelles, qui est entré en application en janvier 1999, a remplacé le système de taxation obligatoire pour la formation. La formation privée est aussi dispensée par de grandes sociétés commerciales avec lautorisation du Ministère du travail.
La durée des programmes de formation professionnelle est variable, selon quil sagit de programmes courts (dont la durée se compte en heures, jours, ou semaines) ou de programmes longs (de six mois à deux ans). Les cours de formation professionnelle sont divisés en "formation de base", "formation complémentaire", "formation pour transfert demploi" et "recyclage", en fonction de lobjectif de formation. Les programmes portent sur 477 spécialités réparties dans 23 domaines techniques. En 1997, 477 établissements de formation (96 publics et 381 privés) ont formé 302.646 techniciens.
RESTRUCTURATION DU SYSTÈME DENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET DE FORMATION PROFESSIONNELLE
Au début des années 60, la République de Corée était une économie caractérisée par un excédent de main-doeuvre qui ne disposait que de modestes ressources naturelles et dun marché intérieur restreint. Le gouvernement mit sur pied un vaste plan de développement économique et restructura le système denseignement technique et de formation professionnelle chargé de fournir la main-doeuvre nécessaire à lexécution du plan. La majeure partie de lenseignement technique et professionnel formel, planifié et normalisé de manière systématique, était donc dispensée dans le cadre du système éducatif public. Le gouvernement a développé rapidement au cours des années 60 les effectifs des établissement de formation professionnelle. Les établissements de formation professionnelle formelle nétaient cependant pas capables de former suffisamment de techniciens pour répondre aux besoins dun pays en voie dindustrialisation rapide. Pour que pussent être formés des travailleurs en nombre suffisant pour satisfaire la demande croissante de lindustrie, le gouvernement promulgua la loi de 1967 sur la formation professionnelle, au titre de laquelle furent créés beaucoup de nouveaux établissements de formation professionnelle.
Pendant les années 70, le gouvernement mit en chantier des transformations structurelles fondamentales destinées à permettre lessor dindustries chimiques lourdes. Ce rapide changement structurel suscita dans lindustrie une demande accrue de techniciens et dartisans qualifiés. Pour y faire face, le gouvernement renforça lenseignement technique et professionnel secondaire, augmenta le nombre détablissements publics de formation professionnelle et prit des dispositions légales organisant la mise en place dune formation professionnelle en entreprise dans la plupart des entreprises privées.
Avec la promulgation de la loi cadre de 1976 sur la formation professionnelle, le gouvernement incitait les entreprises privées à dispenser une formation en usine. Les grandes entreprises installées dans certaines branches étaient tenues de dispenser une formation en usine à un certain nombre de leurs employés. Ces sociétés étaient obligées de payer une taxe de formation si elles ne donnaient pas de formation en usine ou si la formation quelles donnaient ne satisfaisait pas aux règles édictées par les pouvoirs publics. Cette obligation était faite à lorigine aux entreprises ayant plus de 500 employés; en 1991, ce seuil a été abaissé à 150 et, en 1995, il a été fixé à 100 employés dans le secteur manufacturier.
Parallèlement aux mutations structurelles rapides intervenues dans lindustrie lourde et lindustrie chimique au cours des années 70, le gouvernement réorganisa les collèges techniques existants qui donnaient un enseignement de cinq ans (trois années secondaires et deux années postsecondaires) pour instituer des collèges universitaires denseignement professionnel formant en deux ans des techniciens et des ingénieurs aptes à se charger de certaines tâches techniques dans lindustrie lourde et lindustrie chimique.
En 1973, le gouvernement institua le système national de tests de qualification technique (NTQT), conçu pour améliorer la qualité de ma main-doeuvre qualifiée et relever la condition socio-économique des techniciens qualifiés. Ce système réussit à inciter étudiants et employés à acquérir des compétences techniques et professionnelles supérieures et eut donc bien pour effet daccroître lefficience de la main-doeuvre. LAgence coréenne de la main-doeuvre et la Chambre coréenne de commerce et dindustrie (KCCI) furent chargées de lorganisation des tests de qualification nationale. Fin 1996, on comptait au total 4.905.329 personnes ayant ainsi acquis à lissue de leur formation des qualifications techniques nationales.
Dans les années 80, le gouvernement a développé les filières de lenseignement supérieur répondant à des demandes sociales, cela à des fins principalement politiques. Le gouvernement a renforcé la filière des collèges universitaires et créé des universités ouvertes destinées à fournir une formation continue aux titulaires dun emploi. Ainsi, les effectifs des collèges denseignement professionnel se sont mis à augmenter tandis que ceux des établissements de formation professionnelle secondaire du second cycle commençaient à décroître, de même que les effectifs formés en usine. Il y a eu en conséquence une pénurie douvriers qualifiés pour les emplois de production, en particulier dans les petites et moyennes entreprises.
Dans les années 90, léconomie est aux prises avec des difficultés nouvelles dues à la transformation de lenvironnement économique, notamment sous leffet de la mondialisation du commerce et des marchés du travail, des progrès rapides des nouvelles technologies et dune intensification de la concurrence. Malgré lexpansion de lenseignement supérieur enregistrée pendant la décennie précédente, le niveau actuel dinstruction et de formation nest pas suffisant pour satisfaire aux exigences de lindustrie daujourdhui. Les pouvoirs publics ont récemment pris diverses mesures pour renforcer le système denseignement technique et de formation professionnelle afin de former un personnel qualifié répondant à lévolution de la demande industrielle et dalléger en même temps les pressions qui sexercent sur lenseignement supérieur.
En 1990, le gouvernement a mis en application certaines politiques visant à augmenter les effectifs des établissements denseignement professionnel secondaire du second cycle, à augmenter la proportion détablissements denseignement secondaire général par rapport aux établissements denseignement secondaire professionnel pour la faire passer en 1995 à 50/50 au lieu de 68/32. Ce plan a permis de faire passer leffectif des établissements denseignement professionnel secondaire du second cycle de 32% de leffectif total du second cycle secondaire en 1990 à 39% en 1995, mais il na pas réussi à détourner les étudiants de lenseignement supérieur ni à fournir aux industries la main-doeuvre dont elles avaient besoin.
Pour renforcer les liens entre lécole et lentreprise, en particulier en matière denseignement et de formation techniques, un nouveau système, appelé programme deux-plus-un, a été mis en place en 1994 et appliqué en 1998 dans quarante écoles modèles choisies. Il sarticule en deux ans denseignement professionnel à lécole, suivis dun an de formation pratique directe dans des entreprises industrielles. A partir de 1999, lapplication de ce système est laissée à lappréciation des établissements denseignement secondaire technique du second cycle.
En 1994, la Commission présidentielle pour la réforme de léducation (CPRE) a entrepris détudier lefficacité des politiques appliquées pour accroître les effectifs des établissements denseignement secondaire professionnel du second cycle et favoriser létablissement de liens serrés entre lentreprise et lécole. Fin 1995, elle est parvenue à la conclusion que les mesures précédemment adoptées étaient inadéquates. La CPRE a recommandé certaines modifications des politiques qui privilégiaient une expansion quantitative des effectifs des établissements denseignement technique du second cycle, en insistant davantage sur lamélioration qualitative de lenseignement professionnel.
La CPRE a proposé en 1996 le Second programme de réforme éducative, qui comprend notamment une reforme de lenseignement professionnel. Faisant écho à des tendances récemment apparues dans lenseignement supérieur, la réforme de lenseignement professionnel a pour objet détablir un "système denseignement professionnel tout au long de la vie". A cette fin a été promulguée en 1996 la législation sur le système de crédit bancaire, qui permet de sinscrire au collège à temps partiel suivant un système basé sur des tests. En outre, les élèves des établissements denseignement secondaire professionnel du second cycle et le personnel des entreprises ont la possibilité de continuer des études. Ces étudiants passent en priorité dans le processus de sélection pour ladmission dans les collèges universitaires enseignant les disciplines dans lesquelles ils souhaitent poursuivre leurs études.
La mise en place dun système déducation tout au long de la vie sest accompagnée dune expansion des études dans les collèges universitaires. Entre 1979 et 1997, les effectifs inscrits dans ces établissements ont été multipliés par 11 et les programmes se sont diversifiés, passant de 91 à 361. Fondé sur le Programme de réforme éducative, le système de formation modulable conçu pour répondre aux demandes des entreprises a été mis en application à partir de 1996 dans deux collèges universitaires modèles et lon envisage actuellement détendre son application à dautres établissements. Pour renforcer la capacité denseignement professionnel des collèges universitaires, on applique dans quelques écoles pilotes des programmes faisant la liaison entre le programme enseigné en deuxième et troisième années denseignement professionnel secondaire du second cycle et celui des collèges denseignement professionnel (2 + 2). Les étudiants qui ont achevé leurs études dans les établissements secondaires denseignement professionnel sont prioritaires aux épreuves dadmission dans les collèges offrant des filières détudes correspondantes. Depuis 1996, les diplômés de ces collèges reçoivent des grades associés.
Vers la fin des années 80, la fabrication industrielle de produits à forte valeur ajoutée réclamait des qualifications de plus en plus complexes et les entreprises ont commencé à se préoccuper davantage de perfectionner les compétences de leurs employés et à attacher moins dimportance à la formation initiale reçue avant lemploi par leurs recrues. Si le système de la taxe de formation obligatoire eut dabord pour effet dintensifier la formation en usine, il na pas réussi à inciter les entreprises à investir dans une instruction et une formation plus poussées de leur personnel. Pour les inciter à aller dans ce sens le gouvernement a mis en place le régime de perfectionnement des compétences professionnelles avec la promulgation de la loi de 1999 sur la promotion de la formation professionnelle. Les entreprises de toutes les branches ayant plus de 50 employés sont tenues doffrir à leur personnel et aux demandeurs demploi des programmes de perfectionnement des compétences.
Depuis les derniers mois de 1997, la République de Corée est en proie à un chômage qui ne cesse de croître. Le taux de chômage a atteint 8% en septembre 1998 - au lieu de 2,6% en 1997. Selon les prévisions, il devrait augmenter encore en 1999 en raison dune conjoncture économique très défavorable, dune succession de faillites et des compressions deffectifs opérées par beaucoup dentreprises. Depuis que se sont déclenchées les graves difficultés économiques actuelles, le gouvernement a mis sur pied des programmes de formation spéciale destinés aux chômeurs à titre de stratégie daide sociale. En juillet 1998, 3.079 programmes étaient ainsi offerts dans 994 institutions.
LES DÉFIS DU XXIe SIECLE ET LES STRATEGIES DAVENIR
La mondialisation des échanges commerciaux et des marchés du travail, la rapidité de lévolution des technologies et le chômage massif provoqué par la crise économique récente sont des tendances appelées à se prolonger au XXIe siècle. Elles ne manqueront pas de susciter des transformations rapides des structures industrielles et des formes de lemploi.
Les changements intervenant dans ces conditions sur le marché du travail se traduisent par un déclin pour certains emplois, une importance accrue pour dautres, et pour dautres encore par les qualifications entièrement nouvelles ou différentes quils exigent. Leffectif de la main-doeuvre employée dans les entreprises de services et les branches technologiques, où lon demande des connaissances et des qualifications de haut niveau, va saccroître; en revanche, la demande de travailleurs peu qualifiés va diminuer. Beaucoup demployés devront vraisemblablement changer plusieurs fois demploi, et peut-être même de carrière, au cours de leur vie professionnelle. Le changement de configuration du marché du travail a des répercussions sensibles dans le domaine de léducation: il impose notamment la perspective dune formation qui sétendra sur toute la vie, du prolongement et du renouvellement régulier de lenseignement technique et professionnel et dun perfectionnement continu des connaissances et des compétences.
Soucieux de relever les défis qui sannoncent au XXIe siècle, les pouvoirs publics sattacheront à poursuivre lapplication des réformes en cours. Voici un certain nombre de mesures et de recommandations de politique générale quil y a lieu de prendre en considération.
i) Il convient de réviser le tronc commun du programme scolaire en mettant laccent sur léducation de base plutôt que sur des études spécialisées. Il convient didentifier les compétences fondamentales requises des élèves et de les intégrer au programme détudes commun allant de la première à la dixième année, comme le propose le Programme soixante-dix, qui entrera en application à partir de lan 2000. Il faudra impérativement pourvoir à des améliorations constantes dans le domaine des connaissances et des compétences pour que la future main-doeuvre acquière les bases sur lesquelles pourront se greffer le plus rapidement et le plus efficacement possible des connaissances et des compétences nouvelles. Il faut pour cela un niveau approprié de connaissances générales propre à faciliter lélaboration du savoir dans des domaines connexes; autrement dit, il faut un noyau de "connaissances génériques".ii) Intégration du programme enseigné dans les établissements secondaires du second cycle. Ceux de ces établissement qui le désireront pourront intégrer et gérer les programmes des établissements denseignement professionnel et ceux des établissements denseignement général pour permettre à leurs élèves de faire leur choix dans un large éventail de matières en deuxième et troisième années. Ainsi les élèves pourront-ils satisfaire aux conditions de la poursuite de leur instruction tout en acquérant des connaissances et des compétences utiles qui faciliteront leur entrée dans le monde du travail. Les écoles qui intégreront et géreront les deux programmes auront un minimum de cours obligatoires pour tous leurs élèves et augmenteront le nombre de matières à option.
iii) Léducation permanente à différents niveaux devra se généraliser de manière que tout citoyen puisse en bénéficier. La tendance des études a évolué dans le sens dun accroissement du nombre des élèves qui optent pour la poursuite de leurs études au-delà du second cycle secondaire. Il conviendrait donc de renforcer les établissements denseignement supérieur tels que les universités polytechniques, les collèges polytechniques et les collèges universitaires et de les doter des moyens de fonctionner comme des établissements de formation permanente permettant à des gens de tous âges dy recevoir un enseignement professionnel plus poussé. Il faut assurer la souplesse de laccès à lenseignement technique et à la formation professionnelle tout au long de la vie.
iv) Il faut mettre en place un système assurant la transition de lécole à la vie professionnelle (STEP). Le système devrait commencer à fonctionner dès les premières années de la scolarité, en combinant leffort damélioration de lenseignement dispensé, le perfectionnement de la main-doeuvre et le développement économique. La finalité du STEP est dadoucir le processus de transition pour tous les jeunes, ceux qui vont poursuivre des études supérieures et ceux dont ce nest pas le cas, les jeunes défavorisés et les jeunes non scolarisés. Le système est à la recherche dun équilibre dans la préparation des élèves à des "emplois réels" sans limitation des possibilités demploi et détudes qui leur sont ouvertes. Le système se compose des éléments suivants:
(a) un apprentissage fondé sur le travail;(b) un apprentissage fondé sur les études scolaires;
(c) des activités qui assurent larticulation entre les éléments basés sur le travail et les éléments scolaires;
(d) des programmes dinformation sur les carrières.
v) Il y aura lieu dencourager la formation en entreprise. Les entreprises, et en particulier celles qui investissent dans des industries à forte composante technologique, ont besoin dune mise à jour permanente des compétences et des connaissances que les écoles formelles sont mal préparées à assurer. Ce sont les entreprises qui offrent aux travailleurs le cadre le plus adapté à lacquisition des connaissances et des compétences nécessaires pour assimiler sans perte de temps les technologies davenir. Les entreprises, lieux de travail, sont devenues aussi des "lieux dapprentissage". Les politiques de formation devront inciter les entreprises à assurer la poursuite de la formation de leurs employés.