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close this bookAtelier de Travail - Renforcements des Occasions favorables à l'apprentissages et à la formation professionnelle des jeunes dans les pays arabes - Amman 2-4 March 1997 - Rapport Final (JVTC - UNEVOC - ROEAS, 1997, 18 p.)
close this folderRésumé Exécutif en Français
View the document1- Organisation:
View the document2- Les séances de travail
View the document3- Résultats et recommendations:

2- Les séances de travail

Les séances ont compris les discussions des sujets figurants dans le bilan des travaux comme suit:

1ère séance: Dimanche 2 mars 1997 - centre d’intérêt: Détermination des besoins de formation professionnelle.

Au début de la séance, Monsieur Ali Nassrallah a souhaité la bienvenue aux participants. Puis M. Sleiman, le représentant régional de l’UNESCO- Beyrouth a parlé des réalisations et des orientations de l’UNESCO.

Il a exposé le projet de renforcement et de promotion des occasions favorables à l’apprentissage et à la formation professionnelle pour les jeunes gens et plus précisément la manière de l’exécution de ce projet dans les pays membres sur une période de 6 ans avec fonds d’un million de dollars tiré du budget de l’année 96-97.

D’autres sources de financement étrangères seraient recherchées en coordination avec les pays membres.

Ce projet viserait les jeunes gens marginalisés par l’effet des circonstances sociales, économiques et parfois politiques.

L’expérience de l’Algérie a été exposée par M. Abdel Kader Al Hachimi qui a parlé d’une insuffisance dans la formation professionnelle qui s’avère faible par rapport au grand nombre d’aspirants. Il a également évoqué la nécessité de la formation professionnelle et du recyclage pour les campagnardes qui représentent la moitié de la société, incapables de progresser seules loin de la bonne formation.

A son tour, M. Mohammad Ahmad Mozfar a exposé l’expérience du Yémen qui souffre notamment du chômage et de l’intégration des Yéménites rapartiés après la guerre du Golfe; et a insisté sur le besoin pressant de varier les domaines de la formation professionnelle et de l’apprentissage donnant l’exemple de la ville d’Aden qui se plaint d’une insuffisance dans le nombre des formateurs.

Quant à Monsieur Mazen Joumaa, il a déterminé les besoins de la formation comme suit:

- Les besoins ou les exigences humaines
- Les centres et les écoles
- Les équipements
- Les frais.

L’expérience du Liban a été exposée par M. Khalil Haddad qui a souligné l’importance de la formation professionnell d’après le principe offre -demande pour diminuer l’accroissement dans le nombre des instructeurs chômeurs et il a noté le besoin du Liban dans la formation des infirmiers et infirmières précisant qu’il y a 12000 médecins et 4000 infirmiers. Il a également parlé d’une certaine insuffisance dans le secteur hôtelier exposant le plan élaboré par le ministère de l’enseignement technique et professionnel pour une formation accélérée dans les métiers de la construction et l’autorisation de nouveaux centres de formation accélérée en collaboration avec l’association allemande GTZ dans le domaine de la mécanique des automobiles et de la mécanique de maintenance.

A la fin de son discours, il a mis l’accent sur la nécessité de faciliter et de rendre les programmes plus flexibles sur une base forte pour qu’ils soient adaptables aux exigences du marché du travail chargé sans cesse de nouvelles techniques à courts termes. M. Haddad a par la suite prôné la collaboration et la contribution effective avec le secteur de la production.

L’expérience de l’Egypte a suivi celle du Liban, c’est M. Rouchdi Zahran qui l’a présentée. Il a mentionné que le taux de réussite ne dépasse pas les 50% des étudiants (1.7 million d’étudiants) tandis que la 2ème moitié est constituée par les affiliés.

Ayant à faire face au chômage et à beaucoup d’autres problèmes dans les programmes, M. Zahran a parlé aussi de “la formation de transfert” (ou transférentielle) qui faciliterait la tâche de l’apprenti et lui permettrait de progresser selon les besoins du marché.

Quant à M. Mazen Al Hachwa, il a pris la parole pour exposer le cas de la formation en Palestine et de ses besoins où le marché n’absorbe pas suffisamment la main d’oeuvre avec un nombre réduit de projets d’investissement; il en résulte l’orientation de 50% des ouvriers vers le secteur des services.

De l’Irak, c’est M. Saad Abdel Rahim qui a expliqué les principes et les moyens de traitement des cas d’affiliation et de formation en fonction des capaciés et des qualifications du personnel et du potentiel technique.

De la Jordanie, le discours de M. Ahmad Chédid a attiré l’attention des assistants sur les niveaux du travail professionnel et sur la nécessité d’être au courant de ce qui se passe sur le marché du travail comme nouveautés.

En plus, la modification et la modernisation des programmes d’une façon périodique ainsi que la lutte contre l’analphabétisme des femmes ont été également soulignés par M. Chédid.

En fin de la séance M. Mazen Joumaa, le président des instituts techniques en Irak, a suscité le problème des jeunes gens marginalisés dans la société insistant sur la nécessité de la collaboration du secteur privé, des organisations et des unions dans le financement de la formation.

2ème séance: Lundi 3 Mars 1997

Centre d’intérêt: Planification des programmes et des projets:

Au début de cène séance, le président de l’atelier M. Ali Nassrallah a affirmé que les besoins sont nombreux mais ce qui est demandé, c’est un minimum de points communs dans les projets profitables et acceptables dans tous les pays.

Puis il a exposé plusieurs modèles de projets qui facilitent l’élaboration du projet et du programme de recyclage ou de formation professionnelle.

Il a par la suite confié la présidence de la séance à M. Rouchdi Zahran qui a caractérisé les domaines qui entrent dans les programmes et les projets et qui visent à assurer des occasions de travail favorables aux marginalisés affiliés de l’enseignement et la possibilité de leur donner des bourses ou des emprunts pour démarrer dans la vie professionnelle.

D’autres points ont été discutés concernant l’adéquation entre l’instructeur et la profession qu’il prépare, la motivation des organisations des patrons de travail dans la collaboration aux progrès de la formation professionnelle.

Les constituants du projet étant le financement, les bâtiments, les équipements et les instructeurs, l’insistance a porté sur l’exploitation des équipements disponibles dans les établissements d’enseignement et de formation.

Des modèles (types) de projets de formation ont été élaborés par les participants sur les branches suivantes:

- Le tissage et la confection des vêtements
- Les constructions
- L’agriculture (produits agricoles - productions animales)
- Techniques pures (menuiserie, électricité,.....)
- Hôtellerie et tourisme
- Art de vente et d’achat
- Formation de petits projets
- Les affaires productibles

La 2ème étape de cette séance a été centrée sur les frais et les sources du financement; les participants ont conclu que les frais de la formation sont beaucoup plus élevés que les frais de l’enseignement général et que le gouvernement devrait essentiellement y participer à côté d’autres secteurs comme le secteur des patrons du travail (étant bénéficiaires des résultats de la formation), les unions et les organisations internationales et la collaboration dualiste entre les pays.

Les participants ont proposé: l’imposition des taxes sur la formation professionnelle;

La fondation de banques pour financer ces activités; le retranchement d’un certain pourcentage des salaires au profit de la formation professionnelle comme solutions possibles pour diminuer les frais.

3ème séance: Lundi 3 Mars 1997

Centre d’intérêt: Les programmes de travail et de mécanisme d’exécution.

Cette séance a traité de quelques remarques sur l’utilisation des moyens possibles disponibles dans les écoles et les centres, et sur la manière de profiter du potentiel disponible pour l’exécution et sur la législation de celle-ci. Pour la préparation des programmes, l’accent a été mis sur la nécessité de la contribution des patrons de travail.

En ce qui concerne le mécanisme de l’exécution tout le monde a insisté sur la nécessité d’un meilleur investissement des équipements disponibles dans les centres spécialisés les liant à d’autres centres pour assurer une certaine logistique dans l’exécution.

Finalement les participants ont préconisé la création d’un comité directif (d’orientation) au niveau du monde arabe et d’équipes de travail locales (nationales) au niveau de l’état.

L’achèvement de la 3ème séance: Mardi 4 Mars 1997

Des offres de projets ont été exposées par les représentants du secteur privé puis il y a eu la présentation de modèles de quelques projets déjà faits dans le cadre de l’atelier:

- projet industriel d’emploi
- projet touristique (artisanat et folklore)
- projet industriel (chaussures et cuirs)
- projet agricole

4ème séance: Mardi 4 Mars 1997

Centre d’intérêt: la collaboration et la coordination dans l’exécution des programmes et des projets.

La discussion a été centrée sur la coopération et le perfectionnement entre le secteur public et le secteur privé concernant l’exécution des projets liés aux jeunes gens marginalisés et le rôle des organisations gouvernementales et non gouvernementales et des associations, unions, syndicats, sociétés et usines dans le cadre de la formation et de la création de nouvelles occasions de travail.

A titre d’exemple, ils ont évoqué les réalisations de l’organisation internationale Keer en Jordanie et les activités de formation exécutées dans les grandes sociétés et usines résumées comme suit:

- Projet de formation des jeunes chômeurs dans la ville de Zarka - Jordanie (organisation internationale Keer)

Le projet se forme de 3 étapes:

· intégration de modèle d’association (principes de partenaires) ou partenariat et d’évaluation permanente dans le travail.

· préparation d’études sur les petits projets.

· formation professionnelle, entraînement varié et plaisir dans le travail et augmentation du revenu.

Le projet est exécuté à Al Zarka, ville ouvrière marquée par une surpopulation élevée (2ème ville en Jordanie). Les revenus des habitants sont issus des industries courantes dans la ville.

Des associations locales et des organisations internationales collaborent à l’exécution de ce projet réussi du fait qu’il procure du travail à beaucoup de jeunes gens.

- Projet de l’association de la jeunesse chrétienne - centre de formation -Wadi Al Sir - UNERWA.

Ce projet vise la catégorie des jeunes chômeurs à l’ouest de la ville d’Amman et s’exécute en collaboration avec le centre de formation du Wadi Al Sir annexé à l’UNERWA.

Le recyclage s’y fait sur sessions de 3 à 6 mois assurant aux jeunes un travail adéquat réparti comme suit:

- 90% travaillent dans le domaine qu’ils ont étudié
- 5% travaillent dans un domaine différent de leur spécialité
- 5% restent dans le chômage, à la recherche d’un travail

Sachant que les frais approximatifs pour chaque apprenti dans ce programme sont de 500 à 700 dinars jordaniens.

- Projet Moubarak - Koul (la république arabe d’Egypte)

Le projet est constitué d’unités de formation et de production communes où le gouvernement égyptien en collaboration avec l’Allemagne fédérale se charge de lier les établissements d’enseignement et de recyclage aux travaux sur place dans les agglomérations résidentielles et industrielles modernes comme la ville du 6 Octobre, la ville du 10 Ramadan et la ville de Sadat.

Finalement l’accent a été mis sur le rôle que pourraient jouer les chambres d’industrie et de commerce et les grandes entreprises industrielles dans l’assurance des occasions favorables à la formation et à l’apprentissage de la jeunesse et spécialement de la catégorie des jeunes marginalisés afin de les former pour les affaires productives et de profiter de leurs aptitudes demandées par ces entreprises et usines. Comme les programmes de recyclage élaborés dans le complexe industriel d’engrais à Al Akaba et dans l’entreprise jordanienne des mines de phosphate.

Les participants ont évoqué en dernier lieu l’importance d’un système permettant l’échange des compétences et des habiletés acquises pour en profiter dans la formation professionnelle de la jeunesse pareil au système de compétences nationales britanniques NQV.