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close this bookCinq Ans après: La réforme de l'enseignement technique et professionnel en Asie centrale et en Mongolie (GTZ - IIEP, 1997, 152 p.)
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Open this folder and view contentsPartie I. Rapport de synthèse
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Introduction

Dans tous les pays d'Asie Centrale et en Mongolie, les besoins d'une restructuration et d'une modernisation de l'économie nécessitent également la réforme de l'enseignement professionnel et technique. Les bouleversements liés au processus de transition rendent cette adaptation indispensable mais difficile. L'incertitude concernant les besoins futurs en main-d'oeuvre des entreprises et la situation critique actuelle des finances publiques rendent encore plus difficile cette adaptation. De plus, l'apparition du chômage constitue un autre défi qui renforce cette crise sans précédent.

Parmi les cinq pays étudiés, quatre d'entre eux faisaient partie de l'URSS; ils ont donc reçu en héritage commun non seulement le système de formation, mais également les structures administratives, le mode de gestion et celui du processus de prise de décision. Bien que la Mongolie n'ait pas vécu la même expérience, elle est confrontée aux mêmes problèmes que ses voisins d'Asie Centrale.

Le processus de transition a placé ces cinq pays devant les mêmes difficultés qui se traduisent par la diminution de la demande de formation, la crise financière du système de formation, et la détérioration de la qualité et de l'efficacité de la formation. Face à ces pressions, les autorités responsables s'efforcent partout de fixer de nouveaux objectifs à l'enseignement professionnel et technique. Cette orientation vers le renouveau du système transparaît dans la nouvelle législation. Après cette phase réglementaire, les autorités gouvernementales ont instinctivement veillé à la survie du système tout en introduisant un certain nombre d'aménagements provisoires. Cette approche prudente s'est accompagnée de mesures plus ou moins radicales, comme la réduction des effectifs en formation, la modification des professions préparées ou des contenus de formation. En même temps, des tentatives sont faites pour examiner les moyens susceptibles de satisfaire les diverses attentes concernant la formation initiale, la requalification des chômeurs, la formation continue des actifs.

Les cinq pays ont formulé des réponses différentes à ces problèmes communs. Les différences concernent en particulier le choix des structures institutionnelles pour gérer le système de formation, le rôle joué par les employeurs, l'organisation des études et le financement. L'analyse de la situation révèle deux orientations principales: l'une reflète une tentative d'ajustement à la situation économique actuelle nouvelle, et l'autre exprime une stratégie plus conservatrice qui vise à préserver les deux objectifs fondamentaux de l'EPT à savoir, donner en même temps une formation générale et une formation professionnelle. Le rapport se compose de deux parties.

La première présente une brève analyse comparative des systèmes de formation dans les cinq pays visités. Elle s'efforce de faire apparaître les traits communs, mais également les spécificités des cinq systèmes; elle décrit aussi la situation actuelle des pays et recense les principaux problèmes.

La seconde partie comprend une analyse de la situation de chacun des pays. Il s'agit non seulement d'une étude approfondie de l'enseignement professionnel et technique de chacun de ces pays, mais également d'une mise en perspective des situations nationales permettant une évaluation comparative.

L'examen de la situation dans les cinq pays permet de dégager cinq axes importants du développement futur du système de formation:

· les liens entre l'enseignement général et l'enseignement professionnel et technique;
· la gestion du système d'enseignement professionnel et technique;
· le coût de fonctionnement de ce système et son financement;
· les relations entre les employeurs et les institutions de formation;
· l'organisation de la formation continue des adultes.

Tel qu'il est, ce rapport constitue une base d'informations; mais son objectif principal est de contribuer au débat sur la réforme de l'enseignement professionnel et technique en Asie centrale et en Mongolie.