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36. Soudage électrique à l'arc

I. Généralités

- La soudure électrique est une soudure autogène qui utilise, comme son nom l'indique, l'énergie électrique, qui amènera les pièces et le métal d'apport au point de fusion pour obtenir la soudure; on distingue dans la soudure électrique:

* la soudure à l'arc
* la soudure par points
* la soudure par molettes
* la soudure à l'argon, etc...

- La soudure à l'arc est un procédé de soudure qui consiste a faire fondre les pièces à assembler au moyen d'un arc électrique constitué par une baguette métallique de même composition (électrode).

La baguette sert de métal d'apport et fond au fur et à mesure avec les bords de la pièce à souder sous l'effet de l'arc.

Il s'en suit une liaison très intime entre les pièces a souder et le métal d'apport.

On distingue:

* la soudure électrique à l'arc, où l'arc brûle à l'air libre


Figure

* la soudure électrique a l'arc protégé où l'arc est recouvert par la poudre d'enrobage ou par des fils


Figure

* la soudure à l'arc en atmosphère inerte, où les électrodes, l'arc et l'extrémité à souder sont enveloppés par une protection gazeuse amenée en supplément.


soudage à l'arc en atmosphère inerte avec électrode de tungstène (soudage à l'arc sous protection gazeuse)

Pour la soudure électrique a l'arc, on se sert du courant continu ou de courant alternatif.

Le mode opératoire et la pièce à souder déterminent le choix du courant qui est fonction même du type d'électrode et de son diamètre.

La soudure a l'arc nécessite des courants de forte intensité à basses tensions qui différent selon le mode opératoire.

De crainte d'accidents, les tensions à vide ne doivent pas dépasser

en courant continu 100 V et
en courant alternatif 70 V.

Dans la soudure à main, il est fréquent que les courants atteignent jusqu'à 500 A.

L'intensité du courant doit être réglable.

Les caractéristiques de l'arc et de son amorçage par court-circuit exigeant une limitation du courant de soudure, la soudure à l'arc demande des sources d'alimentation particulières.

Il faut aussi observer pendant l'opération du soudage:

* l'effet de soufflage pour se protéger contre les accidents
* le rayonnement intensif de la chaleur (infrarouge)
* la radiation lumineuse intensive
* le haut pourcentage en rayonnement ultracourt.

On entend par effet de soufflage la dérivation de l'arc par l'effet électromagnétique du courant; celui-ci exerce en effet une influence sur l'exécution et la qualité de la soudure.

II. L'arc électrique

L'arc est un "jet de flammes" de température très élevée (3500°C jusqu'à env. 15000°C). Il est produit par le passage d'un courant électrique dans un circuit d'air (de gaz ou de vapeur).

1. L'amorçage de l'arc


Figure

Pour que l'arc puisse jaillir, l'air qui normalement n'est pas conducteur (isolant) doit le devenir. L'arc doit être "amorcé".

L'amorçage se fait en général par un contact instantané (court-circuit) du conducteur de courant (pièce à souder et électrode) au moment de la séparation. Le passage du courant est alors concentré sur des surfaces très réduites qui sont instantanément portées à une température très élevée, jusqu'à incandescence.

Ensuite, des électrodes sortent de la cathode (pôle négatif) (comme dans une lampe de radio échauffée) qui ionisent l'atmosphère la transformant ainsi en conducteur. Bien que le contact entre la pièce et l'électrode ait cessé l'arrivée de courant n'est pas interrompue. De ce fait, d'autres particules de gaz et de vapeur sont ionisées. Elles améliorent la capacité conductrice de l'atmosphère de plus en plus, en réduisant sa résistance électrique très rapidement. Le courant dévale comme une avalanche.

2. Le phénomène d'ionisation des gaz

L'ionisation peut être obtenue par différents moyens:

- élévation de température
- bombardement par des rayons
- action chimique

Principe:


Figure

e- : électrons = Z


Figure

L'atome est la plus petite partie d'un corps simple. Il se compose d'électrons qui gravitent autour d'un noyau qui contient des protons et des neutrons.
Chaque atome est caractérisé par:
Z: le numéro atomique qui est égal au nombre d'électrons (charges électriquement négatives)
Le nombre de protons (charges électriquement positives) est identique au nombre d'électrons.
Un atome est électriquement neutre.
A: le nombre de masse qui correspond au nombre de nucléons (protons + neutrons) contenus dans le noyau.

EXEMPLES:

- oxygène:

- argon:



Dans certaines conditions, un atome peut perdre ou s'approprier un électron: il y aura déséquilibre des charges électriques.


Figure

REMARQUE:

L'association de plusieurs atomes donne naissance à une molécule.

Exemple:


Figure

3. Etude de l'arc électrique


Figure

L'élévation de température va provoquer la destruction de certains édifices moléculaires et une très grande agitation des diverses particules qui engendreront de nombreuses collisions, d'où une thermo-ionisation permanente et une élévation de température au sein de la colonne d'arc.

Dans cette atmosphère en constante évolution, c'est le courant électronique qui reste prépondérant et qui permettra ou imposera le choix de la polarité dans les différents procédés et phases de soudage.

Exemple:

- polarité négative à l'électrode lors de la phase de pénétration


- polarité négative à l'électrode réfractaire en soudage T.I.G.

REMARQUE:

L'arc électrique est la matérialisation du passage du courant dans les gaz. Dans cette atmosphère on distingue:

- des électrons libres
- des atomes
- des ions positifs et négatifs
- des molécules

III. Les postes de soudage

1. Valeurs électriques appliquées en soudage:

I: Courant primaire (alimentation du poste)

IS: Courant de soudage

U: Tension primaire (tension du réseau 220 - 380 V)

US: Tension de soudage ou tension en charge (25 V en moyenne)

UO Tension à vide (avant amorçage 50 V maxi)

h: Rendement du poste

h = hg + hm pour groupe convertisseur;

hg = rendement de la génératrice;
hm = rendement du moteur.

Puissance:

Formule fondamentale P = UI
Puissance de l'arc = US × IS

P: Puissance active (exprimée en watt = W)


C'est la puissance au primaire.

S: Puissance apparente (exprimée en Volt ampère: VA)

Q: Puissance réactive (exprimée en Volt ampère réactif: var)


La puissance active P est inférieure à la puissance apparente S = UI parce que l'intensité 1 du courant et la tension U sont déphasées (fig. 1).


fig. 1

La représentation graphique de la formule


nous donne la valeur du déphasage (fig. 2),


fig. 2

soit:

déphasage ou cos f ou facteur de puissance


On déduit:

P = S cos f = UI cos f.

Valeur de P en courant triphasé.




donc: tension en courant triphasé



fig. 3

2. Caractéristiques des postes de soudage:

Tout appareil de soudage à l'arc électrique doit répondre à une certain nombre de normes qui sont:

Norme

A 85 011:

Règles techniques relatives à la fourniture des matériels de soudage électrique à l'arc.


A 85 020:

Relevé des caractéristiques externes.


A 85 021:

Essais d'échauffement.


A 85 022:

Essais de rigidité diélectrique (ou hystéréris) pertes diélectriques applicables aux isolants.


A 85 024:

Commutation.


A 85 025:

Rendement.

Courbe plongeante.

Par expérimentation et relevé des grandeurs électriques (U et I), la norme a adopté, pour la tension conventionnelle de soudage, une fonction linéaire croissante du courant (fig. 4).


fig. 4

On sait que la tension à vide (UO) a un maximum de 50 volts, l'intensité étant nulle.

Pour une intensité IS de soudage (IS est en fonction du diamètre de l'électrode choisi), la tension chute, prend une valeur US, et cela en un temps très court.

La courbe de marche du poste doit donc décroître rapidement et c'est ce qui donne l'allure de la courbe (fig. 5) montrant que tout poste de soudage électrique à l'arc doit posséder une caractéristique externe tombante ou «courbe plongeante».


fig. 5

3. Principe de fonctionnement des postes:

Quel que soit le mode d'alimentation d'un poste de soudage électrique à l'arc, celui-ci comporte à sa sortie un circuit secondaire qui débite un courant de soudage, par l'intermédiaire de deux bornes: une borne est reliée à l'électrode par un câble et un porte-électrode; l'autre borne est reliée à la pièce à souder par un câble et une prise de masse. Pour alimenter l'arc électrique et pour le maintenir dans les conditions exigées par le soudage, l'appareil doit répondre à un certain nombre de critères qui sont:

* L'appareil étant branché sur le réseau (tension de 110, 220 ou 380 volts) il doit apparaître au secondaire une tension à vide (UO) de 50 volts et une tension de marche (US) de 25 a 40 volts.

On sait déjà que le passage de UO à US est obtenu rapidement grâce à la caractéristique externe tombante indispensable à tout poste de soudage.

* En fonction du diamètre de l'électrode choisie et de la nature de l'enrobage, l'appareil doit fournir une intensité variable.

* L'appareil doit débiter un courant électrique permettant une stabilité de l'arc.

* En fonction de la nature des pièces à souder ou du type d'électrode utilisé, le courant de soudage peut être: soit continu, soit alternatif, soit redressé, cequi conduit à prévoir des appareils permettant de produire des courants de soudage différents.

Postes débitant un courant continu de soudage (postes rotatifs).

L'organe essentiel de ces appareils est une génératrice qui débite un courant secondaire continu à intensité variable et à tension constante faible; son fonctionnement est basé sur la loi de l'induction.

Principe de l'induction:

Si l'on fait pénétrer rapidement un aimant de pôles N et S à l'intérieur d'un enroulement (bobine) relié à un galvanomètre, on constate une déviation de l'aiguille d'autant plus grande que le déplacement de l'aimant est plus rapide (fig. 6).


fig. 6

Ce phénomène prouve l'existence de courants temporaires qui prennent naissance dans l'enroulement quand on fait varier le flux (f) entre ses spires.

Ces courants produits sont sont dits «courants induits».

Application de l'induction à la production des courants de soudage.

Les appareils de soudage produisant du courant continu sont appelés «dynamos-génératrices».

Une génératrice à courant continu se décompose toujours en trois parties essentielles qui sont:

- Un inducteur
- Un induit
- Un collecteur


fig. 7

L'inducteur est fixe et il est constitué par un circuit magnétique (électro-aimant) ayant un certain nombre de pôles (2 ou 4 en soudage); les pôles sont bobinés et parcourus par un courant continu qui produit un flux f continu (ce courant peut être fourni par la machine elle-même ou par un moteur auxiliaire).

L'induit est entraîné par un moteur auxiliaire et il est constitué par un empilage de tôles ferromagnétiques encochées afin de contenir les conducteurs du bobinage d'induit. Les conducteurs d'induit coupent le flux f inducteur émis par les pôles, et les courants créés par l'induction sont recueillis par un collecteur.

Le collecteur est le prolongement de l'induit et il est constitué par des lames de cuivre isolées entre elles et reliées au bobinage de l'induit.

Les balais ou charbons qui constituent des contacts glissant sur le collecteur réalisent la liaison entre le circuit induit et le circuit de soudage par l'intermédiaire des bornes S1 et S2.

Obtention des paramètres de soudage.

* Intensité de soudage IS.

On peut régler l'intensité de soudage en manœuvrant un volant qui fait varier la position des balais sur le collecteur et permet ainsi de capter le courant nécessaire.

* Tension aux bornes UO et US.

La force électromotrice d'une génératrice est donnée par la formule

E = N n f

dans laquelle

N = Nombre de spires de l'enroulement.
n = Nombre de tours en tr/mn.
f = Flux émis par le pôle nord en Weber (Wb).

* Stabilisation de l'arc.

Elle peut être obtenu:

- Par génératrice séparée pour limiter les courants de court-circuit
- Par génératrice à réaction d'induit ou distorsion de flux.

Postes débitant un courant alternatif de soudage (postes statiques).

Ce sont des transformateurs monophasés ou triphasés.

* Principe de fonctionnement.

Un transformateur est constitué par un circuit magnétique qui renferme deux enroulements (transfo. monophasé, fig. 8) ou trois enroulements (transfo. triphasé).

- Enroulement primaire (P) branché sur le réseau d'alimentation du poste.
- Enroulement secondaire (S) fournissant un courant secondaire de soudage aux bornes S1 et S2.


fig. 8

Les variations du courant alternatif primaire produisent des variations de flux dans le circuit magnétique; il en résulte une force électromotrice (f.é.m.) d'induction alternative de même fréquence dans le secondaire.

En désignant par UP et US les tensions primaire et secondaire et par NP et NS les nombres de spires de l'enroulement primaire et de l'enroulement secondaire, on peut écrire la relation


Le rapport


est appelé: rapport de transformation (K).

Application au soudage et obtention des paramètres.

* Intensité de soudage IS.

Le réglage de l'intensité de soudage est obtenu en faisant varier le flux; cette variation se fait par fuites plus ou moins importantes.

* Tensions aux bornes.

De la relation

, on déduit

et si NP est plus grand que NS, US est plus petit que UP.

* Stabilisation de l'arc.

C'est par le parcours du flux à l'intérieur du transformateur qu'est obtenu la caractéristique externe tombante du poste donnant la courbe d'allure US = f (IS).


Postes débitant un courant continu ROTATIFS

Fonctionnement:

Le moteur "M" fait tourner l'induit de la génératrice "G". Il y a une coupure du flux f, ce qui produit un courant continu recueilli sur les bornes par l'intermédiaire d'un collecteur et de deux charbons "C1 et C2".

L'induit cède une partie du courant qu'il produit à l'inducteur qui fournit le flux.


Postes débitant un courant alternatif STATIQUES

Réglage de l'intensité (basé sur le principe des fuites magnétiques)


PAR PRISES


PAR SHUNT


PAR BOBINE de SELF INDUCTION

Fonctionnement:
1. En reliant 4 4', seul le secondaire normal est en service
- les fuites magnétiques sont réduites
- l'intensité de soudage est élevée
2. En reliant 2 2', une partie du secondaire de dispersion produit des fuites magnétiques élevées
- l'intensité de soudage est faible.

Fonctionnement:
1. En position haute du shunt le flux est dévié
- les fuites magnétiques sont importantes
- l'intensité à l'arc est faible
2. En position basse du shunt les fuites sont minimum
- l'intensité à l'arc est maximum.

Fonctionnement:
Pour un courant d'intensité donnée IS, la chute tension US est d'autant plus grande que le nombre de spires sélectionné sur la bobine est élevé.

Postes débitant un courant redressé de soudage.

Ces appareils sont alimentés en courant alternatif et ils débitent un courant secondaire de soudage de haute fréquence ou courant redressé (symbole ~) par l'intermédiaire de batteries ou cellules de redressement au sélénium, au silicium ou au germanium.

L'avantage de ces postes est de produire une étincelle pilote qui facilite le maintien de l'arc et permet l'amorçage par simple approche.

IV. Les électrodes

1. Définition:

Une électrode de soudage électrique à l'arc est une baguette de métal d'apport (de même nature ou de nature assez différente de celle des pièces à souder) appelée âme et enrobée d'une gaine de produits spéciaux appelée enrobage (fig. 9).

Le diamètre (d) est celui de l'âme, il peut être de 1,2 - 1,5 - 2 - 2,5 - 3,25 - 4 - 5 - 6 - 8.

La longueur (L) varie suivant le diamètre.

Pour un diamètre de 1,2, la longueur est de 150 mm.

Pour un diamètre de 1,5, la longueur est de 225 mm.

Pour un diamètre de 2 et 2,5, la longueur est de 350 mm.

Pour un diamètre de 3,25 et plus, la longueur est de 450 mm.


fig. 9

Une couleur conventionnelle est déposée à l'extrémité dénudée de l'électrode afin de fixer les valeurs maximales des caractéristiques mécaniques exigées pour chaque nuance d'électrode.

Tableau des couleurs en fonction des nuances

Nuance

EDx

E 40

E 48

E 56

E 65

Couleur

Rosé

Rouge

Jaune

Bleu

Vert

Résistance en daN/mm2

< 40

40-48

48-56

56-65

> 65

2. Normalisation:

La norme A 81309, homologuée le 30 novembre 1945, et relative aux électrodes enrobées pour soudage manuel électrique à l'arc des aciers non alliés ou faiblement alliés, précise les points suivants:

- Généralités
- Fabrication
- Spécification:

* Caractéristiques et tolérances
* Echantillons et éprouvettes
* Technique des essais
* Marquage et conditionnement

- Emploi
- Recette
- Commentaire

3. Rôles de l'enrobage:

* Rôles électriques.

- L'enrobage est isolant.

Si l'on met en contact une électrode avec les pièces a souder, l'arc ne s'amorce pas; il faut casser l'extrémité de l'enrobage afin que l'âme (qui est conductrice du courant électrique) touche les pièces pour produire l'arc.

- L'enrobage a un pouvoir thermo-ionique.

L'instabilité de l'arc est due au fait que le courant change alternativement de sens, mais aussi au fait que la résistance diminue quand l'intensité augmente.

Le phénomène d'ionisation (indiqué dans l'étude de l'arc) doit être renforcé artificiellement; on introduit pour cela, dans l'enrobage, des sels à tension d'ionisation et à pouvoir thermo-ionique et on facilite l'amorçage par la présence de silicates, carbonates, oxydes de fer ou de titane (voir tableau des principaux types d'électrodes).

Au cours du soudage, l'âme de l'électrode ne touche pas les pièces à souder; un milieu gazeux prend naissance à cette partie; il est dit ionisant et il est conducteur du courant électrique.

* Rôles physiques.

- L'enrobage sert d'appui et permet le guidage.

Si l'on observe l'extrémité usée d'une électrode, on remarque qu'elle forme un cratère profond (fig. 10); cela vient du fait que la fusion de l'enrobage est en retard sur la fusion du métal de l'âme.


fig. 10

En pratique, on applique cette propriété pour faciliter certaines opérations manuelles; en effet, il est possible d'appuyer l'électrode sur le joint à souder et de réaliser une avance en maintenant une pression constante sur l'électrode; le guidage est assuré par le contact de l'enrobage sur les pièces (fig. 11).


fig. 11

- L'épaisseur de l'enrobage et sa viscosité permettent d'obtenir des cordons de forme différente (fig. 12).


fig. 12

En règle générale:

1. Un enrobage épais donne un cordon plat.
2. Un enrobage 1/2 épais donne un cordon 1/2 bombé.
3. Un enrobage mince donne un cordon bombé.

- La nature de l'enrobage permet de faciliter certains soudages.

En soudage de position (montante par exemple), l'enrobage tend a nuire à l'homogénéité du métal déposé en s'incorporant à lui; on facilite l'opération en utilisant des électrodes a enrobage volatile.

* Rôles métallurgiques.

- L'enrobage épure le bain.

L'enrobage en fusion est moins dense que le métal déposé; par suite, il surnage et entraîne les impuretés contenues dans le dépôt ainsi que les gaz qui prennent naissance au niveau de l'arc.

- Le laitier fondu protège le métal contre l'oxydation.

On sait que le métal (particulièrement l'acier) s'oxyde d'autant plus facilement qu'il est porté à haute température; la gaine gazeuse pendant l'élaboration du cordon et la croûte de laitier qui recouvre la soudure au refroidissement, protègent le métal de l'action de l'air ambiant, contre l'oxydation par l'oxygène et le durcissement par l'azote (nitruration).

- L'enrobage peut améliorer les caractéristiques mécaniques.

On sait déjà que certaines nuances d'électrodes existent et le tableau des principaux types d'enrobages apporte certaines précisions quant aux valeurs des caractéristiques mécaniques obtenues en fonction du type d'enrobage utilisé.

4. Tableau des principaux types d'électrodes

Type

Symbole

Composition

Epaisseur de l'enrobage

Laitier obtenu

Courant utilisé

Position de soudage

Pénétration

Caractéristiques du cordon

Emploi

Acide

A

Oxydes de fer et de manganèse, ferro-manganèse et autres désoxydants

moyenne ou épaisse

en nid d'abeilles. Se détache facilement

-
ou
~

a plat

bonne

bonnes

sur métal de base a bonne soudabilité pour éviter les fissures

Basique

B

Carbonates de calcium + carbonates basiques + spath fluor

épaisse mais à utiliser bien sec

compact peu abondant, se détache bien. Surnage avec les impuretés

-
+ à l'électrode

toutes positions

moyenne

excellentes résilience élevée

pour fartes sections en constructions rigides en acier à teneur en carbone élevée

Cellulosique

C

Matières organiques combustibles cellulose, farine de bois, amiante

moyenne

Gaine de gaz protecteur, Laitier peu abondant

-
ou
~

toutes positions

assez bonne

moyennes

Soudures à cordons grossiers

Oxydant

O

Oxydes de fer + oxydes de manganèse

épaisse

Laitier oxydant lourd auto-détachable

-
ou
~

à plat

faible

faibles

Assemblages d'angle cordons minces sur A 42 à A 50

Oxyde de Titane 1er type

R

Rutile: minerai de base composés dérivés d'oxydes de titane

moyenne ou épaisse

dense et visqueux

-
ou
~

toutes positions

bonne

bonnes

sur métal de base à bonne soudabilité pour travaux variés

Oxyde de Titane 2e type

T

identique

moyenne

fluide

-
ou
~

verticale Plafond

bonne

bonnes meilleures qu' avec R

divers surtout en position

Divers

V

Le symbole V est employé pour tous les autres types d'électrodes
Exemples:
1) A forte pénétration sans chanfrein jusqu'à 20 mm;
2) A haut rendement avec poudre de fer qui augmente la quantité de métal déposé;
3) Pour acier fortement allié, l'enrobage peut contenir des éléments d'alliage.


Les paramètres de soudage:

V. Règles générales d'exécution

1. Préparation des bords à souder:

Sauf pour les travaux spéciaux de réparation ou dans le cas où le chanfreinage des bords est difficile, le soudage sans chanfrein est réalisé sur des épaisseurs ne dépassant pas 4 mm; au-delà, pour limiter l'intensité de soudage et pour faciliter la pénétration du cordon, les bords des pièces sont chanfreinés différemment en fonction de l'épaisseur des pièces à souder ou de la qualité exigée de la soudure (fig. 13).


fig. 13

2. Positionnement des pièces:

Afin que les bords à souder soient constamment bien situés l'un par rapport à l'autre, mais aussi pour atténuer les déformations dues au phénomène de dilatation et de retrait causé par la température élevée de soudage, les pièces doivent être positionnées et maintenues avant, pendant et quelquefois après l'opération de soudage.

3. Choix de la méthode d'exécution:

C'est la position des pièces qui fixe la méthode d'exécution à utiliser, mais une meilleure qualité du joint est souvent obtenue en appliquant une méthode appropriée; c'est ainsi qu'un soudeur qualifié préfère souder en position (1/2 montante ou verticale) plutôt qu'à plat, car il est plus sûr que la soudure obtenue soit de plus hautes caractéristiques mécaniques.

4. Choix de l'électrode:

Le choix d'une électrode de soudage électrique à l'arc peut se faire en fonction des facteurs suivants:

* Nature des matériaux à souder.
Pour une même famille d'alliages (acier par exemple), la composition de base peut être différente, et le soudeur doit choisir l'électrode permettant de déposer un cordon dont la composition se rapproche le plus possible de celle des pièces à souder.

* Caractéristiques mécaniques du joint.
Ce critère rejoint le précédent, mais dans certains cas, le cordon de soudure doit répondre à des caractéristiques mécaniques différentes de celles que possède la pièce elle-même (liaison formant articulation par exemple ou rechargement d'organes soumis au frottement).

* Quantité de métal à déposer.
En général, le remplissage d'un chanfrein ou le rechargement d'une pièce se fait par passes successives, mais pour, certaines nuances d'acier, il peut se produire des fissures locales résultantes du réchauffage à chaque passe; on préfère alors choisir une électrode à haut rendement (voir le tableau des principaux types d'électrodes).

* Forme de cordon.
On a vu qu'en fonction de l'épaisseur de l'enrobage de l'électrode, la forme du cordon obtenu est différente.

* Méthode de soudage utilisée.
L'étude des rôles des enrobages nous a précisé les éléments relatifs à ce facteur et particulièrement la possibilité d'appuyer l'enrobage sur le joint à souder qui forme guide et permet de réaliser un soudage automatique manuel, de choisir une électrode a enrobage volatile pour soudage en position.

* Appareil de soudage disponible.
Généralement, les électrodes de soudage électrique à l'arc peuvent s'appliquer aussi bien en courant continu qu'en courant alternatif, sauf quelques exceptions dont il faut tenir compte (p.ex.: type cellulosique).

5. Réglage du poste:

Les conditions de fusion d'une électrode dépendent de nombreux facteurs mais particulièrement de son diamètre, de l'épaisseur et de la nature de l'enrobage.

Formule empirique du réglage de l'intensité formule de Lebrun:


.

Formule empirique de la tension de fonctionnement:


.

K et K' = constante dépendant de la nature du métal de l'électrode (pour acier K = 4, K' = 12).

l

= Longueur de l'arc en mm.


= Densité du courant en A/mm2.

d

= Diamèter de l'électrode en mm.



Formule pratique du réglage de l'intensité soudage à plat:


lS = 50 A (d-1).

A

= ampère.

La figure 14 donne les courbes du réglage de l'intensité en fonction du diamètre de l'électrode et de l'épaisseur de l'enrobage:

en 1: Enrobage épais.
en 2: Enrobage semi-épais.
en 3: Enrobage mince.


Fig. 14

6. Prix de revient d'une soudure:

Ce facteur est souvent à la base des données précédentes, car il fixe les conditions de réalisation de la soudure. C'est par une analyse méthodique du problème que les autres paramètres seront déduits.

Exemples:

Fig. 15

Dans le cas d'une soudure à exécuter sur tôles épaisses chanfreinées, une méthode dite «montante par passes triangulaires» peut être retenue dans le but d'augmenter le rendement du dépôt (on supprime le temps de piquage du laitier entre les passes successives effectuées par une autre méthode).


Fig. 15

Fig. 16

Pour une même résistance du joint:

En 2: il y a un chanfreinage sur les deux barres.

En 3: Une seule barre est usinée mais la pénétration risque d'être incomplète.

En 4: Le remplissage intérieur nécessitera un affleurage onéreux.

Dans les trois cas, la longueur de la barre A ne permet pas un soudage à plat.

En 5: (solution retenue):

- Seule la barre la plus courte est chanfreinée.

- Le soudage peut se faire à plat et par retournement.

- Le garnissage des arêtes est plus facile.

- La pénétration est favorisée par la réduction de l'épaisseur à souder par suite la préparation des chanfreines en X.


Fig. 16

VI. Equipement de la cabine de soudage

Sur sa place de travail, le soudeur doit disposer, outre les moyens de travail nécessaires, de dispositifs pour le serrage des pièces à souder et pour la protection des alentours.

Une table a souder en acier où se trouve le raccord des câbles de soudage et la boîte à électrodes.

Un taboret

Un tréteau pour suspendre le porte-électrode.

Un écran protecteur non réfléchissant.

Un rideau de protection fait d'une matière ignifuge.

Moyens de protection de travail.


Figure

Une table d'aspiration avec grille, servant d'appui à la pièce a souder. Aspiration des gaz, vapeurs et fumées vers le bas, ainsi que vers le haut ou vers le coté; le tuyau est fixe ou flexible.


Figure

Un marteau de soudeur (ou un petit marteau pneumatique)
Un marteau d'établi et un burin pour enlever le laitier et les projections.

Un brosse métallique, d'une ou deux rangées.

Un balai à main pour enlever les restes du laitier et les projection en vrac, de même que les dépôts oxydiques.

Des pinces à feu pour tenir et mouvoir les pièces à souder chaudes.


Figure

* Moyens de protection du travail pour le soudeur

Le danger pour le soudeur que représentent les rayons calorifiques et lumineux, l'énergie électrique (ainsi que les rayons ultraviolets), les étincelles et projections, demande des moyens de protection spéciaux.

Un casque pour protéger la tête et surtout les yeux.

Les mains restent libres pour le travail.


Figure

Un écran pour protéger le visage et une main.

Une seule main reste libre pour le travail.

Des lunettes avec protection latérale pour les auxiliaires et les grutiers, afin de protéger les yeux contre les éblouissements.

Des verres protecteurs contre les radiations et des filtres protecteurs pour les yeux
Les verres sont destinés au casque. Choisir toujours l'écran et les lunettes suivant l'intensité des radiations. Les filtres protecteurs pour les yeux sont désignés; les choisir en s'y conformant.

Un tablier en cuir ou amiante pour protéger les vêtements et le corps.


Figure

* Les conducteurs de courant

Les conducteurs de courant relient

- le poste de soudage au réseau


- le poste au porte-électrode et a la pièce à souder.


l'électrode conducteur de courant sert comme métal d'apport

Conduit de branchement sur le réseau avec conducteur de protection, pour relier le réseau à la source d'alimentation de l'arc; p.ex. en conducteur NSH.


Figure

Porte-électrode Dispositif de serrage isolé vers l'extérieur qui amène le courant de soudage jusqu'à l'électrode.

Câble de soudage par exemple NSF ou NSFF, pour relier le poste

- au porte-électrode
- à la pièce à souder.


Figure

Borne de connexion de la pièce à souder pour raccorder le câble de soudage à la pièce a souder.

Accouplement pour le câble de soudage, (autrefois désigné comme accouplement de câbles) afin de pouvoir allonger les câbles de soudages.


Figure

Recouvrement des câbles, par exemple en tôle, pour servir de pont protecteur aux câbles de soudage et aux câbles de branchement non protégés.


Figure

VII. Techniques de base

1. Chanfreinages des bords:

Chanfreinages sur tôles jusqu'à 12 mm d'épaisseur (fig. 17).

(1): Taies non chanfreinées avec un écartement entre les bords pour faciliter la pénétration. Préparation utilisée pour des épaisseurs inférieures à 4 mm.

(2): Tôles chanfreinées en V avec talon pour éviter la fusion trop importante des arêtes vives.

(3): Tôles chanfreinées en V sur toute l'épaisseur avec un support plat ou a gorge a l'envers de la soudure.


Fig. 17

Chanfreinages sur tôles d'une épaisseur supérieure a 12 mm (fig. 18).

(4): Tôles chanfreinées en X avec talon. Préparation utilisée pour des épaisseurs inférieures à 50 mm.

(5): Tôles chanfreinées en U avec talon. Préparation utilisée pour des épaisseurs supérieures à 50 mm.


Fig. 18

Chanfreinages des barres (fig. 19)

(6): Les barres de section carrée ou rectangulaire peuvent être considérées comme des tôles de faible largeur et la préparation des bords à souder doit être prévue comme précédemment.

(7): Chanfreinage spécial pour soudage d'angles de fortes épaisseurs.

(8): Les barres de section circulaire ou polygonale (à plus de 4 côtés) doivent présenter des chanfreins en forme de biseau et non en pointe de diamant.


Fig. 19

2. Inclinaison de l'électrode:


Fig. 20

3. Déplacement de l'électrode:


Fig. 21

En (1):

Dépôt par passes étroites, obtenues par un déplacement longitudinal de l'électrode.

En (2):

Dépôt par passes larges, obtenues par un déplacement de l'électrode suivant un mouvement transversal perpendiculaire à l'avance.

Cette seconde méthode risque de produire des chocs thermiques dans la zone proche de la soudure, car il y a une accumulation de la chaleur dans une région localisée du joint.

4. Reprises de cordon:

A chaque fois que l'on amorce une nouvelle électrode, il faut au préalable piquer le laitier déposé par l'électrode précédente, afin de reprondre la soudure quelques millimètres en arrière du cordon qui vient d'être exécuté.

5. Début et fin des cordons:

* Cordons de moyenne et grande longueur.

On applique, dans ce cas, la technique dite du «talon», étudiée dans le chapitre portant sur les déformations des pièces soudées.

* Cordons de petite longueur.

Afin d'éviter l'effondrement des angles (particulièrement sur les faibles épaisseurs), on rapporte un «coin» au début et à la fin du cordon (fig. 22).

Cette technique est généralement employée pour le soudage des angles des châssis, afin d'obtenir des arêtes vives; sans cela, on risque de perdre du temps pour recharger les angles effondrés.


Fig. 22

6. Techniques opératoires:

L'amorçage de l'électrode doit se faire par frottement en dehors de la soudure, soit sur un appendice, soit en aval de la reprise.


Fig. 23

Il faut éliminer par meulage l'extrémité du cordon de soudure afin de supprimer le cratère de la retassure avant l'amorçage de l'électrode suivante.


Fig. 24

Pour finir un cordon, il faut effectuer un retour en arrière pour «nourrir» la soudure afin d'éviter la retassure et le refroidissement trop rapide du dépôt.

- Position d'électrode en règle générale, l'électrode doit se tenir dans un plan perpendiculaire à celui du cordon et légèrement inclinée vers l'avant de la soudure afin que la pression de l'arc repousse le laitier vers le métal déjà déposé.


Fig. 25

En angle intérieur ou sur un plan vertical, la position de l'électrode doit éviter les effondrements du métal dus à l'action de la pesanteur.


Fig. 26

7. Réglage de l'intensité des soudures:

Diamètre des électrodes

Courant de soudage en A
A = ampère

1,5 mm

25 - 50

2,0 mm

40 - 60

2,5 mm

55 - 85

3,25 mm

90 - 140

4,0 mm

140 -190

Symbolisation des soudures:


Figure


Figure

VIII. Les coefficients de qualité mécanique, position de soudage, caractéristique du circuit des électrodes

1. Les coefficients de qualité mécanique:

Les coefficients des qualités mécaniques du dépôt pur sont garanties par le fabricant de l'électrode. Leur symbolisation se fait par des nombres de trois chiffres (chiffres arabes).

* Premier chiffre: résistance à la traction (kp/mm2)

* Deuxième chiffre: allongement à la rupture (%)

* Troisième chiffre: résilience (kp m/cm2)

Les valeurs garanties sont insérées dans le tableau suivant:

Résistance à la traction

Allongement à la rupture (longueur Lo = 5d)

Résilience (essai ISA ou ISO)*

Indice

Valeur minimum kp/mm2

Indice

Valeur minimum %

Indice

Valeur minimum kpm/cm2

0

-

0

-

0

-

1

40

1

14

1

5

2

44

2

18

2

7

3

48

3

22

3

9

4

52

4

26

4

11

5

56

5

30

5

13

6

60

-

-

-

-

* ISA = International Federation of National Standardizing Associations
ISO = International Federation of National Standardizing Organisations

Les positions de la soudure et les caractéristiques du circuit de soudage (conditions de circuit) assurant un soudage impeccable avec ces électrodes sont indiquées par l'abréviation de l'électrode au moyen d'un nombre de deux chiffres (chiffres arabes).

* Premier chiffre: position de la soudure
* Deuxième chiffre: caractéristique du circuit

2. La position de soudage:

La position de soudage caractérise les directions possibles du déplacement de l'électrode, détermine la juxtaposition des pièces à souder et leur position par rapport au soudeur.

Symbole

Signification

W

Soudure bout à bout en position horizontale et soudure d'angle en fond de cuve


Figure

h

Soudure d'angle en position horizontale


Figure

S

Soudure verticale exécutée en montant


Figure

f

Soudure verticale exécutée en descendant


Figure

q

Soudure horizontale contre un mur vertical (soudure en corniche)


Figure

U

Soudure au plafond


Figure

Indice

Position de soudage

Symboles d'après DIN 1912

1

Toutes positions

WhSfqU

2

Toutes positions sauf soudures descendantes

WhSqU

3

Positions horizontales et soudures montantes

WhS

4

Seulement en fond de cuve (soudure droite et soudure d'angle)

W

3. La caractéristique du circuit donne:

* le genre de courant à employer
* en courant continu, la polarisation des électrodes
* en courant alternatif, la tension à vide nécessaire.

Soudabilité de l'électrode

Courant continu

Polarisation de l'électrode

En courant continu ou alternatif. Tension à vide minimum



50 V

70 v

90 v

0

Bonne à toute polarisation

1

4

7

0-

Polarisation négative la meilleure

2

5

8

0+

Polarisation positive la

3

6

9

Des tensions à vide plus élevées peuvent être utilisées pour les électrodes à diamètres inférieurs à 2,5 mm.

IX. L'effet de soufflage

L'effet de soufflage est provoqué par l'influence de champs électromagnétique qui se forment dans le soudage à l'arc, et provoquent sa dérivation.


Figure

Le circuit fermé pendant le soudage, source d'alimentation de l'arc - câble de soudure - électrode - arc - pièce à souder - câble de soudure - source d'alimentation de l'arc a pour rôle de donner à l'arc l'impulsion.

A partir de la pièce et de l'électrode, l'arc subit l'influence de champs électromagnétiques qui se produisent:

* en forme circulaire et
* en sens vertical par rapport à la direction du courant

autour de la pièce à souder et de l'électrode.

L'arc, semblable à un drapeau ou à la flamme d'une bougie dans le vent - est dérivé.

Les forces magnétiques dirigent toujours l'arc des zones de plus grande intensité vers les zones de plus faible intensité.

L'effet de soufflage dépend:

* de la forme et de l'emplacement des parties à souder
* de la nature du matériau
* de la source d'alimentation.


Figure

Le soufflage est, par exemple, beaucoup plus fort en courant continu qu'en courant alternatif.

En général, l'arc jaillit du point de connexion

* vers la plus grande masse du matériau lorsqu'il s'agit de matériaux magnétiques;
* du bord de la pièce vers l'extérieur lorsqu'il s'agit de matériaux non magnétiques (aciers austéniques et métaux non ferreux).


Figure

1. Développement de l'effet de soufflage:

Dans le soudage de deux tôles d'acier, l'effet de soufflage se dirige

* d'abord vers l'intérieur; l'arc est orienté dans le sens du déplacement,
* il devient moins intense vers le centre où pratiquement il s'annule;
* il recouvre son intensité, mais en sens inverse
* et redevient fort dans le sens contraire à celui de la soudure.

2. Les avantages de l'effet de soufflage:

* En soudant avec une électrode nue ou une électrode creuse, l'arc doit précéder dans le sens du déplacement. Si l'effet de soufflage n'est pas trop fort, on obtient ainsi un préchauffage à effet favorable des côtés du joint.

* En se servant d'électrodes enrobées, l'arc doit se déplacer un peu après (en cas d'électrodes fortement enrobées plus que pour des électrodes à enrobage semi-épais). L'effet de soufflage en sens contraire à celui du déplacement retient le laitier liquide, évitant ainsi la formation d'inclusions et de soufflures (impuretés).

3. Les inconvénients de l'effet de soufflage:

Les inconvénients de l'effet de soufflage peuvent être réduits:

* en modifiant l'angle d'incidence de l'électrode
* en changeant la direction du déplacement
* en changeant l'emplacement du branchement
* en se servant de plusieurs points de connexion
* en employant le procédé de soudure à pas de pèlerin
* en utilisant un courant alternatif (l'effet de soufflage est alors inférieur)
* en utilisant des électrodes enrobées (l'effet de soufflage est alors inférieur)
* par le choix des endroits où l'on appliquedes soudure d'attache.


Figure

X. Conseils pratiques

1. Les défauts des soudures:

Les défauts des soudures sont dûs:

- à la mauvaise préparation des pièces
- à leur mauvaise disposition ou écartement
- au mauvais réglage du poste
- au mauvais choix de l'électrode
- à une vitesse de soudage trop rapide ou trop lente
- au mauvais maintien de l'électrode (inclinaison)
- au mauvais nettoyage des pièces avec la soudure
etc....

2. Déformations:

Sous l'effet de la chaleur engendrée par l'arc électrique les pièces vont se déformer. Il est bon de prévoir où il faudra faire les cordons de soudure pour éviter ou diminuer les déformations.

Faire, dans la mesure du possible, deux cordons de soudure en face l'un de l'autre pour diminuer les déformations.

C'est la raison pour laquelle, on utilise plus facilement une préparation en X qu'en V; ou en


qu'en U.


Figure

3. Conseils:

- Evitez d'usiner une soudure avec un outil (lime etc.), cela entraîne l'usure rapide de l'outil.

- Utilisez convenablement le matériel en respectant les règles énoncées précédemment.

- Si la baguette colle, augmentez l'intensité du poste à souder.

- La baguette doit être à une distance de 2 à 4 mm des pièces a souder.

XI. Prévention des accidents et des dommages mesures de sécurité

Le prévention des accidents et des dégâts matériels dépend:

* de la sûreté de fonctionnement des installations d'une entreprise
* de l'observation du règlement pour la prévention des accidents du travail par les ouvriers et les apprentis.

Eviter les accidents est une tâche importante pour une entreprise ou centre de formation professionnelle, qui doivent assurer la protection et le maintien de la main-d'œuvre. Il ne faut pas non plus ni négliger ni méestimer la prévention des dommages matériels. Les dommages matériels perturbent surtout le bon fonctionnement d'une entreprise et centre de formation professionnelle, occasionnant des frais élevés qui pourraient mettre en danger la conservation de la place de travail. Souvent, il y a des rapports étroits entre les dommages par accident et les dommages matériels, les uns peuvent être la cause des autres.

Dans le soudage à l'arc, les accidents ou les dommages matériels peuvent être occasionnés par

* l'énergie électrique
* l'arc comme source de radiations
* l'arc comme source de chaleur
* des gaz ou des fumées.

1. Accidents causés par l'énergie électrique:

Causes (matérielles, humaines)

* des isolations défectueuses ou faisant défaut dans les parties soumises à l'action du courant électrique

* moyens de protection de travail défectueux ou faisant défaut

* ignorance ou insouciance du soudeur qui peuvent occasionner des accidents malgré les mesures de prévention des accidents les plus parfaites.

A Le contact avec les parties soumises à l'action du courant dont l'isolation est défectueuse ou fait défaut peut être la cause d'accidents car le corps humain peut entrer dans le circuit.

Les parties parcourues par le courant sont:

- des fiches
- des bornes de connexion
- des fils du côté réseau, des câbles, des conduits de soudure
- des sources de courant de soudage
- des porte-électrodes.


Figure

Exemples de causes d'accidents:

° Manque de coiffes de protection.
Lorsque la machine est en marche:
Les accouplements de serrage sont reserrés; des fils sont inversés (changement de polarité); le poste de soudage est déplacé; des travaux d'entretien sont exécutés.

° Les lignes sont endommagées
si on les fait passer sur des arrêtes vives; si on y fait passer des appareils de transport; si on y dépose des pièces lourdes; par l'influence de la chaleur extérieure.

° Un câble de soudure endommagé fait entrer l'auxiliaire dans le circuit.

° Un maniement incorrect du porte-électrode.

Prévention

* Pour les travaux d'entretien ou le déplacement des postes les séparer du réseau.

* Pour inverser les pôles des lignes, déconnecter le poste.

* Avant de déposer le porte-électrodes, enlever les électrodes.

* Déposer à l'écart le porte-électrodes lors de la mise en route du poste et d'un placement provisoire.

* Ne prendre en aucun cas le porte-électrodes sous le bras.

* Remplacer immédiatement un porte-électrode endommagé.

* Ne jamais se servir de lignes ou de câbles endommagés pour le soudage.

* Traiter les câbles de soudure comme il faut.

Ne pas les faire passer sur des objets à arrêtes vives (par ex. des pierres, pièces a usiner, charpentes).

Ne pas les écrasser en mettant des pièces dessus. Ne pas les distordre, torsader ou mêler.

Ne pas trop les exposer à l'influence de la chaleur (p.ex. un poêle, une résistance de réglage, une pièce encore chaude, des restes d'électrode, des travaux de découpage au chalumeau).


Figure

B Les moyens de protection de travail défectueux ou faisant défaut peuvent causer des accidents puisque le corps humain non protégé pourrait entrer dans le circuit.

Les moyens de protection de travail sont:

° des vêtements de protection

° des cales isolantes ou une protection de corps offrant une isolation spéciale lorsque les vêtements de protection se révêlent insuffisants contre le contact permanent ou accidentiel avec les parties soumises à l'action du courant

° protège-pluie.

Exemples de causes d'accident:

° Les gants sont défectueux ou manquent (par ex. dans le remplacement des électrodes).

° Des cales isolantes ou un dispositif spécial pour la protection de corps manquent, p.ex. dans le soudage à l'intérieur de récipients.

° Le vêtement de protection rendu humide par la transpiration ou la pluie devient conducteur.

Prévention

* Souder seulement après avoir revêtu des vêtements de protection impeccable.

* Souder, surtout lors du changement d'électrodes, exclusivement avec des gants parfaitement secs.

* Les souliers de travail ne doivent pas avoir de clous d'acier ou autres fers sous la semelle. En effectuant le soudage en position horizontale, assise ou à genou, surtout à l'intérieur de récipients, ne le faire qu'avec des cales isolantes et, le cas échéant, d'autres dispositifs isolants pour protéger le corps.

* Effectuer des travaux de soudage sous la pluie autant que possible sous un protège-pluie.

C Ignorance ou imprudence du soudeur

Bien que toutes les précautions soient prises en ce qui concerne le matériel, des accidents peuvent être causés par une connaissance insuffisante du soudeur de la prévention des accidents ou par l'imprudence de ce dernier.

Exemples de causes d'accident:

° Changement d'électrodes sans gants.
° Enlever une partie des vêtements protecteurs.
° Tenir le porte-électrode sous le bras.
° Ne pas utiliser les cales isolantes disponibles ou autres dispositifs protecteurs.


Figure

Prévention

* Assurer une instruction suffisante.

* Bien connaître et observer le règlement de prévention des accidents du travail et les conseils des instructions.

* Distribuer les circulaires d'information sur la sécurité.

Se servir constamment des dispositifs de protection du travail. Ne pas se limiter à éviter les accidents pour soi-même, mais tenir également compte du danger couru par d'autres personnes et des dommages matériels dus à des accidents. Ne jamais agir avec imprudence ou négligence.

2. Accidents causés par l'arc comme source de rayonnement:

Causes

* L'arc émet

- des rayons visibles et
- des rayons invisibles:
ultraviolets, à ondes plus courtes que les rayons visibles
ultrarouges, à ondes plus longues que les rayons visibles (aussi appelés infrarouge).

Les rayons visibles sont mauvais pour les yeux à cuse de leur intensité (lumière éblouissante).

Les rayons ultraviolets invisibles éblouissent et sont nocifs pour les parties du corps non protégées (surtout le visage et les mains).

Le corps humain ne ressent rien au moment de l'action des rayons. Ce n'est qu'au bout de quelques heures que leur effet sur la peau (semblable aux coups de soleil) et sur les yeux (inflammation et, lors d'un rayonnement prolongé, lésion de la rétine) devient visible.

Les rayons ultrarouges ou infrarouges invisibles ne portent atteinte aux yeux qu'après une exposition assez prolongée, mais ils ne donnent qu'une impression de chaleur.

* L'ignorance ou l'imprudence du soudeur:

- Instruction insuffisante
- Non emploi des moyens de protection obligatoires
- Mise en danger d'auxiliaires ou autres personnes se trouvant à proximité par des rayons nocifs.

Prévention

* S'efforcer de donner une instruction suffisante.

* Se servir du masque ou de l'écran de protection avec filtre protecteur pour les yeux.

* Porter des vêtements et des gants de protection.

* Des lunettes de protection comportant des oeillères sont nécessaires pour les personnes en danger, se trouvant à proximité du lieu de travail.

* Protéger le lieu de travail par des écrans protecteurs non réfléchissant.

* Installer des panneaux avertisseurs "Ne pas regarder l'arc", surtout en plein air (passants).


Figure

3. Accidents causés par l'arc comme source de chaleur:

Causes

* L'arc dégage de la chaleur qui peut atteindre une température supérieure à 4000 °C. Son rayonnement calorifique met en danger le soudeur non protégé. Dans des locaux étroits ou dans des récipients, elle peut être encore à l'origine d'états de faiblesse du soudeur et causer ainsi des accidents.

* La chaleur transmise à l'électrode, à la pièce à souder et aux éclats de métal et aux scories, peut causer des brûlures.

* Ignorance ou imprudence du soudeur:

- instruction insuffisante
- non emploi des moyens de protection de travail obligatoires
- non observation des mesures de sécurité obligatoires.


Figure

Prévention

* S'efforcer de donner une instruction suffisante.

* Employer les moyens de protections de travail. Dans des cas spéciaux, revêtir un vêtement anti-feu.

* Ne pas mettre les jambes de culotte dans les bottes.

* Eloigner tout matériel inflammable ou explosif du lieu de travail et des alentours immédiats.

* Si des soudages doivent être effectués sans que l'on puisse enlever les produits facilement inflammables ou explosifs et que les écrans ou revêtements protecteurs se revêlent insuffisants, il faut prendre des mesures de sécurité particulières.

* Ventiler suffisamment les locaux étroits ou les récipients où l'on exécute des soudages (mais pas avec de l'oxygène) et faire effectuer les soudages sous surveillance.

4. Accidents causés par des gaz ou des fumées:

Causes

* Pièce en cours d'usinage La quantité et la nature des gaz et fumées engendrés dans le soudage est fonction

- du matériau et de sa composition

- du revêtement du matériau ou de la pièce à souder (p.ex. plombé, zingué, couche de peinture)

- des traces restées sur la pièce, p.ex. de produits de nettoyage

- des traces sur la pièce, (p.ex. d'un produit dont le récipient était empli, surtout si celles-ci ont subi une décomposition), même lorsque le soudage n'a pas encore été entamé.


Figure

* Electrode

- fil d'électrode

- enrobage selon le type d'électrode et le matériau qui la compose, une quantité plus ou moins grande de gaz et de fumée se dégage au cours de la fusion

- la poudre

* Des gaz protecteurs introduits, s'il chasse l'air respirable.

* Des gaz se trouvant dans le local qui, sous l'influence de l'arc sont décomposés en gaz toxiques (p.ex. des trigaz transformés en phosgène).

Les gaz et les fumées ne deviennent dangereux que lorsqu'ils se présentent en concentration élevée par exemple dans les locaux étroits ou dans des récipients (premiers signes malaise, nausée etc).

* Ignorance et imprudence du soudeur

- instruction insuffisante
- non emploi des moyens de protection de travail obligatoires
- non observation des mesures de sécurité obligatoires.

Prévention

* S'efforcer de donner une instruction suffisante.

* Bien connaître et observer le règlement des accidents du travail et les conseils donnés dans les instructions.

* Distribuer les circulaires d'information sur la sécurité.

* Se servir constamment des moyens de protection du travail.

* Ne pas se limiter a éviter les accidents pour soi-même, mais tenir également compte du danger couru par d'autres personnes et des dommages matériels dus à des accidents.

* Ne jamais agir avec imprudence ou avec négligence.


Figure

5. Dommages matériels dans les cas 1 à 4:

Causes

* Les accidents dans le soudage dus bien souvent à l'ignorance ou l'imprudence de soudeur n'exposent pas seulement le soudeur au danger, mais aussi d'autres personnes et, de plus, ils peuvent causer des dommages matériels importants.

* Non observation des mesures de sécurité.

* L'entretien insuffisant et l'utilisation incorrecte des appareils de soudure sont cause de perturbations et de dommages matériels des moyens et des installations de l'exploitation.

Exemples de causes de dommages matériels:

° Danger général d'incendie par projection d'étincelles.

° Soudages de récipients contenant des traces de produit explosif.

° Soudages auprès de matières inflammables ou explosives.

° Usure exagérée des broches de collecteur par ex. du générateur, endommagement important du collecteur.

° Surcharge de la source de courant.

Prévention

* Eviter les accidents causant le plus souvent également des dommages matériels.

* S'efforcer de donner une instruction suffisante.

* Observer les mesures de sécurité.

* Entretien et traitement soigné et régulier, et emploi correct des appareils de soudure.