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Le Taraudage

I. Généralités

Cette opération a pour objet de pratiquer à l’intérieur d’un trou préalablement percé au diamètre intérieur défini, un sillon hélicoïdal ou filet destiné à l’introduction future d’une vis ou d’une pièce mâle au filetage correspondant.

II. Les tarauds

Les tarauds sont constitués par des tiges filetées en acier au carbone ou en acier rapide sur lesquelles on a pratiqué des rainures déterminant les arêtes tranchantes.


Taraud

m = carré de manœuvre
f = indication du N° de taraud (N° 2)
i = indication du diamètre (10 mm) et du pas (1,5 mm)
q = queue
c = collet
r = rainures de copeaux
L = filets
D = diamètre
t = partie taillée cylindrique
e = partie taillée conique

(Le taraud représenté est un taraud intermédiaire ou N° 2)

Les tarauds sont généralement au nombre de trois:

1.

Le taraud ébaucheur ou N° 1

d’un diamètre légèrement inférieur au diamètre définitif, il est tronconique sur les deux tiers de sa longueur.

2.

Le taraud intermédiaire ou N° 2

d’un diamètre égal au diamètre définitif, il est tronconique sur un tiers de sa longueur.

3.

Le taraud finisseur ou N° 3

qui n’a qu’une troncature, il est cylindrique; seuls les deux premiers filets sont abattus.


Le jeu de tarauds

III. Le tourne-à-gauche

Le tourne-à-gauche improprement nommé, puisqu’on le tourne tout aussi bien à droit, est le complément indispensable du taraud auquel il permet de pénétrer dans le métal par la puissance développée au moyen de son double levier (bras).


Figure

IV. Conditions d’emploi des tarauds

Chaufreiner les bords des trous pour la bonne adhésion du taraud. Le taraud N° 1 est engagé dans le trou préalablement percé au diamètre convenable. Il est visse dans la pièce à l’aide d’un tourne-à-gauche de dimension appropriée. On exerce uns pression verticale pour faire “mordre” le taraud. Lorsque l’accumulation des copeaux dans les rainures rend l’effort de coupe trop considérable, il y a risque de briser l’outil. Il faut alors “dévirer” le taraud, c’est-à-dire revenir en arrière pour briser le copeau et permettre au taraud de se visser davantage.

Le taraudage est une opération délicate, étant donné surtout la fragilité des outils utilisés et les efforts relativement grands qu’ils supportent.


Manoeuvre du taraud


Figure


Les phases du taraudage

V. Pratique du taraudage

La pièce à tarauder doit être serrés dans un étau. La solution qui consiste à la faire tenir (quand elle est petite) dans la main gauche et à tarauder de la main droite est à déconseiller.

Le jeu de trois tarauds, choisi en fonction du filetage à effectuer, on fixe le premier (l’ébaucheur) dans le tourne-à-gauche. Saisir l’instrument à pleine main droite par le milieu, le taraud passant entre l’index et le majeur et introduire celui-ci dans le trou, bien perpendiculairement à la pièce.

Amorcer le taraudage avec une pression d’abord très douce et tourner très lentement l’outil dans le sens du filetage jusqu’à ce que l’on perçoive nettement la résistance du métal. (Cette première opération dont dépend tout le travail, doit être menée très délicatement, avec précaution.) Ne pas forcer. Vérifier si le taraud est bien droit à l’aide d’une équerre.


Figure

Dès que la résistance devient un peu dure, revenir en arrière en tournant l’outil en sens contraire pour faciliter l’évacuation des copeaux.

Lubrifier puis visser de nouveau en cherchant à pénétrer un peu plus profondément.

Revenir en arrière et continuer ainsi, alternativement, jusqu’à ce que soit atteinte la profondeur désirée.

L’abauchage est terminé lorsque l’outil peut tourner sans effort appréciable dans les deux sens.

Remplacer le taraud N° 1 par le N° 2 (intermédiaire) et renouveler de façon analogue.

Terminer avec le taraud N° 3 (finisseur). Visser et dévisser plusieurs fois l’instrument pour éliminer les derniers débris de métal.

Précautions à observer

Les tarauds sont fragiles et coûteux, leur manipulation exige (nous insistons sur ce point), du doigté et de délicatesse.

Me jamais les forcer à fond, revenir souvent en arrière de façon a permettre le dégagement facile des copeaux sous peine de coincement fatal et de rupture inévitable, surtout lorsqu’il s’agit de trous borgnes dans le fond desquels les débris de métal s’accumulent.

VI. Lubrification des tarauds

Pendant le taraudage, il faut lubrifier abondamment. On emploie ordinairement l’huile soluble ou l’huile de coupe pour les aciers ou carbone.

L’huile de colza additionnée de blanc de Meudon qui donne du mordant ou simplement du blanc de Meudon délayé dans l’eau, donnent de bons résultats pour le taraudage mécanique.

Employer:

- le pétrole pour les aciers inoxydables;
- l’huile de coupe pour l’aluminium;
- l’huile soluble pour le duralumin, le bronze, le laiton et la fonte malléable;
- l’huile de lin additionnée de céruse pour le cuivre.

La fonte se taraude à sec, il faut refroidir le taraud à l’air.

VII. Perçage de l’avant-trou de taraudage (ou diamètre inférieur)

On appelle l’avant-trou de taraudage; un trou de diamètre inférieur ou diamètre normal du taraud.

Il se calcul généralement sous la formule: d - 1 P ou d x 0,8


Figure

d1 = f de l’avant-trou
d2 = f de fillet = ébarber

Tableau de perçage

f taraud

pas

f foret perçage

M 4

0,7

3,2

M 5

0,8

4.1

M 6

1,0

4,3

M 8

1,25

6,5

M 10

1,5

3,2

M 12

1,75

10,0

VIII. Trou borgne

Après avoir percé au diamètre voulu sur une profondeur y, chanfreiner le trou, et effectuer le taraudage.

* Engager le taraud dans le trou.
* Mesurer la cote L.
* Tarauder jusqu’à la cote X; X = (L - e); e = profondeur du taraudage dans la pièce.


Figure

REMARQUES:

* La méthode de taraudage d’un trou borgne est la même que celle d’un trou déboucheant.


Taraud à coupe pour trous débouchants


Taraud à goujures hélicoïdales à droite pour trous borgnes

IX. Conseils relatifs à l’exécution du taraudage

* Vérifiez soigneusement le diamètre de perçage.

* Nettoyez parfaitement les tarauds avant l’emploi.

* Engagez le taraud N° 1 d’aplomb (a l’équerre).

* N’abandonnez pas votre travail en laissant un taraud engage dans un trou.

* Quand vous taraudez un trou borgne, mesurez sur l’outil la profondeur de pénétration et n’oubliez pas d’extraire fréquemment les copeaux accumulés au fond du trou.

* Considérez l’extraction d’un taraud cassé comme a peu près impossible à mener à bien.

* Vérifiez le diamètre de la queue d’un petit taraud (9 mm et moins), s’il est supérieur au diamètre nominal, le taraud ne doit pas traverser la pièce.

* Lubrifiez constamment durant le travail.

QUESTIONNAIRE pour l’étude à domicile et pour les COMPOSITION


Figure

d =
dx =
p =


=


Figure

d = D =
d1 = D1 =
p =


60° =


Figure

1 =
2 =
3 =
4 =


Figure

1 =
2 =


Figure

1 =
2 =


Figure

1 =
2 =
3 =


Figure


Figure

1 =
2 =