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close this book18. Mobilisées mais prudentes: Les efforts des organisations internationales pour mettre la Maternité Sans Risque à l'ordre du jour
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View the documentRésumé
View the documentIntroduction
View the documentLa prise de conscience
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View the documentCe n'est pas juste une maladie comme les autres
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View the documentUn nouveau début
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View the documentDes alliés ambivalents
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View the documentDes voies alternatives
View the documentSuivez l'argent
View the documentFinancer les solutions et non les problèmes
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Transmettre le message

Jusqu'à présent, nous avons examiné les deux messages principaux qui ont constitué la base du plaidoyer pour la santé maternelle: l'étendue et la nature du problème, et ses dimensions en termes de droits de l'homme. Tournons-nous maintenant vers le véhicule principal permettant de disséminer ces messages, la réunion internationale de haut niveau et hautement médiatisée.

La Conférence pour la Maternité sans Risque de Nairobi en 1987 a été la première réunion internationale de haut niveau sur le thème de la mortalité maternelle. Ce fut aussi la dernière4. Ce qui ne veut pas dire que la Maternité sans Risque n'est plus apparue à l'agenda des conférences internationales, loin de là. Mais son apparition à de tels rassemblements fit partie d'un agenda plus large, concernant la santé et les droits des enfants, des femmes ou de la reproduction. Ce qui eut d'importantes implications pour la promotion de la Maternité sans Risque dans le contexte international.

Des conférences de haut niveau, comme la Conférence Internationale sur la Population et le Développement du Caire en 1994, la Quatrième Conférence pour la Femme à Beijing en 1995, et le Sommet Social de Copenhague en 1995, ont inclus la maternité dans un contexte plus large de santé reproductive ou de santé de la femme. Tout en ayant des avantages évidents, cela souleva des questions quant à savoir jusqu'où la Maternité sans Risque peut survivre et prospérer en l'absence d'un effort exclusif et bien financé, une question qui est reprise ci-dessous.

Le contraste entre les réunions internationales pour la santé de l'enfant et celles pour la santé de la mère est éloquent. Peu après Nairobi, le Sommet Mondial de l'Enfance eut lieu à New York en 1989. Contrairement à la Conférence sur la Maternité sans Risque, le Sommet de l'Enfance eut droit à la présence de chefs d'état, de dirigeants des organisations des Nations Unies, et de représentants de haut niveau de pays, d'ONG et de la communauté internationale pour le développement. Le Sommet fut le point culminant d'une série de réunions qui avaient rassemblé régulièrement les organismes internationaux pour le développement, des leaders politiques de pays développés et en développement, des ONG clés comme Save the Children, et des organismes de financement de la communauté multilatérale et bilatérale, et du secteur privé (comme le Rotary International). Elles avaient été organisées par l’Equipe de travail pour la Survie de l'Enfant, un secrétariat de haut niveau créé en 1984, ayant à sa disposition des ressources financières et humaines substantielles, et rassemblant l'OMS, l'UNICEF, la Banque Mondiale, le PNUD et la Fondation Rockefeller.

L’Initiative pour une Maternité sans Risque doit encore arriver à un tel niveau de reconnaissance et d'impact soutenu ou trouver des partenaires aussi puissants et se faisant autant entendre. Le secrétariat de l'Initiative, contrairement à l’Equipe de Travail pour la Survie de l'Enfant, rassemble de manière informelle les équipes techniques des organismes, Family Care International en assurant le support administratif. Le groupe échange des informations et organise des réunions de partenaires pour passer en revue les progrès de l'Initiative. Toutefois, il a toujours manqué de pouvoir décisionnel, et de l'accès au genre de ressources nécessaires pour soutenir un haut niveau de notoriété de l'Initiative, du même ordre que celles disponibles pour la santé de l'enfant.