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close this book14. Panorama mondial des différences entre riches et pauvres dans l'utilisation des soins obstétricaux
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View the documentDans la plupart des pays, les disparités entre pauvres et riches dans l'utilisation des soins obstétricaux sont énormes
View the documentRichesse et utilisation des soins obstétricaux vont de pair, où que l'on se situe dans la hiérarchie de la richess
View the documentLes inégalités dans l'utilisation des soins obstétricaux varient d’un pays à l’autre
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View the documentOn observe des inégalités importantes dans la plupart des services de santé maternelle

Les inégalités ont tendance à être moins importantes dans les pays où le taux d'alphabétisation des femmes est élevé

Les grandes variations observées à la section précédente suscitent la question suivante: qu'est-ce qui caractérise les pays où les différences de soins obstétricaux sont plus grandes (ou plus réduites) entre pauvres et riches? Nous avons examiné trois caractéristiques nationales qui pourraient contribuer à expliquer les inégalités en question: le Produit Intérieur Brut (PIB) par habitant, les dépenses de santé publique (en tant que % du PIB) et le taux d'alphabétisation des femmes. Les corrélations sont indiquées au tableau 1.

On observe que les associations les plus fortes sont celles entre la surveillance de l'accouchement et le taux d'alphabétisation des femmes. Pour les femmes tombant dans le quintile le plus haut et le plus bas, la surveillance de l'accouchement est généralement plus fréquente dans les pays où davantage de femmes savent lire et écrire (corrélations de 0,66 et 0,69). Ce résultat semble indiquer que, pour les femmes riches comme pour les pauvres, il y a intérêt à accroître le taux d'alphabétisation à l'échelle nationale. Toutefois, si l'on regarde les données de plus près, on s'aperçoit que le moment où l'effet se manifeste diffère selon le quintile étudié. Les femmes les plus riches bénéficient le plus d'un accroissement du taux d'alphabétisation jusqu'à ce que celui-ci atteigne environ 40%; en revanche, les femmes les plus pauvres commencent à retirer des avantages d'un accroissement du taux d'alphabétisation national lorsque celui-ci dépasse environ 60%. Etant donné qu'aux niveaux les plus élevés, ce sont les femmes pauvres qui bénéficient le plus de l'amélioration, les différences entre riches et pauvres dans l'utilisation des soins obstétricaux sont en général inférieures dans les pays où les taux d'alphabétisation sont les plus élevés (corrélation - 0,33).

On aperçoit d'autres associations analogues, quoique moins prononcées, entre le PIB par habitant et le recours à des soins obstétricaux. Quoiqu'aucun rapport de cause à effet ne puisse être attribué à ces associations statistiques, celles-ci semblent cependant confirmer le principe selon lequel accroître la scolarisation de la femme et le développement économique peut favoriser une utilisation plus généralisée et plus équitable des soins obstétricaux.

Tableau 1. Corrélations entre les taux de surveillance de l'accouchement et les caractéristiques nationales

Facteur

Corrélation de Pearson avec la surveillance de l'accouchement


Taux de surveillance nationale

Taux pour quintile le plus riche

Taux pour quintile le plus pauvre

Différence riches pauvres

PIB par habitant (en PPP US$ 1995)

0,51 **

0,44 **

0,40 **

-0,15

Taux d'alphabétisation des femmes adultes (1995)

0,78 **

0,66 **

0,69 **

-0,33 *

Dépenses de santé publique (% du PIB, 1995)

-0,05

-0,05

0,01

-0,06

*: p<0.05, **: p<0.01 SOURCE: nos propres calculs, basés sur données concernant la surveillance de l'accouchement obtenues par Gwatkin et al 2000 et données extraites des rapports sur le développement humain de 1998 et 2000.