
| 07. Des professionnels de santé pour les services obstétricaux: la couverture de la population par des soins obstétricaux de qualité |
Jusquà la fin du 19e siècle en Europe, les accouchements étaient le domaine des sages-femmes. Avec le développement des techniques chirurgicales, la responsabilité des accouchements sans complication a été progressivement transférée aux médecins (Kuntner 1994). En Suède, on a constaté que linstallation de sages-femmes certifiées dans les zones rurales a mené à une chute drastique de la mortalité maternelle. Les accouchements «chirurgicaux», lintroduction des transfusions sanguines, les antibiotiques et les soins intensifs pour la mère et le nouveau-né ont contribué à la baisse de la mortalité maternelle et périnatale (De Brouwere et al. 1998). Dans beaucoup de pays en développement, la médecine moderne fut introduite dabord sous forme de soins curatifs pour les colons et les militaires. Par la suite, la médecine curative sest étendue à la population indigène. Par conséquent, les soins obstétricaux dépendaient des médecins généralistes et des infirmières/sages-femmes européennes bien entraînées qui soccupaient principalement des complications obstétricales. Avec lintroduction de consultations mobiles dans les zones isolées et les soins préventifs (vaccinations, consultations de nourrissons sains, soins prénatals) de plus en plus dinfirmières locales ont été formées. Mais seuls quelques médecins généralistes locaux ont bénéficié dune formation à létranger. A présent, la plupart des pays disposent dun personnel médical formé localement ou à létranger (en Afrique, beaucoup dentre eux ont étudié en ex-Union Soviétique et à Cuba). Un grand nombre se sont spécialisés et se sont installés ans les grandes villes du pays. Jusquà la fin du 20e siècle, les zones rurales de la majorité des pays en développement manquaient de médecins généralistes. Afin dassurer une couverture de soins préventifs et curatifs à la population, les pays ont introduit des approches différentes.