| La mise en uvre de Teretriosoma nigrescens dans la luttte biologique contre le grand capucin du maïs (Prostephanus truncatus) (GTZ, 12 p.) |
L'expérience a montré que pour pouvoir mieux observer les résultats de l'action, il était souhaitable de choisir un site aisément accessible pour procéder au premier lâcher. Il existe une méthode courante de lâcher qui consiste à provoquer artificiellement une infestation de P.t. dans un grenier à maïs non traité et d'y lâcher l'insecte utile après que la population de proies (P.t.) s'y est bien développée. Des recherches effectuées au Togo ont toutefois montré que l'on pouvait espérer une propagation plus rapide de Tn. lorsque le lâcher a lieu en plein air. L'heure de midi (entre 12 et 14 heures) est tout indiquée pour ce faire, car c'est le moment où les coléoptères sont le plus fréquemment en vol. Pour que les chances d'établissement soient bonnes, il faut lâcher au minimum 2 000 individus. On trouvera dans le guide GTZ mentionné plus haut d'autres détails techniques concernant le lâcher.
Le suivi des premiers lâchers au Togo a montré que l'insecte utile se propage sur le terrain de façon autonome et colonise les greniers à maïs infestés par P.t.. Tout comme celle de P.t., sa propagation est en outre assurée par les transports de maïs. Les lâchers répétés sur différents sites accélèrent la propagation.