Contrôler la mosaïque africaine du manioc. (CTA, 1990, 24 p.)
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Open this folder and view contentsMéthodes de lutte contre la maladie
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Figure

Le manioc (Manihot esculenta), originaire d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud (Rogers, 1963), est à l'heure actuelle une des principales cultures des régions tropicales et subtropicales d'Afrique, de Madagascar, d'Inde, d'Indonésie, de Malaisie et des Philippines. Il fut introduit en Afrique occidentale par les Portuguais vers la fin du XVIe siècle, en passant par Sao Tomé, Fernando Po et le fleuve Congo, mais ses débuts furent modestes. Au cours des XIIe et XVIIe siècles, son expansion resta toute relative dans les autres régions d'Afrique, et ce n'est en fait qu'au début de notre siècle qu'il se développa pour prendre l'importance que nous lui connaissons actuellement (Jones, 1959; Doku, 1969).


Plant de manioc sain

Le manioc fut introduit en 1736 dans l'île de la Réunion en provenance du Brésil et il fut signalé à Zanzibar en 1799. Toutefois, il semble que sa culture resta sans importance en Afrique orientale jusqu'en 1850, sauf autour du lac Tanganyka où elle se développa en provenance de l'Ouest. Très longtemps réduit à une denrée de famine, le manioc a été revalorisé au cours de ces dernières années comme étant un aliment riche en glucides. Les plantations de manioc ont considérablement augmenté au cours de ce siècle si bien que la zone cultivée en Afrique est à elle seule plus importante que celle de l'ensemble des autres régions du monde où cette culture est pratiquée. Le manioc est cultivé dans 40 pays africains environ; sa production, évaluée à 56 millions de tonnes, sur une superficie de 7,5 millions d'hectares, représente 43% du total mondial, et il constitue l'aliment principal de 200 millions de personnes environ (Food and Agriculture Organization, 1985).

Le rendement moyen du manioc en Afrique, de 7 à 8 tonnes de tubercules par hectare, est bien au-dessous du potentiel de production. Ce rendement médiocre a probablement pour cause principale la présence quasi généralisée de la mosaïque africaine du manioc. Cette brochure traite, dans la première partie, de la distribution et des effets de cette maladie, puis décrit, dans la deuxième partie, les méthodes de lutte. Elle mentionne également les principales autres maladies et infections parasitaires, avant de conclure par une discussion des techniques de multiplication du manioc.