Le Courrier ACP - No. 127, Mai - Juin 1991 - Bienvenue à la Namibie (Commission Européenne, 1991, 118 p.)
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FONDS EUROPÉEN DE DÉVELOPPEMENT

La Commission, après avis favorable du Comité du Fonds Européen de Développement (FED), a décidé le financement des projets suivants:

CAMEROUN

Pôles de développement rural
6e FED
Aide non remboursable: 10 300 000 écus

Le programme a pour objet la valorisation du monde rural, c'est-à-dire son intégration dans le processus de développement du pays, au niveau économique et social, en stimulant les capacités propres des populations à gérer leur développement pour arriver à l'amélioration de leur environnement et de leurs conditions de vie.

Il s'appuie sur les expériences et les résultats positifs obtenus dans l'exécution des deux premières phases du «Projet de développement rural communautaire dans la région de Bafut». Quatre pôles ont été retenus dont deux situés dans la Province du Centre (Saa et Ntui), un dans la province du Sud (sangmelima) et le quatrième étant la 3e et dernière phase du développement du pôle de Bafut dans la province du Nord-Ouest.

Le Programme prévoit plusieurs volets, à savoir:

- renforcement des structures d'encadrement en dotant les organismes engagés de moyens suffisants pour étendre leurs actions au niveau d'un plus grand nombre de personnes tout en recherchant une plus grande efficacité et une meilleure diffusion des thèmes de développement adoptés.

- amélioration et extension des infrastructures socio-économique notamment par la construction ou la réhabilitation de pistes de pénétration en vue de mieux organiser l'écoulement des produits et les circuits de commercialisation assurant aux populations concernées l'augmentation de leurs revenus monétaires. (...)

KENYA ET ETHIOPIE

Route Isiolo-Moyale
Etude de faisabilité
6e FED
Aide non remboursable: 1 750 000 écus

Le segment Isiolo-Moyale fait partie de la route principale internationale qui traverse l'Afrique orientale, reliant Gaborone au Caire. Bien que les portions affluentes éthiopiennes et kenyanes de ce tronçon soient revêtues, le segment Isiolo-Moyale se présente actuellement sous la forme d'une route en gravier impraticable en certaines périodes de l'année.

Les gouvernements du Kenya et de l'Ethiopie ont demandé une aide financière à la CEE afin de le revêtir d'une couche de bitume.

La mise en œuvre aura lieu sous la forme d'études distinctes de faisabilité économique et technique.

L'amélioration des communications avec le Nord pourrait avoir des conséquences importantes sur les échanges régionaux entre l'Ethiopie et ses voisins du Sud et se traduire par des avantages économiques pour le Kenya dans les secteurs du transport, du tourisme, de l'agriculture, de la sylviculture et de la commercialisation du bétail.

La Commission a pris sur les ressources du 6e FED et après avis favorable du Comité du FED exprimé à la suite de sa 261e réunion la décision de financement suivante:

TOUS ACP-PTOM (6e FED - Subvention: 3 000 000 d'écus)

Autorisation globale d'engagement sur les recettes provenant des intérêts du Fonds Européen de Développement. n° comptable: 6700 05 99 004

III. La Commission a pris sur les ressources du 6e FED et après avis favorable du Comité du FED exprimé à la suite d'une procédure écrite ayant abouti en mars 1991, la décision suivante:

- en date du 7 mars 1991

LIBERIA (Subvention: 4 000 000 écus)

Contribution aux programmes d'assistance d'organisations humanitaires en faveur des victimes du conflit dans ce pays.

La Commission a pris sur les ressources du 6e FED et après avis favorable du Comité du FED exprimé à la suite d'une procédure écrite ayant abouti le 6 mars 1991, la décision suivante:

- en date du 12 mars 1991

SOUDAN (6e FED - Subvention: 5 000 000 d'écus)

Contribution aux programmes d'assistance d'organisations humanitaires en faveur des victimes du conflit et de la sécheresse dans ce pays.

FAMINE: Initiative du Vice-Président Marin en Afrique

Après avoir examine au long de ces dernières semaines les besoins d'aide alimentaire pour l'Afrique en 1991, le Vice-Président de la Commission européenne responsable de la coopération et du développement, Manuel Marin, a analysé la situation de crise grave qui menace, selon les estimations de la Commission, environ 31 millions de personnes (les besoins en aide alimentaire s'élevant à 4,5 millions de tonnes de produits céréaliers essentiellement). Il a insisté sur la nécessité de débloquer des fonds complémentaires pour y faire face.

Un accord de principe s'est dégagé pour une proposition formelle de la Commission autour d'un montant d'environ 400 000 tonnes d'équivalente céréales, avec un coût estimé à 160 millions d'écus supplémentaires par rapport aux disponibilités budgétaires pour 1991.

Les besoins en aide alimentaire pour l'Afrique en 1991 sont estimés, notamment par le Programme Alimentaire Mondial, à 4,5 millions de tonnes; le besoin global actuellement non couvert est de 2,3 millions de tonnes. Il est estimé que 31 millions de personnes sont en situation de risque, dont 8,18 millions au Soudan, 6,75 en Ethiopie, 3,860 au Malawi.

Au cours de décembre 1990, janvier et février 1991, la Commission a déjà décidé des opérations d'urgence pour 269 000 tonnes de produits alimentaires, soit une valeur de 107 millions d'écus approximativement (145 millions d'USD). La dotation du budget communautaire 1991 pour l'aide alimentaire est de 516 millions d'écus.

AIDE D'URGENCE

En faveur...

Des victimes du conflit au Libéria: 4 000 000 d'écus

Dès le début des affrontements au Libéria à la fin de 1989, la Commission a répondu immédiatement aux besoins d'aide qui sont apparus aussi bien au Libéria que dans les pays voisins qui ont accueilli des réfugiés libériens: Côte d'ivoire. Sierra Leone, Ghana, Guinée et Mali. C'est ainsi que. seulement en 1990, la Commission a octroyé plus de 20 millions d'écus pour les victimes du conflit, sous forme d'aide d'urgence (9,97 millions d'écus), d'aide aux réfugies (2.36 millions d'écus) et d'aide alimentaire (8.1). Les actions bilatérales des Etats membres en 1990 s'élevaient à 4,33 millions d'écus.

Bien qu'un cessez-le-feu précaire soit intervenu au Libéria suite aux négociations de Bamako, la situation est restée confuse dans le pays. Monrovia a vu revenir une partie de sa population déplacée et compterait actuellement plus de 500 000 habitants. La situation de cette population est très difficile tant sur la plan médical et sanitaire que nutritionnel. Les combats qui se sont poursuivis tout au long de l'année 1990 ont, en outre, endommagé gravement les circuits d'approvisionnement en eau et en électricité.

En ce qui concerne la province, environ 600 000 personnes déplacées vivent dans des conditions très difficiles, très peu de produits alimentaires étant disponibles dans certaines régions.

L'aide de 4 millions d'écus accordée permettra de financer les programmes alimentaires et médicaux qui seront mis en œuvre par des partenaires habituels: Programme Alimentaire Mondial, Médecins sans Frontières, Lutheran World Federation et CONCERN.

Avec cette décision? l'effort consenti par la Communauté et ses Etats membres en faveur des populations libériennes depuis le début 1990 s'élève à près de 30 millions d'écus, dont 16,3 millions d'écus en aide d'urgence, 8,2 en aide alimentaire, et 4,7 en aide bilatérale des Etats membres.

Tout au long de 1991, la Commission continuera à suivre attentivement la situation au Libéria en vue d'adopter des décisions nécessaires pour contribuer à l'effort international d'assistance. Par ailleurs, la Communauté est d'ores et déjà en train de préparer le terrain afin de participer dans l'effort de reconstruction et de réhabilitation du Libéria sur base des ressources du Fonds Européen de Développement de la IV Convention de Lomé (50 millions d'écus ont été alloués pour ce pays).

Du Malawi: 650 000 écus

La Commission a décidé une aide d'urgence de 650 000 écus en faveur des populations affectées par les récentes pluies torrentielles qui ont causé de graves inondations au Malawi. L'aide, qui sera mise en œuvre par la Ligue de la Croix-Rouge, Save the Children Fund et Médecins sans Frontières (France), prévoit la fourniture d'abris, de médicaments, et de biens de première nécessité.

Du Soudan: 5 000 000 d'écus en faveur des victimes du conflit et de la sécheresse

La Commission a décidé une aide d'urgence de 5 000 000 d'écus en faveur des populations affectées par le conflit et la sécheresse au Soudan.

L'aide permettra le financement des programmes d'assistance mis en œuvre par l'UNICEF, Save the Children Fund, Action Internationale contre la Faim, Action Africa in Need et Médecins sans Frontières Pays-Bas.

Cette aide d'urgence s'ajoute aux efforts réalisés par la Commission depuis Novembre 1990 en faveur du Soudan en matière d'aide alimentaire, à savoir:

- l'octroi de 144 000 t. de produits alimentaires (pour une valeur d'environ 50 millions d'écus),

- l'octroi d'aide alimentaire spécifiquement destinée aux réfugiés au Soudan (34 000 t., soit environ 15 millions d'écus).

Les rapports d'évaluation de la FAO et du Programme Alimentaire Mondial (PAM) confirment que le Soudan sera confronté à une grave crise alimentaire au cours de l'année 1991. Le PAM estime que 8 millions de personnes souffriront d'un déficit nutritionnel et que 1,2 million de tonnes de secours alimentaires seront nécessaires en 1991 ainsi qu'un apport complémentaire sous forme d'importations destinées à la vente sur les marchés en zone urbaine.

L'ensemble des aides alimentaires qui ont jusqu'à présent été décidées pour pallier la situation de sécheresse au Soudan par tous les donateurs internationaux depuis novembre 1990 est d'environ 420 000 tonnes, dont 178 000 par la Communauté et environ 70 000 par les Etats membres...

De la Somalie: 650 000 écus

La Commission a décidé une aide d'urgence de 650 000 écus en faveur des victimes du conflit en Somalie.

Cette aide permettra l'extension de l'assistance médicale et d'urgence mise en œuvre avec une première décision d'aide (650 000 écus le 11 janvier 1991) prise dans les premiers jours des troubles, qui a permis de pallier l'écroulement total du système sanitaire.

Du Mali: 100 000 écus

La Commission a décidé. récemment d'accorder une aide d'urgence de 100 000 écus en faveur des populations maliennes victimes des troubles à Bamako.

Cette aide, accordée suite à une demande de l'Organisation Non Gouvernementale «Médecins Sans Frontières» du même vendredi 22, est composée de matériel médical et de médicaments qui ont été acheminés à Bamako.

GOLFE

Nouvelle aide en faveur des victimes des événements dans la région

La Commission vient de décider une deuxième ouverture de crédit d'urgence de 5 000 000 d'écus pour des aides humanitaires au bénéfice des populations victimes des événements dans le Golfe, en complément de l'aide d'urgence de 7 500 000 écus et de l'aide alimentaire de 13 500 000 écus déjà decidées depuis janvier 1991.

Ce nouveau crédit, destiné à subvenir aux besoins d'urgence de toutes les populations civiles, sans discrimination aucune, permettra le financement d'actions qui seront mises en œuvre, dans le respect des résolutions des Nations unies et de la législation communautaire concernant l'embargo, par les partenaires habituels de la Commission (Croix Rouge, Agences des Nations unies, L.O.M., O.N.G. etc.) ou la Commission elle même.

Une réunion de coordination Commission/Etats membres sur les aides humanitaires d'urgence au bénéfice des populations victimes du conflit dans le Golfe a été organisée par la Commission le 14 mars.

Les représentants de la Commission et des Etats membres ont procédé à un large échange de vues sur les besoins dans tous les pays concernés, fait le point des actions décidées (sur financement communautaire ou bilatéral depuis janvier) et ont examiné les possibilités existantes de financer des actions supplémentaires dans le cas où les évaluations en cours en Irak et au Koweït notamment feraient apparaître des besoins additionnels très importants

L'effort total de la Communauté depuis janvier 1991 (Commission, Etats membres) en faveur des populations victimes de la crise se chiffre à environ 55 000 000 d'écus, se répartissant comme suit:

AIDE COMMUNAUTAIRE

d'urgence:

12 500 000 écus

alimentaire:

13 500000 écus

Belgique:

710 000 écus

Danemark:

4 690 000 écus

France:

2 536 000 écus

Allemagne:

5 240 000 écus

Italie:

2 610 000 écus

Pays-Bas:

7 658 000 écus

Espagne:

788 000 écus

Royaume-Uni:

4 311 000 écus

Aides humanitaires à l'égard du Koweït et de l'Iraq

Dans le cadre du soutien aux populations civiles victimes du conflit dans le Golfe, la Commission vient de décider les aides humanitaires suivantes:

- Koweït

Suite à une demande spécifique du Croissant Rouge Koweitien, en liaison avec le Croix Rouge Néerlandaise, la Commission a décidé d'octroyer une aide humanitaire d'urgence de 340000 écus pour la fourniture et le transport de 100 tonnes d'aliments pour enfants.

- Iraq

Suite à une demande du CICR (Comité International de la Croix Rouge), la Commission a décidé l'octroi d'une aide humanitaire d'urgence de 3 millions d'écus destinée à:

- la fourniture de produits et équipements divers pour le traitement et l'épuration de l'eau à Bagdad;

- la fourniture de médicaments pour les hôpitaux;

- l'assistance sur place de deux experts médico-sanitaires;

- la couverture de frais de transports d'équipes médicales et de médicaments déjà financés par d'autres donneurs.

Le 28 février, la Commission avait décidé l'octroi au CICR d'une aide de 560 000 écus destinée à l'achat et à installation d'une unité mobile de traitement et d'épuration de l'eau pour les hôpitaux et dispensaires de Bagdad.

Les deux décisions concernant l'Iraq ont été prises en pleine conformité avec les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations unies et ont été approuvées par le Comité des sanctions chargé de veiller au respect de l'embargo.

BRÉSIL

Aide d'urgence en faveur des indiens Yanomami

La Commission a décide une aide d'urgence de 280 000 écus en faveur des indiens Yanomami dans la province de Roraima au nord du Brésil

L'aide, qui sera mise en œuvre par l'ONG Médecins du Monde (France) est destinée au financement d'un programme medico-nutritionnel en faveur des populations dont la situation sanitaire est particulièrement affectée par les maladies tropicales.

ACCORD

entre la Fondation Culturelle et le Groupe ACP

La Fondation pour la coopération culturelle ACP-CEE et le Groupe des Etats ACP ont signé le 4 avril dernier un Accord qui définit le mandat que le Groupe ACP confie à la Fondation pour la réalisation des actions culturelles dans le cadre de la mise en œuvre du volet de coopération culturelle et sociale de Lomé IV.

La cérémonie s'est déroulée au Secrétariat Général du Groupe ACP à Bruxelles entre MM. Raymond Chasle, Ambassadeur de l'Île Maurice, Secrétaire général de la Fondation, et James H. Matheson, Ambassadeur de Guyana, Président en exercice du Comité des Ambassadeurs ACP. Ceux-ci ont assisté nombreux à la cérémonie.

James Henry Matheson a rappelé qu'en apposant sa signature à ce Document. il «exécutait le mandat que le Conseil des Ministres ACP avait confié» à la présidence du Comité des Ambassadeurs. Raymond Chasle a, quant à lui. refait un bref historique de la Fondation et les longs et difficiles efforts qu'il a fallu à tous ceux qui ont contribué à sa réussite; puis il a souligné le lien entre le développement culturel et le progrès économique et social. Il s'agit d'un lien de cause à effet, d une action de stimulation, du développement culturel sur l'évolution de l'économie et de la société, a dit en substance l'Ambassadeur Chasle, qui est aussi le doyen du corps diplomatique ACP à Bruxelles.

Lors de cette cérémonie, l'Ambassadeur de l'Île Maurice a également remis au représentant de la Tanzanie, pour le compte de l'Université de Dar es Salaam, le Prix du Concours de la Meilleure Innovation Technologique ACP organisé il y a deux ans. Le Prix, d'un million de francs belges (environ $ 35 000) financé par la Région Wallonne (Belgique) pour FB 500 000, a récompensé une technique de raffinage du sucre de canne entièrement mise au point par de jeunes ingénieurs de l'Institut de Technologie de Dar es Salaam.

L.P.

AMBASSADES ACP

Cinq nouveaux Ambassadeurs ACP ont présenté leurs lettres de créances au Président de la Commission des Communautés européennes au cours des deux derniers mois. Il s'agit, dans l'ordre chronologique, des représentants de Tanzanie, de la Guinée, du Royaume du Tonga, du Zimbabwe et du Ghana.

TANZANIE

Le nouvel Ambassadeur de Tanzanie, M. Abdi Hassan Mshangama, est âgé de 48 ans. Titulaire d'un B.A. (Bachelor of Arts) en économie de University of East Africa en 1968 et d'un diplôme de Finances publiques de l'Université de Toronto (Canada) en 1971, M. Mshangama a occupé d'importantes fonctions dans l'Administration nationale, notamment au Ministère des Finances et à la direction de la Banque de Développement d'Afrique de l'Est. Jusqu'à sa nomination à Bruxelles comme Ambassadeur auprès des Etats du Benelux (Royaume de Belgique, Royaume des Pays-Bas, Grand-Duché de Luxembourg) et auprès de la CEE, où il succède à M. Simon Mbilinyi, M. Mshangama était Secrétaire général (Principal Secretary) du Ministère de l'Agriculture.

Le nouvel Ambassadeur de Tanzanie est marié et père de cinq enfants âgés de 11 à 21 ans.

GUINÉE

M. Mamadou Bobo Camara a été nommé nouvel Ambassadeur de la République de Guinée à Bruxelles, auprès du Royaume de Belgique, du Royaume des Pays-Bas et du Grand-Duché de Luxembourg, ainsi qu'auprès des Communautés européennes.

M. Camara, âge de 55 ans, est diplômé de l'Ecole Nationale d'Electricité (France). Depuis 1961, où il débute comme Inspecteur des Télécommunications à Conakry, M. Mamadou Bobo Camara a accumulé une longue expérience professionnelle diversifiée aussi bien sur le plan national qu'international, notamment au Ministère des Télécommunications à l'Union Internationale des Télécommunications (UIT) et à l'Union Panafricaine des Télécommunications (UPAT). Il a été également Directeur de la Coopération Internationale à Conakry et Ambassadeur Extraordinatire et Plénipotentiaire de son pays en Éthiopie.

M. Camara est marié et père de cinq enfants. Outre le français, il parle l'anglais et plusieurs langues africaines.

TONGA

Le Royaume du Tonga (Pacifique) vient de nommer son nouveau représentant auprès des Communautés européennes. Il s'agit de M. Siosaia Ma'Ulupekotofa Tuita qui réside à Londres où il est également High Commissioner (Ambassadeur) auprès de Sa Majesté la Reine Elisabeth II d'Angleterre.

M. Tuita (40 ans) a fait ses études secondaires et supérieures (comptabilité) à Auckland (Nouvelle-Zélande). Il entre en 1977 Cabinet du Premier Ministre comme traducteur, puis au service du Roi de Tonga (sous-lieutenant et capitaine de la Garde Royale) et ensuite au Ministère des Affaires étrangères. En 1976, M. Tuita retourne pour un an aux études à Oxford.

Conseiller à la High Commission à Londres en 1980, il retourne un peu plus tard à l'Administration centrale d'où il a été nomme Ambassadeur à Londres et auprès des institutions européennes à Bruxelles.

M. Tuita est marié et père de quatre filles.

ZIMBABWE

M. Andrew Hama Mtetwa a été nommé Ambassadeur du Zimbabwe auprès du Royaume de Belgique, du Royaume des Pays-Bas, du Grand-Duché de Luxembourg et des Communautés européennes.

Le nouvel ambassadeur du Zimbabwe, qui succède à M. Elleck Kufakunesu Mashingaidze, est titulaire d'un B.A (Bachelor of Arts) au Williams College Massachusetts (USA) avec un complément d'études au North Western University (Illinois).

Après avoir travaillé comme Assistant d'enseignement (Teaching Assistant) aux Etats-Unis, il entre au Ministère des Affaires étrangères en 1981. Avant d'être nommé à Bruxelles, M. Mtetwa était High Commissioner (Ambassadeur) du Zimbabwe à Lusaka (Zambie).

Le nouvel Ambassadeur zimbabwéen est marie et père de trois enfants.

GHANA

M. Alex Ntim Abankwa a été nommé Ambassadeur du Ghana auprès du Royaume de Belgique, du Royaume des Pays-Bas, du Grand-Duché de Luxembourg et auprès des Communautés européennes. Le nouveau représentant du Ghana à Bruxelles a une grande expérience dans la diplomatie.

Titulaire du B.Sc. (Bachelor of Science) à Londres en 1959, M. Abankwa débute en août de la même année sa carrière diplomatique au Ministère des Affaires étrangères de son pays qui venait d'accéder en 1957 à l'Indépendance. Depuis lors il a occupé d'importantes fonctions à l'Administration centrale et dans les missions diplomatiques de son pays à l'étranger. Ainsi a-t-il été notamment Conseiller à Addis Abeba, à Washington; High Commissioner (Ambassadeur) à Ottawa (Canada). En outre, il a fait partie de la délégation du Ghana à l'Assemblée générale des Nations unies ( 1977 et 1978).

Avant sa nomination à Bruxelles, M. Alex Ntim Abankwa était Directeur général chargé des Affaires internationales et de la Sécurité au PNDC (Gouvernement).

Le nouvel Ambassadeur du Ghana est marié et père de trois enfants.

VISITES

Le Directeur général du Développement en Ethiopie

M. Dieter Frisch, Directeur général du Développement, a séjourné en Ethiopie en février dernier pour faire le point de la coopération CEE-Ethiopie et pour conclure les négociations du «programme indicatif Lomé IV». Compte tenu de l'absence de la plupart des aides bilatérales, la Commission est, avec la Banque Mondiale, le principal partenaire de coopération de l'Ethiopie et son interlocuteur le plus écouté en matière de politique de développement.

Le programme indicatif (265 millions d'écus) a pu être signé après de laborieuses négociations: la priorité de Lomé III - développement rural/sécurité alimentaire - sera poursuivie. Une nouvelle priorité s'ajoutera: l'appui aux petites et moyennes entreprises.

Les engagements pris par le Gouvernement éthiopien en 1986 à l'occasion du programme Lomé III en matière de réformes agricoles - politique de prix et libéralisation du système de commercialisation, notamment - ont porté leurs fruits: la politique poursuivie depuis lors, appuyée par nos financements, a conduit à une augmentation substantielle de la production alimentaire.

La nouvelle priorité «appui aux petites et moyennes entreprises» a donné lieu à un policy dialogue approfondi. Le Gouvernement s'est engagé à concrétiser les réformes économiques importantes annoncées en 1990, dans le domaine de la législation du travail, du système fiscal et de l'allocation des devises au secteur prive.

L'Ethiopie se préparant à un programme d'ajustement structurel, M. Frisch a accepté pour la Commission le rôle de catalyseur afin de faire avancer ce dossier politiquement délicat, en assurant une étroite coordination avec la Banque Mondiale.

Ces matières - et notamment le rôle du secteur privé dans le cadre de réformes - ainsi que le processus de paix concernant le Nord du pays (Erythrée) ont été évoquées dans les entretiens que M. Frisch a eus avec les Ministres du Plan et de la Coopération, le Ministre des Affaires Etrangères, le Vice-Premier Ministre des Affaires Economiques et, au cours d'un longue audience, avec le Président Mengistu.

FRANS ANDRIESSEN, vice-président de la Commission des Communautés Européennes en Pologne

Les 6 et 7 mers 1991, M. Frans Andriessen, vice-président de la Commission des Communautés européennes chargé des relations extérieures et de la politique commerciale, a visité la Pologne, première étape d'une série de visites officielles dans plusieurs pays d'Europe centrale et orientale qui se prolongera jusqu'au 12 mars 1991.

Le 7 mars, M. Andriessen a rencontré le président Walesa, le Premier ministre Bielicki, le vice-Premier ministre Balcerowicz, le ministre des affaires étrangères Skubiszewski, le ministre des relations économiques extérieures Ledworowski, le secrétaire d'État aux affaires étrangères Makarczyk et le sous-secrétaire d'Etat Saryusz-Wolski, plénipotentiaire du gouvernement pour l'intégration européenne et la coordination de l'aide.

Un échange de vues a eu lieu lors de ces rencontres sur l'état d'avancement de la réforme politique et économique en Pologne. En particulier, les sujets suivants ont été abordés en détail:

- L'application de l'accord de commerce et de coopération conclu entre la Pologne et la Communauté européenne en septembre 1989.

- Les progrès réalisés en vue de la conclusion d'un accord européen créant une association entre la Pologne et la Communauté européenne.

L'état d'avancement des négociations sur des accords similaires avec la Hongrie et la Tchécoslovaquie.

- Les programmes d'action mis en place dans le cadre du programme PHARE, notamment le programme indicatif PHARE 1991/1992.

- L'aide macro-économique de la Communauté, notamment en ce qui concerne la balance des paiements et le soutien à la convertibilité du zloty, en coopération avec les institutions financières internationales (FMI, Banque Mondiale).

Le 6 mars, le ministre des affaires étrangères, M. Skubiszweski, a offert un dîner officiel en l'honneur du vice-président Andriessen.

Le 7 mars, M. Andriessen a déposé une couronne sur la tombe du Soldat inconnu, place Pilsudskiego, à Varsovie.

Les discussions se sont déroulées dans un climat extrêmement coopératif et amical, soulignant l'intensité croissante des relations entre la Pologne et la Communauté européenne et reflétant le soutien constant de la Communauté aux efforts de la Pologne en vue de créer une société ouverte, pluraliste et fondée sur l'économie de marché.

TANZANIE

Le Chef de l'Etat à Bruxelles

Le Chef de l'Etat tanzanien, M. Hassan Mwinyi, a effectué une visite officielle à Bruxelles le 12 avril dernier. Il a été reçu par le Comité des Ambassadeurs ACP et à la Commission des Communautés européenne par le Vice-Président M. Manuel Marin.

S'adressant aux Ambassadeurs, le Président Mwinyi a souligné l'importance de l'unité du Groupe ACP. «Cette unité est nécessaire pour la défense et la poursuite des intérêts communs du Groupe. Le renforcement progressif de la coopération entre les ACP et la Communauté reflète l'excellent travail accompli par les Ambassadeurs en tant que représentants ACP. Lomé IV est une expression concrète de la coopération Nord-Sud fortement souhaitée et il est réconfortant de constater que les parties contractantes sont résolues à intensifier leurs efforts pour susciter un nouvel ordre international plus juste et plus équilibré, un ordre d'autant plus nécessaire que le système mondial des échanges commerciaux apparaît profondément inéquitable pour les pays du Tiers monde qui en sont victimes».

Le Président Mwinyi a aussi évoqué les effets paralysants de la dette sur les économies ACP, les craintes des conséquences du Marche Unique sur le Groupe, ainsi que la nécessité de maintenir les sanctions économiques contre l'Afrique du Sud jusqu'à l'abolition totale de l'apartheid. Il a également rappelé que les ACP devraient accroître leur coopération.

Le Président Mwinyi s'est ensuite rendu à la Commission des Communautés européennes où il a eu des discussions sur une série de problèmes, notamment en ce qui concerne la coopération entre la Tanzanie et la Communauté. Ces entretiens ont eu lieu avec le Vice-Président de la Commission, Manuel Marin et d'autres fonctionnaires de la Direction générale du Développement.