| Conservation et sauvegarde des documents d'archives et de bibliothèque: les besoins de formation (UNESCO, 1989, 37 p.) |
58. Nous avons pu grâce à ce travail faire apparaître dans quelle mesure la conservation et la sauvegarde sont inscrites dans les programmes de formation des bibliothécaires et des archivistes; dans la plupart des cas, il s'agit d'activités de niveau assez élémentaire qu'il conviendrait d'approfondir et de renforcer. Les écoles de bibliothécaires et d'archivistes reconnaissent la nécessité d'un perfectionnement des enseignants qui formeraient les "formateurs".
59. L'examen des besoins en matière de formation, tels qu'ils sont ressentis par les établissements qui emploient des bibliothécaires et des archivistes, révèle que les personnels de toutes les catégories (cadres ou techniciens) ont extrêmement peu de possibilités de se former sur place et qu'ils doivent actuellement se rendre à l'étranger s'ils veulent suivre un enseignement de ce type - solution à la fois difficilement accessible et onéreuse.
60. Tout progrès dans le domaine qui nous occupe exige la mise en place de formations à différents niveaux. Il est souhaitable que tous les personnels d'encadrement aient des notions de base de la conservation, sur le plan des politiques comme sur celui des pratiques; en améliorant l'enseignement des écoles de bibliothécaires et d'archivistes, on peut sur ce point assurer la formation des Jeunes. L'IFLA et le CIA s'emploient chacun de leur côté à élaborer le programme de cours de conservation matérielle pour bibliothécaires et archivistes, ce sont là des travaux qu'il convient d'encourager.
61. La formation sur place est le meilleur moyen de familiariser le personnel subalterne avec des bonnes méthodes d'entretien courant mais il faut des cadres pour organiser et assurer cette formation dont le fonctionnement de l'établissement ne manquera pas de profiter.
62. Toute bibliothèque ou tout service d'archives qui souhaite mettre sur pied un programme de conservation doit pouvoir disposer d'une part des cadres scientifiques dûment formés, indispensables pour diriger et superviser sa mise en oeuvre et d'autre part, de cadres techniques qualifiés, capables d'entreprendre, avec l'aide d'agents techniques, les travaux nécessaires, notamment en matière de restauration, de sauvegarde et de reprographie. On admet que dans la plupart des cas, les personnels des deux catégories doivent être formés dans des établissements étrangers, d'où des problèmes - de budget et de connaissance de la langue du pays d'accueil.