Spore - Bulletin du CTA - No. 05 (CTA, Octobre 1986, 16 pages)
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Aménagements hydro-agricoles et systèmes de production

Le Département Systèmes Agraires du CIRAD organise du 16 au 18 décembre 1986 un séminaire consacré à l'analyse des relations entre aménagements hydro-agricoles et systèmes de production. Le premier thème portera sur «les aménagements visant le contrôle et la valorisation des eaux de surface» et plus particulièrement la prise en charge de la réalisation et de la gestion de ces amènagements par les agriculteurs. Les petits aménagements hydro-agricoles conçus et gérés à l'échelle de communautés villageoises restreintes feront l'objet du second thème. Le dernier sujet concernera les grands aménagements hydro-agricoles; y seront abordees les relations existant entre les modèles techniques des grands périmètres irrigués et les conditions sociales et économiques de leur mise en valeur agricole.

Renseignements et inscriptions: Madame SECOND

DSA/CIRAD
BP 5035
MONTPELLIER CEDEX FRANCE.

Denrées stockées: un nouveau ravageur

Depuis la fin des années 70, un nouveau ravageur des stocks a été détecté en Tanzanie et au Togo. Introduit en Afrique, sans doute en même temps que des semences ou que l'aide alimentaire, le Grand Capucin (Prostaphanus truncotus)est originaire d'Amérique Centrale où il cause depuis plus de vingt ans des dégâts, qui restent limités, essentiellement au mais. En Afrique, il s'attaque non seulement au maïs stocké mais aussi aux cossettes de manioc, et moins fréquemment au mil et au sorgho. Ce petit insecte de 3 à 5 mm de long, de la famille des borers, préfère le mais en spathes, il les perce et vide les grains de leur farine. Les dégâts sont variables selon les années mais les pertes peuvent atteindre plus de 30 % en quelques mois. Les différents insecticides testés, à la fois contre les larves et les adultes, ne semblent pas entraver la progression de cet insecte que favorise le mode de stockage traditionnel. Cet insecte, originellement xylophage, subsiste, en effet très bien dans les armaturés en bois des greniers dont il se nourrit volontiers. Aussi le Grand Capucin est-il maintenant prèsent au Kenya, au Rwanda, au Burundi, dans l'Est du Zaïre et au Bénin. La G.T.Z a entrepris des recherches pour tenter de limiter l'extension de cet insecte et de réduire ses ravages. Différentes techniques sont expérimentées: on teste des produits chimiques, on étudie, au Costa-Rica, ses prédateurs ou ses parasites naturels afin d'essayer d'en introduire en Afrique, enfin il semble qu'un protozoaire entomopathogène puisse être efficace contre ce redoutable ravageur. La F.A.O, pour sa part, intervient en Tanzanie, pays actuellement le plus affecté par le Grand Capucin et distribue insecticides et sacs de stockage aux agriculteurs qui n'ont aucun moyen de lutter contre ce ravageur qui leur est inconnu.

GTZ BP 5180 6236 ESCHBORN ALLEMAGNE FEDERALE

Conférence sur le palmier à huile

Du 9 au 15 novembre 1986, se tiendra à Port Harcourt au Nigéria, une conférence internationale portant sur «la mobilisation des ressources du palmier â huile en vue du redressement économique». Des représentants des principaux pays du monde tropical seront présents: planteurs, industriels, chercheurs, économistes. Ils feront le point pays par pays, sur les développements et les progrès du secteur agro-industriel du palmier à huile tant du point de vue agronomique, qu'économique et sociologique sans oublier l'usinage.

Renseignements et inscriptions:

Conférence Internationale sur le palmier à huile - Institute of Agricultural Research Development - Université de Port Harcourt

PMB
5323 PORT HARCOURT RIVERS STATE
NIGERIA

Phosphates du Togo

Le Togo fournit 45 % des exportations mondiales de phosphates mais importe des en grais. Pour éviter ce paradoxe des chercheurs français, en collaboration avec un industriel, étudient actuellement la possibilité d'utiliser directe ment ce phosphate pour l'agriculture togolaise. Depuis plusieurs années, des expérimentations sont menées en laboratoire comme aux champs pour étudier ses applications et mesurer son efficacité. Le phosphate partiellement attaqué à l'acide qui a été mis au point et qui peut être facilement fabriqué sur place, est presque équivalent à l'engrais d'importation.

Pour l'agriculteur, par contre, ces phosphates locaux sont économiquement tout à fait rentables, moins chers à l'achat que les produits d'importation, ils permettent un gain de production qui les rentabilisent facilement et largement ce qui n'est pas toujours le cas des autres produits. Cette valorisation des ressources locales qui permet de réduire les importations tout en favorisant le développement de l'agriculture, semble une voie intéressante pour les pays qui disposent de minerais locaux trop souvent mal exploités sur place.

Binh TRUONG CIRAD/IRAT BP 5035 34032 MONTPELLIER FRANCE

Congeler les embryons de palmier

La multiplication in vitro du palmier à huile est une technique désormais bien au point, elle permet d'obtenir des milliers de plants b partir d'embryons somatiqus à formés sur des cals issus de tissus de la plante mère. Se pose maintenant le problème de la conservation des embryons obtenus, les laboratoires manquent de place pour garder ces embryons et ces plants qu'il faut constamment repiquer et entretenir. Aussi, pour pouvoir les conserver dans un volume réduit en maintenant intactes leurs facultés de régénération, pense-t-on pouvoir les conserver à très température dans l'azote liquide à -196ºC. Les tests ont montré que les embryons supportaient parfaitement plusieurs mois de ce traitement et poursuivaient normalement leur prolifération après réchauffement. Cette technique permet d'envisager la cryoconservation à long terme de lignées d'embryoides et sans doute aussi celle des ressources génétiques du palmier à huile.

Laboratoire de Physiologie des Organes Vététaux après Récolte (POVAR)-CNRS

4 ter route des Gardes 92195 MEUDON

FRANCE.

Laboratoire de Physiologie végétale-Services scientifiques centraux de l'ORSTOM

72-74 route d'Aulnay
93140 BONDY
FRANCE

Un nouveau vaccin contre la maladie de Marek

Des chercheurs de l'Institut Central Vétérinaire de Lelystad, aux Pays Bas, sont parvenus à développer un nouveau vaccin contre la maladie de Marek qui frappe les poulets.

Cette maladie d'origine virale se manifeste d'abord par une irritation des sinus pour finalement entraîner la formation de tumeurs importantes. Cette maladie a été découverte par un savant hongrois, Joszef Marek.

Depuis plus d'une dizaine d'années, presque tous les poulets du monde sont vaccinés contre la maladie de Marek. Les vaccins sont en général préparés à partir de souches prélevées sur les virus d'un herpès fréquent chez les dindons.

Toutefois, les virus de Marek ont développé une résistance à ce traitement notamment aux USA, en Afrique du Nord et en Italie. Le nouveau vaccin hollandais parvient lui à détruire les virus mutants qui résistent aux autres médicaments.

Les chercheurs hollandais ont présenté leurs travaux lors d'un congrès à Cornell University, aux Etats-Unis, attirant l'attention de nombreux laboratoires pharmaceutiques. L'utilisation du vaccin aux USA ainsi que l'importation des virus ont autorises. Sept licences d'exploitation de souches ont été accordées.

Pour plus d'informations, s'adresser à:

Central Veterinary Institute P.O. Box 65 8200 AB Lelystad Pays Bas Tel :03200.73911 - Telex :40227

Banquets: alerte rouge

Avec l'arrives des premières pluies sur le Sahel, les criquets ont, comme prévu, commencé leurs ravages. Le Mali et le Burkina-Faso ont été les premiers touchés par les criquets sénégalais qui ont dans plusieurs régions, obligé les agriculteurs à recommencer leurs semis. Au Sénégal et en Mauritanie, on s'y attend dans un proche avenir. La mobilisation est maintenant générale dans les pays sahéliens conscients de la grave menace qui pèse sur eux. Des traitements insecticides par poudrage ont été entrepris, un peu partout dans les champs pour tenter de limiter les dégâts. Mais produits et appareils de traitements ne sont pas toujours disponibles surtout dans les régions reculées où le transport pose problème. De plus, des traitements aériens seraient nécessaires pour juguler véritablement ce fléau, malheureusement, les moyens tant techniques que financiers manquent et aucune action de grande envergure n'a pu encore être entreprise. En effet, en l'absence d'une organisation inter-états de lutte contre les criquets que l'O.U.A s'efforce actuellement de mettre sur pied, ce sont les services nationaux de protection des végétaux, très démunis face à des pullulations généralisées qui sont chargés de prendre les mesures nécessaires.

L'aide internationale se mobilise, elle aussi, un peu tardivement. Le C.I.L.S.S et la F.A.O ont organisé le 7 mai dernier une conférence de concertation entre les bailleurs de fonds pour réunir les moyens nécessaires pour lutter contre le péril acridien évalués à 8 millions de dollars pour l'année 1986. Basé à

Montpellier, le PRIFAS (Programme de Recherches Inter disciplinaires Français sur les Acridiens du Sahel) a lancé une vaste opération soutenue par la Fondation dé France et relayée par l'Agence PERISCOOP sur les ondes de Radio France Internationale, l'opération Sautériaux au Sahel (S.A.S.) destinee à recueillir le plus rapidement possible toutes les informations sur la situation acridienne afin de pouvoir intervenir au plus tôt sur les lieux en danger. 12.000 fiches ont ainsi été envoyées dans les pays sahéliens afin d'y collecter les observations qui seront traitées en France. Une fois de plus, on a attendu que l'urgence soit là pour commencer à agir et il est à craindre que, si les prévisions très pessimistes des spécialistes sont exactes, comme cela semble se confirmer, les populations saheliennes pâtissent lourdement de ce retard.

CIRAD/PRIPAS
BP 5035
34032 MONTPELLIER

Ministère de la Coopération
20. rue Monsieur
75007 PARIS FRANCE

Culture en allées et élevage

Depuis 1984, 60 petits êleveurs d'ovins et de caprins du Nigèria participent â un projet de développement pilote qui associe la culture en allées, où alternent cultures vivrières traditionnelles et rangées d'arbres (Leucanea leucace phala et Gliricidia sepium), et l'élevage. Ce système de culture très rentable a été spontanément adopté par les villages voisins et en mars 1986, on comptait plus de 100 paysans qui le pratiquaient. Il est prévu d'étendre ce projet au cours des cinq prochaines années à 15.000 autres agriculteurs. L'IITA (Institut Inter national d'Agriculture Tropicale), qui a mis au point la culture en allées est associé au CIPEA (Centré International Pour l'Elevage en Afrique) pour étudier l'impact de la consommation des feuilles de ces arbres sur la productivité des animaux. En effet, les feuilles de Loucanea contiennent un acide aminé toxique, la mimosine, qui réduit la prise de poids des animaux. Or, on a découvert qu'une bactérie, présente dans le rumen de chèvres hawaiennes nourries de cette plante, permet de dégrader cet acide et d'en neutraliser les effets. Des expérimentations sont donc actuellement en cours pour voir comment se propagent ces bactéries et s'il est possible, grâce à elles, de nourrir les animaux uniquement avec des feuilles de Leucanea.

Simon Charter-Len Reynolds
IITA
BP 5320
IBADAN
NIGERIA

Pour une Afrique Verte

Plutôt que de financer des aides alimentaires qui découragent bien souvent la production locale, pourquoi ne pas aider les agriculteurs africains qui ont des surplus de production à les stocker, les transporter et les commercialiser. Ainsi les régions défiait aires pourront-elles se nourrir sans pour autant faire appel aux céréales importées et les paysans tireront profit de leurs bonnes récoltes. C'est le but de l'opération «Pour une Afrique Verte» lancée par trois O.N.G. françaises (Terre des Hommes Frères des Hommes et Peuples Solidaires). L'argent collecte par cette campagne servira à acheter les productions locales pour constituer des stocks de sécurité ou pour en faire bénéficier les zones plus défavorisees.

De son côté, la C.E.E a ouvert cette année des crédits pour ce type d'opérations triangulaires qui permettent de réduire la dépendance de ces pays vis-à-vis de l'étranger et renforcent leur autosuffisance alimentaire.

Frères des Hommes
20 rue Refuge
78000 VERSAILLES
Terre des Hommes
21 rue Volta
75003 PARIS

Foyers améliorés multimarmites

Les foyers améliorés, qui permettent d'économiser une part du combustible nécessaire à la cuisson des aliments, font l'objet d'une importante diffusion dans les pays du Sahel. Toutefois les modèles retenus, foyers trois-pierres améliorés ou foyers métalliques necessitent l'usage d'une taille précise de marmite adaptée aux dimensions du foyer choisi. Les femmes continuent donc d'utiliser, en plus de leurs nouveaux foyers, leurs foyers traditionnels, ou, se servent de leur fourneau amélioré avec des marmites trop grandes ou trop petites ce qui implique d'importantes pertes de rendement. Pour remédier à ces problèmes, le C.E.R.E.R (Centre d'études et de Recherches sur les Energies Renouvelables) et le G.R.E.T (Groupe de Recherche et d'Echanges Technologiques) travaillent à la mise au point d'un foyer multi-marmite qui accepte différentes tailles d'ustensiles avec un rendement satisfaisant. Les tests ont mis en évidence des économies de 35 à 40 % selon les prototypes essayés. De fabrication simple, ces foyers peuvent être construits par des artisans forgerons. C'est ce qui va se faire prochaine
ment au Sénégal où la diffusion de ce nouveau foyer va démarrer.

Lamine Diop-Philippe Laura CERER BP 476-DAKAR SENEGAL
Michel Zaffran GRET 213 rue Lafayette 75010 PARIS

Culture de l'amarante au Kenya

Trois variétés d'amarante ont été mises au point et testées à l'université de Nairobi avant d'être données aux paysans qui vont commencer à les cultiver. Cette plante, originaire d'Amérique du Sud, suscite actuellement un regain d'intérêt, de nombreuses recherches ont été entreprises, particulièrement aux Etats-Unis pour trouver des variétés faciles à cultiver et surtout à récolter. En effet, l'amarante possède de hautes qualités nutritives. Ses minuscules petits grains sont trés riches en protéines et surtout en lysine, acide aminé indispensable à l'homme et absent des autres céréales. De plus ses feuilles bouillies ressemblent à des épinards et constituent un légume très apprécié pour de nombreuses populations. Cette plante facilement productive est peu exigeante en eau, aussi constitue-t-elle une possibilité intéressante pour les régions arides ou semi-arides comme le Kenya où l'on pourra juger, dans quelques années, de la valeur de cette plante qu'il ne faut pas qualifier trop tôt de plante miracle.

Un compose du soja contre la malnutrition infantile

En Afrique, deux importants centres de recherche agricole, l'institut International d'Agriculture Tropicale (IITA) au Nigéria et le Conseil National de la Recherche Scientifique (CNRS) en Zambie, ont mis au point des suppléments alimentaires â base de graines de soja à l'intention des jeunes enfants en cours de sevrage.

Les expériences ont montré que les composés du soja constituent un produit de substitution susceptible de remplacer le lait.

Car le problème est de fournir aux enfants de 6 mois à 2 ans une nourriture appropriée à leurs besoins élevés en énergie et protéines qui soit acceptable par leurs systèmes digestifs: ils ne peuvent en effet assimiler la même nourriture que les adultes. Et l'alimentation de base des familles à faibles revenus -farine de mais, sorgho, manioc fournit le volume alimentaire propre à satisfaire la faim d'un enfant mais pas ses besoins en protéines.

Le composé élaboré par le CNRS combine des farines de mais et de soja amélioré décortiqué, moulues et grillées. Le produit est ensuite dilué dans de l'eau stérilisée et présente une consistance semblable à celle du lait.

Le CNRS a également mis au point un moulin et un gril peu coûteux qui peuvent être fabriqués localement.

Quant à l'IITA d'Ibadan, il mène depuis plusieurs années et avec le soutien de l'USAID. des recherches sur le soja et l'utilisation de ses dérivés.

Le succès du «lait de soja» comme complément de sevrage a entraîné dynamique particulièrement intéressante: organisation de cours pour enseigner le dosage et l'emploi du mélange qui s'est étendu aux organisations de femmes de toute la région; création avec l'aide de l'IITA d'une coopérative pour la culture et la commercialisation du soja, à partir des semences améliorées préparées par l'Institut.

IITA
PMB 5320 Oyo Road, Ibadan, Nigéria
Tél: 41 32 44/42 33 15/41 34 40 Télex: 31417 TROPIC NG ou
20311 TDS IBA NG (Box O15)

Formation

Le Centre International d'Agriculture (IAC) des Pays Bas qui dépend du ministère néerlandais de l'Agriculture et de la Pêche, organise une série de cours de formation concernant un grand nombre d'activités agricoles et rurales.

Ces cours sont en grande majorité donnés en anglais. Toutefois, l'un d'entre eux, concernant la formation de vulgarisateurs, se déroulera en français et en anglais.

Ces cours s'adressent à des diplômés détenant au moins une maîtrise en science biologique (BS C) ou l'équivalent, et pouvant justifier d'une expérience de plusieurs années dans le domaine choisi.

La période d'enregistrement expire le 1er avril et les cours qui durent un mois sont donnés en juin et juillet.

Pour informations:

Le Directeur,
International Agricultural Center (IAC)
P.O. Box 88
6700 AB Wageningen, Pays Bas.

Administration de l'enseignement agricole

Le succès des nombreux pro grammes et projets de développement rural entrepris dans les pays du tiers monde dépend, dans une large me sure de la disponibilité d'un personnel correctement formé et en nombre suffisant.

Dans la mesure où ce personnel des services du développement rural - recherche et expérimentation, vulgarisation, crédit, approvisionnement, commercialisation des produits, action coopérative, etc.- se compose principalement de personnes formées dans les écoles et collèges d'agriculture, ces dernières constituent la clé de voûte de la formation préalable en vue d'un développement agricole et rural. Cette importante responsabilité impose que les programmes d'enseignement de ces Centres soient pratiques et concrets, axés sur les besoins des populations et non sur les disciplines théoriques et les produits. C'est là une approche qui implique un ensemble de principes administratifs et de gestion spécifiques à ce type d'enseignement. Ces principes constituent la substance essentielle d'une nouvelle publication de la FAO intitulée:

«Administration des écoles et collèges d'agriculture»

(ISBN 92-5-201454-3, Rome 1985)
FAO, Via delle Terme di Caracalla
00100 ROME Italie

Hydraulique: cartographie des ressources en eau

A la demande du Comité Interafricain d'Etudes Hydrauliques (CIEH, Ouagadougou), le Groupement BRGM-Géohydraulique a été chargé d'établir la carte de synthèse des ressources en eau de l'Afrique Centrale et Occidentale, afin d'améliorer la gestion des programmes d'hydraulique villageoise et pour favoriser le développement agricole.

Face à la multiplication des aménagements, au développement rapide des besoins et aux fluctuations climatiques, un système de cartographie évolutive s'impose pour visualiser et actualiser régulièrement les données géologiques, hydrogéologiques, climatologiques, techniques et économiques. Les moyens de cartographie assistée par ordinateur mis en oeuvre par le BRGM permettront d'atteindre cet objectif.

Une carte au 1/5 000000 en six couleurs sera tout d'abord produite et éditée. Accompagnée de légendes et de notices explicatives d'ordre économique en français et en anglais, elle constituera une sorte de memento des problèmes de l'eau dans cette région.

Sur la base de cette première réalisation apportant une vision globale au-delà du découpage politique, seront entreprises par la suite des études plus fines état par état et à plus grande échelle.

Ce projet concerne l'ensemble des pays d'Afrique du Centre et de l'Ouest, exception faite du Zaïre. Il pourra être étendu à l'ensemble sud-saharien du continent.

Pour en savoir davantage, s'adresser à:

BRGM
BP 6009
45060 ORLEANS CEDEX 2
France

Gibier

Les animaux sauvages, très appréciés des consommateurs africains, se font de plus en plus rares dans de nombreux pays et il faut souvent courir fort loin ou payer fort cher pour pouvoir manger ces venaisons si prisées. Sans compter les feux de brousse que provoquent souvent des braconnages malheureux.

La Côte d'ivoire consciente de ces problèmes, veut, comme cela a déjà été fait ailleurs, lancer un programme d'élevage de gibier. Dès 1987 2.000 ha de pâturages vont recevoir 220 cobs de buffon et 60 bubales. Cette ferme pilote d'élevage d'ongulés, actuellement en cours d'études, permettra d'observer de près le comportement de ces animaux peu habitués à être regardès dans les yeux.