Les tiques dans un monde en évolution - Ticks in a changing world - Las garrapatas en un mundo en evolución - 74/75 - 1993/1-2. (FAO, 1993, 32 p.)
close this bookLes tiques dans un monde en évolution - Ticks in a changing world - Las garrapatas en un mundo en evolución - 74/75 - 1993/1-2. (FAO, 1993, 32 p.)
close this folderLes nouvelles stratégies d'intervention zoosanitaire dans les pays en développement
View the document(introduction...)
View the documentGrandes lignes des nouvelles stratégies d'intervention zoosanitaire
View the documentRésultats de ces nouvelles stratégies

Rééquilibrage du budget des services de l'élevage

Le budget alloué aux services de l'élevage est rééquilibré par la diminution des charges salariales:

· arrêt du recrutement automatique par la fonction publique de tous les étudiants et élèves sortant des écoles vétérinaires, facultés ou centres de formation;

· incitation au départ à la retraite et à l'installation dans le secteur privé;

· recrutements exceptionnels, après concours sélectif, pour le renouvellement des postes indispensables;

· redéfinition du rôle et des fonctions des services gouvernementaux: abandon de certaines tâches (traitements curatifs, clinique, certaines vaccinations, etc.) au profit du secteur privé; renforcement des fonctions officielles (contrôle des épizooties, planification, inspection des denrées, contrôle des mouvements du bétail, des importations et exportations).

Augmentation des ressources des services gouvernementaux

· redéfinition des priorités budgétaires en fonction de l'importance du sous-secteur de l'élevage dans l'économie;

· création de «fonds nationaux de développement de l'élevage», alimentés par le paiement des prestations de service, ou par des taxes prélevées à l'importation ou à l'exportation des animaux ou des produits d'origine animale, ou par diverses contributions (des donateurs, des communes, des associations et coopératives d'éleveurs).

Recouvrement des coûts

· pour les actes et interventions des services officiels;
· pour les médicaments et intrants vétérinaires;
· pour les vaccinations non obligatoires et, dans certains cas, les vaccinations obligatoires (dont la peste bovine). Les subventions directes ou indirectes ont été progressivement supprimées.

Réorganisation de l'importation et de la distribution des produits vétérinaires

Pour réorganiser l'importation et la distribution des produits, matériels et médicaments vétérinaires, plusieurs solutions sont possibles:

· suppression de tout monopole à l'importation;

· financement et réorganisation des pharmacies nationales ou parapubliques, et orientation vers une gestion commerciale. (Un pourcentage des marges bénéficiaires perçues sur les ventes peut être ristourné aux services vétérinaires.)

· privatisation partielle ou totale des pharmacies nationales ou parapubliques; création de sociétés d'économie mixte, avec appel au capital privé;

· démantèlement et/ou vente des structures publiques et soutien à la création d'entités purement privées, par des prêts à des taux commerciaux ou bonifiés. La distribution privée peut inclure, selon les médicaments, des filières non professionnelles. L'ultime maillon du réseau peut être constitué par des auxiliaires de santé animale de base, rémunérés par la marge de bénéfice réalisée sur la vente des intrants distribués aux éleveurs;

· renforcement de la capacité des services étatiques dans le contrôle de la qualité des produits, médicaments et vaccins vétérinaires importés ou fabriqués sur place (autorisations de mise sur le marché), et répression des fraudes.

Privatisation de la médecine vétérinaire

La redéfinition du rôle et des fonctions des services gouvernementaux a conduit à considérer que plusieurs tâches peuvent être remplies par des opérateurs privés, notamment soins curatifs, clinique, vaccinations.

La privatisation ne peut réussir que si un environnement économique favorable est créé; l'Etat doit inciter et favoriser le mouvement (retraites anticipées, fiscalité favorable, etc.), mais doit surtout éviter une compétition inégale entre les vétérinaires privés qui s'installent et les services officiels existant au niveau local. L'Etat doit accepter de fermer ses cliniques vétérinaires et interdire l'exercice privé de la médecine vétérinaire aux fonctionnaires en activité dans les zones où les vétérinaires privés tentent de s'installer.

La privatisation peut avoir lieu à deux niveaux:

· au niveau des professionnels: jeunes diplômés, actifs quittant la fonction publique, retraités. Les groupements professionnels (ordres, syndicats, associations) peuvent jouer un grand rôle dans l'organisation de la médecine vétérinaire privée, entre autres dans la sélection des candidats aux prêts d'installation, la défense des intérêts de la profession, la formation à la gestion;

· au niveau des auxiliaires de santé animale de base, issus des communautés d'éleveurs, pastorales ou villageoises, organisées en associations. Formés à des gestes simples au cours de stages brefs mais répétés conduits dans leur environnement, les auxiliaires peuvent être encadrés par le service vétérinaire officiel ou liés à des praticiens privés selon des modalités diverses. Ils accomplissent des soins curatifs simples, participent aux campagnes de vaccination, informent sur les cas de maladie, etc.

La modification des législations nationales est entreprise, quand et où c'est nécessaire, afin d'autoriser la privatisation et la rendre viable.

Contrôle des risques de désertification

Dernière différence avec le PC 15, la PARC, lors de la préparation aussi bien que dans la mise en œuvre, doit tenir compte des facteurs de risque de désertification. C'est ainsi que des composantes de projet peuvent être financées dans le but, par exemple, de restaurer les équilibres écologiques, gérer l'espace pastoral et les ressources en eau, faciliter la commercialisation.