| Echanges d'informations, échanges régionaux et sécurité alimentaire. Propositions d'un système d'échanges d'informations pour le sous-espace «ouest» - Annexes par pays - (Club du Sahel, 1991, 21 p.) |
LA GAMBIE
Jean-Jacques GABAS, COBEA-Orsay
I. Contexte économique
La Gambie est une petite enclave au sein du Sénégal qui cherche à exister comme pays à part entière en s'imposant commercialement vis-à-vis de ces voisins par sa politique économique relativement singulière.
Le maître mot est libéralisation, tant au niveau de la fixation des prix que de la commercialisation. La tendance actuelle est à l'ouverture au marché mondial. Peu importe ensuite où se dirigent les produits importés, s'ils sont consommés dans le pays ou bien réexportés. Le commerce avec le marché international semble avoir deux fonctions importantes: une fonction économique qui consiste pour l'Etat à percevoir des droits de douanes, et une fonction politique qui consiste pour l'Etat à assoir son pouvoir sur les commerçants. Le volume du commerce de ré-exportation est bien sûr mal connu, difficile à cerner selon les responsables. Toutefois, la direction du commerce extérieur, au sein du MTIE (cf. paragraphes suivants) estime que ce commerce représente environ 537 millions de dalasis en 1989/90, dont une large part a été en destination du Sénégal. Au taux de change actuel de 150 dalasis pour 5000 FCFA, le Sénégal absorbe environ 17 milliards de FCFA de produits divers en provenance de la Gambie.
Tout ce commerce de ré-exportation se fait par des commerçants privés, hors du système bancaire. On trouve fréquemment les mêmes commerçants de part et d'autre de la frontière. Les flux dominants vont de la Gambie vers le Sénégal; mais ces flux peuvent s'inverser pour certains produits et certaines années si le différentiel de prix entre les deux pays s'inverse. Les échanges devises-dalasis se font n'importe où dans la rue; les devises sont dans des sacs de sports, sans que les échangistes ne soient inquiétés par les autorités. Les échangistes sont de petits employés de grands commerçants. Il reste au système bancaire à collecter les taxes à l'importation, drainer l'aide extérieure, payer une partie du service de la dette extérieure et gérer le budget de l'Etat.
Quelques ordres de grandeurs méritent d'être rapprochés (année 1989/90), afin de montrer le poids de l'activité commerciale dans l'activité économique générale et vis-à-vis de l'appareil d'Etat:
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1. Total des recettes de l'Etat: |
514,8 millions dalasis |
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2. (dont recettes sur les importations): |
248 millions dalasis |
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3. Total des dépenses de l'Etat: |
654 millions dalasis |
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4. Total des ré-exportations: |
536 millions dalasis |
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5. Produit Intérieur Brut: |
1879 millions dalasis |
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Quelques ratios peuvent être construits: |
2/1 = 48% |
La structure du PIB montre que le secteur agricole contribue à hauteur de 30%, le secteur des biens manufacturés et de la construction à hauteur de 14%, et l'ensemble du secteur des services (hotellerie, commerce, administration publique, transports) à hauteur de 56%. La Gambie s'oriente assez clairement vers une économie commerciale.
Si la contribution de l'agriculture au PIB est relativement faible, ce secteur emploie 75% de la population active et garantie les moyens d'existence à plus de 80% de la population; c'est dire l'inégalité dans la répartition du PIB.
N'y-a-t-il pas à un terme plus ou moins rapproché risque de déconnection entre la sphère de la production et la sphère des échanges?
Qu'en est-il de la "production" agricole? Elle est en grande partie dépendante des recettes tirées des ventes d'arachides. En cas de mauvaise récolte, le pouvoir d'achat des paysans se trouve fortement atteint. Les rendements d'arachides varient d'une année à l'autre en fonction de la pluviométrie mais aussi en fonction du degré d'intensification. La dernière campagne indique une baisse des rendements due notamment à une faible utilisation des engrais ceux-ci ayant été vendus au Sénégal, où les prix de vente sont nettement plus rémunérateurs qu'en Gambie (la libéralisation touche aussi le commerce des intrants). Les autres cultures telles que le riz ou les céréales secondaires sont surtout auto-consommées. Les échanges sont rares et se font essentiellement lorsque les revenus tirés de l'arachide ont été insuffisants. Dans ce contexte, la mise en marché des céréales dépend des récoltes en arachides. Ceci est confirmé par le fait que les besoins en trésorerie sont importants actuellement, selon les estimations du GCU, moins de 60% des crédits seront recouverts. Les paysans vont être obligés de vendre une partie de leur récolte, souvent "à perte" pour obtenir des ressources financières.
image de la production en Gambie
RIZ: 40 000 tonnes les bonnes années, 20 000 tonnes les mauvaises années (6 500 tonnes en irrigué). Environ, 100 000 tonnes importées chaque année
MIL: 46 000 tonnes la dernière campagne 1990/91
MAIS: 14 000 tonnes la dernière campagne 1990/91, céréale en forte croissance, beaucoup d'avantages; exportation, maturité rapide, productivité supérieure aux autres céréales.
SORGHO: 8 000 tonnes en 1990/91, céréale en déclin
Dans ce contexte rapidement rappelé, quel statut pour l'information sur les variables de la sécurité alimentaire? Cette libéralisation de l'économie s'accompagne-t-elle d'une meilleure information des acteurs? Ceux-ci peuvent-ils prendre leurs décisions avec un maximum d'informations quantitatives, qualitatives, nationales et régionales? Echanger l'information entre les différents acteurs des pays qui composent le sous-espace ouest, et plus particulièrement entre le Sénégal et la Gambie, qui en ressent le besoin?
II. Production et consommation
D'une façon générale pour plusieurs indicateurs agricoles nous avons depuis le 04 avril 1991 les résultats de l'enquête agricole (financée en partie par le projet DIAPER). Les résultats sont condensés dans "Statistical Yearbook of Gambian Agriculture: 1990- National Agricultural sample survey (NASS)" Department of Planning Ministry of Agriculture Banjul, Gambia. Cette dernière publication est importante dans la mesure où elle donne les premiers résultats de méthodes qui seront utilisées dans les années à venir. Lorsque les indicateurs que nous présenterons proviendront de cette enquête nous indiquerons seulement la source: NASS.
II.1 Production végétale
Produits suivis: Mil, Sorgho, Maïs, riz de bas-fonds et riz irrigué, et arachides.
Publication des données pour prévision des récoltes (avec l'appui du projet DIAPER), et superficies semées et récoltées (cf. NASS). Ces données sont ensuite présentées à la vice présidence au "Cabinet Committe on drought relief" qui regroupe les ministères de l'Agriculture, des Finances et Water resources. Ces premières informations sont fondamentales dans la mesure où elles déterminent en grande partie l'état du bilan alimentaire, donc les demandes d'aide alimentaire. Notons que cette année une discussion s'est engagée entre le PPMU qui élabore les données provisoires et le Cabinet Commette (cf. paragraphes suivants sur les bilans alimentaires).
Pour chacun de ces produits, les informations concernent les surfaces cultivées, récoltées, les rendements et la production. Le niveau de désagrégation (cf. annexe 1) est le suivant:
Western
North Bank
Lower River
Mid North
Mid South
Upper River
Ces informations sont stockées sur une base de données au PPMU (cf. annexe 2 pour liste et coordonnées des contacts), appui technique de l'Université de Wisconsin (financement USAID).
La production disponible est obtenue en retranchant 15 % à la production brute.
La production commercialisée d'arachides est fournie par le Gambia Produce Marketing Board, et le Gambia Coopérative Union (cf. référence annexe 2). C'est une source primaire.
II.2 Production animale
Données fournies par l'enquête NASS. Selon le même niveau de désagrégation régional que pour les céréales, les effectifs suivis sont:
- Chevaux
- ânes
- taureaux
- vaches
- moutons
- chèvres.
II.3 Coûts de production
Actuellement, pas de suivi systématique des coûts de production selon une méthodologie unique. Certes, il existe des données dans quelques projets de développement, mais aucune structure ne mène une analyse systématique de ces coûts. La seule analyse menée par le PPMU (cf annexe 3) fournit des informations jusqu'en 1986. On y trouve deux types d'informations:
- structure du prix du riz importé en Gambie
- structure du prix du riz produit localement
Il s'en suit que l'analyse des marges de commercialisation ou plus généralement de la compétitivité du riz local vis-à-vis du riz importé est difficile à mener faute de collecte systématique.
II.4 Stocks
Des estimations sur les stocks de céréales et d'arachides détenus par les paysans au 31 août 1990 sont tirées de l'enquête NASS. Les informations existent selon les régions et les produits cités (cf. annexe 4).
II.5 Population
Population totale estimée en 1990 à 880 000 habitants, dont environ 180 000 urbains. Les enquêtes NASS fournissent des données de populations agricoles par région, par âge et sexe. Pas d'estimation des migrations.
II.6 Consommation
Le niveau de consommation en céréales retenu pour établir les bilans alimentaires est de 165 kg par personne et par an. Pas d'enquête récente permettant de fournir une autre estimation.
III. Le marché
III.1 Prix nationaux
Suivi des prix existe depuis 1990. Système mis en place par le PPMU à la fois pour la conception la réalisation et la compilation des informations dans une base de données.
Produits suivis: Maïs, riz entier et riz brisé, Sorgho, mil et arachides décortiquées.
Pour chacun de ces produits, deux types de prix suivis sur des périodes différentes:
- Prix de détails suivis sur une base mensuelle: pour le riz il s'agit essentiellement du riz importé du fait que le riz local est peu commercialisé,- Prix payés au producteur sur des marchés de collecte, suivis sur une base hebdomadaire: pour le riz il s'agit du riz local.
Les informations sont disponibles par marché, par mois, par produit et par type de transaction. Seuls les prix sont collectés. Aucune estimation des quantités qui transigent sur le marché. Une collaboration avec le CSA au Sénégal serait souhaitée sur un plan méthodologique.
Il est prévu dans les mois qui viennent une enquête sur les marchés frontaliers financée par l'USAIS.
Prix du riz à la consommation en 1990 en Gambie:
3.86 dal/kg, soit 128 CFA
Prix du riz à la consommation en 1990 au Sénégal: 130 CFA/kg
Le Central Statistics Department (Minitère des Finances), publie un indice mensuel des prix à la consommation relevés à Banjul (base 1974 = 100), en faisant ressortir notamment les produits alimentaires. D'autre part, les prix moyens de détails à Banjul pour le riz, mil précoce (sanyo) et pain notamment sont publiés chaque quadrimestre.
III.2 Prix internationaux
Du fait de la libéralisation du commerce des céréales et de celui du riz en particulier il n'y a pas une structure qui suit systématiquement le prix du riz à l'importation. Ce prix par définition est variable et seul le sait le commerçant qui enclenche la transaction sur le marché mondial. Lorsque les services de la statistique souhaite une information sur le prix du riz à un moment donné ils s'adressent de façon informelle à un commerçant privé qu'ils connaissent. La dernière analyse systématique du prix du riz à l'importation par le PPMU concerne les années 1976-1986 (par le PPMU). Il doit être possible d'obtenir un prix unitaire à l'importation à partir des données des douanes qui sont traitées par le MTIE. Mais ce ministère ne publie aucune information de façon systématique. On ne peut pas considérer que le prix du riz sur le marché mondial en moyenne sur une année soit un indicateur pertinent; il y a des fluctuations importantes et les transactions réelles se font à des prix différents des prix moyens sur le marché mondial.
Le prix du riz importé, en zone de consommation, est fourni par l'enquête sur les marchés du PPMU, sur une base mensuelle.
Le marché mondial des oléagineux est suivi par le GPMB; cet organisme reçoit de Londres "The Public Ledger" (synthèse des cours mondiaux de tous les produits primaires et analyse des tendances récentes).
III.3 Taux de changes
Du fait de la totale liberté de change il n'y a plus de marché parallèle avec un cours différent de celui du marché bancaire. Les devises sont en nombre élevé dans la rue aux mains de "caissiers de rues". Tout le monde connaît le taux de change du dalasis contre le FCFA ou autre devise. Les membres de la chambre de commerce et d'industrie reçoivent cette information dans le bulletin trimestriel (tiré à 2000 exemplaires et adressé aux membres en Gambie et aux autres chambres de commerce de la CDEAO cf. annexe 6).
III. 4 Importations/exportations/aide alimentaire
.sources locales pour les importations et les exportations: les statistiques des douanes sont traitées par le Ministry of Trade Industry and Employment (MTIE). Les données sont disponibles en valeur selon la CTCI, mais pas publiées systématiquement; elles sont disponibles sur demande (cf. annexe 7). C'est une source primaire. Les données sur les volumes sont souvent imprécises.
Concernant les exportations d'arachides:
il faut noter que dans le plan de libéralisation, tout acteur (GPMB, GCU, commerçants) peut exporter des arachides. Mais pour cette dernière campagne agricole, seul le GPMB a été en mesure d'exporter. Depuis les événements Mauritanie-Sénégal, la Gambie exporte des tourteaux d'arachide vers la Mauritanie: 2000 tonnes en 1988/89,4700 tonnes en 1989/90, davantage prévu en 1990/91. Le GPMB estime chaque année qu'il y a environ 20% de la production qui est exportée de façon informelle vers le Sénégal.
Les données sur les exportation d'arachide sont disponibles au GPMB et au Gambia Cooperative Union à la fois sur la partie commercialisée de la récolte et sur la partie exportée. Toutefois le GPMB ne publie plus de bulletin depuis la campagne 1986/87. Par contre le Gambia Cooperative Union publie chaque année un rapport dans lequel il est fait état de la commercialisation de l'arachide, des distributions d'engrais et du crédit agricole fourni aux paysans.
Le volume du commerce de ré-exportation avec les autres pays de la région et tout particulièrement le Sénégal est difficile à estimer pour deux raisons:
- c'est tout d'abord difficile d'enquêter auprès des commerçants, leurs réponses étant souvent peu fiables (cf. travaux IRAM), ce sont souvent les mêmes commerçants de part et d'autre de la frontière,- c'est de toute façon encore plus difficile dans le contexte actuel de libéralisation du fait que l'objectif du gouvernement Gambien est d'obtenir un maximum de recettes à l'importation sous formes de droits, et que les exportations ne sont absolument pas taxées. Il n'y a aucun besoin à suivre les volumes de ré-exportations par les douanes du fait qu'aucun revenu en est dégagé. C'est davantage un problème pour le Sénégal, et les autres pays de la région que de rechercher à évaluer ces flux.
Compte tenu de ces difficultés, la direction du commerce (MTIE) a néanmoins effectué quelques estimations (cf. annexe 8). Les taux de réexportations sont très élevés, de l'ordre de 90% pour certains produits comme le sucre et les textiles, 70% pour la farine de blé, 40% pour le riz.
L'aide alimentaire est suivie par le PAM. Les données concernent les volumes effectivement débarqués à Banjul, ainsi que leur destination: food for work, alimentation dans les écoles, aide commercialisée, aide d'urgence. les données sont regroupées dans la base Interfais à Rome. A noter que dans le bilan alimentaire qui est traité par le NDRC, on ne tient pas compte de l'aide alimentaire destinée aux écoles, hopitaux ou encored ans le cadre des projets "food for work"; cette nuance modifie le volume de l'aide alimentaire en cours et donc réévalue à la hausse l'importance du déficit alimentaire (cas de la campagne 1990/91).
Le Central Department of Statistics publie la structure des recettes de l'Etat en faisant ressortir les droits à l'importation (cf. annexe 9). Les droits à l'importation en 1989/90 représentent la moitié des recettes totales de l'Etat:
III.5 Bilans alimentaires
Le bilan alimentaire provisoire est établi par le PPMU qui le communique au National Drought Relief Committee. Ce comité interministériel détermine le chiffre officiel du volume d'aide alimentaire qui sera demandé à la communauté internationale, détermine la mise en oeuvre de la distribution de l'aide alimentaire aisi que les bénéficiaires. Voir rapport DIAPER novembre 1990.
IV. Les politiques
Les récents changements:
1. Elimination des taxes à l'importation sur le riz (elles représentaient jusqu'en 1986 plus de 60% des recettes de l'Etat), mais réintroduction prévue de droits minimum.2. Privatisation des importations de riz.
3. Désengagement de la Gambia Cooperative Union de la commercialisation du riz local. Privatisation, et en corallaire suppression du prix officiel au producteur.
Les mesures sont définies dans le dernier Economic Recovery Program 1988/89, 1989/90.
Le suivi de ces mesures est fait par le PPMU. Le détail des conditions d'importation est fourni par le Ministry of Trade Industry and Employment (Mr MANGA).
V. Les besoins des utilisateurs
Les producteurs
Les producteurs ont besoins d'informations dans les domaines suivants (cf. rapport présenté par la Gambie au séminaire ECDPM, 25-27 février 1991 Bamako):
- informations sur les prix et la disponibilité des engrais, pesticides semences améliorées,
- informations sur les prix des céréales sur différents marchés,
- informations sur les coûts du crédit à la production,
Actuellement il n'y a pas d'organisation de la diffusion de l'information auprès des producteurs. Les résultats des enquêtes sur les marchés menées par le NASS ne sont pas diffusés.
Les consommateurs
Les prix à la consommation sont également suivis dans le cadre du NASS et par le Central Statistics Department pour Banjul. Les consommateurs souhaiteraient obtenir des informations sur les prix des céréales à la consommation en précisant la qualité des produits proposés et leur disponibilité sur les divers marchés ainsi que le niveau d'approvisionnement. Actuellement aucune rétrocession d'informations n'est faite auprès des consommateurs sous une forme ou sous une autre.
Les commerçants
Il semble que les besoins en informations portent sur les différentiels de prix entre le Sénégal (principalement) et la Gambie, et la disponibilité des produits d'autre part. Par ailleurs les informations sur le marché mondial sont connues par les commerçants. Toutes ces informations circulent assez bien dans le cadre de ces réseaux par transmission orale. L'importance des volumes échangés sur le plan régional montre que ces commerçants possèdent beaucoup d'informations. Ils connaissent si bien les prix que la direction de la statistique qui ne suit plus les prix à l'importation du riz s'adresse à eux pour collecter cette donnée. Les commerçants entre eux ont déjà un système d'information (par téléphone, oralement). Les commerçants connaissent parfaitement les différentiels de prix dans la région, ainsi que les prix auxquels ils peuvent se procurer le riz sur le marché mondial. Ce système d'information est ancien et fonctionne bien sans aide extérieure.
Par contre, pour le commerce de plus longue distance des informations sur la règlementation douanière sont demandées.
La Chambre de Commerce et d'Industrie
Les besoins en informations portent sur les coûts de transports et l'état des transports au niveau régional. En dehors de son bulletin trimestriel elle ne founit pas d'autres informations auprès de ses adhérents.
Les administrations
Plusieurs responsables souhaitent recevoir une information sur la situation régionale en anglais. Certains membres de l'administration ont manifesté une certaine réticence à lire les informations en français.
- Prix des céréales à la production et à la consommation
- Coûts de transports
- Développer le dialogue avec la SONACOS (Sénégal)
- Développer le dialogue avec le CSA (Sénégal) pour échanger expérience sur le Système d'Information sur les Marchés (SIM)
- Echanger les bilans alimentaires
Les bailleurs de fonds
- Echanger les bilans alimentaires
- Mieux connaître les ré-exportations en volume et selon leurs destinations
- Mieux connaître les importations de riz en volume