Le Courrier ACP - No. 149, Janvier - Février 1995 - Développement urbain - Reportages - Kiribati, Tuvalu, Vanuatu - Interview Pinheiro (Commission Européenne, 1995, 108 p.)
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Fonds européen de développement

La Commission, après favorable du Comité du FED dans les cas pertinents, a décidé d'aborder sur les ressources des 5ème, 6ème et 7ème FED, les aides suivantes (subventions sauf mention contraire). Les projets et programmes d'un montant important sont mis en évidence.

Infrastructure économique et sociale

Cameroun: 1,65 million d'ECU pour un programme de coopération décentralisé visant à l'amélioration de quartiers sous-équipés dans plusieurs grandes villes par un appui aux dynamiques de base

Cap Vert: 3,42 millions d'ECU pour l'amélioration des conditions de vie dans le centre de Praia par une action à 3 niveaux: gestion urbaine, sensibilisation de la population et protection des infrastructures et de l'habitat

Cap Vert: 0,507 million d'ECU pour participation au programme régional solaire visant à l'amélioration des conditions de vie des îles de Maio et São Nicolau

Mali: 43,4 millions d'ECU pour appui au programme de réhabilitation et d'entretien des toutes prioritaires

Mozambique/Zimbabwe: 28 millions d'ECU pour la réhabilitation de la portion de route Beira/Inchope

Tanzanie: 4,5 millions d'ECU pour la route Ibanda/Uyole dont la remise en état représentera l'achèvement de la principale liaison routière entre Dar-es-Salaam et le nord du Malawi

Tanzanie: 1,2 million d'ECU pour l'amélioration de l'infrastructure routière via un appui au Ministère des Travaux publics, des Communications et du Transport pour la formation de cadres

Zimbabwe: 6,1 millions d'ECU pour l'amélioration de l'approvisionnement en eau et des installations sanitaires de base dans les districts ruraux de Gokwe

Suriname: 19,7 millions d'ECU pour l'amélioration des routes, en particulier les accès au nord-ouest et à l'est du pays

Turks & Caicos: 3,7 millions d'ECU pour l'installation de canalisations durables pour l'eau potable et les égouts

Promotion commerciale/Ajustement structurel

Burkina Faso: 10,65 millions d'ECU pour appui au programme d'ajustement structurel 1994-1995

Comores: 1,9 million d'ECU pour un appui aux filières de la vanille et de l'ylang en vue du maintien de revenus monétaires en devises

Ghana: 32,2 millions d'ECU pour un programme général d'importations (PGI) en appui à l'ajustement structurel

Agriculture

Burkina Faso: 6,1 millions d'ECU pour le PASA (Programme d'appui au secteur agricole), en particulier pour la promotion de la filière céréalière en vue d'une meilleure sécurité alimentaire à court et long terme

Burkina Faso - Centrafrique - Guinée Conakry - Mauritanie - Niger - Ouganda - Sénégal - Tchad: 32,9 millions d'ECU pour participation à la campagne panafricaine contre la peste bovine

Malawi: 7 millions d'ECU pour un programme de réhabilitation de la production agricole suite à la sécheresse de 1993/1994

Mali: 4,3 millions d'ECU pour un projet de valorisation des ressources en eau de surface (VRES) dans la Sème région visant l'augmentation de la sécurité alimentaire

Jamaïque: 5 millions d'ECU pour appui au projet de développement agricole Morant Yallahs qui vise environ 2 000 fermiers et prévoit une assistance technique en vue de l'amélioration de la production

Trinidad & Tobago: 5 millions d'ECU pour appui à YATRAP (Young Agricultural Credit & Training Project) en vue de l'amélioration de la production agricole

Santé

Botswana: 0,8 million d'ECU pour appui au programme de lutte contre l'IHV/SIDA

Kenya: 1,577 million d'ECU pour amélioration de l'éducation et des soins de santé visant les groupes à risques en matière de MST/SIDA

Education

Palop: (Pays du) (Angola, Cap Vert, Guinée Bissau, Mozambique, São Tome & Principe): 2,6 millions d'ECU pour appui au Centre régional de formation de cadres infirmiers

Antigua & Barbuda: 2,2 millions d'ECU pour appui à l'amélioration et à l'expansion du Centre de formation hôtelière d'Antigua

Caraïbes (Region des): 21 millions d'ECU pour un programme régional universitaire

Kiribati: 1,475 million d'ECU pour la formation de personnels dans six domaines clé: santé, pécha, petites entreprises, agriculture, enseignement et service public

Environnement

Ethiopie: 2 millions d'ECU pour appui à un programme de réhabilitation des parcs nationaux dans le sud du pays Kenya - Ouganda -

Tanzanie: 8,4 millions d'ECU pour participation à la phase 11 du projet régional de recherche en matière de pécha «Lac Victoria»

République Dominicaine: 0,75 million d'ECU pour appui à un programme de conservation de parcs nationaux

Support institutionnel

Nigeria: 1,98 million d'ECU pour assistance technique à l'ordonnateur national par le renforcement d'une MSU (Management Support Unit) en vue d'une gestion améliorée des projets FED

Ouganda: 1,4 million d'ECU pour appui à l'UIA (Uganda Investment Authority) en vue de la promotion des investissements privés

Sierra Leone: 20,5 millions d'ECU pour appui à la SLRA (Sierra Leone Roads Authority) en vue de l'amélioration du réseau routier

Jamaïque: 3 millions d'ECU pour un programme de renforcement institutionnel de la Commission nationale des eaux en vue de l'amélioration de la fourniture d'eau et du traitement des eaux usées

Pacifique (TOM français du): 0,1 million d'ECU pour matériel d'interprétation pour la SPC (South Pacific Commission)

Divers

Sadc (Etats membres de la): 5,8 millions d'ECU pour une étude de l'intégration des transports et communications en Afrique australe

Aruba: 1,9 million d'ECU pour une assistance technique destinée à la formation du personnel de direction

Banque Européenne D'Investissement

Prêts

Ethiopie/Erythrée/Djibouti: 16,8 millions d'ECU pour la développement et le renforcement du réseau de télécommunications dans et entre ces trois pays et l'amélioration des liaisons internationales

Mozambique: 40 millions d'ECU pour le financement de la remise en état et de la reconstruction des lignes de transport a haute tension reliant au réseau sud-africain la centrale hydroélectrique de Cahora Bassa.

Visite

Le Président Arap Moi du Kenya

Le Vice-Président Marín a rencontré le Président kenyan Daniel Arap Moi le 14 novembre dernier à Bruxelles. Leur entretien a principalement porté sur la situation politique et économique du Kenya, sur le rôle du Kenya en Afrique orientale et dans l'ensemble de la Corne de l'Afrique, ainsi que sur les relations bilatérales de ce pays avec l'Union européenne. M. Marín a rendu hommage à l'intervention personnelle du Président Moi dans les efforts de paix en Somalie et au Soudan, et au sou tien apporte par le gouvernement kenyan aux opérations humanitaires menées dans la région par l'Union européenne et la communauté internationale.

Conseil des ministres ACP

Groupe de travail sur l'alignement de l'Afrique du Sud avec Lomé?

La 59ème session du Conseil des Ministres ACP, qui s'est tenue a Bruxelles du 27 novembre au 2 décembre 1994, a été marquée par la participation, en qualité d'observateur, de l'Afrique du Sud. Le rôle de cette République dans le contexte économique régional, depuis la mise en place du Gouvernement d'Unité nationale, est en effet un sujet de préoccupation et de spéculation pour ce qui est de ses relations futures avec l'Union européenne. On attendait donc avec un intérêt considérable ce que le représentant de l'Afrique du Sud, M. Trevor Manuel, Ministre du Commerce et de l'Industrie, avait a dire au Conseil ACP. Son discours n'a pas déçu; il a été on ne peut plus clair sur la position du Gouvernement sud-africain a l'égard la Convention de Lomé.

M Manuel a déclaré qu'a bien des points de vue, l'Afrique du Sud ne peut pas prétendre au status de pays développé. Elle est» davantage a classer au sein des pays en développement que dans le club des pays développés». Pourtant, elle a été classée comme un pays développé dans les accords du GATT et elle occupe le 70ème rang - parmi beaucoup de pays développés - dans la classification sur le développement humain du Fonds des Nations Unies pour le Développement. Cette classification du GATT a eu comme résultat l'exclusion de l'Afrique du Sud de marches préférentiels comme ceux offerts par la Convention de Lomé dont jouissent ses voisins -, ce qui a créé un déséquilibre et affecte sérieusement la coopération et l'intégration régionale.

M. Manuel a ensuite pose la question de sa voir «quel serait l'impact de l'alignement de son pays sur la Convention de Lomé? Même si l'analyse révèle un profil de commerce extérieur similaire a celui des Etats ACP», a-t-il dit, «la plupart de nos produits vent différents. La majorité de nos exportations vers l'Union européenne consiste en produits minéraux et n'affectent en rien celles des ACP puisque la majorité de leurs exportations s'effectuent déjà en franchise. Les produits agricoles représentent un faible pourcentage de nos exportations environ 5 % du total et ce vent principalement des produits de climat tempéré que nous exportons vers l'Europe et qui ne vent pas produits, tout au moins de manière significative, par la plupart des Etats ACP». Au cas ou la production sud-africaine représenterait une menace pour les produits ACP dans certaines zones, le Ministre a pris l'engagement «d'accepter toute discussion sur les moyens de développer une synergie».

Poursuivant son expose, M. Manuel à déclaré: «Nos sommes conscients de ce que les ACP vent actuellement plonges dans les négociations de révision à mi parcours de la Convention de Lomé et qu'ils ne souhaitent pas, pour l'instant, être confrontes à un autre dossier difficile. Toutefois, nous comptons sur leur compréhension pour considérer les relations entre l'Afrique du Sud et la Convention de Lomé comme une matière prioritaire. C'est maintenant que l'économie de l'Afrique du Sud à besoin d'aide: pour stabiliser le pays. répondre aux grandes espérances de notre peuple... et pour contribuer à la reconstruction et au développement de l'Afrique australe à laquelle nous sommes étroitement lies. C'est la raison pour laquelle nous insistons pour qu'une «task force» soit mise en place en vue de pouvoir discuter des possibilités d'alignement de l'Afrique du Sud sur la Convention de Lomé. Son mandat pourrait être d'entreprendre les recherches nécessaires pour trouver les voies dans lesquelles l'Afrique du Sud pourrait représenter un avantage et un stimulant à la croissance et au développement de l'ensemble des ACP.
A.O.

Union européenne

La Suède dit «oui» à l'UE mais la Norvège redit «non»

Lors du référendum du 13 novembre dernier l'électorat suédois s'est prononce en faveur de l'adhésion à l'Union européenne par 52,2 des votes favorables contre 46,9 %.

Deux semaines plus tard, les Norvégiens ont vote contre l'adhésion dans une proportion pratiquement équivalente (52,2 °., de «non» et 47,8 % de «oui»). La Norvège s'était déjà porte candidate à l'époque du premier élargissement des Communautés européennes au début des années 1970, mais l'électorat s'y était oppose par un plébiscite.

Le résultat d'aujourd'hui, annonce par les son cages, signifie que l'Union européenne élargie ne comptera que trots nouveaux membres (l'Autriche, la Finlande et la Suède) au 1er janvier 1995. Le portefeuille de la pêche prévu pour le Commissaire norvégien (qui aurait été Trhorvald Stoltenberg) devra donc être réaffecté.
S.H.

Parlement

Nouveaux membres du Parlement européen

L'adhésion de l'Autriche, de la Finlande et de la Suède à l'Union européenne entraîne l'arrivée de 9 nouveaux membres au Parlement européen, ce qui conduit à un total de 626 parlementaires. En attendant des élections dans les nouveaux Etats membres, les sièges seront occupés par des candidats désignes et la composition du Parlement élargi se présentera comme suit:

Parti des Socialistes Européens (PSE) 221

(+23)

Parti Populaire Européen (PPE) 173

(+16)

Parti Européen des Libéraux (ELDR) 52

(+10)

Gauche Unitaire (GUE) 30

(+2)

Forza Europa (FE)

27

Rassemblement des Démocrates (RDE)

26

Verts (V)

25

Alliance Radicale Européenne (ARE)

19

Europe des Nations (EdN)

19

Non inscrits (NI) 32

(+5)

L'un des nouveaux membres doit encore choisir un groupe politique.

Conseil

Haïti: levée des sanctions

Le 14 octobre, le Conseil de l'UE a enregistré une position commune des Douze concernant la levée des restrictions de à l'encontre de Haïti et a adopté les règlements abrogeant la suspension de certaines relations économiques et financières avec ce pays. Ces mesures représentent la mise en œuvre par l'Union européenne de la Résolution 9440 du 29 septembre du Conseil de sécurité des Nations Unies qui met fin aux mesures restrictives concernant Haïti, suite aux développements qui y sont intervenus et au retour du président démocratiquement élu, Jean-Bertrand Aristide.

Commission

Coopération avec les ONGD

Le rapport 1993 sur la coopération entre la Commission et les organisations non gouvernementales de développement a été publie le 3 novembre. La contribution communautaire le désir profond du peuple mozambicain de participer activement au développement démocratique du pays. Ces élections marquent un pas en avant décisif dans le processus continu de paix qui a débuté avec la signature de l'accord général de paix pour le Mozambique à Rome en octobre 1992, ouvrant la voie à un règlement durable et pacifique d'une guerre civile qui a ravagé le pays. L'UE souhaite féliciter toutes les parties qui ont contribué à ce que ce processus soit couronné de sucrés. Elle félicite tout particulièrement le représentant spécial des Nations Unies, M. Aldo Ajello, dont la contribution a été capitale pour la poursuite du processus ainsi que l'opération des Nations Unies au Mozambique, l'ONUMOZ, qui a joué un rôle capital dans la création des conditions nécessaires de confiance et de sécurité. L'UE est convaincue que le Parlement et le gouvernement issus de ces élections poursuivront le processus de réconciliation nationale en vue d'instaurer durablement la stabilité, la prospérité et la paix au Mozambique. La Finlande, la Norvège et la Suède s'associent à la présente déclaration.

Un accord entre le Niger et les Touaregs

Déclaration du 27 octobre 1994
L'UE félicite le gouvernement de la République du Niger et la «Coordination de la résistance armée» touarègue (CRA), ainsi que les médiateurs des trois pays amis (Algérie, Burkina Faso, France) pour la signature, le 9 octobre 1994 à Ouagadougou, de l'accord de paix. Consciente de l'urgence du retour à la sécurité dans le nord et de la nécessité de favoriser le bon déroulement du processus ainsi engagé, elle encourage les parties à trouver les solution aux questions pendantes le plus rapidement possible, afin d'en finir avec une situation qui cause aux population souffrance et dommages. L'UE souhaite que les espoirs de paix puissent rapidement être concrétisés par discussion franche et sereine des parties en présence et par renoncement aux actions armées ou poursuites sur le terrain.

Soudan: des événements inquiétants

Déclaration du 3 novembre 1994
L'UE note avec une vive préoccupation que le gouvernement du Soudan poursuit sa campagne de destruction de colonies de squatters dans la région de Khartoum et continue de forcer leurs habitants à s'établir dam des endroits sauvages dans le désert, loin de Khartoum. L'Union européenne condamne en particulier le fait que, le 15 octobre 1994, les forces de sécurité soudanaises ont répondu par la violence à une protestation de squatters à Omdurman contre la destruction de leurs logements. Au moins cinq suatters ont été tués dans ces affrontements et quatorze grièvement blessés. L'UE engage le gouvernement soudanais à mettre fin à sa campagne violente à l'encontre des squatters, à en indemniser les victimes et à faire en sorte que les responsables des récents massacres aient à répondre de leurs actes. Elle demande également au gouvernement soudanais d'enquêter sur les circonstances de l'incident du 15 octobre 1994 et de fournir toutes les explications sur celles-ci. La Suède s'associe à ce communiqué.

Angola: un accord de paix...

Déclaration du 3 novembre 1994
L'UE se félicite qu'un accord de paix entre le gouvernement angolais et l'UNITA ait hé paraphé à Lusaka. La conclusion de cet accord souligne la volonté de deux parties de mettre fin à une guerre civile dévastatrice. L'UE espéra que les accords de Lusaka seront mis en œuvre rapidement et appelle de ses vœux une réconciliation complète et durable. Compte tenu de l'évolution de la situation à la suite des «Accordos de Paz» et des élections de l'automne 1992, il convient de mettre tout en œuvre pour éviter un nouveau dérapage du processus de paix. L'Union souligne qu'il et urgent de conclure un cessez-le-feu et lance un nouvel appel pour une cessation immédiate de toutes les opérations militaires. L'UE appuie la recommandation du Secrétaire général des Nations Unies de renforcer l'UNAVEM Il pour la porter à son niveau autorisé initial en vue de consolider l'accord de paix dans ses premières étapes, qui sont les plus critiques. Dix-huit ans de guerre civile ont dévasté l'Angola et causé de terribles souffrances à la population. La reconstruction du pays nécessitera avant tout le sens de la communauté et les ressources tant du gouvernement que du peuple angolais, aidés dans cet effort par la communauté internationale. L'UE poursuivra son vaste programme d'aide humanitaire en faveur de l'Angola et elle est disposée à coopérer étroitement avec le gouvernement angolais pour reconstruire l'économie. Cet objectif ne pourra toutefois pas être atteint sans une pais durable et une véritable réconciliation nationale. L'Autriche et la Suède s'associent à cette déclaration.

... mais encore faudrait-il respecter le cessez-le-feu

Déclaration du 22 novembre
L'UE accueille avec satisfaction la signature de l'accord de paix entre le gouvernement de la République d'Angola et l'UNITA, survenue le 20 novembre 1994 à Lusaka. L'UE rend hommage à l'envoyé spécial des Nations Unies, Alioune Blondin Beye, et la troika des observateurs de la Fédération russe, des Etats-Unis d'Amérique et de la République portugaise pour leurs efforts de médiation.

L'accord de Lusaka pourrait mettre un terme à une guerre qui a duré 18 ans et qui a réclamé des victimes innombrables et dévasté tout un pays. 4 signature est un pas important dans la voie de la paix et de la réconciliation nationale en Angola. Il reste néanmoins un grand chemin à parcourir. Notamment un cessez-le-feu respecté par les deux parties du conflit est une précondition essentielle pour la continuation du processus de paix.

L'UE est confiante que les parties à l'accord de paix développeront tous les efforts pour que le progrès atteint par la signature soit irréversible et pour que la Nation angolaise commence une nouvelle vie dans la paix, la stabilité et la démocratie. La mise en œuvre des accords de paix doit se baser sur un climat de confiance, qui doit être créé en premier lieu par les parties à l'accord de paix auquel la communauté internationale et en particulier les Nations Unies devraient contribuer par des actions rapides et efficaces.

L'UE rappelle son appui important et ininterrompu en matière d'aide au développement et à la réhabilitation, ainsi que dans le domaine de l'aide humanitaire. Elle est disposée à continuer sa contribution aux efforts du gouvernement angolais pour reconstruire et développer l'Angola, pour que la paix soit fondée sur une base économique et sociale stable et solide.

Finlande et la Norvège s'associent à cette déclaration.

Gambie: un calendrier électoral trop long

Déclaration du 3 novembre 1994
L'UE a pris acte de l'annonce par le Conseil provisoire de gouvernement des forces armée (AFPRC) d'un calendrier électoral étalé sur quatre ans.

Elle a également pris acte des propositions dé taillées présentées par l'AFPRC en vue de la réforme de différents secteurs.

Il n'est ni satisfaisant ni nécessaire que la Gambie, pays qui jouissait autrefois d'une bonne réputation en matière de démocratie et de droits de l'homme, doive encore être dirigée par un gouvernement militaire pendant quatre ans.

L'UE considère que le rétablissement en Gambie d'un gouvernement constitutionnel devra être la première des priorités de l'AFPRC. Les réformes qui se révéleraient nécessaires pourraient alors être effectuées sur la base d'un mandat du peuple gambien.

L'UE rappelle les mesures adoptées le 12 octobre (suspension de toute coopération militaire et de toute aide à la balance des paiements, réexamen des nouveaux projets d'aide cas pas). 4 mise en œuvre de ces mesures a déjà commencé et se poursuivra tant que des progrès ne seront pas accomplis vers le rétablissement de la démocratie.

Elections à São Tome & Principe

Déclaration du 3 novembre 1994
L'UE a enregistré avec satisfaction le civisme dont le peuple de São Tome & Principe a, une fois de plus, fait preuve à l'occasion des élections qui ont eu lieu le 2 octobre. L'UE souhaite vivement que São Tome & Principe puisse se doter d'un gouvernement stable.

Elections en Namibie

Déclaration du 14 décembre 1994
L'UE se félicite du bon déroulement des premières élections générales et présidentielles organisées en Namibie les 7 et 8 décembre 1994. Elle considère que le pays, son électorat et toutes les parties politiques ont fait preuve d'une maturité démocratique remarquable. Le résultat des élections peut être interprété comme un mandat clair pour poursuivre la politique de réconciliation nationale menée avec succès.

L'UE encourage toutes les forces politiques à coopérer pour améliorer le bien être économique et social de tous les Namibiens en étant animées d'une volonté de construire une nation qui fasse prévaloir les intérêts nationaux sur ceux des personnes ou des groupes particuliers.

L'UE a apporté une contribution considérable aux élections et à l'éducation des électeurs qui met en évidence l'importance qu'elle attache au processus démocratique en Namibie, tant dans l'intérêt du peuple namibien que dans celui des autres pays africains auxquels ce processus peut servir de modèle.

L'Autriche, la Finlande et la Suède s'associent à la présente déclaration.