La culture du théier au Burundi (Centre pour la Promotion de la Santé - Congo)
close this bookLa culture du théier au Burundi (Centre pour la Promotion de la Santé - Congo)
View the document(introduction...)
View the documentRemerciements
View the documentPréface
View the documentAvant-propos
Open this folder and view contentsDescription et fonctionnement de la plante
Open this folder and view contentsExigences écologiques
Open this folder and view contentsAptitude des terres du Burundi a la théiculture
Open this folder and view contentsChoix de l'emplacement
Open this folder and view contentsMatériel de plantation
View the documentDensité et dispositif de plantation
Open this folder and view contentsGermination des graines et pépinières de stumps
Open this folder and view contentsMultiplication végétative
View the documentPréparation du terrain
Open this folder and view contentsConservation du sol
Open this folder and view contentsMise en place
Open this folder and view contentsCouverture du sol
View the documentEnvironnement
Open this folder and view contentsDésherbage
Open this folder and view contentsRegarnissage
Open this folder and view contentsTailles de formation
View the documentFormation de la table de cueillette
Open this folder and view contentsCueillette
Open this folder and view contentsTaille des théiers en rapport
Open this folder and view contentsNutrition et fertilisation
Open this folder and view contentsMaladies et prédateurs
Open this folder and view contentsDégâts causés par la grêle, le gel et la foudre
View the documentDégâts causés par la foudre
View the documentRoutes et pistes
View the documentBoisements
Open this folder and view contentsFabrication du thé
Open this folder and view contentsDonnées économiques
View the documentBibliographie

L'utilisation du bois pour sécher le thé (2 kg de bois par kg de thé produit) nécessite le boisement d'une superficie importante au voisinage des usines (270 à 360 ha pour une usine de 1.200 t).

On réservera aux boisements les terrains qui ne conviennent pas au théier (pentes trop fortes ou sols de moindre fertilité). On évitera cependant les sols à horizon mince où les boisements sont souvent d'une mauvaise venue et de faible productivité bien qu'assurant la couverture du terrain.

Parmi les essences à préconiser on donnera la préférence au genre Eucalyptus dont la production et le pouvoir calorifique (4.670 à 4.790 kcal/kg) sont les plus élevés, notamment E. grandis, E. maideni, E. saligna.

Il est très important de n'utiliser dans les chaudières des séchoirs que du bois bien sec. Un bois encore humide perd 40 % de son pouvoir calorifique.

Les Eucalyptus élevés en sachets de polyéthylène seront plantés à l'écartement de 2 x 2 m. Au moment de la plantation, le sachet doit être complètement enlevé pour ne pas entraver le développement des racines. Au cours des deux premières années il est nécessaire de faire un sarclage autour des plants pour éviter la concurrence des adventices et permettre la bonne croissance des jeunes plants.

Pour obtenir des bûches de 75 à 90 cm de circonférence utilisées dans les chaudières, les boisements d'Eucalyptus doivent être conduits en taillis simple avec deux rejets par souche.

La production moyenne d'un taillis est estimée à 25 m3 à Teza et Rwegura, et à 10 à 12 m3 à Tora et Ijenda. En fait la production diminue lors des quatre coupes successives comme le montre l'exemple suivant:

première coupe à 7-10 ans: 13 à 17 m3/ha/an,
deuxième coupe à 14-20 ans: 12 à 16 m3/ha/an,
troisième coupe à 26-30 ans: 10 à 14 m3/ha/an,
quatrième coupe à 28-40 ans: 6 à 10 m3/ha/an.

Des pistes forestières aménagées en bas de pente et utilisables par des tracteurs avec remorque faciliteront l'exploitation des boisements.