| La culture du théier au Burundi (Centre pour la Promotion de la Santé - Congo) |
L'utilisation du bois pour sécher le thé (2 kg de bois par kg de thé produit) nécessite le boisement d'une superficie importante au voisinage des usines (270 à 360 ha pour une usine de 1.200 t).
On réservera aux boisements les terrains qui ne conviennent pas au théier (pentes trop fortes ou sols de moindre fertilité). On évitera cependant les sols à horizon mince où les boisements sont souvent d'une mauvaise venue et de faible productivité bien qu'assurant la couverture du terrain.
Parmi les essences à préconiser on donnera la préférence au genre Eucalyptus dont la production et le pouvoir calorifique (4.670 à 4.790 kcal/kg) sont les plus élevés, notamment E. grandis, E. maideni, E. saligna.
Il est très important de n'utiliser dans les chaudières des séchoirs que du bois bien sec. Un bois encore humide perd 40 % de son pouvoir calorifique.
Les Eucalyptus élevés en sachets de polyéthylène seront plantés à l'écartement de 2 x 2 m. Au moment de la plantation, le sachet doit être complètement enlevé pour ne pas entraver le développement des racines. Au cours des deux premières années il est nécessaire de faire un sarclage autour des plants pour éviter la concurrence des adventices et permettre la bonne croissance des jeunes plants.
Pour obtenir des bûches de 75 à 90 cm de circonférence utilisées dans les chaudières, les boisements d'Eucalyptus doivent être conduits en taillis simple avec deux rejets par souche.
La production moyenne d'un taillis est estimée à 25 m3 à Teza et Rwegura, et à 10 à 12 m3 à Tora et Ijenda. En fait la production diminue lors des quatre coupes successives comme le montre l'exemple suivant:
première coupe à 7-10 ans: 13 à 17 m3/ha/an,
deuxième coupe à 14-20 ans: 12 à 16 m3/ha/an,
troisième coupe à 26-30 ans: 10 à 14 m3/ha/an,
quatrième coupe à 28-40 ans: 6 à 10 m3/ha/an.
Des pistes forestières aménagées en bas de pente et utilisables par des tracteurs avec remorque faciliteront l'exploitation des boisements.