Les actes du 1er colloque agro-alimentaire de la francophonie «Conservation, technologie et emballage des aliments». (AFATTA, 1992, 347 p.)
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View the documentDesign d'emballage et étiquettes et techniques d'impression

ZAMAT, M.
Institut marocain d'essais et de conseils

I - PRINCIPES GÉNÉRAUX:

Autant de définitions que de praticiens dans le domaine du design. En tant que praticien, je crois pouvoir annoncer que le design est une synthèse des aspirations technique, marketing et commerciale, d'une entreprise donnée sur un sujet donné dans un pays donné. Et, pour se pencher sur le design dans le domaine de l'emballage, je pense qu'il faut tout d'abord se faire une idée du rôle de conditionnement dans la vente moderne et se rappeler l'évolution du commerce de détail dans les pays industrialisés et comment le conditionnement s'est adapté à la croissance des points et des méthodes de distribution.

Jusqu'à la révolution industrielle du 19ième siècle, il est rare que les articles de consommation soient pré-emballés.

Ces produits sont vendus en vrac dans les boutiques ou des étales. Pour acheter, la ménagère doit palper, flairer et soupeser. D'autres éléments pouvaient aussi influencer la ménagère tel que la personnalité du vendeur, ou encore l'ambiance du magasin.

Aujourd'hui, la situation est tout à fait différente, le vendeur qui recommandait le produit aux consommateurs hésitants a disparu, les achats impulsifs se sont substitués aux achats planifiés.

Le produit est livré à lui-même en dernier ressort, l'emballage devient au moment critique du choix, l'atout du produit. On assistera alors à l'apparition de différents aspects de l'emballage liés à sa présentation typographique qui sont les suivants:

1. L'emballage-caution. lié à la marque:

Le besoin de confiance et de garantie, les premiers industriels fabricants l'avaient parfaitement saisi en conditionnant leurs produits dès le départ sous des emballages de marque, c'est-à-dire sous des vignettes où l'élément dominant était le nom même du fabricant, sceau de contrôle de qualité, suivi de graphisme. L'emballage du premier âge industriel était un graphisme de caution.

2. L'emballage-information lié au produit:

Le développement industriel fait éclater des produits clés de multiples variétés, en ce sens, qu'il n'y a plus un chocolat unique, mais un chocolat au citron, au lait, au café, aux noisettes, etc. Il y a des variétés de conserves, de confitures, de cosmétiques. Dès lors, il ne s'agit plus essentiellement de recouvrir l'emballage d'une étiquette portant la marque-caution mais de souligner la diversité des arômes, de multiplier l'éventail des tentations. La dénomination de la variété prend le dessus sur la marque du fabricant qui devient subordonnée.

Le design d'emballage entre dans le deuxième âge de son apprentissage: de caution, il devient information. Il n'est plus lié exclusivement à la marque; il est avant tout lié au produit.

3. L'emballage-choc, né du super marché:

Le super marché constitue, dès son apparition, un musée de guerre de l'emballage. Le vendeur qui recommandait jadis le produit aux clients, a disparu. Posé sur le rayon du supermarché, le produit est entouré de toutes parts par des concurrents plus nombreux, plus alertés. Le consommateur devient plus exigeant, la fidélité à la marque se perd.

4. L'emballage-séduction, lié au consommateur:

L'élément fondamental de cette approche est le bénéfice consommateur: c'est-à-dire les avantages que le consommateur espère retirer de son achat - dents brillantes (cas d'un dentifrice) soulagement de la douleur (cas d'un massage) etc. Mais le bénéfice du consommateur peut, par contre, être également de nature immatérielle tel que le prestige social, sentiment de jeunesse, etc.

On a vu que le conditionnement, en tant que moyen de communication entre le fabricant et le consommateur, était orienté au départ sur la marque puis sur le produit enfin sur le consommateur.

En réalité, ces éléments se retrouvent tous les 3 dans la conception commerciale et graphique de l'emballage d'aujourd'hui. Ces éléments peuvent se formuler comme suit "QUI VEND QUOI A QUI?" auquel il faut ajouter des éléments circonstanciels "QUAND ET COMMENT". L'évolution de l'esthétique du conditionnement a été modelée par le jeu de ces éléments fondamentaux.

Parmi ceux qui ont réussi sur le marché plusieurs conditionnements modernes; on constatera que l'un des éléments que l'on met en relief est la marque, l'autre le produit, un troisième, une situation de consommation bien particulière. D'autres emballages offriront l'amalgame de ces éléments dans des rapports d'importance ou de classement variable.

II - CONCEPTION D'EMBALLAGE

Il y a deux concepts fondamentaux dans la conception d'emballage:

- l'emballage de transport;
- l'emballage vendeur.

Un emballage peut-être destiné à véhiculer un produit d'un pays à un autre ou d'un continent à un autre, c'est:

1. L'emballage de transport:

Pour concevoir un emballage de transport, il faut avant tout connaître certains éléments fondamentaux pour la recherche de solutions aux problèmes de transport et de manipulations, de stockage et de manutention.

Dans un premier temps, il faudra que le concepteur puisse connaître la nature du produit et ses caractéristiques. Il lui faudra aussi connaître le mode de conditionnement prévu pour le produit est-ce, un conditionnement automatique, semiautomatique, ou manuel?

En deuxième lieu, le mode de transport utilisé pour acheminer le produit jusqu'au consommateur, le mode de stockage des emballages avant et après le transport. Comment s'effectuera le transport: sur palettes, ou en containers?

Enfin, en ce qui a trait au marquage de l'emballage, il faudra connaître la réglementation du pays importateur.

Après la constitution de tout un dossier d'information, le concepteur pourra, à partir de ce moment, construire sa forme autour du produit en tenant compte bien sur des possibilités techniques de fabrication qui existent sur place.

Une fois que la forme de l'emballage est définie, on pourra passer à l'étape des essais en laboratoire. On essaiera à ce moment de vérifier le phénomène de gerbage par l'application d'une force mécanique sur l'emballage et avoir une idée précise sur la force maximale que pourra supporter l'emballage.

D'autres essais sont impératifs concernant les couples emballages/produit par la simulation des différentes manipulations auxquelles sera soumis l'emballage pendant des opérations de manutention de transport.

Une fois l'essai concluant, on passe à la réalisation d'un cahier des charges et l'exécution d'un plan de façonnage pour une série expérimentale.

2. Emballage - vendeur

La création d'un emballage vendeur nécessite aussi la définition des problèmes par les services-marketing d'une entreprise.

Il est aussi demandé dans ce cas de connaître:

- le produit à emballer et ses caractéristiques;
- le mode de conditionnement prévu;
- l'impact qu'on voudrait donner à l'emballage;
- le marché (public-cible):
· age,
· sexe,
· niveau social ou culturel,
· les marchés d'exportation,
· possibilités d'exposition (étalage sur rayons),
· les produits concurrents,
· l'identité du produit,
· les textes réglementaires.

FAUT-IL CREER UNE MARQUE ETC.?

Une multitude de questions auxquelles les responsables du marketing pourront répondre et transmettre au désigner afin de pouvoir trouver des solutions de présentation.

La même démarche de recherche de prototype que celle pour les emballages de transport est adoptée pour trouver l'emballage adéquat sauf qu'ici il y a un aspect de l'illustration et d'impression qu'il faudra traiter avec rigueur. De cette rigueur dépendra le résultat final du processus de création.

III GRAPHISME:

1. Terminologie grecque qui se compose en deux mots:

Graphis:

écriture

me:

main

Pour ne pas entrer dans l'historique de cette terminologie, je rappelle seulement que le graphisme à connu un développement important dans le domaine de l'emballage.

Actuellement, le graphisme est considéré comme un moyen d'information et de communication efficace servant de cordon ombilical entre fabricants et consommateurs. Un bon graphisme doit être le résultat d'une collaboration entre les services marketing d'une entreprise et le désigner chargé de réfléchir sur l'interprétation des données commerciales en images, devant faire l'objet d'une communication concernant le produit.

2. Graphisme et produit

Si les considérations qui ont été développées sur le problème de marques et d'images influencent le choix du consommateur, il faudra aussi souligner que le consommateur s'intéresse bien entendu au produit lui même. C'est la raison pour laquelle, tout emballage bien conçu comporte ou doit comporter un maximum d'informations concernant le produit qu'il contient:

a. Montrer le produit

Pour un graphiste, il y a plusieurs façons de présenter un produit, on peut imprimer sur l'emballage, en caractères bien lisibles, la dénomination de ce produit. Ceci n'est jamais bien attrayant, car la lecture d'un texte exige un effort visuel qui pourrait constituer un obstacle psychologique.

Par contre, la présentation illustrée d'un contenant peut offrir une information qui n'exige aucun effort de lecture et peut être attrayante dans la mesure où cette illustration suggère autant qu'elle informe.

Il se trouve que le produit que l'on vend ou que l'on veut présenter aux consommateurs n'a pas toujours un aspect séduisant et qu'il ne soit pas photogénique. Lorsque la situation se présente de cette manière, il est préférable de présenter les ingrédients qui composent ce produit comme illustration plutôt que le produit lui-même. A titre d'exemple, un fabricant de potage en boîte, pourra illustrer l'emballage avec une image des denrées exotiques qui entrent dans la préparation du produit plutôt que la reconstitution du potage sur l'assiette, dans un bol.

b. Ambiance du produit:

La présentation d'un produit alimentaire tel que farine, sucre, thé, riz etc. seul comme illustration sur un emballage, ne présente peut être rien de particulier et pourra même ne pas inciter la ménagère à l'achat.

Tandis que si le graphiste insiste sur l'ambiance du produit en illustrant par exemple sur un emballage de riz une image qui montre le produit à côté d'un poulet ou d'une dinde, il crée un environnement qui peut suggérer une idée de menu à la ménagère.

Je veux dire par exemple que la technique ambiance/produit consiste à créer un environnement suggestif autour du produit que l'on désire vendre.

3. Les qualités optiques de l'emballage

Il ne fait aucun doute que le conditionnement d'un produit de consommation doit être un instrument de marketing parfaitement élaboré. Il doit comporter des composantes commerciales sélectives dont la conception est dictée par les particularités socio-économiques et psychologiques des consommateurs.

Nous avons examiné les composantes, marques, produits, consommateurs, mais cela ne doit pas faire oublier qu'un conditionnement est plus que la somme de ces trois éléments. Ce qui importe finalement, c'est la perception globale de l'emballage une fois placé sur le rayon du magasin ou du supermarché.

Un emballage correctement conçu sur le plan de ses composantes commerciales pourrait fort bien ne pas posséder certaines qualités optiques fondamentales sans lesquelles il ne retiendra ni le regard, ni l'intérêt.

a. L'élément dominant:

Il est impératif sur le plan des qualités visuelles de l'emballage, d'établir une échelle des valeurs pour ces diverses composantes de textes et illustration afin que chacune attire le regard selon l'importance qui lui revient. Ce n'est pas aux graphistes de la définir, mais aux spécialistes commerciaux: dans le cahier des charges qu'ils rédigent à l'intention du maquettiste, il faudra cependant "pondérer", c'est-à-dire déterminer pour chacune son importance visuelle relative. La mise en page dépendra du "poids visuel" des diverses parties composant l'ensemble.

Cependant, pour qu'un emballage possède toutes les qualités d'impact souhaitables, il ne faut pas que les éléments qui le constituent fractionnent sa surface en de multiples parcelles. Il faut avoir un élément "dominant", celui-ci se rapporte à la marque, au produit ou au bénéfice-consommateur.

C'est ici que joue à fond la collaboration entre spécialistes commerciaux et maquettistes car la petite surface des emballages ne permet pas, en général d'incorporer et de souligner tous les éléments constitutifs d'un "message" complet et idéal. Il faut donc sélectionner sur la base des premières ébauches et sortir à tout prix une présentation qui soit une synthèse avec un élément vedette dont le choix déterminera pour une part non négligeable, la réussite ou l'échec du produit sur le marché. L'élément dominant n'est pas nécessairement celui qui occupe le plus de place sur l'emballage. Un élément graphique de dimensions réduites peut être mis en vedette par la couleur, par l'espace qui l'encadre ou par l'emplacement inattendu qu'il occupe.

b. La contribution de la forme de l'emballage à ses qualités optiques:

Je n'ai traité jusqu'ici que des facteurs techniques qui influencent au départ toute recherche dans la présentation d'un conditionnement.

Je me contenterai de citer en fait que les formes fondamentales de conditionnement pour les produits de l'industrie de masse sont assez limitées. Il y a tout d'abord le matériau d'emballage, choisi pour sa compatibilité avec le produit qui se trouve en contact. Si le récipient est en tôle de fer blanc, les modifications de formes ne peuvent guère porter que sur le diamètre et la hauteur. Le verre se prête à une grande diversité de formes mais impose des limitations techniques assez strictes quant aux angles, aux arrondis et à l'épaisseur des parois. Les matières plastiques sont les plus souples mais posent encore aujourd'hui des problèmes de compatibilité de matière avec de nombreuses gammes de produits.

Il faut aussi tenir compte d'autres critères techniques et économiques et notamment de l'adaptation des formes de l'emballage aux lignes de conditionnement, l'économie de poids et de volume à transporter entre aussi en ligne de compte, ainsi que les normes modulaires qui permettent une palettisation rationnelle des emballages d'expédition.

Enfin, il y a l'aspect de la commodité de la forme pour la ménagère qui exige une manipulation sans problème (ouverture facile, fermeture, dosage, etc.), au niveau du détaillant et du supermarché (stabilité de la forme sur l'étagère, superposition des flacons et d'étuis, résistance aux chutes, inviolabilité de la capsule, marquage des prix).

On comprend alors que la multiplicité des problèmes qui se posent restreint le champ de créativité des formes et exige de la part des spécialistes de l'esthétique industrielle des connaissances à la fois techniques, artistiques et commerciales, que l'on peut trouver rarement réunies en une seule personne: aussi la recherche dans le domaine du design s'opèret-elle dans des groupes à spécialités multiples.

4. Méthodes de réalisation de graphisme:

A partir des éléments fournis par les services commerciaux, le graphiste élabore de nombreuses ébauches d'avant projets. Celles-ci serviront dans un premier temps, pour la discussion avec le client afin de le mettre au courant des idées que comportent ces ébauches. Il est à souligner que les premières ébauches se présentent toujours sous forme de crayonnés afin de limiter les dépenses des frais de maquette.

Une fois que le client donne son accord sur une variété d'ébauches. Il appartiendra donc au graphiste de les réaliser en volume et en couleur avec l'introduction de l'image par illustration ou par élément photographique avec incorporation des textes. Ces documents constitueront le document final destiné à l'imprimeur.

IV - LES TECHNIQUES ET PROCÉDURES D'IMPRESSION:

Imprimer veut dire en règle générale déposer de l'encre sur un support par pression. Les différentes approches sont:

- la typographie
- la flexographie
- l'héliogravure
- l'offset
- la sérigraphie

1. La typographie:

Ce procédé consiste à déposer la couleur sur le relief des caractères ou des clichés. Les blancs n'entreront pas en contact avec les rouleaux encreurs.

C'est un procédé négatif car la feuille de papier sera directement en contact avec les caractères encrés qui eux, seront à l'envers. Ce procédé offre encore des avantages bien qu'il s'avère attaqué par beaucoup d'autres procédés, mais il permet de faire le numérotage. Étant en relief, les numéros changent à chaque jour.

La composition, dans la plupart des cas se fera manuellement pour les titres et, pour le restant, c'est à dire le principal de la composition, il sera fait sur des machines monotypes ou autres. Après, il y aura la mise en page où viendra s'incorporer les clichés. De là, une épreuve sera tirée qui sera le BON A TIRER.

2. La flexographie:

C'est une variante de la typographie où l'on imprime par cliché en relief, mais sur machines rotatives à l'aide des clichés cylindriques en caoutchouc ou en plastique.

On utilise des encres très fluides à séchage rapide, qui permettent de façonner en même temps qui l'on imprime.

Un autre avantage de ces encres à séchage rapide qui n'ont pas besoin d'absorption, est qu'elles permettent d'imprimer, pour ainsi dire, sur n'importe quel support tel que le polyéthylène.

3. L' héliographie:

Ce procédé consiste à avoir un cylindre gravé en creux qui est généralement trempé dans un encrier contenant des encres liquides.

Les encres se déposent dans les creux du cylindre gravé, en creux plus ou moins profonds selon l'intensité de couleur de travail.

Le cylindre se trouve ensuite en contact avec une raclette en acier mince et très souple qui s'appuie sur toute la longueur du cylindre et enlève l'excès de couleur de manière qu'il n'en reste uniquement que dans les creux. Bien que les cylindres soient onéreux et coûteux, ce procédé est l'un des meilleurs pour les grands tirages, mais là également, par le perfectionnement d'autres procédés qui peuvent faire des tirages de plus en plus longs, il devient lui aussi de plus en plus attaqué. Il a encore un grand avantage dû à ses encres à séchage rapide, soit celui de pouvoir façonner en même temps que l'impression, et permet d'imprimer sur des supports où il n'y a pratiquement pas d'absorption, tels que les bobines d'aluminium de cellophane.

Il est signalé que dans toutes machines travaillant en continu, le changement du format implique le changement de cylindre ainsi que les pignons qui entraînent les cylindres ou sinon, il risquerait d'avoir une perte de papier dû à la différence du développement des différents cylindres, donc pas de perte de ce côté là tandis que les machines à feuilles ne sont pas obligées d'avoir des feuilles qui font la longueur des cylindres.

4. L'offset:

L'offset est un mot anglais qui signifie le rapport. Il se distingue des autres procédés d'impression par le fait que le papier à imprimer n'entre pas directement en contact avec les plaques encrées.

L'offset, dans la plupart des cas, c'est le principe de la lithographie qui repose sur l'antagonisme de l'eau aux corps gras. La composition provient, soit d'une photo d'un texte typographique ou d'une photocomposeuse, petite merveille des temps modernes.

a) Les plaques offset:

Il existe différentes sortes de plaques qui seront employées selon la longueur du tirage:

- le zinc

Pratiquement disparu par son manque de longévité en machine.

- l'aluminium

Pour les longs tirages.

- les plaques polymétalliques

Composées d'acier pour le support, puis de cuivre qui refusera l'eau et prendra la couleur, et enfin de chrome, qui à la propriété d'être hydrophile, et qui, lui, refusera l'encre.

Ces plaques qui de loin sont les moins fragiles, permettent de très longs tirages.

En général, le principe de l'offset étant le refus de l'eau sur les parties grasses, et le refus de l'encre sur les parties humides, il devra rester sur toutes les plaques du zinc et alu, un corps gras et une partie hydrophile.

Sur toutes les plaques, il y aura une couche sensible photopolymère (même genre que pour les pellicules photos) qui servira pour l'isolation.

b) Copie de la plaque

Sur un châssis qui exige un montage de toute la longueur de la plaque, la copie se fera en une seule insolation. Sur une machine à copier, qui comporte un petit châssis, on aura mis un petit film.

En repérage, ce qui permettra de répéter le nombre L'étiquettes voulues, avec un seul film donc économie de film, mais plusieurs insolations seront nécessaires.

c) Principe des plaques

- Plaque alu

Sur les plaques d'aluminium, il y a un grain microscopique qui retient les particules d'eau. Elles sont généralement présensibilisées et insolée. Les temps de pose sont très variables, de 1 à 3 minutes, selon l'importance et la puissance de la lumière.

Après insolation elles passeront au développement où les parties de la couche brûlée par la lumière disparaîtront à l'aide des différents produits qui sont spéciaux à chaque procédé. Il reste donc une plaque positive qui est prête à aller aux machines.

- Plaque polymétallique

Ces plaques peuvent être également présensibilisées ou sinon il faudra les décaper. Elles doivent être bien propres pour recevoir la couche sensible qui sera étalée bien régulièrement à l'aide d'une tournette. La plaque, une fois enduite de sa couche sensible, passera à l'insolation. Les temps de poses sont également variables selon la lumière et d'environ de 1 à 3 minutes. Ensuite, elle passera au développement.

Les parties de la couche qui ont reçu la lumière seront durcies et, sur ce mode de plaque, c'est la partie de la couche non insolée qui partira. La plaque, provisoirement à cette étape, sera négative. La plaque sera séchée, puis retouchée, et après passera à la gravure (genre de morsure qui enlève le chrome et fera apparaître le cuivre sur les parties non protégées par la couche) et deviendra définitivement une plaque positive, car le sujet est la couche de cuivre; quant au chrome il sera blanc.

5. Choix des couleurs, du papier ou du carton

Pour le nombre de couleurs, c'est le prix de revient qui comptera le plus, mais avec quatre couleurs, vous pouvez sortir de très belles choses. Il est conseillé de prendre de préférence les quatres couleurs primaires: BLEU ROUGE -JAUNE - NOIR.

Les couleurs nous permettront de réaliser les photos sans problème, et même par la suite de grouper en amalgame plusieurs emballages de même dimension, ou d'étiquettes de produits différents. (Ce qu'il ne faut pas oublier chez l'imprimeur, c'est que plus le tirage est conséquent, plus le prix de revient diminue, dans ce cas là, il faut tenir compte d'amalgame possible).

L'amalgame est le nombre de poses qui peuvent être contenues dans une feuille de papier ou carton. Si, par exemple, il entre vingt poses dans une feuille et que vous voulez un ensemble d'étiquettes de chaque sorte, ce devra être obligatoirement des multiples de 10.000.

Dans le choix des encres, il faut également tenir compte du produit à emballer. Certaines devront être résistantes aux alcalins, aux détergents, pour d'autres (produits alimentaires), en plus des couleurs, il y a également le vernis qui rendra les habillages encore plus beaux:

· le vernis à l'alcool: pour papier et carton couché, vernis très brillant qui protège l'impression;
· le vernis surimpression: moins onéreux, moins brillant aussi pour les emballages carton, mais plus résistant aux frottements, aussi bien des machines à empaqueter, que pendant le transport pour arriver chez le détaillant, et qui permet également d'avoir des réserves pour la colle ou pour le repiquage.

Le choix du papier doit être en rapport avec le produit à emballer. Pour les laveuses de bouteilles, prévoir le traitement de résistance à l'état humide qui permet aux étiquettes de se décoller en un seul morceau et non en bouillie qui bouchera toutes les canalisations des laveuses ou vous obligera à de nombreux changement de bains. Pour les emballages de savonnettes, prévoir également un traitement contre les moisissures et la création de champignons. Il faut également faire très attention au sens des fibres du papier, c'est impératif pour les machines à étiqueter rapides pour lesquelles les constructeurs ont étudié le mode de collage et vous indiquent le sens des fibres du papier à respecter.

Pour contrôler le sens des fibres, c'est très facile; il faut mouiller l'étiquette, elle roulera dans le sens contraire des fibres.

Le choix du carton doit être également en rapport avec le poids du produit à emballer. Pour ce dernier, le sens des fibres est également important, non seulement pour les machines, mais pour la tenue de la boîte qui se déformera si les fibres sont à l'envers.

Les fibres doivent être généralement parallèles à la largeur de la boite et non à la hauteur. Pour faciliter le passage des boites dans les machines à empaqueter, il faut procéder au précassage des plis à 180°.

Sur la machine: Les machines offset comprennent un cylindre de plaque où sera fixée la plaque en repérage. Ce cylindre passera en premier lieu au contact des rouleaux mouilleurs où les parties grasses refuseront la couleur puis ensuite aux contacts des rouleaux encreurs où les parties humidifiées refuseront la couleur pour venir enfin en pression sur le deuxième cylindre qui est un cylindre porte-blanchets où sera transportée la feuille de papier et qui la mettra en pression contre le cylindre blanchet porteur de la couleur et imprimera le papier.

La qualité de l'impression de l'offset est le juste milieu entre l'eau et l'encre, car trop d'eau entraînera obligatoirement trop d'encre et trop de couleur obligera également un excès d'eau.

Sur la machine, le nombre de passage sera en rapport avec le nombre de couleur à faire et de la possibilité de la machine.

Si vous avez un travail de quatre couleurs, deux fois sur une machine deux couleurs, et une seule fois sur une machine quatre-couleurs. La qualité du travail ne devra pas s'en ressentir, car la feuille en sortie du margeur sera rigoureusement mise en place par les taquets de pinces et le rectificateur de côté.

6. La sérigraphie:

C'est un procédé où l'encre sérigraphique est passée en aplat à l'aide d'une raclette en caoutchouc ou plastique, sur un écran de soie ou de nylon, tergal ou polyester où la couleur passe à travers les mailles de la soie, les parties non obstruées.

Le principe sérigraphique consiste à tendre sur un cadre de bois ou de métal, un tissu en soie ou autre qui sera enduit d'un produit photosensible et exposé sous films positifs aux ultraviolets.

Les parties non protégées sont les seules à résister, et empêchent le passage de l'encre non désirée sur certaines de ses parties. Ce procédé est recommandé pour de petit tirage. Il est utilisé d'avantage dans l'impression des corps creux: tel que les bouteilles en verre ou en plastiques rigides.

Il a aussi l'avantage de pouvoir imprimer tous les supports: bois, carton, verre, plastique, jute, etc.

La forme de découpe:

Elle se compose généralement d'un bois où il sera inséré des filets coupants (pour la découpe) et des filets rainants pour marquer les plis. La plaque de contrepartie sera équipée, soit de carte de nylon (un carton très dur), soit de contrepartie en plastique ou en laiton qui aura pour but de faire la longueur du pli par ses parties évidées et la profondeur du pli par l'épaisseur de cette contre-partie.

Pour les boites qui, mises d'un côté à l'autre n'auront pas les mêmes couleurs sur les côtés, où elles se touchent, il faut prévoir une double coupe, c'est-à-dire un petit morceau de carton à enlever entre deux boites.

J'attire donc l'attention sur la forme qui a été prévue sous double coupe. Il sera impossible par la suite de découper des boites identiques si ces boites sont de couleurs différentes sur les deux côtés.

a) pour le papier:

il y a deux sortes de découpes:

- le massicot qui coupe tout ce qui est droit, mais par contre, si il y a une façon à donner aux étiquettes ou collerettes, il faudra les passer ensuite dans une machine où elles seront coupées une deuxième fois, mais cette fois avec un emporte-pièce;

- pour les étiquettes en forme de col de cygne, il y a également la possibilité de découper directement à l'emporte pièce sur un balancier (sorte de presse) mais, cette méthode bien que ne comprenant qu'une seule coupe, sera plus lente, car, à chaque découpe, il faudra placer l'emportepièce en repérage sur la couleur.

b) pour le carton:

Il reste encore une opération qui est le travail de l'encolleuse. Cette machine va plier les plis latéraux 1 et 3 (si vous avez demandé un premier précassage), puis va les couvrir pour ensuite plier les parties 2 et 4 tout en collant les boîtes qui seront prêtes à passer sur les machines à remplir.

Pour de gros et nombreux tirages, il faut faire des containers qui feront l'aller et le retour de chez vous à l'imprimeur. Les boites transportées ainsi garderont toute leur qualité et vous rembourseront largement le prix de containers par la rapidité de vos machines à remplir, et ce, avec des gâches de boites très réduites.