Le jardinage biologique, Guide pratique (Centre Songhai, 12 p.)
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Open this folder and view contentsAnnexes

Le but de la lutte biologique contre les ravageurs, n'est pas seulement d'assurer une production maximale, qui reste un idéal fixé par les hommes, mais de chercher, au plan écologique et économique, à atteindre un équilibre optimal en accordant espaces et ressources à d'autres êtres vivants.

Mieux vaut prévenir que guérir. Quelques principes élémentaires sont à observer pour prévenir ou limiter les dégâts causés par les ravageurs dans votre jardin. Les moyens modernes de culture tels qu'engrais minéraux, l'irrigation... favorisent souvent l'apparition de ravageurs.


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1. La fumure

Lorsqu'une planche est bien fumée et régulièrement arrosée, les plantes qui y poussent sont vigoureuses et trouvent dans le sol; les éléments nécessaires à la fabrication de mécanismes ou de substances pour se défendre contre ses ennemis. Mettre un accent particulier sur la qualité et la quantité des engrais que vous utilisez ainsi que l'humidité du sol.

2. Utiliser des semences saines et de bonne qualité

S'assurer que les graines, les boutures, les bulbes et les tubercules dont on se sert pour la multiplication des plantes soient sains et de bonne qualité. Ils ne doivent pas être attaqués par des parasites ou affectés par des maladies.

Prendre soin de les récolter sur des sujets bien portants, repérés et marqués d'avance.

3. Rotation des cultures

Ne semer jamais plusieurs fois de suite les mêmes espèces ou celles qui appartiennent à la même famille botanique sur une même surface. Ceci permettra de rompre le cycle de reproduction des ravageurs. Certains légumes comme les choux et les oignons ne doivent revenir sur la même parcelle avant 4 autres cultures.

(Cf quelques exemples de plantes appartenant à la même famille botanique en annexe.)


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4. Eliminer les plantes ou leurs parties malades

Les fruits, les feuilles, les tiges et même les plantes entières attaqués doivent être systématiquement coupés, ramassés et brûlés hors du jardin.

5. Désinfecter le sol

Le moyen le plus classique est la désinfection par la chaleur produite par la vapeur d'eau. On peut réaliser un appareil très simple avec des briques et une plaque de tôle.

La terre chauffée, est arrosée pour obtenir le dégagement de la vapeur d'eau. On peut aussi utiliser un fût métallique, coupé en deux dans le sens de la longueur.

On peut aussi dans les régions bien ensoleillées, élever la température du sol à 45 - 60°C pendant quelques heures au moyen d'une toile plastique transparente qu'on rend étanche en l'enterrant sur les côtés sur le sol humide.

Cela permet d'obtenir chaque jour ensoleillé, un échauffement supérieur à 40°C des couches superficielles du sol. Efficace contre les nématodes et certains champignons parasites.

6. Associer les plantes

L'effet prophylactique des cultures mixtes repose sur les raisons suivantes:

- les ennemis naturels des ravageurs sont attirés par le choix plus riche d'habitats et de nourritures

- de plus, certaines plantes aux propriétés répulsives ont pour effet de réduire la pénétration d'un ravageur.

7. Protéger l'environnement naturel

Les surfaces non cultivées et les endroits où poussent une végétation pluriannuelle abritent des ennemis naturels des ravageurs, oiseaux, reptiles, insectes en particulier. La diversité des espèces représente, par le biais de la chaîne alimentaire, un potentiel important pour les méthodes de lutte naturelle contre les ravageurs dans les cultures environnantes.

8. Respecter les rythmes naturels et les périodes importantes

Les attaques peuvent être maintenues à un niveau bas par le choix de la période propice pour le repiquage ou les interventions sur les cultures. L'apparition de ravageurs et de maladies est le plus souvent liée à un certain stade de développement de la plante-hôte. Alors il faudra toujours les observer dans les conditions locales.

9. Travailler bien le sol

Le travail du sol peut posséder une fonction préventive. En effet le labour peut porter atteinte aux insectes qui vivent sous forme de larve ou de cocon dans le sol ou dans les débris végétaux.

10. Arroser suffisament

En moyenne: un arrosoir/m²/jour, suivant l'espèce cultivée et son stade de développement.

Eviter d'asperger les plants. Arroser les plants par godets, à des heures fraîches de la journée (tôt le matin et tard l'après-midi). On veillera à ne pas inonder les planches surtout sur les sols argileux.


Figura A


Figura B

On peut arroser deux fois par jour. Cette fréquence est fonction du climat, du type de sol, de la plante et son développement végétatif. L'observation et l'expérience du maraîcher sont les atouts importants dans la bonne conduite de l'arrosage.

Conseils pratiques

Augmenter l'arrosage:

- quand la température s'élève ou quand souffle un vent sec (harmattan),
- en fonction du développement végétatif de la plante,
- au moment de la formation des récoltes (pommaison, bulbaison, tubérisation, fructification),
- l'utilisation de "brise-vent" ou de paillage est capable de diminuer la consommation en eau.

11. Nettoyer bien le jardin

Eviter que les planches et les alentours immédiats du jardin soient envahis de mauvaises herbes, car celles-ci peuvent constituer le refuge pour les insectes ravageurs ou des hôtes intermédiaires pour certains germes de maladies dangereuses. Le problème le plus important de ces mauvaises herbes reste la concurrence avec les plantes cultivées par rapport à la lumière, l'eau, les éléments nutritifs...


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12. Lutter directement contre les ravageurs

Lorsque malgré toutes les précautions, les dégats apparaissent, éliminer les ravageurs qui en sont à l'origine. Il est préférable d'utiliser des produits peu dangereux (si possibles répulsifs) et qui ne laissent pas de traces dans le sol et sur les cultures.

Il serait utile de préciser que la séparation artificielle des produits utilisés dans la lutte phytosanitaire en deux groupes (chimiques et naturels) est irréaliste.

Il convient de bien connaître le produit utilisé, et sa toxicité et l'effet postérieur sur l'environnement.


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