Effets des importations de viandes extra-africaines sur les échanges de bovins entre les pays d'Afrique de l'Ouest. (Club du Sahel, 1989, 8 p.)
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Dans la mesure oû une politique libre-échangiste se doit de condamner tout aussi bien les subventions à l'exportation que la protection excessive des marchés intérieurs, il est légitime de ramener les prix des produits importés au niveau des produits locaux, quand ces derniers sont égaux (ou même, dans ce cas, inférieurs) à la moyenne du "prix marché mondial".

On peut donc envisager plusieurs options de politiques commerciales ouest-africaines: quotas à l'importation, droits de douane, prélèvement compensatoire.

Les quotas à l'importation contribuent à relever les prix en fonction du niveau d'importations admises, ceci est équivalent à un transfert économique des consommateurs vers les producteurs nationaux ou sahéliens, avec un effet nul ou négatif sur le trésor du pays importateur.

Les droits de douane entraînent également un relèvement des prix domestiques, avec l'effet vu ci-dessus, accompagnés, cette fois de recettes du trésor public. L'avantage de cette approche est sa relative simplicité administrative.

L'option de prélèvement compensatoire entraîne un relèvement des prix au niveau du marché domestique, ainsi que des recettes publiques égales à la différence entre le prix CAF subventionné et le prix domestique équivalent CAF multiplié par la quantité importée.

L'avantage de cette dernière option est d'être théoriquement le système le plus efficace du point de vue de l'allocation économique des ressources. Son inconvénient réside en la nécessité de procéder à des calculs et réajustements réguliers, par type spécifique de produit carné importé.