Spore - Bulletin du CTA - No. 24 (CTA, Décembre 1989, 16 pages)
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Combattre l'infernal striga: Un Malien récompensé

Un chercheur malien a reçu cette année le prix «Protection des plantes et environnement» pour ses études sur le striga. Lutter contre cette mauvaise herbe est, en effet, devenu une urgence. Le redoutable striga aux fleurs roses provoque des pertes pouvant atteindre 50 ou 70% des récoltes. Parfois même, les champs sont tellement infestés que les paysans doivent les abandonner.

Cette adventice parasite qui vit sur les racines des plantes cultivées qu'elle épuise est maintenant mieux connue. Bouréma Dembélé propose plusieurs techniques de lutte pour limiter l'infestation des champs par ces herbes qui produisent plus de 400 000 graines par pied.

L'arrachage des pieds de striga avant qu'ils ne produisent des graines est la méthode la plus facile à mettre en oeuvre par les paysans. L'efficacité de l'association mil/arachide a aussi été mise en évidence. Ces mesures peuvent être complétées par l'emploi d'engrais qui limite les attaques de striga, plus prolifique dans les sols pauvres.

Enfin, certaines variétés de plantes peuvent être résistantes au striga. Mais leur utilisation est encore restreinte car seules deux variétés de niébé et quelques variétés de sorgho se sont révélées peu sensibles et elles ne sont guère intéressantes agronomiquement.

B.Sembélé - SRVCO BP 438 -MALI

Expériences sur le stockage de la semence d'arachide

Au Sénégal et en Gambie, le charançon de la semence d'arachide (Caryedon serratus) qui infeste les arachides lorsqu'elles sèchent dans les champs, est responsable de lourdes pertes après les récoltes. Le projet semencier OFSP (On Farm Seed Project) et le projet AFSI des volontaires du Corps de la Paix ont choisi ces deux pays pour procéder à des expériences de lutte contre ces parasites.

Le programme comporte la mise à l'essai de diverses méthodes telles que le séchage hors sol en dehors du champ, le traitement avec des insecticides de stockage, et de différentes formes de stockage dans le sable afin de laisser aux insectes le moins d'espace et d'oxygène possible, dans la cendre, substance qui endommage l'exosquelette des insectes, dans des feuilles de neem, qui possèdent des propriétés insecticides et dans des briques de boue séchée creusees et scellées.

L'évaluation des résultats sera fondée principalement sur les taux de germination de la saison prochaine mais aussi sur des comparaisons de coûts, de main d'oeuvre et de disponibilité des matériaux. Les résultats seront publiés dans le bulletin de l'OFSP, <«Les semeurs».

Valerie Lamont
On-Farm Seed Project Winrock International 1611 North Kent Street Arlington VA 22209
- Etats-Unis

Paillage en temps et lieu

Le CIPEA (Centre International pour l'Elevage en Afrique) a procédé à des expériences sur la légumineuse Sesbania sesban sur les hauts plateaux éthiopiens. Utilisée en paillis, cette plante permet de maintenir et même d'augmenter le taux de matière organique et la fertilité du sol. Elfe fournit parailleurs du fourrage pour le bétail.

L'expérience consistait à examiner les effets des paillis de rameaux de sesbania, réalisés à différentes époques, sur le rendement du sorgho. Ces paillis séchés ont été appliqués, à raison de cinquante kilo par hectare, sur chacune des parcelles expérimentales, à une époque choisie parmi cinq possibilités une, deux ou trois semaines avant la plantation, au moment de la plantation et quatre semaines après. Des parcelles-témoin, qui n'ont pas été recouvertes de paillis, ont été mises en réserve.

Sur les parcelles recouvertes de paillis avant la plantation, on a constaté une augmentation considérable du rendement en matière sèche du sorgho par rapport aux parcelles non recouvertes. En revanche, cela n'a pas été le cas pour les applications effectuées lors de la plantation ou après cette dernière, car elles ont peut-être immobilisé l'azote contenue dans le sol privant ainsi le sorgho de cette substance durant sa croissance.

ILCA - PO Box 5689 Addis Abbeba - Ethiopie

Eucalyptus de Pointe Noire: Le succès se confirme

Depuis deux ans les eucalyptus de Pointe Noire au Congo sont exportés vers les pays européens où ils sont très recherches par les papetiers. Le bois d'eucalyptus produit, en effet, un pâte bien adaptée aux cartons «bicouche» dont la production est en pleine expansion. D'autres troncs servent à fabriquer des poteaux électriques utilisés localement.

Le succès de ces arbres qui poussent de 5 à 7 m la premiere année etatteignent 20 à 25 m au bout de 7ans se confirme donc.

La plantation industrielle de 25 000 ha réalisée dans les années 1970 va bientôt être doublée. C'est la multiplication végétative d'hybrides a la croissance exceptionnelle identifiés par le Centre Technique Forestier Tropical qui a permis la mise en place de ces plantations forestières qui attirent aujourd'hui les investisseur étrangers.

CTFT 45bis, av.de la Belle Gabrielle 94736 Nogent-sur-Marne Cedex France

Des bananiers plantains en éprouvette

Jusqu'à présent, parmi les musacées, seules les bananes dessert se prêtaient à une production industrielle de vitroplants. Ce sera bientôt le tour des bananiers plantains. En effet, des travaux de recherche portant sur la sélection de variétés adaptées à ce mode de production se déroulent actuellement en France. Les critères de sélection l'abondance et la régularité de la production exigences que ne satisfont pas les bananiers plantains traditionnels- et la satisfaction du goût des consommateurs.

Ces vitro-plants dont la qualité sanitaire aura été rigoureusement contrôlée, seront expédiés en Afrique où ils serviront de base à des pépinières. Plusieurs pays africains sont aujourd'hui intéressés par de vastes plantations de bananiers plantains destinées à faire face à une demande en accroissement constant que les cultures villageoises ne peuvent plus satisfaire.

VITROPIC - Zone d'activité économique les Avants - Lot B 34 34270 St Mathieu de Tréviers - FRANCE

Dans un sac noir, la noix de coco ne germe pas

En enfermant les noix de coco dans des sacs hermétiques et opaques, on peut stocker les semences pendant quatre mois sans qu'elles germent Cette technique simple réussit parfaitement avec des noix mûres à l'épiderme encore coloré, simplement traitées par poudrage pour éviter les moisissures.

Le blocage de la germination va faciliter les échanges de semences généralement effectués par bateau lorsqu'il s'agit de longues distances. Durant ces longs transports, de nombreuses noix, dont la graine n'a pas de dormance, germent et il est parfois très délicat de récupérer les plantules. Des recherches se poursuivent pour trouver une méthode pour rallonger jusqu'à un an la durée de conservation pour exploiter plus efficacement les champs semenciers en regroupant les semis.

J-P Le Saint, G.de Taffin Service sélection IRHO-CIRAD Station Cocotier Marc Delorme - 07 BP 13 - Abidjan 07 COTE D'IVOIRE

Bientôt du fromage de dromadaire

Pourquoi ne pas transformer le lait de dromadaire en fromages ? Des difficultés à coaguler ont été jusqu'à présent l'obstacle principal à cette fabrication. Des chercheurs ont maintenant réussi à contourner ces problèmes et à fabriquer des fromages frais ou secs au goût comparable à ceux des fromages de chèvres.

La technique est simple, il faut augmenter nettement la dose de produits coagulants et le temps de coagulation, et ajouter du sel de calcium. Dans les zones arides où la production cameline est abondante, la fabrication de fromages faciliterait la conservation et le transport du lait, produit très périssable.

M Kamoun, R.Bergaoui - Ecole Supérieure d'Agriculture
7030 Mateur - TUNISIE
J. P. Ramet - Ecole Nationale Supérieure d'Agronomie et des Industries Alimentaires - 54500 Vandoeuvre-les-Nancy - FRANCE

Un nouveau four à chaux plus économique

Au Malawi, prés de Balaka, dans les collines de Chenkumbi, on utilise un nouveau four à chaux qui consomme moins de bois pour un meilleur rendement et fournit une chaux conforme aux exigences de l'industrie sucrière del'ordre de 55 à 60 %.

Selon M. John Spiropoulos, porte-parole de ITDG, le combustible utilisé ne doit pas nécessairement être une essence indigène, il peut s'agir de bois provenant des plantations de la région. Ce four apporterait une bouffée d'oxygène aux forêts des environs, car il permettrait d'épargner jusqu'à 9000 feuillus par an.

Le nouveau four coûte environ 2 500 livres sterling et est entièrement constitué de matériaux produits sur place. Il peut fonctionner en permanence et sa production journalière est de 2,8 tonnes. Le coût unitaire de production est de 2,03 Kwacha contre 2,65 Kwacha pour la méthode traditionnelle.

ITDG - 156a Samora Michel Avenue Harare - ZIMBABWE

Information: SATCRIS remplace SMIC

Le Centre d'information sur les cultures des zones tropicales semi-arides (SATCRIS) a pris la relève du Centre d'information sur le sorgho et le mil (SMIC). Basé au siège de l'ICRISAT en Inde, ce centre dispose d'une antenne au centre de Niamey.

Il collecte et diffuse l'information sur le sorgho, le mil l'arachide et le pois d'angole ainsi que sur les systèmes de production. A partir de sa base de données, il propose plusieurs services: un service de diffusion sélective de l'information adapté aux besoins des chercheurs, un service de publication des résumés de la littérature courante (revues d'abstracts sur le sorgho et le mil, les arachides, le pois chiche et le pois d'Angole), un service d'analyse documentaire et un service d'acheminement des documents. Les chercheurs possédant des documents sont invités à en envoyer copie au SATCRIS.

SATCRIS - BP l2404
Niamey - NIGER

Réhabiliter les épaves de tracteurs

Dans les pays en développement, nombreux sont les tracteurs qui gisent abandonnes faute de pièces ou de compétences pour les réparer. Forte de cette constatation, une firme industrielle a entrepris un programme de réhabilitation de ces épaves. Les tracteurs sont réparés au moindre coût ce qui permet d'avoir des tracteurs virtuellement neufs à un coût beaucoup moins élevé que celui des machines neuves.

Au Mozambique, 2750 tracteurs ont ainsi été reconstruits, d'autres programmes sont en cours au Malawi, au Zimbabwé et en Zambie, des essais ont commencé au Nigéria, en Tunisie, en Somalie et en Ethiopie.

Directeur du Projet Pièces Massey-Ferguson SP 44 91261 Juvisy/Orge Cedex FRANCE

Recherche: CERASS, le nouveau bébé de Bambey

C'est au début de l'année 1989 qu'est né le Centre d'Etude Régional pour l'Amélioration de l'Adaptation à la Sécheresse le CERAAS, dont l'objectif est de sélectionner génétiquement des variétés physiologiquement adaptées à la sécheresse. Les principales cultures africaines sont concernées, céréales mais aussi niébé et manioc.

Cependant, l'originalité de ce laboratoire de recherches agronomiques est d'avoir pour parents les chercheurs des institutions nationales de 17 pays d'Afrique. Il est ouvert aux chercheurs européens afin qu'ils puissent éprouver en milieu réel leurs hypothèses de travail. Le Brésil est lui aussi associé à ce centre qui fournit à ceux qui viennent y travailler matériel laboratoires, serres et terrains d'expérimentation.

Installé à Bambey dans une zone semi-aride du Sénégal, le CERAAS est, pour l'instant, financé par la Communauté Européenne. longue vie à ce nouveau-né de la coopération scientifique internationale.

J. L. Khalfaoui - D Annerose CERAAS - CNRA - BP 53 - Bambey SENEGAL - Tél 76 60 50 - poste 305

Séchage: création du réseau francophone d'énergie solaire

A la suite d'un séminaire organisé en juin 1989 au Burkina Faso le réseau francophone d'énergie solaire a vu le jour avec le soutien de l'Institut de l'énergie des pays francophones.

Orienté principalement vers le séchage solaire ce réseau tentera de coordonner son action avec les réseaux consultatifs sur les énergies renouvelables de la FAO ainsi qu'avec le réseau séchage solaire du Centre de l'énergie solaire de Bamako qui touche quatre pays d'Afrique de l'Ouest. I a prochaine réunion du groupe de travail «Séchage solaire» du réseau doit avoir lieu à Rabat au Maroc, en novembre 1990.

Y Coulibaly - EIER BP 7023 - Ouagadougou BURKINA FASO A. Themelin - CEEMAT
Av,du Val deMontferrand 34032 Montpellier cedex FRANCE

Quand le pois sauve le maïs

Les agriculteurs des petits villages de la côte nord du Honduras cultivent en association le pois et le mals. Cette technique donne de bons résultats: augmentation des rendements, protection des sols contre l'érosion et désherbage facilité.

Le vois Mucuna pruriens est planté début janvier un à deux mois après le maïs. Après la récolte du mals, on couche les tiges et on les laisse dans le champ. Les pois commencent alors à les recouvrir et envahissent bientôt la totalité de la surface cultivée. En décembre le feuillage touffu des pois commence à se faner avant de tomber pour former une couverture pouvant atteindre 20 cm d'épaisseur. On sème alors le maïs pour [a nouvelle récolte dans ce paillis qui étouffe les mauvaises herbes et, l'année suivante, les pois repoussent naturellement. Le cycle se poursuit ainsi d'année en année.

Grâce à cette méthode les paysans obtiennent des rendements de 2700 à 3250 kg/ha, soit plus du double de la moyenne nationale réalisée avec des engrais chimiques. C'est un moyen efficace et peu onéreux d'augmenter la productivité du sol qui favorise l'abandon de l'agriculture itinérante et du brûlis, son corollaire. Pendant les mois pluvieux, la couverture de pois protège également les coteaux fragiles contre l'érosion.

Flores B. Milton - CICICCO (Intemational Cover Crop Clearinghouse)
Apdo 3385 - Tegucigalpa - HONDURAS

Nouvelles pages

RESSOURCES GENETIQUES ET DEVELOPPEMENT
Chaque trimestre le groupe «semences» de Solagral publie une lettre d'information sur les aspects socio-économiques, écologiques et juridiques de la gestion des ressources génétiques et des biotechnologies. Au sommaire du dernier numéro, un dossier fait le point sur l'érosion génétique de la pomme de terre.

RGD-Solagral - Route de Mende
34090 Montpellier- FRANCE

T.P.A.
Le réseau Transformation des produits agricoles et alimentaires publie désormais un bulletin de liaison pour faire connaître les travaux et les expériences de ses membres. Ce réseau, constitué il y a deux ans, comprend désormais quatre groupes: céréales, fruits et légumes, oléagineux, racines et tubercules.

TPA - L.Babo -ALTERSIAL/GRET
Secrétariat technique
1, avenue des Olympiades
91300 Massy - FRANCE

LES PUBLICATIONS DE L'ISRA
L'Institut Sénégalais de Recherches Agricoles édite plusieurs publications qui mérite une plus large diffusion. La Revue sénégalaise des recherches agricoles et halieutiques est une revue scientifique trimestrielle qui publie les articles des chercheurs de l'ISRA ou d'autres organismes de recherche en Afrique. La lettre d'information, trimestrielle, elle aussi, donne des informations sur les activités courantes de l'ISRA. Enfin, les cahiers d'information sont des monographies destinées aux producteurs et aux vulgarisateurs.

ISRA - Service de documentation
BP 3120 - Dakar - SENEGAL

RECTIFICATIF
Dans SPORE 22, nous annoncions que le magazine de l'ICRAP «Agroforestry Today» ne paraissait qu'en anglais. Les éditeurs nous signalent qu'il en existe aussi une version française «L'agroforesterie aujourd'hui» disponible pour les francophones.

ICRAF - PO Box 30677
Nairobi- KENYA

«ENVIRONNEMENT ET ENERGIE» DEVIENT TRILINGUE
Le bulletin d'information et d'échanges publié par le Centre de coordination des programmes Energie et Environnement de la FAO est désormais publié en trois langues. A la version anglaise et française vient en effet de s'ajouter une version espagnole.

FAO Division de la recherche et de la technologie - Contre de coordination des programmes concernant l'énergie et l'environnement Via delle Terme di Caracalla 00100 Rome - ITALlE