Manuels d'élevage des escargots géants africains sous les tropiques. (CTA, 1990, 40 p.)
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View the documentChapitre IV: Valorisation d'une production d'escargots géants africains
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View the documentSigles et acronymes

En dehors de la physiopathologie dont quelques aspects ont été abordés précédemment, il est difficile de parler des pathologies parasitaires et infectieuses de l'escargot géant africain. En effet, aucune donnée bibliographique précise ne semble disponible, et seuls les prédateurs et les compétiteurs des escargots géants africains seront cités (d'après F.A.O. 1986 et Williams 1950).

Parmi les vertébrés, citons les voleurs, les oiseaux, les rats, souris, musaraignes et taupes, la fausse mangouste Bdeogale tenuis et Bdeogale crussicauda les grenouilles et les crapauds. Chez les crustacés, on trouve les crabes terrestres carnivores, tandis que parmi les mollusques, les limaces sont des compétiteurs et que les escargots terrestres carnivores du groupe des Streptaxidae (parmi lesquels Edentulina affinis affinis et Gonaxis kibweziensis sont de redoutables prédateurs d'achatines. Les insectes les plus dangereux sont ceux dont les adultes déposent leurs larves sur les escargots; ces larves digèrent la chair du gastéropode au cours de leur développement. C'est le cas des Drillidae et Lampyridae. Parmi les coléoptères, on peut citer les Carabidae dont une espèce de Tefflus, Scarabaeidae (Copirinae) et enfin, parmi Les diptères, les Sarcophaga, Panaga et Aethiopomyia. Cette liste n'est pas exhaustive.

Comme pour les Helicidae, on peut supposer l'existence d'un parasitisme digestif et respiratoire, peut-être même tissulaire chez les Achatinidae.

Upatham et coll. (1988) ainsi que Acha et Szyfres (1989) signalent chez l'homme des maladies graves et parfois mortelles telles que la mèningo-encéphalite à éosinophiles, ainsi que des radiculomyélo-encéphalites dont Achatina fulica serait le vecteur en qualité d'hôte intermédiaire du nématode Angiostrongylus cantonensis. La consommation d'escargots géants africains sauvages pourrait conduire à des infections ou à des infestations chez l'homme si la cuisson a été insuffisante ou absente. Par contre, Les escargots en conserve ne semblent présenter aucun danger si le procédé de conserverie a comporté une ébullition et un passage dans la vapeur chaude.

En Asie du Sut -Est, la consommation d'escargots peut être responsable de la transmission à l'homme d'infestations à trématodes (Artefechinostum sp. et Echinostomum sp.). Si le rôle d'Achatina dans celle transmission n'est pas connu, par contre des escargots d'eau douce comme Pila et Viviparus ont été identifiés comme des transmetteurs actifs de la maladie (Kumar, communication personnelle 1989).

Il faut donc recommander au consommateur d'escargots géants africains de s'approvisionner en sujets sains d de les cuire suffisamment longtemps et à température élevée avant de les ingérer. De plus, il convient de les laisser jeûner suffisamment longtemps avant de les cuire pour que leur tube digestif ne contienne plus, au moment de la préparation culinaire, de substances d'un goût désagréable.