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close this bookLe désherbage des cultures triopicales, Maisonneuve et Larose, 1988
close this folderVIII. Cas particuliers
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View the document8.1. - Graminées annuelles
View the document8.2. - Graminées pérennes
View the document8.3. - Cypéracées pérennes
View the document8.4. - Les striga
View the document8.5. - Eupatorium odoratum = Chromolaena odorata

8.5. - Eupatorium odoratum = Chromolaena odorata

Bien connu sous le nom d'Eupatoire cette plante doit être désormais désignée sous le nom de Chromolaena.

Il s'agit d'une adventice extrêmement envahissante qui gagne d'année en année de nouvelles régions. Il est d'ailleurs regrettable que le monde paysan ne soit pas suffisamment sensibilisé au danger de cette mauvaise herbe car les premiers foyers, s'ils sont pris à temps, sont facilement éliminés par arrachage des jeunes plants.

Chromoluena odorata est une plante originaire des Antilles et d'Amérique équatoriale et qui a été introduite comme plante de couverture en Asie à la fin du siècle dernier et en Afrique entre les deux guerres.

Situation actuelle

C. odorata est considérée comme une adventice majeure des cultures pérennes, aux Philippines et à Trinidad, en Inde, en Indonésie, en Malaisie, Thaïlande, au Sri Lanka, en Afrique de l'ouest et particulièrement au Libéria, en Côte d'Ivoire et au Cameroun, mais aussi de cultures annuelles quand les conditions de température et d'humidité sont favorables (cultures vivrières au Cameroun et plus généralement dans la zone forestière ouest-africaine. Son mode de reproduction (semences, boutures) et de développement (formation de souches difficiles à extirper) en font une adventice difficile à combattre. Pour la lutte biologique, on s'est surtout intéressé aux insectes phytophages mais sans grand succès hormis au Sri Lanka où quelques résultats ont été obtenus avec Parenchaetes sp. Les recherches portant sur des organismes phytopathogènes sont peut-être plus prometteuses car des résultats ont été obtenus avec Cercospora eupatorii sur une espèce voisine de C. odorata. Néanmoins, il reste aussi beaucoup à faire dans la recherche d'arthropodes permettant de lutter contre C. odorata (1).

(1) Un important programme de recherches vient d'être lancé par le C.I.R.A.D.

En conséquence, les moyens de l'extirper consistent soit en arrachage manuel, très facile quand les plantes sont jeunes mais bien plus difficile quand elles ont atteint le stade de fourrés et en interventions chimiques efficaces mais coûteuses.

Les principaux herbicides reconnus actuellement comme efficaces sont le glyphosate (Roundup) 1900/g m.a./ha, l'imazapyr (Arsenal) 375-500/g m.a./ha, le trichlorpyr (Garlon) 960 g/m.a./ha.