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close this bookLe cotonnier en Afrique tropicale, Maisonneuve et Larose, 1986
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View the documentLe technicien d'agriculture tropicale
View the documentAvant-propos
View the documentI. La culture du cotonnier, facteur de progrès
Open this folder and view contentsII. Connaissance de la plante
Open this folder and view contentsIII. Comment le cotonnier reagit-il dans son milieu physique?
Open this folder and view contentsIV. Le cotonnier dans le système d'exploitation
Open this folder and view contentsV. Les techniques culturales
Open this folder and view contentsVI. Cas particuliers
View the documentVII. Utilisations du coton-graine
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View the documentLexique
View the documentBibliographie sommaire
View the documentAgence de cooperation culturelle et technique
View the documentLe centre technique de cooperation agricole et rurale (c.t.a.)

Conclusion

Le cotonnier n'échappe pas aux lois qui commandent la production agricole. Pour résumer cet ouvrage et en dégager l'essentiel, on peut considérer que les deux règles suivantes sont la clé de la réussite.

Règle n° 1

Les différents facteurs de productivité, à savoir:

- préparation correcte du sol, -semis précoce,
- densité des plants suffisante et régulière,
- désherbages précoces et efficaces,
- fertilité du sol bien entretenue,

- bonne protection contre les ravageurs et les maladies, sont à appliquer tous ensemble. Il est presque inutile de vouloir améliorer la culture en intervenant sur une partie d'entre eux. Si l'on omet d'agir sur un seul de ces facteurs de réussite, même si celui-ci représente une très faible part des efforts et des dépenses à investir dans la culture, les autres porteront très peu de fruits et une partie importante du rendement espéré sera compromise.

Règle n° 2

Produire deux tonnes de coton sur un seul hectare est beaucoup moins contraignant et plus rémunérateur qu'obtenir la même quantité de récolte sur une surface de deux hectares donnant chacun une tonne. Ceci est particulièrement vrai lorsque les extensions mettent en œuvre des moyens coûteux, tels la motorisation. La traction motorisée apporte en elle-même certains éléments d'une intensification plus poussée (par exemple possibilité de labourer plus profondément, ou en conditions plus sèches permettant des semis plus précoces); mais il sera indispensable d'agir en même temps sur les autres facteurs de productivité, autrement dit de respecter la règle n° 1 ci-dessus.

La règle n° 2 peut donc s'énoncer ainsi: rechercher l'intensification plutôt que l'extension des surfaces; une extension obtenue par des moyens coûteux ne peut être rentabilisée qu'accompagnée d'une intensification suffisante.