
| L'irrigation villageoise: Gérer les petits périmètres irrigués au Sahel, GRET, 1992 |
| Annexes |
![]() | Présélection des sites aménageables, choix des sites |
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En dehors des questions traitées en première partie de ce livre (quels sont les ayants-droit sur les parcelles concernées, les rapports avec les troupeaux, les cultures traditionnelles...), l'étude technique d'un site doit tenir compte:
- De la distance du site au(x) village(s) ou aux habitations des futurs exploitants. Un site trop éloigné implique souvent:
" une augmentation des temps de trajet et une diminution de la productivité du travail;" une non participation des femmes (chargées de la cuisine);
" des difficultés du parcage du bétail et une perte de fumure.
Si le site est trop proche, cela risque de conduire à des problèmes sanitaires; une distance d'au moins 500 m permettra de les limiter.
- De la présence d'un point d'eau permanent, dont on examinera:
" la perennité;" les périodes d'assèchement habituelles et exceptionnelles;
" le débit maximum;
" les périodes d'assèchement;
" la qualité (salinité);
" la distance avec la zone irrigable.
- Des zones de passage des eaux de ruissellement en cas de fortes pluies. Si de telles zones existent, il sera nécessaire de protéger le périmètre avec des digues et des drains de ceinture; de tels équipements augmenteront le coût de l'aménagement.
- Du relief général de la parcelle retenue. Il faut éviter:
" les pentes fortes supérieures à 2% car l'irrigation gravitaire de surface sera difficile;" les reliefs irréguliers (bosses et creux) car ils nécessiteront un planage coûteux, qui pourra avoir des répercussions négatives sur les sols.
- Des contrepentes: c'est le cas lorsque deux zones hautes sont séparées par une petite "vallée". L'irrigation gravitaire est alors très difficile dans la deuxième zone.
- Du point le plus élevé de la parcelle à irriguer: c'est de ce point que repart en général le réseau gravitaire. S'il est trop haut, il faudra une grande longueur de tuyaux ou de canaux portés pour y conduire l'eau, d'où un surcoût important.
- Des zones basses inondables en périodes de fortes pluies ou de crues. Il faut exclure ces zones, ou prévoir des travaux d'endiguement et de drainage coûteux, du moins pour les cultures irriguées d'hivernage (1). Les petites cuvettes naturelles (points bas) situées dans le périmètre seront drainées car elles risquent de constituer des zones insalubres.
(1) Mais ces zones peuvent être intéressantes pour les cultures de saison (réserves dans le sol).