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close this bookFindings No. 40 - Stratégies pour un développement durable des parcours d'élevage en Afrique Subsaharienne, La Banque Mondiale
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View the documentCapacité de charge des pâturages
View the documentLe manque d'équilibre dans les systèmes
View the documentHétérogénéité écologique, mobilité des troupeaux et composition des espèces
View the documentImpliquer les éleveurs locaux
View the documentLes propositions-clés

Capacité de charge des pâturages

L'une des raisons principales d'échec des projets d'aménagement des terrains de pâturage est qu'il ne semble pas y avoir de la consistance dans la définition d'une des variables pertinentes dans l'écologie: la capacité de charge des pâturages. Simplement dit, il s'agit du nombre d'animaux qu'un certain parcours de pâturage peut supporter durablement. Il est important d'évaluer la capacité de charge des pâturages étant donné que celle-ci détermine si le parcours est éventuellement égénéré ou détruit.

L'approche la plus répandue a été jusqu'à présent la "théorie de succession", définie comme le processus ordonnateur et directionnel par lequel une association ou une famille d'espèces de plantes remplace une autre. Cette théorie soutient qu'un seul type de végétation durable et caractéristique domine un endroit particulier compte tenu des conditions climatiques et du type du sol. Si cette végétation est perturbée, elle va revenir grâce à une séquence successive. Il a donc été nécessaire d'équilibrer la pression sur les pâturages avec l'effort régénérateur naturel des plantes. La capacité de charge des pâturages était auparavant déterminée par la densité de la population animale à laquelle cet équilibre est réalisé.

Les écologistes ont toujours utilisé une définition large de la capacité de charge, qui peut avoir une implication pour l'aménagement des parcours. La biomasse et la population des herbivores sont comparées relativement à des densités alternatives de stock pour arriver à des combinaisons techniquement faisables des densités de plantes et des animaux. De façon idéale, l'augmentation de la population animale sera contrôlée la disponibilité décroissante de la biomasse.

La capacité de charge écologique des pâturages est le point où le taux de la production du fourrage est égal au taux de sa consommation par les bêtes. Le bétail cesse de croître à cause de la limitation du pâturage, ce qui a comme conséquence des taux de mortalité égaux aux taux de naissance. A ce point d'équilibre, il n'y a pas de surplus de production d'animaux ou de biomasse. Cependant, les bêtes ne sont pas nécessairement dans de bonnes conditions.

On peut obtenir une végétation très dense et des bêtes en très bonne santé en maintenant un très petit nombre de bêtes, c'est-à-dire au niveau de la capacité de charge économique. Il est nécessaire que les administrateurs maintiennent différents niveaux d'écoulement dans le but de supporter les différentes combinaisons de densités d'animaux. Un bon taux d'écoulement peut être défini comme le point de production soutenable maximum. Il apparaît au point où la population animale augmente plus vite. La densité des réserves à ce point est comprise comme la capacité de charge économique. Les augmentations de la population animale au delà de ce point entraîne la baisse de l'équilibre étant donné que des taux de mortalité élevés et des taux décroissants de natalité réduisent la possibilité d'écoulement de maintenir une population stable d'animaux.